Yoh !
De retour avec du retard, période de vacances oblige...
Enfin bref ^^
voilà le nouveau chapitre ^^
Excusez nous de notre retard, en espérant que vous prendrez tout de même du plaisir à lire.
Appelez-moi... Sirius Malfoy
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Chapitre 17 Alliance
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- Je vais bien…
Je me redressais dans un sursaut, le cœur affolé. Je me mis à regarder dans tous les sens pour décrypter l'endroit où je me trouvais mais je fus vite confronté à un mystère. Je ne savais pas du tout ou je me trouvais. Cela rajouta encore un peu de panique à mon état de stress avancé. Puis mon regard tomba sur des cheveux plus blancs que blond appartenant à mon cousin, endormit. Harry se trouvait également dans la pièce mais je ne l'avais pas tout de suite repéré dans la pénombre.
En les voyant, je me mis à ressentir à la fois de la joie et de la tristesse. J'avais eu conscience que ma migraine avait complètement détraqué mes émotions et sentiments. Ça avait été comme si je me regardais de l'extérieur et que je ne pouvais agir. Je savais que je les avais fait souffrir et je m'en voulais…
Culpabilité. Un sentiment que je commençais à connaître par cœur…
La porte située dans un coin s'ouvrit silencieusement et laissa apparaître un Severus au regard neutre. C'est alors que je réalisais que je me trouvais dans une chambre. Et à la vue de la décoration un peu glauque et sombre, j'aurais mis ma main à couper que je me trouvais dans les appartements personnels du Maitre des Potions.
Il me regarda un moment avant que je ne me décide à me lever. Il suivit chacun de mes mouvements avec la plus grande patience et j'avais l'impression qu'il était prêt à bondir pour me rattraper, comme si j'allais m'effondrer à tout instant. Pour ma part, je commençais à être vraiment inquiet de mon état à force de subir des situations étranges. C'est donc avec une précaution extrême que je suivis calmement, un pas après l'autre, le professeur en dehors de la pièce.
On déboucha sur un petit salon. D'un geste, il m'enjoignit à m'installer dans un canapé au fond de la pièce en face d'une table basse et d'un fauteuil. Il disparut par une autre porte et revint avec une tasse de café bien noir quelque minute plus tard. Y avait-il vraiment une cuisine dans la pièce d'à côté ? Il me la tendit et je l'acceptais volontiers sans me poser de question, pour une fois. Je trempais mes lèvres dedans et un frisson de plaisir me parcouru. Il n'avait pas mis de sucre dedans et c'était bien meilleur comme ça. Je pris deux gorgés et retins un soupir de bien être en sentant le liquide amer couler dans mes veines.
En silence, il s'installa en face de moi sur le fauteuil et croisa les jambes ainsi que les mains. Étrangement, cette situation, cette proximité entre lui et moi ne me gênait pas vraiment, contrairement à ce que cela aurait été il y a quelque mois. C'est à ce moment-là que je compris que bien des choses avaient changé depuis mon arrivée. Pas seulement les relations que j'entretenais avec Severus, par exemple, ou Moony et Dumbledore. Mais celles que les autres avaient entre eux. Quand je pensais que Dray et Harry étaient au même instant en train de dormir dans la même pièce. Qui aurait cru cela possible quelque temps plus tôt… ?
- Comment tu te sens ?
La voix rauque et basse du professeur avait brisé le cocon qui était en train de se créer.
- Je pense que ça va…
- Tu penses ?
- Je n'en sais rien… J'ai l'impression que ça va, mais avant ça aussi. Or, je sais que ça n'allait pas si bien que ça. Alors je ne préfère pas m'avancer.
- Tu commences enfin à te servir de ton cerveau.
- Ne me tente pas, Servilus. Je fais déjà suffisamment d'effort pour ne pas partir en courant.
Je repris une gorgé de café et il darda son regard sur moi. Après quelque instant, je soupirais et repris la parole.
- Est-ce que tu vas m'expliquer ce qui m'est arrivé encore une fois ?
- Séquelle de tes migraines qui ont détérioré ta perception du monde et de tes sensations.
Dit comme ça, avec son regard grave braqué sur moi, on aurait dit que j'allais mourir dans les minutes qui allaient suivre. Et je n'avais pas vraiment prévu de mourir ici… C'est sans doute pour ça que je me sentis pâlir et que je lui répondis avec une voix étranglé.
- Et… Euh… Je vais m'en sortir ?
- Oui. Après quelque jour d'un traitement constitué d'une nouvelle potion à prendre trois fois par jour, tout devrait rentrer dans l'ordre.
C'était, comment dire, si simple ? C'en était presque choquant. Les idées encore quelque peu embrouillées, je posais alors la première question que j'avais à l'esprit.
- …Et pourquoi ne pas m'avoir amené à l'infirmerie ?
- Disons qu'après t'avoir endormi, Draco m'a supplié de te venir en aide immédiatement. Je n'ai donc pas eu le cœur de refuser sa requête. Par ailleurs, Potter Junior faisait lui aussi une tête à faire peur. J'ai donc décidé qu'il fallait mieux que je m'occupe de toi rapidement si je ne voulais pas avoir un autre malade sur les bras.
- Et il est quand même rester… Il y a des choses que je n'arrive vraiment pas à comprendre. comment ont-elles put arriver ? Il avait horreur de Draco, il te haïssait, et encore plus les Serpentard et les cachots. Et pourtant, il est là. Prêt à faire des efforts pour… pour quoi en fait ?
- Le monde continue de tourner même si tu n'interagis pas avec lui Sirius. Ce qui ce passe dans la tête de Potter est bien loin de ce que tu peux imaginer, si tu veux mon avis. Il n'est pas l'Élu pour rien.
- …
Je finis mon café et jetais un œil autour de moi. Sur une petite commode je vis une horloge indiquant deux heures quarante, et je supposais que ce n'était pas de l'après-midi…
- Qu'est-ce que tu leur as dit pour justifier mon état ?
- Que tu avais une maladie héréditaire touchant tes fonctions neurologiques mais si tu prends ta potions régulièrement tu peux vivre une vie tout à fait normal.
Draco a bien sûr été plus qu'indigné que tu ne lui aies pas dit une chose aussi importante et Potter a blêmi en voyant sa réaction. Enfin je suppose qu'il ne s'attendait pas ce que son parrain adoré subisse un si puissant contrecoup de son voyage temporel.
Néanmoins, la frustration de Draco s'est calmée quand ton filleul lui a annoncé qu'il n'était pas du tout au courant de ta « maladie ». J'ai aussi réussi à les tempérer en leurs disant que c'était moi qui t'avait incité à ne pas en parler et à venir me voir en cas de problème.
- Je sens que je vais encore avoir droit à un de ses sermons sur l'importance de la famille et de la confiance…
- Au contraire, je leurs ai demandé de rester sur ce sujet.
Tu comprends, si on apprend que l'Héritier des Malfoy est malade, ça va faire le tour du monde en un temps record. Et ce n'est pas bon pour l'image de la famille et des futurs héritiers. Je leur ai aussi dit que tu serais certainement très fatigué, alors ils ne devraient pas t'embêter avec ça. Je me suis également porté garant pour toi auprès du professeur Dumbledore. Ta « disparition » a été contrôlée et à part quelque privilégié, tout le monde pense que tu étais malade et bloqué à l'infirmerie.
- Ils ont vraiment tous cru ça ?
- Qui était présent pour leur montrer le contraire ?
Un silence confortable se réinstalla. Je ne savais pas si j'avais encore l'esprit embrouillé ou non, mais j'étais content que Snape se soit occupé de tout. Ses raisons étaient encore obscures, mais c'était ça en moins à gérer. Alors je me contentais de briser le silence avec un simple mot.
- Merci.
- Je t'en prie.
Toute cette situation m'avait complètement échappé et pourtant Snape avait été là pour récupérer les débris de chaudron. Snape, mon ennemi de toujours. Mais pouvais-je vraiment le considérer encore comme tel ?
Draco me réveilla vers sept heures. Je m'étais rendormi dans le canapé du Maître des Potions apparemment. Il avait une mine horrible et Harry était aussi plaisant qu'un Troll bourré. Et c'est ainsi que le propriétaire des lieux nous mit dehors, gagnant au passage une bouteille d'un superbe liquide orange qui brillait presque dans le noir.
On dut raccompagner le Gryffon jusqu'à l'entrée des cachots avant de retourner à nos quartiers pour nous préparer.
On était le jeudi 27 Mai 1997, et la semaine passée avait sans nul doute était la plus déterminante dans ma mission « faire passer la maison des Vert et Argent du côté du Bien » pour Dumbledore. Et je m'en rendis compte une semaine plus tard en me retrouvant assis en face de Draco et d'Harry, un soir dans la salle sur demande.
C'était Draco qui avait demandé cette entrevue. Et quand j'en avais parlé à Harry, il avait tout de suite accepté, me disant qu'ils en avaient discuté pendant ma courte convalescence. C'est donc aussi surpris que septique que je me suis rendu au point de rendez-vous ce soir-là et que je les aie trouvé tous les deux en train de discuter simplement en m'attendant.
Draco prit alors la parole une fois que je me suis installé.
- A la vue des récents événements, je pense qu'il serait bon de faire un point. On est arrivé à un moment où j'ai besoin de comprendre certaine choses, tout comme vous d'ailleurs.
- Je suis d'accord avec toi, Draco. Sirius à confiance en toi et je suis prêt à faire de même. Mais qu'est-ce qui me trouve que toi, fils de Mangemort, tu ne nous trahiras pas ?
- Harry ! Qu'est-c-
- Laisse Sirius, je vais lui répondre. Mon père et ma mère sont effectivement des Mangemorts, et j'ai était formé pour les rejoindre. Il n'y avait néanmoins qu'une seule personne qui pouvait me sortir de cette voie tracée d'avance. Et cette personne est ici. En devenant l'Héritier de notre famille, Sirius peut décider de mon avenir et de mes moindres faits et gestes. Il n'a qu'un seul mot à dire et j'exécute. Tel est le pouvoir du lien entre un Héritier et les membres de sa famille. Si Sirius n'avait pas été là, si son père n'était pas mort, s'il n'avait pas compris tout ce qu'il se passe et ne m'avait pas sauvé, à l'heure actuelle, je serais moi aussi un Mangemort.
Pour ponctuer ses propos, il se leva de son fauteuil et enleva sa cape qu'il déposa soigneusement sur le dossier. Puis il défie les boutons des manches de sa chemise et les remonta jusqu'au coude dévoilant la peau blanche et immaculé de ses avant-bras. Comme la première fois, il n'y avait pas la moindre trace de la Marque des Ténèbres.
- Je ne suis pas un Mangemort. Tu peux me lancer les sorts de révélations que tu veux, aucune Marque n'apparaîtra. Voilà pourquoi je ne vous trahirai pas, parce que je ne trahirai pas Sirius. En tant qu'Héritier il m'a offert une échappatoire et je ne compte pas revenir en arrière.
Un silence s'installa dans la pièce alors que Dray se rasseyait dans son fauteuil, les manches de sa chemise toujours relevées. J'avais été estomaqué par son discourt Je savais tout ça, mais il ne m'avait jamais vraiment fait part de l'impact ça avait eu sur lui. J'avais vraiment changé sa vie, et il m'en était… reconnaissant…
- J'ai une question à te poser. En début d'année, c'est bien toi qui à ensorcelé Katie ? Quel était ton but à ce moment-là ?
Draco tourna alors la tête vers moi. Je le regardais sans comprendre.
- Je lui en parle ?
- De ?
- Est-ce que je dois lui dire le but de cette manœuvre ?
- Oh… A toi de choisir Dray. J'ai gardé tes secrets autant que j'ai gardé ceux d'Harry. Ce n'est plus à moi que tu dois poser ces questions. Surtout que je ne serais pas toujours avec toi pour te donner mon aval. La seule question que tu dois te poser maintenant c'est : Es-tu prêt à t'ouvrir aux autres ?
Il me fixa de ses yeux anthracites et peu à peu j'ai vu son masque tomber. Il était redevenu le jeune homme torturé qu'il était, bien loin de son image habituelle. Il acquiesça avant de détourner les yeux et de fixer le sol. Il se mit à triturer ses mains, un geste nerveux que je ne lui avais jamais vu.
- C'est bien à cause de moi que Bell a été ensorcelé. Mais elle n'était pas ma cible… C'était avant que Sirius ne me vienne en aide. Avant que j'aperçoive la lumière.
- Je vois… et l'agression de Sirius ?
- Je n'ai rien à voir là-dedans.
- Ce n'était pas une agression. Et je pense que vous savez maintenant tous les deux ce qui s'est passé ce jour-là.
- Ta maladie ?
- Ma maladie.
Il y eut un nouveau silence pendant lequel je ne regardais pas les deux autres, sentant leurs yeux sur moi. Draco ne m'avait pas reparlé de mon incident mais je savais qu'il m'en voulait de ne pas l'avoir mis au courant de ça. Néanmoins aucun des deux ne releva et ils finirent par détourner le regard. Je me demandais vraiment ou s'était enfuie ma partie Gryffondor…
- Il y a quelque temps, tu me demandais ce que Sirius et moi on préparait lorsqu'on se voyait. Tu es sans doute au courant de son histoire-
- C'est mon cousin et chef de famille, Potter, bien sûr que je la connais.
- Bien. Tu sais qu'il veut se venger de Voldemort.
- Oui.
- Et bien je sais comment le détruire.
- Ne raconte pas de connerie.
- Ce ne sont pas des conneries.
- Ecoute Potter, malgré toute la bonne fois que tu mets dans tes propos. J'ai déjà rencontré le Lord et je te le dit clairement. C'est impossible.
- Je te-
- Dray. Il a raison. J'étais septique aussi au début. Mais il existe bel et bien un moyen.
Une nouvelle fois mon cousin me dévisagea, cherchant les traces de mensonge mais il se confronta juste à mon visage soucieux. La recherche des Horcruxes par Harry et le vieux fou était au point mort depuis quelque temps. Il en restait encore deux à trouver et ils avaient de de moins en moins de temps. J'espérais vraiment que ça servirait à quelque chose à la fin…
Drake poussa alors un énorme soupir avant de se lever et de se mettre à faire les cent pas. Je savais que c'était gros comme révélation. Mais c'était la seule chose dont on parlait avec Harry qu'on pouvait lui dire, le reste concernant le plus souvent ma véritable identité.
- Vous vous rendez compte de ce que vous m'avez révélé et de son importance ? Ou vous êtes complètement inconscient ?
Le ton de Draco était devenu glacial et acide alors que son visage reflétait une colère que je n'avais jamais vue auparavant. Même le brun à côté de moi eu l'air surpris d'une telle expressivité.
- Je vous accorde que je suis un très bon Occlumens. Mais je ne tiendrai pas deux secondes face au Lord ! J'ai déjà du mal face à Dumbledore, et heureusement que Sev' m'a donné des pistes pour lui résister plus facilement. Mais le Lord, c'est une autre affaire ! Il ne fait pas que lire dans votre esprit ! Il s'y infiltre et vous torture ! Vous n'avez pas pensé une seule seconde que si je me retrouvais face à lui et qu'il tombait sur cette information en fouillant mon esprit, cela lui donnerait un coup d'avance sur nous et le temps de préparer une riposte.
Vous êtes complètement inconscient ! De la part du Gryffon, ça m'étonne pas, mais de ta part Sirius ! Les Rouges et Or ont vraiment déteint sur toi…
Je me levais à mon tour pour faire face à mon cousin. Il tentait de cacher par son agressivité la panique qui s'était installée en lui. Je lui répondis alors de la voix la plus calme que je pus.
- Drake. Je peux te jurer que tu ne retourneras plus jamais devant Voldemort. Je t'en fais la promesse en temps qu'Héritier. Tant que je serais en vie, tu ne te retrouveras plus jamais devant lui. C'est pourquoi on t'a confié cette information. Et tu n'es pas le seul à être au courant. Alors même si par le plus grand des malheurs tu te retrouvais devant lui, il y a une personne qui je sais, ne te laisserai pas mourir.
- Sirius…
- C'est une promesse Dray. Ne l'oublie pas.
- Tu ne sais pas de quoi il est capable…
- En es-tu vraiment sur ?
Il détourna son regard de moi. Il avait parlé trop vite et le savait, mais je ne relevais pas. Tout était encore et toujours une affaire de confiance avec lui.
- Sirius ?
- Oui Harry ?
- … J'ai bien compris Draco, étant de ta famille, est protégé par le lien qui vous unit et il t'est totalement dévoué. Mais que se passera-t-il si l'un des vôtres vous trahis ? Enfin je veux dire, c'est un secret pour personne, vous êtes les Princes des Serpentards, et il y a de nombreuse famille de Mangemort dont leurs enfants sont proches de vous. Pour un simple exemple, la famille Nott-
- Théo ne ferait-
D'un geste je coupais la parole à Draco. Harry avait pointé l'un des éléments les plus problématiques. Et c'était justement la mission que m'avait donné Dumby.
- Rien ne nous garantis que nos amis actuels ne nous trahiront pas. Néanmoins, j'espère que le moment venu, ils sauront faire la part des choses et choisiront de nous suivre, plutôt que d'aller vers les Ténèbres. Je le souhaite de tout mon cœur, mais rien ne garantit qu'il soit aussi fidèle que Draco, bien que beaucoup lui soit dévoué à lui comme à moi.
- Sirius, tu parles sérieusement ? Il s'agit des Nott quand même !
- Je ne nie pas que Théo soit le fils d'un des Mangemort les plus cruels. Mais quelle différence de position y-a-t-il entre lui et Draco ?
- …
- Si tu as confiance en Draco aujourd'hui, pourquoi n'en serait-il pas de même pour les autres demain ? Mais même si ça fait du mal à Dray de le reconnaître, il faut se faire une raison. Chacune des personnes de notre maison peut retourner sa veste à tout moment et nous lancer un sortilège dans le dos.
- … Tu as beaucoup réfléchi à ça n'est-ce pas ?
- Depuis le premier jour où j'ai posé le pied ici.
Mon blond n'avait rien dit, mais je l'avais vu serrer la mâchoire. Je savais que c'était dur pour lui d'accepter cette vérité, mais je n'avais pas le choix.
Un nouveau silence se réinstalla. Contrairement au précèdent, il était pesant et tendu. L'étincelle attendait patiemment de pouvoir mener à l'explosion…
- Et maintenant ? On fait quoi ? demanda Draco de sa voix traînante
- Et bien tu-Enfin vous, pourriez rejoindre l'Ordre du Phénix et-
- Tu es sérieux, Potter ? Des Malfoy dans votre Ordre de pacotille ? Tu crois sérieusement que l'on va devenir les larbins de Dumbledore ?
- Ce n'est pa-
- Je sais très bien ce que c'est au contraire ! Et il est hors de question que je fasse partie d'une quelconque organisation ! Je n'ai pas fui les Mangemorts pour me retrouver enchaîné autre part !
- Mais-
- Harry ! Laisse tomber…
- Sirius ! L'Ordre pourrait vous protéger et-
- Je sais. Mais ce n'est pas la bonne solution pour nous.
Les yeux verts d'Harry me transpercèrent comme l'auraient fait à une autre époque ceux de sa mère mais il lâcha néanmoins l'affaire.
- … Vous devriez quand même y réfléchir…
Ce fut sur ses paroles à peine chuchotés que la discussion s'arrêta.
Cette soirée ne changea en rien aux habitudes que j'avais prises tout au long de l'année. Mais c'est plutôt les relations entre mon cousin et mon filleul qui avaient évolués. Plus de prise de tête en public, plus d'insulte et plus de haine. Juste une tolérance à toute épreuve. Bien sûr, j'avais hérité du rôle de tampon quand on avait fait une nouvelle « réunion » dans la salle sur demande. Ils avaient passé la première demi-heure à se gueuler dessus, la deuxième à ruminer chacun dans leur coin leurs conneries et le reste du temps à parler sérieusement en s'envoyant quelques pics.
On en était arrivé à un « plan d'attaque » pour le dernier jour de cours.
Ça faisait presque trois semaines que Dray et Harry s'ignoraient royalement. Trois semaines donc que tous les élèves de Poudlard se demandaient ce qui arrivait à l'Elu et au Premier Prince des Serpentard. Même Blaise avait posé des questions à Draco qui lui avait réponds sur un ton d'incompréhension hautaine. « Mais pourquoi tu me parles de Potter ? ».
Le dernier jour à Poudlard était enfin là. On avait préparé nos affaires la veille avec Draco et on partait à dix heures de la gare de Prés-au-Lard. Si auparavant je n'avais pas encore vraiment réalisé, maintenant je commençais à angoisser véritablement. J'allais sortir de Poudlard, dans un monde qui n'était pas le mien. Et j'avais peur. Peur de découvrir des vérités que je ne devais pas connaître. De me retrouver seul sans personne vraiment pour me venir en aide. Et j'avais peur pour Draco aussi. Je ne savais plus si j'étais véritablement en mesure de le protéger. Dans quelque heure, ce serait comme si on m'avait jeté dans une cage remplit de Manticores.
Même le « plan » m'était complètement sorti de la tête et ce ne fut que lorsque Dray me donna un coup de coude que je refis surface, oubliant mes soucis pour un temps. Relevant la tête, je le regardais et il me montra sa montre. Il ne restait plus que cinq minutes avant que l'on ne se lève pour nous préparer à aller à Prés-au-Lard. Je n'avais absolument pas touché à mon petit-déjeuner. Avalant deux bouchés de tarte à la citrouille et buvant d'un trait ma tasse de café noir, je donnais à mon cousin mon accord.
On se leva alors pour se diriger vers le hall d'entrer. On était plus qu'à cinquante mètres. Quarante. Trente. Vingt…
- Harry !
Le dénommé venait de passer la porte de la Grande Salle avec un timing parfait. Je me dirigeais alors vers lui en accélérant, laissant Draco un peu en arrière.
- Sirius ?
- Je voulais te souhaiter de bonnes vacances.
- Oh ! Merci. Toi aussi. Tu rentres aux Etats-Unis ?
- Non, il vient au manoir familial. Tel est la place du Chef de Famille.
Un ange passa dans toute la grande salle. Draco qui d'habitude m'aurait attendu dans le hall, venait de nous rejoindre. Tout le monde attendait la fin de l'échange pour voir quand ça allait exploser, mais à la place Harry reprit tranquillement la conversation.
- Je vois. Tu as des obligations.
- Oui. Et toi tu rentres chez toi ?
- C'est ici chez moi, mais oui on peut sans doute dire que je rentre dans ma « famille ».
- …d'accord. On se voit à la rentrée ?
- A la rentrée.
- Harry.
- Sirius.
- Potter.
- Malfoy.
Si j'avais échangé une accolade, presque fraternelle, avec mon filleul qui était presque quelque chose de normal et de banal, la réaction des gens en voyant la poignée de mains symbolique entre Harry et Draco fut mémorable. Je n'ai jamais vu autant de mâchoires tomber au sol en même temps…
Sans attendre plus longtemps nous sommes ensuite partis pour nous préparer, avant de rejoindre les diligences. Pour la première fois de ma vie, je vis la chose la plus horrible. Une espèce de cheval squelettique noir avec des ailes et les yeux laiteux se trouvait devant la diligence. Draco me vit pâlir mais ne me posa pas de question quand il regarda dans la même direction que moi, ses yeux balayant l'espace comme si il était vide.
On monta finalement dans la diligence où se trouvaient déjà deux filles de Serdaigles de septièmes années. Aucun mot ne fut prononcé durant le court voyage. Et une fois sur le quai de la gare je m'autorisais un soupir, loin des regards indiscret. Dray et moi avons trouvé un compartiment vide très rapidement et nous sommes installés chacun d'un côté de la fenêtre. Blaise, Théo, Pansy et l'ainée de la fratrie Greengrass de la même année nous rejoignirent.
Rapidement le train se mit en marche et je me désintéressais complètement des conversations qui se déroulaient dans cet espace clos. Le front contre la vitre, regardant défiler le paysage, j'essayais de ne pas penser à ce qui allait se passer dans quelques heures.
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A suivre...
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LTQLATIQNSPDLFEDLLSFPMMQOEQMPQOTÇC ! (Les Trucs Que Les Auteurs Trouvent Importants Qui Ne Sont Pas Dit Dans La Fiction Et Dont Les Lecteurs Se Fichent Pas Mal Mais Qu'On Ecrit Quand Même Parce Qu'On Trouve Ça Cool !)
- Un énorme MERCIIIIIII ! a Luffynette qui à laissé un petit commentaire à chaque chapitre ! Chaque petit mot nous ont fait très plaisir ^^ En espérant que tu as aimer aussi celui là ^^
- Merci aussi à tout ceux aussi qui nous suivent aussi et qui ne laisse pas forcément de reviews et à ceux qui nous en laisse !
- NOUS SOMMES A LA MOITIE DE LA FIC ! YATTTTTTTTTTTTTTTA ! Et dire que ce n'est qu'un quart du projet initial... ==' ==' On a encore du boulot... XD XD
- Sinon que dire que de chapitre... la poignet de main symbolique... Il fallait absolument qu'on la case quelque part !
- Des rappels, des rappels et encore des rappels... Vous devez en avoir marre XD
- Au prochain chapitre on part dans l'inconnu le plus total ! Fini Poudlard, bonjour la suite ^^
- Cette fic à presque un an... dans 6 jours... sortez les mouchoirs tellement c'est émouvant... Sniffff Sniffff ... CHAMPAGNE !
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Merci Mayura ! Merci encore et toujours, à jamais XD
Prochain chapitre un dimanche (pour renoué avec nos publication normal), mais quand ? On espère dans trois semaines max... A voir ^^
Bises
Paul & Noémie
-Darkness
