Hey !

...

Je crois que les excuses ne suffise pas à ce stade là...

Néanmoins...

Nous sommes désolés de ce retard aussi long.

Outre les impossibilités de notre Beta,

la vie reste la vie, avec ses joies... et ses peines...

Breeeeeeeeeeeef, c'est repartie avec Sirius qu'on va encore faire tourner en bourrique !

Avec toutes nos excuses les plus sincères, veuillez recevoir Mademoiselle, Madame, Monsieur, ce nouveau chapitre. -_- -_-


Appelez-moi... Sirius Malfoy

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Chapitre 16 Etat dépressif

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Car malgré la présence de brume dans les iris de mon cousin, j'éprouvais un immense soulagement. Il essaya de se redresser, mais je le repoussais doucement pour qu'il reste allongé. Je ne savais pas dans quel état étaient ses plaies alors je ne voulais pas qu'elles se rouvrent à cause d' un faux mouvement.

Peu de temps après, Poppy arriva. Elle m'expédia de l'autre côté des rideaux pour s'occuper de Dray. Harry ayant disparu, je me retrouvais donc seul à attendre pour pouvoir retourner auprès de mon cousin. Ce ne fut pas très long mais j'eus quand même droit à un avertissement et un ordre de Pomfresh.

- Il a besoin de repos pour que les traitements fassent complètement et rapidement effet. Alors je vous laisse cinq minutes, pas plus ! Il lui faut absolument du calme.

Elle s'en alla d'un pas rapide et je m'engouffrais une nouvelle fois derrière les rideaux violine. Quand je posais mon regard sur lui, j'eus exactement la même vision de lui que toutes les autres fois que j'étais venu lui rendre visite. Pâle, le visage inexpressif, endormi. Et pendant un cours laps de temps, j'ai cru que j'avais rêvé son éveil. Juste le temps dont il eut besoin pour ouvrir les yeux et les poser sur moi.

Il était beaucoup plus réactif que quelques instants plus tôt et ça me réconforta. Silencieusement, je vins m'asseoir sur le bord du lit.

- Sirius. me fit-il d'une voix coassante avec un sourire pour me saluer, incapable de mettre son masque

- Draco.

- Je… suis heureux que tu sois là.

- Je ne te laisserai pas tomber. Je te l'ai déjà dit.

Il me sourit une nouvelle fois et je lui répondis de même. Il essaya de nouveau de se redresser et je lui appuyais sur l'épaule pour l'en empêcher.

- Reste couché, ça vaut mieux.

- J'ai envie de bouger.

- Tu n'es pas en état.

- Pff…

- …

- … J'ai entendu quelqu'un parler avec toi. Qui était-ce ?

- Mme Pomfresh.

- Non. Avant. Une voix d'homme.

- Je ne parlais avec personne Dray.

- Je… Vraiment ?

- Tu devais encore être perdu.

- … Oui, peut-être… Depuis combien de temps je suis là ?

- Une semaine et un jour.

- Et… qu'est-il arrivé à Potter ?

Je le regardais. Il n'y avait pas eu de marque de haine dans sa question, et encore moins d'esquisse de grimace en prononçant le nom de la personne responsable de son état. Je fis néanmoins, comme si je ne l'avais pas remarqué.

- En retenue tous les samedis avec Snape.

- Je suis étonné qu'il ne soit pas renvoyé.

- Il a bénéficié de circonstances atténuantes, d'après Snape.

- … Je préfère qu'il soit resté.

Mes yeux s'arrondirent comme deux vifs. Avais-je bien entendu ce que j'avais entendu ?

- Soit pas si étonné. J'ai des comptes à régler avec lui.

- M Malfoy, votre cousin doit se reposer maintenant. Veuillez sortir.

Avec un salut de tête, je laissais donc Dray au bon soin de la harpie et sortit de l'infirmerie la tête remplie de question. Depuis quand n'avait-il plus d'animosité envers mon filleul ? Et depuis quand Harry lui-même voulait-il faire la paix avec Draco ?

Sur ses réflexions, je croisais Pansy dans le hall. Elle s'inclina légèrement devant moi avant de me fixer. Je lui appris que mon cousin s'était réveillé et lui dit de faire passer le message aux autres. Elle s'inclina de nouveau et partit d'un pas rapide vers les cachots. Elle n'avait manifesté aucune émotion à l'annonce, pourtant, j'avais bien vu ses yeux briller de joie. Elle était véritablement heureuse de cette nouvelle et ça me réchauffait le cœur. Dray avait vraiment des personnes qui tenaient à lui, et malgré ça, plus rien ne serait désormais pareil, je le savais. Il suffisait de regarder le comportement des autres face à moi. Je m'étais élevé au-dessus de tous, et tous me devaient le respect. Parce que j'étais un héritier de sang…

Je m'allongeais dans l'herbe au bord du lac. Les derniers rayons de soleil caressant mon visage. Fermant les yeux, je laissais mon esprit vagabonder. Les choses allaient enfin redevenir normales… Enfin, aussi normales qu'elles devaient l'être dans cette époque…

Quelqu'un vint s'asseoir à côté de moi et j'ouvris les yeux pour savoir qui c'était. Harry regardait fixement le lac, les jambes serrées contre son torse. A cet instant il me faisait affreusement penser à James. Son père avait exactement la même attitude lorsqu'il venait de se prendre un énième râteau d'Evans. Il n'y avait rien à dire, juste à laisser couler. On n'échangea pas un seul mot et l'on repartit vers le château à l'heure du souper. S'il alla dans la grande salle, je m'éclipsais en direction de ma salle commune.

Je me couchais directement. J'étais épuisé, une fatigue que je n'aurai jamais cru ressentir un jour. Théo me réveilla le lendemain matin, comme d'habitude. J'avais l'impression de ne pas avoir dormi. La journée passa à une lenteur affligeante, sans parler des deux heures d'Histoire de la Magie pendant lesquelles je n'ai pas réussi à fermer l'œil. Je suis allé retrouver Draco le soir venu, mais encore une fois, je n'ai pu rester qu'une dizaine de minute…

Et le jour suivant arriva…

Ainsi que le suivant…

Et de nouveaux, un nouveau jour…

Une boucle sans fin…

Faire inlassablement les mêmes choses. Et attendre. Encore. Le retour de Draco. Pour reprendre un semblant de vie.

Il put revenir en cours dès le jeudi, grâce au bon soin de Mme Pomfresh. Il avait son bras en écharpe autour du cou et avait retrouvé son masque de sang pur, malgré la fatigue qui marquait encore ses traits. Tout le monde fut heureux de le revoir, Blaise le premier. L'effervescence du premier soir ne me toucha même pas, et je passais légèrement inaperçu, ce dont je ne me plaignis pas.

Mais rapidement, je vis le regard de Draco se poser sur moi le lendemain matin. Il ne dit rien, mais je savais exactement ce qu'il pensait et j'allais avoir droit à une conversation que je n'avais pas la moindre envie d'avoir.

Ça ne tarda pas à arriver quand Dray fit sortir Blaise et Théo du dortoir. J'étais en train de m'occuper de mes affaires quand il se planta devant moi son regard froid ne me quittant pas une seconde… Et il posa la question fatidique.

- Qu'est-ce que s'est-il passé ?

- De quoi tu parles ?

- Ne te fous pas de moi Sirius. J'ai bien vu la peur que tu inspirais aux autres. Alors ne me mens pas et dit-moi ce qui est arrivé pendant que j'étais inconscient.

Mon visage dut devenir menaçant, car il recula d'un pas quand je me redressais pour aller m'allonger sur mon lit. Croisant les bras derrière la tête, je me mis à fixer le plafond. Je n'avais vraiment pas envie de parler de ça…

Je savais d'avance qu'il allait m'en vouloir. Et ce, même si je me sentais coupable.

- Sirius ?

- J'ai joué mon rôle d'Héritier Malfoy.

- C'est-à-dire ?

- Tu sais très bien ce que ça veut dire.

Il se tut et se rapprocha de moi. Sans même le regarder, je sentais ses yeux de glace me transpercèrent. Sa voix, acide, traînante et sifflante. Il n'allait pas aimer…

- Qui ? Avec qui as-tu utilisé ton autorité pour te faire craindre de tous ?

- …

- Réponds-moi. Sirius.

- Blaise.

- QUOI !

Je me tournais sur le côté pour me mettre dos à lui. J'avais suffisamment honte comme ça. Et avoir touché au meilleur ami de mon cousin n'était vraiment pas quelque chose dont j'étais fier.

Je l'entendis calmer sa respiration. Il savait que ça ne servait à rien de s'énerver.

- Et je peux savoir, pourquoi ?

- Je venais de te laisser inconscient à l'infirmerie après ton agression. Je n'étais pas vraiment d'humeur. Et même si ça n'excuse rien, il a été trop familier avec moi et mes nerfs ont lâché. Je ne regrette pas.

- Tu ne regrettes pas ? Putain Sirius, tu te rends compte que-

- Oui, parfaitement. Ça m'a rappelé qui je suis, et pourquoi je suis ici.

- Et tu avais besoin de menacer Blaise pour ça ?!

Il était en train de rentrer de nouveau en colère. Je devais me dépêcher de mettre un terme à cette conversation. Me retournant une nouvelle fois je m'assis sur le bord du lit et lui fis face.

- Ecoute, tu sais très bien quel est mon objectif ici et de qui j'ai besoin pour y arriver. Tu sais aussi que je te protégerai, toi, quoi qu'il arrive. Et ça suffit. Je refuse de mettre d'autres personnes en danger à cause de moi. Je dois éloigner chaque personne qui n'a pas de rapport direct avec moi, pour qu'elle ne soit pas prise pour cible et qu'elle ne souffre pas. Tu comprends ? Et être l'Héritier m'offre cette excuse. Je ne sais plus vraiment qui je peux considérer comme alliés et ennemis, ici, à Serpentard, à part toi. Et si pour n'impliquer personne je dois être crains et me faire haïr, je m'en contente. J'aurais dû faire ça dès le départ et ne me lier avec personne, mais c'est trop tard. Maintenant, je ne peux plus que jouer l'indifférence et le mépris.

- … Tu n'as pas confiance en Blaise…

- J'ai confiance en toi, Draco, et si tu as confiance en lui, je ne demande qu'à te croire, mais…

- Mais ?

- Tu ne vas pas aimer.

- Dis.

Je poussais un long soupir. Je regrettais déjà la phrase que j'allais lui dire. D'autant plus qu'elle signifiait tellement de choses pour moi.

- Tu ne sais pas de quoi l'avenir est fait… Les gens changent, surtout en temps de guerre.

Il se figea et me dévisagea. Je poussais un nouveau soupir.

- Ne m'en veux pas, mais reste méfiant et attentif. Je ne peux plus prendre de risque.

- … Je fais confiance à Blaise.

- Et je te fais confiance.

- Bien.

- Bien. Mais ça ne signifie pas que je changerai pour autant.

Il me dévisagea encore une fois, et je ne détournais pas le regard. Je voulais qu'il comprenne mon point de vue. Il hocha la tête sans se départir de son allure de sang pur et l'on rejoignit rapidement les autres pour aller souper.

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Le premier week-end de Mai arriva déjà…

Il me restait deux mois à tirer avant de me retrouver pour la même durée dans un enfer doucereux. Deux mois…

- Sirius, ça va ?

- Oui, Harry, ça va. Tu vas me le demander encore combien de fois ?

- … Tu n'as pas touché à ta tarte à la mélasse.

- Je n'ai pas faim…

- Tu n'es pas dans ton assiette Malfoy ? Ne va pas me refiler ta maladie.

- Heureusement que ta débilité n'est pas contagieuse, Ronald.

- Arrêtez-vous deux ! Vous êtes exaspérant…

- Mais Hermione ! C'est lui qui me cherche !

- Vous êtes aussi coupable l'un que l'autre !

- Je ne voi-

- Je vais y aller.

- Ho, d'accord.

Je me levais de la table des Trois Balais et sortis rapidement hors de l'établissement. La rue était bondée et le soleil était haut dans le ciel. Une main me saisit le poignet au moment où je m'apprêter à retourner vers le château. Je me retournais en me retrouvais face au visage anxieux de mon filleul. Ses yeux verts brillaient d'une inquiétude peu commune.

- Il y a quelque chose qui ne va pas ?

- Non.

- Tu me le dirais sinon ? Sirius…

- A plus tard Harry.

Je le laissais en plan et repartis vers l'école. J'avais besoin d'être seul, c'était surtout ça. J'avais voulu lui faire plaisir en venant avec lui à Près-au-Lard, mais la présence de Weasley entachait vraiment mon humeur. Et je n'avais pas le cœur à le supporter.

Je marchais lentement le long de la route. Je n'avais pas non plus envie de rentrer directement. Je me dirigeais alors vers la maison la plus hantée de Grande-Bretagne. C'était étrange de la regarder de l'extérieur alors que j'avais tant de souvenirs à l'intérieur.

Fatigué, je m'assis au pied d'un arbre pour la contempler. La migraine sourde qui me rongeait depuis quelques jours essaya de reprendre le dessus, mais je me concentrais pour lutter. Fermant les yeux, j'avais l'impression de méditer. Pourquoi, je ne prenais pas ma potion ? Tout simplement parce que je n'en avais plus et que ça faisait quatre jours que Snape avait disparu. J'espérais sincèrement qu'il n'allait pas tarder à réapparaitre…

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- Sirius, tu m'écoutes quand je te parle ?

- Laisse-moi Draco.

Je me retournais pour sortir de la salle commune. Je n'arrivais plus à aligner deux pensées cohérentes et en ce mardi soir, on peut dire que j'étais au plus mal…

J'avais fait croire à Moony que j'étais juste fatigué, je n'avais aucune envie d'aller voir Dumbledore, Draco me harcelait pour que j'aille à l'infirmerie et Harry, malgré mon état, ne faisait que se taire et me lancer des regards inquiets. Pourquoi ça n'arrivait qu'à moi ce genre de choses ? Même à l'époque des maraudeurs, c'était toujours moi qui attirais les ennuis…

L'air frais de cachots me soulagea momentanément, collant quelque une de mes mèches courtes à mon front. J'arrivais devant le bureau de Snape et comme chaque soir depuis un moment maintenant, je toquais, espérant avoir une réponse positive. Espoir, qui s'envola après quelque minute. Je poussais quand même la porte, par habitude et pour une fois, elle s'ouvrit. Il y avait même de la lumière dans la pièce, mais aucune trace du Maître des Potions.

Dépité, je pris un morceau de parchemin sur le bureau et une plume.

« Cher Servilus,

Il me semble que je devais venir te voir si je n'avais plus de potions pour mes migraines. Or, cela fait presque une semaine que je n'en ai plus, et que tu as disparu…

Merci de m'en faire parvenir dans les plus courts délais, bien que je sois sûr que mon trépas t'arrangerait.

S.B. »

Sans perdre un instant de plus, je retournai dans la salle commune. Je ne trouvai dans mon dortoir que Blaise et Théo qui discutaient, Draco ayant du sans doute sortir pour faire ses rondes de Préfet. Je saluais alors brièvement mes deux camarades et me couchais, espérant m'endormir. Ce qui n'arriva pas avant plusieurs heures, mon corps s'écroulant littéralement de fatigue.

J'ouvris des yeux fiévreux après ce qui me semblait être à peine cinq minutes. Mais j'eus le plaisir de constater une fiole de potion bleue sur mon chevet. C'est en titubant que je me rendis dans la salle de bains afin de me servir un verre d'eau. Mais si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais avalé l'entièreté de la bouteille…

L'effet mit un peu de temps à agir, je sentis un poids s'envoler de mes épaules. Mais la migraine était encore là. Elle n'avait pas complètement disparu. C'est donc avec encore mon mal de crâne que j'accompagnais mon cousin dans la grande salle. J'exécutais mon rôle d'Héritier et partis finalement en cours sans rien manger. A la pause de dix heures je retournais prendre de la potion, et je fis de même à midi.

L'effet ne durait que deux heures apparemment et c'était déjà mieux que rien. J'avais de moins en moins mal à chaque prise et j'estimais à deux jours, la résorption totale de mon mal.

Et effectivement, après deux jours, je n'avais plus besoin de prendre la potion.

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- Sirius. Ça fait combien de temps que tu n'as pas pris un petit déjeuner complet ?

- Hier Draco.

- Vraiment ? Tu considères qu'une demi-tasse de café est suffisante ?

- Lâche-moi Drake !

Je me levais et le laissais à la table des Serpentards. Aujourd'hui, je n'étais pas d'humeur. J'avais passé un week-end horrible. Dumbledore m'avait retenu tout le samedi après-midi pour m'expliquer en long en large et en travers pourquoi je devais rester à Poudlard pour les vacances. Moony m'avait coincé dans un couloir et m'avait obligé à venir prendre le thé avec lui, où il me jetait des regards compatissants et me parlait comme à un gosse. Sans parler de Draco et Harry qui commençaient vraiment à m'énerver avec leurs questions.

J'avais plus que jamais envie d'être seul. Et c'est ce que je fis.

Je n'allais plus manger dans la grande salle, passant de temps en temps aux cuisines quand le besoin se faisait ressentir. J'arrivais au tout début des cours et partais le premier. Je ne dormais plus au dortoir et préférais éviter la salle sur demande. Je passais plusieurs nuits d'insomnie en haut de la tour d'astronomie. Je me mis même au bout d'un certain temps à arrêter d'aller en cour. Je n'avais plus envie de voir le visage peiné d'Harry et les yeux inquiets de Dray.

J'avais envie d'être seul.

Et je finis par me mettre à errer dans les couloirs. Fuyant, chaque personne que je pouvais croiser. Ça me rappelait notre exploration du château qu'on avait fait avec Prongs, Moony et Wormtail pour créer la carte du maraudeur.

Découvrir les passages secrets, les lieux inconnus, ne pas se faire prendre par le concierge…

Mais cette fois-ci, j'étais seul, et j'avais l'impression de jouer ma propre survie…

Devenir une ombre…

Me faire oublier…

Pour être seul…

Seul…

- Mais ne serait-ce pas le jeune Héritier de pacotille de la si Noble et si Puissante Famille Malfoy !

- Disparait Peeves !

- Oooh, mais non, Messire. Tant de personnes en ont après vous, il faut bien qu'elles vous retrouvent !

- Tu veux que j'aille chercher le Baron Sanglant ? Il me doit un ou deux services !

- Mon Prince, je ferais selon vos souhaits…

L'esprit frappeur eut un sourire mauvais. Et d'un coup, il se mit à crier, montant de plus en plus dans les aigu. Devenant insupportable, je pris le premier passage secret à ma portée. Il allait ameuter plein de monde d'ici peu de temps. J'allais déboucher à l'autre bout du tunnel qui donnait sur un couloir abandonné du château mais me stoppais en entendant une voix que je connaissais que trop bien…

- J'espère que tu as une bonne raison de m'avoir fait venir ici, Potter !

- Je ne l'aurais pas fait si ce n'était pas important, Malfoy !

- Bien sûr. Tu veux terminer ce que t'as commencé la dernière fois ?

- … Je ne voulais pas ça… Je suis désolé…

Un ange passa…

J'imaginais très bien le visage fermé de Draco et celui d'Harry regardant le sol… Mais qu'est-ce qu'ils foutaient là tous les deux…

- Bon. Et de quoi tu voulais me parler, Potter ? Je dois retourner à la recherche de Sirius.

- C'est justement de lui dont je veux te parler-

- Tu sais où il est ?!

- … Pas exactement... J'ai une carte qui me permet de savoir sa position dans Poudlard, mais il bouge tout le temps…

- Bordel, mais qu'est-ce qu'il lui prend ?!

- Tu n'as pas remarqué qu'il était étrange ces derniers temps ?

- Si tu veux parler de sa perte d'appétit, de sa fatigue constante, de ses humeurs, et du fait qu'il ne parle presque plus à personne, bien sûr que j'ai remarqué ! C'est mon cousin, Potter.

- Alors toi aussi, tu l'as vu… Tu sais ce qui l'a mis dans cet état ?

- Si je le savais, je ne l'aurais pas laissé comme ça. Mais il refusait de me parler…

- Pareil… Il va mal hein ?

- … Oui.

Ils se foutaient de moi…

- Il faut le retrouver… Avant qu'il fasse une connerie…

- … Je vais aller chercher ma carte.

J'entendis leurs pas s'éloigner. Dans l'obscurité du couloir, je repris une respiration normale.

J'allais bien… J'allais même très bien… Je voulais juste qu'on me laisse tranquille quelque minute…

Et c'est tout…

Mes mains commencèrent à trembler…

Et si finalement… je n'allais pas bien…

Non.

Je me mis à courir en sens inverse. Dans le couloir que j'avais quitté Peeves avait disparu et d'un côté, j'en étais soulagé. Je me remis à courir. Pourquoi ? Je ne savais pas très bien… En fait si… Ça me permettait de ne pas penser…

Penser à quoi…

Je n'en savais rien…

Absolument rien…

Je voulais juste dormir…

Dormir et qu'on me foute la paix…

Que je revienne chez moi, là où je ne ferai plus de mal à personne…

A personne…

Plus de mal à Blaise, à Théo, à Hermione…

Plus de mal à Harry…

Plus de mal à Draco…

C'est essoufflé que je rouvris les yeux. Je redécouvris le lieu où j'étais, comme si je n'y avais jamais mis les pieds. Pourtant c'était bien la même salle de classe que d'habitude, les mêmes plans de travail, la même luminosité et le même espace mi- étouffant, mi- angoissant des cachots. Et surtout le même Maître des Potions…

- M Malfoy ? Vous avez fini de vous cacher ?

- Je crois…que… j'ai un problème…

Un silence me répondit alors que je me remettais à examiner la pièce les yeux tellement ouvert qu'ils me faisaient mal. Et la voix qui sortait de ma bouche ne me ressemblait pas… J'avais l'impression d'être possédé…

- Sirius, regarde-moi.

Je retournais mon regard sur l'adulte. Il n'était qu'à quelque pas de moi et examinait mon visage. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais deux cris retentirent derrière moi. Aussi vif qu'un vif d'or je me retournais et me trouvais face à mon cousin et mon filleul. Le premier avait laissé son visage devenir expressif et le deuxième non loin derrière lui tenait dans sa main la carte du maraudeur.

Je leur souris. Un vrai sourire que je n'avais pas eu depuis longtemps et je sentis un liquide chaud couler depuis le sommet de mon crâne. Puis je me sentis tomber en arrière et sombrer dans l'inconscient. Une dernière phrase glissa de mes lèvres…

- Je vais bien…

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A suivre...

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LTQLATIQNSPDLFEDLLSFPMMQOEQMPQOTÇC ! (Les Trucs Que Les Auteurs Trouvent Importants Qui Ne Sont Pas Dit Dans La Fiction Et Dont Les Lecteurs Se Fichent Pas Mal Mais Qu'On Ecrit Quand Même Parce Qu'On Trouve Ça Cool !)

- Comment avez vous trouver de ce chapitre ? trop long ? trop court ? Nian-nian ? A suspense ? Dit-nous tout ! Cela nous intéresse ^^

- Ce chapitre est l'avant dernier de la 2ème partie de cette première partie ! Ce qui veux dire que le chapitre prochain et le dernière chapitre avant de passé à la partie trois de la première partie qui en comporte quatre ^^ Vous avez suivit ? On s'approche donc du milieu de la fic bien que les deux dernières parties risques d'être plus courtes ^^

- Que dire de plus, à si, Blaise est réapparut comme par magie dit donc ^^

- L'inconscient de Sirius le mène à Snape... Suspet non ? XD ( clin d'oeil à Westy)

"Méfiez vous des apparences" MUHAHAHAHAHA -N

Tu viens vraiment de faire une référence à "ça" ? -P

Hum... Oui. Donne-moi une corde s'il te plait ^^ -N

Avec plaisir ^^ -P

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Mayura merci de ta patience et de prendre de ton temps pour nous, c'est toujours un plaisir de travailler avec toi ^^

Prochain chapitre... bientôt, on l'espère ^^

Bises

Noémie & Paul

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