Bon j'ai eu quelques soucis MAIS on est encore mercredi! Merci à mes bêtas qui m'ont aidé à pas trop sortir de conneries xD

Peu de bêtises avec Nella vu qu'on était pressés par le temps m'enfin je vous donne ce que j'ai pu avoir quand même et en bonus, Mokhan!

Et dixit Nella : "Je reviendrais peut-être la semaine prochaine s'ils m'appellent à corps et à cris... et seulement si y a des petites culottes qui volent et des crèpes choco banane offertes à la clé. Sinon je suis pas une fille facile quand même"

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Un coucou à Aube Crepusculaire, lectrice assidue, sur-revieweuse merci d'avoir attendu!

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Pub : Vous aimez le lemon? vous aimez les corps tout plein de sueur qui se collent, à deux, trois, huit ou vingt? prenez le métro en été \o/ et si vous voulez un truc un peu plus funky, allez donc voir la grande, la velue, la rebondissante COUILLE! (compte ffnet)


Sur ce, ENJOY!


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Chapitre XIII / Le long du fleuve

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Des cordes grises, fines, douces et solides furent mises dans les barques, ainsi que du lembas, ce pain des elfes. Et Galadriel, sur son cygne d'or était descendue donner un présent à chacun. À Frodon l'étoile d'Eärendil qui lui permettrait de voir même dans les ténèbres les plus profondes. A Sam une boite très précieuse aux yeux du hobbit et une corde magique.

Pour Legolas, un arc des Galadhrim et des flèches d'une qualité irréprochables. A Aragorn, un fourreau pour son épée, et une pierre verte guérisseuse, disait-on. À Gimli trois de ses cheveux d'or. Elle ne donna rien aux humains qui ne s'en offusquèrent pas. Elle leur remit des capes elfiques qui les protégeraient des yeux ennemis avant de leur donner sa bénédiction.

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- Tu diras ce que tu voudras, mais moi le bateau j'aime pas ça ! Rien qu'à Poudlard j'avais la frousse que le calamar géant me chope une jambe...

- Moi non plus, Ron, mais là on a pas le choix.

- Nan mais je dis ça mais avec un balai...

- On ne pourrait pas se battre, et ce serait moins pratique d'emmener tout le monde, fit Sirius sur la barque d'à côté.

- Il est déjà bien d'avoir pu réduire nos bagages et alléger notre charge, dit Frodon.

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La rivière était immense, magnifique et... terriblement ennuyeuse. Habitués à la vitesse, les jeunes sorciers marmonnaient, en essayant de s'asseoir alternativement sur une fesse puis l'autre pour faire circuler le sang. Seul Sirius ne disait rien. Il se demandait juste en combien de temps ils atteindraient cette foutue montagne. Inutile d'essayer même de transplaner. Ils se désartibuleraient sans espoir de pouvoir réparer les dégâts ensuite.

Legolas entama un de ces longs et doux chants, regrettant certainement la Lorien, accompagné par Aragorn. Qu'il était loin, le temps de la chanson du choixpeau !

Harry soupira doucement, la bouche à cinquante centimètres du cou de Legolas. La présence de l'elfe près de lui était rassurante, et il se prenait parfois à se remémorer leur première nuit en rougissant un peu, ridiculement heureux lorsque ses genoux touchaient le dos de l'elfe au gré des mouvements de la barque. Mais au bout de plusieurs heures avec les fesses collées au fond, il n'en pouvait plus.

Un sourire illumina le visage de Sirius qui n'en pouvait plus lui aussi quand Aragorn lança vers lui.

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- Si nous pouvions faire une reconnaissance, je serais plus tranquille quant à la route que nous empruntons. Mes yeux voient loin, mais ne peuvent percer l'écorce, si une embuscade se faisait, nous n'aurions que peu de manœuvre pour nous défendre. Serait-ce dans vos moyens, sorciers, que d'aller au devant voir si l'ennemi est présent sur notre route?

- Sans aucun problème, répondit l'animagus.

Déjà Draco, Ron et Harry se sentaient nettement mieux.

- Mais user de vos balais use aussi de votre magie, intervient Frodon. Gandalf lui-même répugnait à l'utiliser.

- Je crois que nous sommes de toutes façons démasqués, répondit Aragorn nous en avons usés au sortir de la Moria, et à l'orée de la Lorien. Il n'est pas difficile de comprendre notre progression, et les ennemis nous tomberont dessus tôt ou tard. Notre seul stratégie possible reste de tenter de savoir quand, et si nous pouvons les détecter avant qu'eux ne le fassent, ce sera un avantage certain.

- Très bien je crois que ces trois là suffiront, dit Sirius en désignant les trois plus jeunes. On ne peut se rendre invisible, mais avec les capes elfiques et un minimum de maîtrise, ils ne pourront pas être vus... Ron, Harry, Draco, pas de bruit, allez me vérifier ça. Restez sur vos gardes, et n'hésitez pas à attaquer si vous voyez des orques ou des gobelins.

- Surtout les orques, fit Sam dans un murmure, réprimant un frisson.

- Oui Chef, répondirent-ils en même temps.

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Ils sortirent de leur besace leurs balais et les agrandirent d'un même geste, et pour la première fois, se lancèrent un regard de pur défi et de joie trop longtemps retenue. Bien sûr, ils feraient avec rigueur ce qu'on leur avait demandé mais... la course allait être plaisante. Sirius lança sur eux un sort simple qui agissait contre les moldus et les animaux imposants, espérant que ça fonctionne sur le bestiaire local. Avec les capes elfiques et la vitesse, il serait impossible de les distinguer de l'eau du fleuve.

Ils ne firent qu'un saut avant que les balais ne les emportent, faisant bouger les barques souples et légères dans leur départ. Ils se stabilisèrent à un mètre au dessus de l'eau pour ne pas trop la perturber. Leurs vêtements fouettaient l'air, l'excitation du vol faisait battre leurs cœurs. Ils observèrent sur le ciel et les berges, aux aguets. Ron lança un sort de détection, mais à part des animaux, rien ne fut trouvé.

Ils revinrent, et se posèrent, les joues rougies par le vent, heureux, manquant au passage de faire chavirer les barques. Sam avait des étoiles dans les yeux.

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- Rien, on peut avancer tranquillement, dit Ron. Au bout, il y a deux falaises qui encadrent la rivière.

- Oui, répondit Aragorn. Lorsque nous y seront, vous verrez alors les rois des temps anciens.

- Les rois ? Demanda Drago.

- Leurs représentations de pierre, expliqua Aragorn. C'est ce qu'a vu votre ami. Ils sont les gardiens du Gondor. Nous y parviendrons dans quelques jours

- S'il n'y a personne on peut faire avancer les barques plus vite, suggéra Harry. On n'aura personne à combattre, et on gagnera un sacré temps.

- Mais avec une vitesse élevée, nous ne pourrions nous défendre convenablement, objecta Gimli.

- Nous ne sommes pas plus efficaces maintenant, fit Aragorn, encore qu'il nous sera plus facile de viser. Et l'ennemi aurait le même problème : si nous somment trop rapides, nous serions plus difficilement atteignables. Il nous faudra surtout éviter les flèches gobelines, certaines sont faites pour détruire, et nous couleraient en moins de deux.

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Harry était avec Gimli et Legolas, Ron avec Frodon et Sam (qui menait la barque), Aragorn avec Sirius et Draco. Les sorciers touchèrent l'eau de leur baguette avant de prononcer un sort simple de propulsion, et aussitôt les barques se mirent à accélérer pour prendre une vitesse non négligeable. L'animagus jeta un sort de détection qu'il maintient sans aucune pause.

Ce sortilège ne fonctionnait qu'à cent mètres de rayon, et ne touchait donc que les bords proches du fleuve, mais il restait utile vu la végétation dense. Et plus que jamais, Legolas était sur ses gardes. Les sorts fusèrent toute la journée, les barques filaient, le vent fouettaient leurs joues, sans que rien ne puisse trahir leur course rapide, sinon les sillons du fleuve.

À la tombée de la nuit, les sorciers étaient en sueur et, épuisés, devaient être soutenus pour ne pas tomber. Malgré tout, les barques allaient bon train, ils avaient gagné au moins trois jours sur leurs estimations.

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- J'en peux plus, fit Ron, stop...

- Pareil, fit Draco en retirant sa baguette de l'eau.

- Ok, dit Harry

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Ils s'écroulèrent sans aucune grâce dans leurs barques respectives, soupirant d'aise alors que les embarcations reprenaient doucement un rythme plus lent.

Sirius, plus fort, reprit son souffle en de longues minutes, il n'avait pas plus de forces que les autres mais il avait la fierté de tenir encore assis.

Les meneurs ramenèrent les barques vers le rivage pour les amarrer solidement.

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- Nous passeront la nuit, dit Aragorn. Même si nous pouvons naviguer de nuit, à part Legolas, personne ne peut voir dans l'obscurité, ce serait prendre trop de risques, nous nous sommes rapprochés de nos ennemis, et nous serons bien plus efficaces sur la berge. Legolas, Gimli et moi allons veiller à tour de rôle puisque nous nous sommes reposés la journée. Mieux vaut nous servir des bateaux comme lit, ils sont discrets et pourraient facilement passer inaperçus, mais sur la terre ferme, nous serions très vite repérés.

- Soyons vigilants mes amis, il n'est ennemi qu'un nain ne puisse vaincre, mais dans l'ombre de la nuit nous ne pourrons pas tous voir ce qui est caché. De nombreux oiseaux volent haut et certains sont certainement l'œuvre du mal. Je ne serais pas surpris qu'on nous attaque cette nuit ou la suivante. Ah! Que n'ai-je quitté la Lorien pour aller mourir dans ces terres sombres et sales! Plus rien ne sera plus qualifié de beau à mes yeux sinon elle, Legolas, mon ami. Je pourrais faire mille batailles et perdre tout ce que je possède que la blessure la plus douloureuse restera d'avoir quitté ces terres pour toujours.

- Mais vous pourrez alors garder ce souvenir comme intact et pur, répondit l'elfe. Vous ne nous avez pas quitté pour un avenir plus sûr et alors vous pourrez y penser comme un apaisement de votre cœur, et à jamais la Lothlorien restera en votre esprit. Allons, la nuit tombe déjà, je prends le second tiers car il est encore le plus sombre, dit l'elfe en se couchant dans la barque.

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Aragorn resta éveillé tandis que chacun prenait place, Harry et Ron déjà profondément endormis. Sirius regarda le ciel alors que ses yeux se fermaient, serré contre Draco par manque de place. Là haut, son étoile semblait veiller sur lui, brillante et forte comme son cœur. Le nain était en poupe, tandis que Harry et Legolas avaient la tête vers la proue. (1)

Il n'y eut rien d'inquiétant dans les premières heures, et Aragorn réveilla l'elfe d'une légère poussée de la main, lui faisant signe que tout allait bien, avant de s'endormir. L'immortel n'eut aucun mal à veiller, à dire vrai il dormait peu et avait un sommeil assez léger. Harry bougea dans son inconscience pour placer sa tête sur la cuisse de l'elfe et y mettre sa main, possessif.

Il n'était pas prudent de rester ainsi mais le blond n'eut pas le courage de le repousser. Il resta vigilant cependant. Quand vint la fin de son tour de garde, il replaça Harry dans le bateau avec douceur avant de réveiller Gimli. Quel était le mal de faire savoir que le jeune Gryffondor l'aimait plus qu'un ami? Aucun. Mais son instinct le poussa tout de même à ne pas mêler Harry à d'autres histoires dont il n'avait pas besoin.

On attendit le midi du lendemain pour que les sorciers recommencent leurs tours. Ils étaient quand même assez en forme et le pain de route des elfes les avait beaucoup aidés à récupérer. La journée fut identique à la précédente, bien qu'on fit des pauses chaque fois qu'une crampe se faisait sentir ou que la salive était trop sèche pour psalmodier encore. Ils atteignirent un tournant de la rivière assez rapidement, et ne virent la descente qu'au dernier moment.

Les pagaies reprirent du service et Ron aida Sam pour diriger la barque car des rapides se montraient. L'agilité des meneurs et quelques sorts jetés au mieux leur servirent, chacun pensant à chaque seconde que l'embarcation allait chavirer, au mieux les jetant dans l'eau froide, au pire les tuant contre les rochers. S'enfuir à balai était impossible, il leur aurait fallut avoir une certaine stabilité, ils firent donc avec ce qu'ils avaient.

Plusieurs fois les coques raclèrent contre la roche et les cris qu'Aragorn lançait pour les aider à s'orienter se perdaient dans le grondement formidable de l'eau. L'embarcation de Ron fit plusieurs têtes à queue mais resta miraculeusement sur l'eau sans se retourner, bien que les occupants aient le tournis. On retient Frodon par une manche, l'empêchant de basculer par dessus bord, alors que le petit bateau tanguait d'un côté et de l'autre, soulevé par les vagues et le courant trop forts.

Aussi vite que cela avait commencé, tout cessa, pour laisser place à un cours plus large et plus calme. Instinctivement, Sirius relança les sorts et les trois jeunes remirent les barques en route. Et enfin, le soir, ils atteignirent un point où deux immenses statues leur faisaient face. Le courant semblait les porter vers eux, et vers la trouée étroite qui les séparaient.

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- Voyez l'Argonath, les Piliers des Rois ! S'écria Aragorn. Nous allons les passer, mettez les bateaux aussi éloignés les uns des autres que possible, restez bien au milieu!

- Mince, fit Ron en soufflant.

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Ils avaient la main gauche levée en signe d'avertissement et la main droite tenait une hache. Ils étaient sévères et impressionnants, emprunts de majesté et de puissance. Et Aragorn fils d'Arathorn revint au devant de Grand-Pas. Le roi était de retour dans son pays.

Ils se laissèrent porter par le courant rapide, et en profitèrent pour grignoter quelque chose avant qu'au loin une ombre se dessine.

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- Qu'est-ce? Demanda Frodon en désignant le pic.

- Le Tol Brandir, fit Aragorn d'une voix qui reflétait à la foi la fierté et le respect. Sur sa gauche, l'Amon Lhaw, sur sa droite, l'Amon Hen, les collines de l'Ouïe et de la Vue, précisa-t-il. Du temps des grands Rois, il y avait de hauts sièges à leur sommet, mais le pied d'aucun homme ni d'aucune bête n'a jamais foulé le sol de ces terres, depuis leur création par les hommes de numénor ,dit-on.

- Qu'on-t-elles de particulier? Demanda Ron.

- Elles ont été créées pour les rois, répondit Aragorn, pour leur permettre de voir et d'entendre à plusieurs kilomètres de là. Mais aucun roi n'est venu depuis bien longtemps ici, termina le rôdeur d'une voix un peu triste.

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Un vent violent les prit lorsqu'ils passèrent, et ils durent cesser les sorts à cet instant. La pierre des deux statues n'avait été souillée par aucun oiseau, aucune herbe, le temps même respectait les deux rois éternels. Harry retint sa respiration, et au bout d'une minute qui paru deux heures, ils atteignirent des paysages moins solennels.

Une berge recouverte d'herbe grasse et tendre s'offrit à un accostage en douceur et aucun ne fut mécontent de pouvoir se dégourdir les jambes. Sam baisa presque la terre sur laquelle il posa pied et Ron fit des assouplissements sous les yeux ronds de Frodon. Legolas, Gimli, Aragorn et Sirius débarquaient les bagages nécessaires à un repas chaud pour le midi et les Hobbits prenaient des couvertures pour les rouler sous le cou afin de se reposer une heure ou deux, tous en avaient besoin.

Le rouquin se laissa tomber à côté de son meilleur ami qui semblait avoir la tête lourde.

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- Je me demande ce que fait 'Mione.

- Elle doit avoir apprit la moitié de la bibliothèque des elfes, fit Harry en souriant.

Draco se posa avec un soupçon d'élégance en plus et demanda d'une voix fatiguée.

- Vous parlez de quoi?

- Ce que fait Hermione, répondit Ron qui était trop fatigué pour se poser des questions sociales.

- À mon avis elle doit en être à écrire ses mémoires pour les faire noter par Severus.

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Harry regarda le blond avec des yeux ronds avant d'éclater de rire, suivit de près par Ron et le Serpentard.

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- Votre visage s'est enfin illuminé ! Dit Gimli à Sirius.

- Je l'avoue Gimli, fit l'animagus, les yeux brillants. J'attendais ça depuis un moment. Heureusement que Ron et Draco sont là.

- Le cristal du cœur ne se renforce qu'avec le rire... ou l'amour, fit Legolas d'une voix douce et basse, ne laissant aucune faille pour le questionner.

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On entendit un nouveau rire étouffé de la part des trois adolescents. Leurs regards se portèrent sur la pauvre chose tuée la veille, un marcassin qu'on faisait rôtir sur un feu de fortune.

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- Mec si tu savais ce que je donnerais pour un bagel au poulet...

- Des chips sauce barbecue et une bière-au-beurre.

- Un énorme gâteau à la crème avec des fraises et des framboises... Ouais plein de framboises.

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Ils n'eurent pas le temps de continuer, Sirius les invita cordialement à bouger la graisse qu'ils avaient sur le derrière pour aider le groupe. Avec une bonne volonté très marquée, et un mécontentement à peine audible, ils se trainèrent près de la source de chaleur (et de nourriture) et considérèrent qu'ils en avaient assez fait pour aujourd'hui.

Sirius faillit se fâcher mais sur un geste d'Aragorn il se tut, et vit que tout le monde était épuisé, sans compter le manque évident de magie dans leurs corps. Il couvrit lui même les corps des garçons qui avaient décidé de dormir plutôt que de se nourrir, attendri de voir que dans leur inconscient, Ron et Harry entouraient Draco comme pour le protéger.

...

Hermione reprit poliment de la soupe d'agrumes, fraîche et dont elle avait tant besoin pour se ressourcer. Elle plaisanta avec de jeunes elfes et se permit quelques jeux de chants et de danse, avant que l'infirmière qui la suivait ne la ramène dans un lieu plus calme, en compagnie de Merry et Pippin, et parfois de Bilbon. Elle passait alors quelques heures à leur tricoter diverses écharpes et bonnets bigarrés, écoutant mille et une histoires de la comté qu'elle ne connaissait pas, apprenant toujours plus sur Frodon, les Saquet, Fierpied, et autres habitants de trous, les havres, les elfes... le soir venu, après un repas délicieux, elle apprenait un peu l'elfique avec des jeunes femmes qui paraissaient son âge, cousines d'Arwen, vives et chaleureuses, qui ne demandaient qu'à apprendre toujours plus sur le monde terrestre en retour.

Quand elle entra dans sa chambre, le soleil était déjà bien bas à l'horizon, mais elle était à peine fatiguée, s'étant habituée à son cycle quasi elfique. Elle s'assit sur le lit d'un moelleux exquis, relevant une jambe sur le drap de satin pur et caressant machinalement son ventre. Six semaines étaient déjà passées. Et puis une jeune fille vint lui faire boire d'une eau claire et fraîche avant de lui souhaiter la bonne nuit. Hermione sourit, et laissa l'éternelle fermer la porte.

Une seconde plus tard, le regard dur, elle avait ouvert ses livres recopiés, et déplié les textes elfiques chipés tout au long de la journée. Elle avait la puissance, la magie, l'intelligence. Elle ne deviendrait pas une poule pondeuse en sucre, elle n'était pas entrée à Poudlard pour se tourner les pouces en pleurant le retour de Glorfindel.

Elle sortit de sa poche son Nimbus, celui qu'elle avait voulu utiliser près de deux mois plus tôt pour séduire un de ses professeurs -elle sourit à cette pensée- et lui rendit sa taille normale. Elle ajouta à la frange nombre de branches récoltées sur des arbres aux propriétés différentes, et tissa avec soin son ouvrage. Son balai ne serait pas un Eclair de Feu allant à la vitesse de la lumière. Il serait bien mieux que cela. Il serait en osmose avec ce monde.

D'un coup de baguette elle ouvrit le manche du balai et y déposa, à côté de l'écaille de dragon présente depuis sa construction, un grain de pollen tout à fait particulier, luisant étrangement dans le noir. Cette fleur ne poussait qu'ici, dans les jardins aménagés, et avait une propriété de conservation et de résistance absolument étonnantes. Tout comme les baguettes avaient un cœur tissé de plume, de crins ou de ventricule, les balais avaient parfois en leur sein un élément qui renforçait une de leurs propriétés. Hermione ne savait peut-être pas très bien voler, mais tout ce qu'on pouvait trouver dans un livre, elle l'avait appris.

Elle referma le tout de sa magie, ignorant le tiraillement qui s'opérait en elle lorsqu'elle usait d'un sort un peu trop fort. Elle avait trouvé une nouvelle formule qui lui permettait de mieux se protéger, mais les sorts devaient rester aussi faibles que possible. Les jours précédents où elle avait testé des formules, elle était tombée malade deux jours de suite et cela avait même inquiété Arwen. Elle avait alors prétendue être allergique aux radis qui avaient été mis dans le souper du soir, et on les retira définitivement de ses repas. Dorénavant, il lui fallait être prudente.

Elle cherchait constamment à améliorer le sort. Elle se fichait d'avoir mal, mais son enfant n'avait pas à subir cela. Elle referma un livre et en ouvrit un autre. Depuis des semaines, elle continuait sa préparation, échangeant les ingrédients, les sorts ou la manière de les ajouter. Un tour de poignet, incantation basse, elle devait tordre légèrement ses doigts, et écrire un symbole dans les airs avant de prononcer la formule.

Elle répéta l'action un bon nombre de fois, changeant des détails infimes, le front couvert de sueur avant que le miracle se produise. Une minuscule boule de lumière apparut devant ses yeux. Bien plus heureuse qu'on aurait pu le croire, elle mit fin au sortilège et écrivit fébrilement dans un petit carnet marron qui ne la quittait plus.

Des dizaines d'annotations y étaient apposées, parfois accompagnées de dessins, toutes soigneusement mises en valeur. C'était un des sortilèges principaux qui entraient dans la recette de base. Elle avait jusque là été incapable de la reproduire, les notes de Severus ne faisant que mention de son nom et de son effet.

Elle se leva, rangea ses affaires, et partit se laver.

Dans ses yeux, un feu brulait, elle sentait qu'elle était proche de la délivrance, elle allait pouvoir s'échapper de cette prison dorée. La dernière chose à mettre au point serait sa « fuite ». Elle se mit au lit, dans un de ses propres pyjamas en coton, et s'endormit en serrant contre elle la chemise en lin de Glorfindel.

Elle se réveilla, comme à son habitude en scrutant l'horizon. Aucun guerrier ne revenait aujourd'hui.

Hermione se coiffa, fit sa toilette et se prit à avoir toujours ce même petit sourire quand elle partit dans le « coin intime », plus propre et plus classe qu'une salle chirurgicale. Même les elfes avaient des besoins, même si personne ne pouvait se vanter les avoir vu avoir une envie de ce genre.

Elle descendit prestement, salua les Hobbits en grande conversation avec Bilbon et prit simplement une petite allée où poussait une herbe tendre et grasse, abritée par plusieurs arches de pierre blanche lisse et gravée. Elle arriva bientôt à une clairière entourée de colonnes de marbres où étaient disposés des bancs et des fleurs.

En son centre, un arbre extrêmement vieux trônait. L'architecture était si naturelle, disposée ainsi par les elfes qu'elle semblait se fondre dans le décor. L'endroit était absolument charmant, mais peu de monde y flânait. Les hommes étaient partis en guerre, et femmes et enfants passaient bien plus de temps dans de grandes bibliothèques ou en groupe dans la grande salle.

Ce jardin était très particulier, car il était aussi le lieu où de nombreuses herbes étaient cultivées. Elle n'avait pas beaucoup de plantes uniques venant de la Terre, et devait donc apprendre à remplacer ses ingrédients. Elle releva sa robe et se mit à genoux devant l'arbre, écartant les brins d'herbe avec délicatesse.

Plus de fleur de Mars. Elle était pourtant persuadée hier d'en avoir vu un bourgeon au pied de l'arbre, elle avait même marqué l'endroit pour la cueillir une fois mature...

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- Est-ce ceci que vous cherchez, demoiselle? Son infirmière attitrée tenait une fleur violette qu'elle avait placée dans un petit pot.

- Rhîwanor...

- J'ai vu vos livres, et vos préparations, fit la demoiselle en aidant Hermione à se relever. Le seul regard de reproche de l'immortelle suffisait à exprimer son ressenti.

- Rhîwanor. S'il vous plait. Laissez-moi terminer ça. Il faut... J'ai besoin d'être prête.

- Damoiselle Hermione, il s'agit de votre enfant, dit l'elfe d'un ton de reproche. Vous êtes si jeune, continua-t-elle plus fort alors qu'Hermione agacée détournait la tête, et vous, une femme, aller en guerre ? Reprenez-vous, au nom de ce que vous défendez, termina-t-elle d'un ton triste.

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La sorcière soupira et passa ses mains sur son visage, comme pour s'éclaircir la situation. Elle était sur le fil du rasoir. L'elfe face à elle était d'une douceur et d'une bonté à toute épreuve mais c'était justement le hic. Rhîwanor ne ferait rien contre elle, Hermione restait libre, mais avoir la désapprobation de tout Fondcombe n'était pas une bonne idée. Le visage fin, encadré de longs cheveux noirs la regardait avec une certaine inquiétude. Et puis merde, se dit la jeune femme en lui prenant le poignet et en l'entrainant à sa suite.

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- Damoiselle Hermione!

- Suivez-moi, fit la sorcière, je vais vous montrer. Dans ma chambre.

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L'immortelle se dégagea et regarda d'un air surpris, presque choqué l'humaine qui lui faisait face.

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- Venez avec moi, dit Hermione d'un ton calme. Je vous montre. Tout. Et vous déciderez de ce que vous faites. Je respecterais ça. De toutes façons si vous me retirez tout ce que j'ai, et que vous me surveillez, je ne pourrais qu'obéir. Alors laissez-moi juste cette chance de vous faire comprendre. S'il vous plait.

- Rhîwanor regarda sa protégée avec une crainte mêlée de surprise.

- Bien. Je vous suis.

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Elles montèrent jusqu'à la chambre d'Hermione. L'elfe s'assit dans un des deux sièges en osier face à face devant une table basse sous la requête de la jeune femme. La sorcière partit vers une commode mise à sa disposition et en sortit son sac. Elle trouva un bol récupéré lorsqu'on lui avait monté un repas alors qu'elle était « souffrante » à cause des radis.

Elle plaça le plat large et peu profond sur la table basse, et s'assit sur l'autre chaise. Précautionneusement, elle pointa sa baguette sur sa tempe droite, et en sortit de longs filaments d'argent, avant de les déposer dans le plat sous les yeux grand ouverts de l'elfe.

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- C'est un souvenir, dit Hermione en répondant à la question pensée de son infirmière. Je ne peux pas les déformer, ils ne font que montrer ce que j'ai vécu. J'aimerais que vous les voyez. C'est le meilleur argument que je possède. Vous voulez bien?

- Oui, fit l'immortelle avec un sourire. Elle avait une confiance absolue en Hermione. Elle savait que cela n'était pas dangereux pour elle.

- Il vous suffit de toucher le contenu du plat, et vous verrez tout. Je le fais avec vous.

...

Il s'appuya contre la rambarde, et le sourire qu'il arborait ne décollait pas de son visage. Le vent de la mer fouettait son visage, il observait au loin la tour blanche immense qui se dessinait. Son maître était en sécurité, protégé des murs de Minas Morgul, il avait une nouvelle vie qui l'attendait. Il avait attendu des années que l'occasion vienne pour traverser. Mais il avait loupé le coche. De quelques secondes seulement.

Et il avait entendu la nouvelle « officielle » de la mort de son fils. Il savait déjà. Mais personne ne l'écoutait. Ils étaient au delà de toutes les mers du monde, par delà le temps, là où lui devait être, là où il aurait dû seconder son maître, là où on l'avait empêché d'aller. Il se laissa aller à sourire encore plus largement. Son regard scrutait l'horizon sans le voir.

Seule cette tour d'ivoire le captivait. Il ne prêta pas attention à l'auror qui apparut derrière lui et prononça quelques paroles.

Tout de suite après, faisant fi de son confort, deux autres aurors l'arrachèrent à sa vision, le forçant à aller vers la sortie alors qu'il se tordait le cou pour voir une dernière fois l'extérieur. Et il vit enfin ce qu'il se passait. On l'emmenait. Qu'avait dit l'auror déjà? Qu'avait-il annoncé...

Et les mots raisonnèrent en lui, l'empêchant de contenir son rire dément.

« Lucius Abraxas Malefoy vous avez été condamné au baiser du détraqueur. La sentence aura lieu sur-le-champ jusqu'à ce que mort s'en suive »

Derrière lui, d'un coup de baguette, un garde avait nettoyé la pièce étroite, et regarda le mur de la cellule grise. Ce que regardait le prisonnier au travers du béton armé, il ne saurait le dire.

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Le nain était en poupe, tandis que Harry et Legolas avaient la tête vers la proue. (1) : on va éviter les questions existentielles directement... poupe = arrière, proue = avant. Voilà, ça c'est fait xD


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Bon espérons que j'ai assez de temps pour mettre plein de bétises...

On commence par la demoiselle, parce que c'est comme ça qu'on fait chez les gens civilisés.

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[La voix off explique pourquoi ils ne peuvent pas transplaner]

Nella dit :

"Ils se démembreraient sans espoir de pouvoir se remembrer correctement après"
C'est beau.
Remembrer
Une histoire de pilule bleue? Démembrer c'est un truc avec du sang et des rires machavéliques et après un fou furieux se masturbe avec la synovie répandue

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[Harry derrière Legolas devait à la base sentir son odeur et sa chaleur]

Nella dit :

Faut qu'on m'explique comment on peut profiter de la chaleur d'un mec qu'on ne peut toucher qu'en tendant le bras

Nono dit :

il a des GAZ
roooh

Nella dit :

Ce serait un balrog, okay
Les gaz c'est pas particulièrement chaud

Nono dit :
Attend si quand y fait froid l'hiver ca farte

Nella dit :

Après ca, ca explique comment il peut se rouler dans son odeur comme dans un champ de coquelicot en fleurs Mais ca explique pas la chaleur qui irradie à un mètre autour de lui.

Nono dit :

C'est un elfe
C'ets pas des pets de pisseux
Le truc c'est hiroshima

Nella dit :

C'est des pets qui sentent le genévrier en fleur et la meringue sortie du four

Nono dit :
/o/

Nella dit :

Ou la fleur de mallorne
un truc funky comme ça

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[Sirius lance un sort pendant que Draco, Ron et Harry vont jouer les éclaireurs]

Nella dit :

"Sirius lança sur eux un sort simple qui agissait contre les moldus et les animaux imposants" faut être plus précis
un sort qui repousse l'ennemi, un sort qui fait pousser les cheveux, un sort qui enflamme les prouts?

[hors contexte]

Nono dit :
le truc que j'aurais voulu caser c'est Ron qui chante "nous sommeuh les nains sous la montagneuh!"

Nella dit :

L'autre qui place mon ancêtre Gurdil

Nono dit :
xDDDD

Nella dit :

Et pourquoi pas le nain qui propose un petit chiantos?

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Et maintenant Mokhan :

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[Sirius lance un sort pendant que Draco, Ron et Harry vont jouer les éclaireurs]

Quand tu penses que les moldus ont inventé le sous-marin et le periscope... suffisait d'une cape et d'un long cure-dent lançant des sorts

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[Il ne firent qu'un saut avant que les balais ne les emporte, faisant bouger les barques souples et légères dans leur départ]

Mettant le nain à l'eau, qui sombra de part le poid de son armure et mourut quelques secondes plus tard par noyade. il s'en alla rejoindre ses amis chez Crom ! Ou alors au Walhalla, je sais pu

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[Gimli regrette la Lorien et pressent une attaque de nuit]

Tu mélanges tout compère nain ! les oiseaux ça fait 30 ans qu'ils vous ont grillés, et y'a les ourouk qui se rapprochent... tu seras donc pas surpris, effectivement... mais alors pourquoi vous vous arrêtez bande de nazes si vous savez que vous allez être attaqués ? la nuit sur vos barques c'est encore le meilleur endroit pour être furtifs et protégés ! go z'acheter un cerveau ! quoi Tolkien ? oui bon, ça va hein... on sait ce qui va se passer t'façon... Aragorn va aller butiner Sirius, Legolas va s'offrir les services d'harry qui va lui redécorer l'intérieur, et Gimli va aller s'astiquer le manche en pensant à Galadriel... superbe nuit en perspective !

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[Le roi était de retour dans son pays.]

Han ! j'ai une petite larme d'émotion rien qu'a y penser... si j'y était je me précipiterais sur lui, en levant mon t-shirt et en criant son nom avec une hystérie qui ferait fuir sauron lui même !

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[Hermione fait des expériences]

Hermione, après de nombreux test, devint verte et surdimensionnée lorsqu'elle s'énervait... non, c'était pas Jekyll, c'était She Hulk en terre du milieu... elle aurait pu tuer d'un coup de mamelon !

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Je laisse le mot de la fin à Mokhan : J'ai faim, je me ferais bien une glace. /o/

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Et voilà, à la semaine prochaine sans faute, les gens!