Voici enfin le chapitre 14, Nella a du me foutter (et Mokhan n'est pas non plus innocent) pour que j'arrête de me toucher la nouille et que je poste, donc voila =D en fin de chapitre comme toujours quelques petits délires ^^ (on a fini les corrections à minuit, et Mokhan a même bossé de nuit donc merci à eux deux)
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ENJOY les gens!
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Chapitre XIV / Fuite
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Le soleil se leva une nouvelle fois sur la Terre du Milieu. Tandis que la reine Galadriel accueillait un ami revenu d'un voyage éprouvant, Harry et Frodon écoutaient d'une oreille peu attentive les discussions visant à décider de la route à emprunter et Hermione s'armait de courage.
Elle avait montré à Rhîwanor son enfance dans le monde étrange que l'elfe ne connaissait pas : la découverte de sa magie, Poudlard et sa solitude avant que Ron et Harry ne « l'adoptent », et puis... les horreurs. L'immortelle vit les images défiler devant ses yeux, vivant les moments appartenant au passé d'un autre monde avec la sorcière. D'abord presque innocentes lors de leurs premières années, épuisantes mais suffisamment rapides pour que les trois enfants passent à autre chose.
Puis de plus en plus difficiles au fil des années, avec la présence de la mort, prête à frapper à chaque instant, Ombrage et son régime de terreur, la survie au jour le jour, les combats à répétition, le deuil... et la fuite. La fuite loin de Poudlard, à la recherche des Horcruxes, à bout de force, à remettre en cause tout ce en quoi elle croyait, à haïr, aimer, espérer, et finalement ne pas pouvoir se débarrasser de ce sentiment de peur et de honte d'être encore en vie contrairement à d'autres.
Elle lui avait aussi montré ces instants si intimes, devant les tombes de ceux qui étaient morts, la promesse qu'elle et ses deux meilleurs amis avaient prononcée de ne jamais abandonner, de se battre jusqu'au bout quoiqu'il leur en coûte. La frustration, la rage, le vide qu'elle devait combler.
Elle lui montra un souvenir où elle n'avait même plus peur de perdre la vie, s'élançant contre un être si puissant qu'elle n'aurais jamais dû survivre, le geste désespéré qu'elle avait eu en frappant le globe de verre, et l'esprit vide mais serein, quand elle attendait la mort. Elle avait eu une chance ce jour là. Il avait été décidé qu'elle vivrait, qu'elle pourrait encore se battre aux côtés de Harry pour que leur promesse soit accomplie, que le Mal soit éradiqué, même s'ils devaient l'emmener avec eux dans la tombe.
Et en dernier, tout dernier, Rhîwanor put presque ressentir les émotions tant elles étaient fortes. Elle ressentit une sensation poignante, de rage et de frustration, d'injustice lorsqu'elle vit avec Hermione la magie de la sorcière disparaître, avant de sentir ce feu brulant quand Hermione s'était mise à travailler pour protéger son enfant et retrouver ses pouvoirs.
Elle eut un léger vertige quand elle se rendit compte que le monde de souvenirs avait disparu autour d'elle. Hermione, la tête baissée ne put que répondre avec toute la reconnaissance qu'elle put lorsqu'elle sentit les bras fins de l'immortelle l'entourer. Rhîwanor murmurait des paroles de réconfort à son oreille.
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- Je n'avais pas compris, dit doucement l'elfe.
- Je sais, je comprends votre point de vue. Mais... Je le protège. Vraiment. Rien ne peut l'atteindre et je...
- Je sais, dit Rhîwanor. N'ayez crainte, je vous aiderais dans ce but. Je sais que jamais vous n'iriez au devant du danger s'il y avait le moindre risque de blesser votre enfant.
- Merci.
- Ne me remerciez pas, Hermione. J'avais ordre de ne rien vous dire avant le retour des guerriers...
- Rhîwanor?
- Merry et Pippin sont partis avec Boromir rejoindre leur Comté. Seulement, le faucon de Boromir est revenu seul quatre jours après leur départ. Avec le cor de Boromir.
- Non...
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Hermione avait simplement soufflé. Merry et Pippin étaient partis sur un coup de tête, joyeux de savoir que Boromir pouvait les emmener jusqu'à la moitié du chemin avant que ce dernier ne rejoigne la terre de Rohan et l'armée de Glorfindel. Il y avait un risque, mais plusieurs hommes étaient avec eux, et le chemin emprunté n'était pas celui qui aurait dû être surveillé de l'ennemi, car il allait vers l'ouest.
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- Et pourquoi Arwen voulait me cacher ça? Merry et Pippin sont des amis, proches, et même si je ne connaissais pas très bien Boromir... Pourquoi?
- La Dame n'a pas voulu vous inquiéter avant d'être sûre, elle pense que les deux semi-hommes sont en vie. Plusieurs d'entre nous sont déjà partis à leur recherche.
- Même s'ils étaient à cheval, avec l'ennemi sur leur trace, ils mettront des jours rien que pour arriver sur les lieux! Et alors... Alors ce sera trop tard, fit la jeune femme le visage soucieux, presque colérique.
- Hermione, vos potions ne sont pas prêtes, vous ne pouvez y aller maintenant.
- Je sais. Je dois trouver. Je dois trouver le bon dosage, mais ça va prendre du temps, et on n'en a pas. Il faut y aller maintenant, quitte à ce que je porte une armure. Avec mon balai je peux couvrir la distance en une journée.
- Non.
- Rhîwanor?
- Vous allez au devant de grands risques, demoiselle Hermione. Je ne parviens pas à faire le point entre ce qui est raisonnable et ce qui est urgent, l'avenir de nos deux peuples est en jeu, et si l'ennemi remporte cette guerre, nous mourrons de toute façon. Mais ce n'est pas une raison pour y aller seule, je viens avec vous.
- Vous? Je veux dire...
- N'oubliez pas ce que je suis demoiselle Hermione, fit l'elfe en se redressant. Même si je ne sais pas me battre aussi bien que mes frères, une aide vous sera précieuse s'il vous arrivait quoi que ce soit.
- Vous savez que je ne pourrais rien dire à personne au moment du départ, qu'ils ne sauront tout que dans un mot qu'on laissera, et ils vous en voudront tous, tout comme à moi?
- Je sais. Mais c'est un bien moindre mal comparé ce que nous pouvons faire. Personne ne pourrait seulement faire voler votre balai, le temps joue contre nous.
- Alors... Nous partons dans l'heure. Voici ce qu'il nous faudra, fit la sorcière en partant vers son bureau pour y faire une liste.
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La porte de la petite chambre claire s'ouvrit, et la silhouette d'Undomiel se découpa dans la lumière. Elle y vit la sorcière et son aide préparer leurs bagages activement, ayant apparemment tout prévu. Elles s'arrêtèrent cependant en la voyant. Elle était emprunte de force et de sagesse, et en cet instant, elle avait dû user des deux pour accepter et faire ce qu'il y avait de mieux pour tous. Deux servantes l'accompagnaient, portant divers objets choisis par la dame.
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- L'ennemi est loin tant que nous restons unis dans nos cœurs, demoiselle Hermione, c'est ce que disait mon père..Je pourrais vous retenir de force que votre esprit serait avec eux, et que vous dépéririez sans que je n'y puisse rien. Vous avez le droit de faire votre propre choix, car enfin vous êtes seule apte à décider si l'enfant que vous portez est en sécurité. Ma grand-mère m'avait prévenue de cela alors que je quittais la Lorien, et malgré tout j'avais voulu vous préserver... Lorsque Glorfindel reviendra, il trouvera la lettre que vous aurez laissée pour lui, et il comprendra. Je ne peux que vous accompagner du mieux que je peux. Ainsi pour vous, Rhîwanor, sœur et amie, une armure et cet arc avec son carquois, ainsi que cette fiole. Elle contient l'eau de la Nimrodel, elle guérit les blessures profondes, de celles que l'on ne voit pas. Et pour vous Demoiselle, fière guerrière que vous êtes, je vous remets une cotte légère et solide qui vous protègera contre les coups ennemis, ainsi que ce parchemin. Vous n'auriez pu le trouver, il est précieusement gardé dans une pièce avec d'autres reliques. Je sais que vous en aurez usage et que vous en prendrez grand soin. À vous deux je remets aussi ces écharpes, brodées de la fleur d'or. Avec eux nos frères vous reconnaitront de loin si vous deviez vous séparer, car Rhîwanor seule serait reconnue comme l'une des nôtres par sa seule apparence, et ils vous prêteront main forte. Là s'arrête mon pouvoir je le crains...
- Merci, ma Dame, fit Rhîwanor émue et soulagée de ne pas avoir à fuir. Nous ne vous décevrons pas.
- Alors que votre route soit droite et que vos pas soient fermes, je prierais pour vous. Adieu, fit elle en partant.
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Hermione ne put que sourire et baisser le regard, la dame avait déjà compris à quel point sa reconnaissance était grande.
Elle prit une grande inspiration et continua de ranger ses potions. Elle organisa ses vêtements moldus et elfiques, ajouta des couvertures, de l'eau et une carte de la terre du milieu. Un second sac identique était pour l'elfe. Chacun ne contenait que le nécessaire pour une personne, et Hermione ne pouvait trop les rétrécir, mais ainsi si elles devaient en abandonner un, même si elles devraient se rationner, elles n'auraient pas à choisir entre se soigner et se battre.
La jeune femme jeta en dernier le sort sur son ventre, et laissa un simple mot sur son lit, à l'intention de son « fiancé ». Elle se mordit la lèvre inférieure et regarda par la fenêtre. Un fin brouillard s'était installé en début de soirée et s'épaississait. Le temps était avec eux. Une main sur son épaule la sortit des pensées qu'elle avait pour Glorfindel. Elle attacha sa cape avec le foulard brodé de la fleur d'or comme l'elfe l'avait fait. Arwen les attendait juste en bas des escaliers, et les accompagna, là où jadis Hermione parlait avec insouciance avec Merry, Pippin et Gandalf...
Ils ne dirent un mot, ils ne purent le faire. La jeune sorcière eut un mouvement d'hésitation. Elle se retourna, et détacha son collier, une petite loutre en argent que sa mère lui avait donné lorsqu'elle avait trouvé sa forme d'animagus. Arwen tendit naturellement les mains et la sorcière la lui donna, le cœur lourd.
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- Donnez-lui... Si je ne reviens pas. S'il vous plait.
- Je vous le promets, répondit doucement l'elfe.
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Rhîwanor monta derrière la sorcière, s'accrochant sans peine sur le balai modifié avant que les deux ne décollent. De longues minutes, l'immortelle resta debout à épier l'horizon, les mains serrant le petit bijou sur son cœur, priant les étoiles que rien n'arrive à ceux qui étaient parti sauver leur avenir.
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Harry se leva, encore. Quelque chose sur ce bout d'île lui semblait étrange. Ils avaient profité du fait que la magie leur donne une avance d'au moins cinq jours sur les estimations pour se reposer une journée entière et décider d'une route à suivre. À présent, le premier soir était tombé et il n'arrivait pas à trouver le sommeil. Ron, épuisé, dormait toujours mais son esprit à lui était encombré. Harry sentait une intrusion dans son esprit qu'il s'efforçait de rejeter, mais cela l'empêchait d'être totalement serein.
Il marcha une dizaine de mètres vers l'est pour être sûr de ne déranger personne et s'assit contre un gros chêne, regardant la rivière, espérant voir le soleil se lever sur le paysage qui s'offrait à lui. Il ferma les yeux et tenta de se concentrer à fermer son esprit.
Une main sur son épaule le fit sursauter.
Legolas.
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- Quelque chose ne va pas? L'elfe se mit face à lui et s'accroupit, le regard scrutant les moindres traits de Harry.
- Je... Je suis parti depuis si longtemps?
- Non. Je suis simplement anxieux de nature.
- Vous mentez de mieux en mieux, vous savez?
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Une jolie couleur rose s'installa sur les joues de l'elfe. Son visage jeune, encadré de cheveux d'or lui faisait ressembler à un ange. Harry, à un pas de celui qu'il aimait, ne put résister et prit la joue blanche dans le creux de sa main, continuant jusqu'à sentir sous ses doigts la soie de la chevelure blonde. Sans attendre une autre invitation, l'elfe se pencha, souriant quand des doigts curieux longèrent le contour de ses oreilles, et prit avec douceur les lèvres du plus jeune.
Le prince se fit possessif, et enserra de ses mains fines mais puissantes le bassin du sorcier, et à son baiser s'ajouta sa langue, savante, douce, chaude. Harry se sentit fondre, et entoura de ses bras le cou de celui qui avait pris son cœur. D'un accord muet, ils se séparèrent, et plongèrent dans les yeux l'un de l'autre. Immédiatement, l'Elu se sentit serein, en sécurité, comme invité privilégié d'un lieu sacré où lui seul avait accès, libre et protégé comme jamais.
Un sourire naquit sur ses lèvres et ses yeux s'illuminèrent, communiquant la même émotion à Legolas.
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- Vous allez mieux... mon cœur s'en sent soulagé.
- Beaucoup mieux. J'avais comme quelque chose dans ma tête... comme si on voulait y entrer et grâce a à vous, tout est parti. Comme si vous les repoussiez.
- Je ne pense pas avoir un tel pouvoir, Harry, seul votre force d'esprit a permis cela. Mais si je puis vous aider de cette manière, alors je le ferais autant que nécessaire...
- Merci… Vous êtes fatigué?
- Non. J'ai dormi quelques heures déjà. Mais je sens que votre corps est las...
...
Assis entre les cuisses de son amant, Harry écoutait attentivement chaque battement de cœur, et respirait à plein poumons le parfum subtil que dégageait le corps fin et viril tout contre son dos. Sa main caressait avec délicatesse la longue cuisse musclée, appréciant l'étreinte possessive de l'elfe sur lui. Durant tout le voyage sur le fleuve, il n'avait cessé de rêver au corps parfait qui s'était offert à lui, pensant parfois à un rêve trop réaliste pour son propre bien. Mais à présent, l'immortel lui avait donné son âme et son corps, sans condition aucune.
C'était un Noble parmi ses pairs, doté d'un esprit souverain, disposé à dominer plutôt qu'à suivre. Et ce qu'il possédait, il ne le cédait jamais. Harry en était conscient, une sensation étrange se formait au creux de son estomac chaque fois qu'il y pensait, qu'il réalisait que Legolas se battrait pour lui, et que comme un grand prédateur, le surveillait, ne le retenant que par la force de son regard envoûtant. Sa main se fit insistante et un rire doux lui parvient, et les bras le serrèrent un peu plus.
Le cœur de Harry battit bien plus vite, ses sens étaient en éveil. Chaque caresse qu'il donnait lui était rendue, et rien ne lui interdisait d'aller aussi loin qu'il le souhaitait. Il n'était pas assez collé pour que ses mains n'aient pas accès à tout ce qu'il convoitait. Il se tordit un peu, rouge d'embarras, et ses doigts rencontrèrent l'entrejambe de son amant. Un soupir presque murmuré à son oreille fit s'affoler son cœur. De longs cheveux blonds se posèrent sur son épaule, et la cuisse de l'elfe se releva, il perdait le contrôle.
Il sentait le front lisse contre son cou, la respiration difficile que son amant tentait vainement de contrôler, il savait même que ses yeux félins étaient fermés sous la concentration. Il passa sa main libre par dessus son épaule pour atteindre la chevelure qui le hantait depuis qu'il l'avait vue, et pressa un peu plus le collant de soie. La jambe se releva un peu plus, et Legolas ne contrôla plus sa force en serrant la taille de Harry.
La main mutine se fraya un chemin sous la tunique brune et prit place entre les deux cuisses chaudes pour mieux masser le sexe durci de désir.
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- Nin mîr, nin mîl... (1)
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Et sans même comprendre les mots, Harry ressentit alors tout ce qu'il représentait aux yeux de son amant. Il libéra ses mains et se retourna, entoura le cou de l'elfe et l'embrassa à s'arracher son dernier souffle.
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- Legolas...
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Les orbes vertes brillaient, se fondant dans les océans qui leur faisaient face. Il voulait partir, oublier ce monde et ne plus jamais se séparer de l'homme qu'il aimait. Le peu de self-control qu'il possédait encore le gardait accroché à la réalité, celle qui lui montrait son amant tué s'il ne faisait rien. Il ferma les yeux, et reprit ses caresses, d'abord tendre, puis plus bestial, pressant, griffant presque, arrachant de longs gémissements, parfois de légers cris à l'elfe, brisant ses interdits, se foutant complètement du groupe qui dormait non loin.
Sa main passa sous la chemise, sur le torse parfait, torturant entre deux doigts un téton durci, et descendant à nouveau sur le sexe érigé. Et il se sentit plaqué au sol. De longues raies d'or tombaient autour de son visage, et au dessus de lui, le visage d'un ange tombé du ciel. Ses poignets étaient pris au piège d'une grande main blanche, et de l'autre, il se sentit déshabillé avec une adresse qui lui fit presque peur. Legolas n'était pas un ange. C'était un grand félin, magnifique, royal, dangereux...
Il ne lui permit pas de l'embrasser, ses yeux restaient ancrés aux siens, le forçant à rougir en réalisant ce qui se passait, en gémissant sous l'assaut des doigts trop agiles, trop experts, il aurait pu jouir rien que sous ces caresses intimes... Il connaissait déjà son corps. La main frôlait la verge, revenant sur les cuisses, glissant sur les bourses.
La peau fine allait et venait sur le gland, amenant à chaque geste le survivant vers un orgasme dévastateur. Les yeux mis clos, le regard vitreux face au visage lisse de Legolas, Harry ne pouvait que gémir et haleter, et quémander l'accès à sa délivrance. Sans prévenir, l'elfe le retourna, et baissa son pantalon avec une douceur ferme contre laquelle il aurait été suicidaire de s'opposer.
Les baiser et les morsures qu'il recevait dans le cou lui donnaient l'impression grisante qu'il n'était qu'une proie, désirée et gardée avec une jalousie extrême... Deux puissantes mains pétrirent avec amour les deux globes de ses fesses, griffant presque l'arrondi...
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- HAAaaan...
- Shhh seron... Shhhh (1)
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Harry se mordit la lèvre pour parvenir à obéir, et sentit le goût du sang sur sa langue quand survint l'intrusion ferme, directe de son amant, et avec elle un plaisir bien trop intense pour lui. Legolas entama directement les va-et-vient, ne laissant pas à Harry le loisir de faire descendre un peu la pression presque douloureuse qui s'intensifiait dans son bas-ventre. Il se sentait comme en feu, et chaque mouvement en lui n'était que pur plaisir, sans la moindre once de gêne.
Il aurait voulu que cela dure éternellement. Le rythme trop rapide, trop bestial et trop doux à la fois, la domination dont il avait presque rêvé, l'empêchèrent de se retenir et il se cambra soudainement, se déversant sur la terre sèche. Il se sentit contracté à l'extrême et Legolas le mordit violemment en se répandant au fond de lui, avant de lécher la plaie avec une douceur infinie.
Avec tout ce qui le caractérisait, l'elfe se retira, et retourna son amant, s'asseyant et le prenant délicatement sur ses genoux. Après quelques minutes, il le rhabilla avec douceur, déposant des baisers aériens sur le visage détendu. Harry se sentit fier de penser que les limites que s'imposaient l'esprit de l'immortel ne se brisaient que pour lui, grâce à lui. Il plongea sa tête contre le cou gracile, écoutant avec bonheur ces mots chantants que lui murmurait son amant au creux de l'oreille, appréciant les longs doigts sur son dos, le retour de son ange au moment exact où il en avait besoin.
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- J'aimerais rester contre toi pour toujours...
- Tu y es déjà, Harry. Au moment précis où tes lèvres ont capturé les miennes, ta place t'a été donnée, jamais tu ne l'as quittée. Quand bien même tu retournerais dans ton monde, ton corps et ton âme seraient ici, contre moi. La mort elle même ne pourrait empêcher nos cœurs d'être liés. Je ne le permettrais pas, murmura l'immortel avant de l'embrasser avec une infinie douceur.
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Harry resta longtemps, lové tout contre son amour, appréciant chaque frisson que le matin naissant lui offrait, couvant du regard le visage d'une blancheur de neige accueillant les premiers rayons du soleil. Ses yeux bleus devenaient encore plus clairs avec la levée du jour, mais son expression restait confiante, calme et forte. Legolas tourna son visage vers celui de Harry et d'un sourire, regonfla de fierté l'âme de l'Elu, et lui donna le courage de continuer.
Un bruit que le Survivant n'entendit pas donna le signal à l'immortel pour se lever, et aider son amant avec douceur à faire de même. Ils rejoignirent ensemble le groupe où seul Gimli s'éveillait, les yeux encore petits de sommeil, et ravivèrent le feu.
Ils restèrent assis tandis que les autres attendaient que le soleil se montre pour sortir de leurs rêves. Harry se sentit transporté, comme dans un songe éveillé lorsque Legolas se mit à chanter doucement dans sa langue, berçant, accompagnant la brise et l'écoulement de la rivière proche.
Aragorn fut le premier levé, et Gimli se secoua lui-même pour sortir de sa torpeur. Frodon vint ensuite, suivi de Sirius. On laissa Sam et Ron dormir un peu plus, car ils se taisaient mais leur peine physique et mentale n'était que trop visible. Harry se pencha vers son ami, allongé tout près de Frodon, le visage souriant, mais s'appuya plus qu'il ne le pensait.
Ses membres devinrent lourds d'un seul coup, et il s'effondra, réveillant Ron en sursaut. En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, Legolas relevait Harry, inquiet. Un cri de surprise s'échappa de sa gorge quand il retourna le sorcier. Ses lèvres avaient bleui, et ses yeux étaient révulsés.
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- Harry!
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Ron et Legolas étaient sur le jeune homme dont la peau devenait glacée. Le roux s'était levé, bien réveillé pour le coup, en même temps que Sam. Aragorn fouillait dans les sacs à la recherche d'herbes médicinales prises en Lorien. De grandes claques retentirent, mais rien n'y fit. Le Survivant tremblait de fièvre, et de ses lèvres sortaient des mots incompréhensibles.
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- Nazg...Nazg... Durb...
- Qu'est-ce qu'il dit? Sirius devenait de plus en plus inquiet, le regard fixé sur son filleul.
- Du noir parler, dit précipitamment Legolas en tentant de calmer Harry comme il le pouvait. Il parle de... De l'objet maudit. Qu'il le contraint. Il doit voir dans son esprit! Rhach! (2)
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Ron et Sam installèrent des couvertures sous l'Elu du monde sorcier, et Legolas passa de l'eau fraîche sur son front. Aragorn donna une poignée d'herbes et une fiole à Legolas qui sut quoi faire avec et Sirius se concerta rapidement avec Draco et Ron, essayant plusieurs sorts de soin. Aucun ne sembla faire effet.
On lui appliqua plusieurs cataplasmes sur le front, on renouvela les sorts, en testant certains plus puissants, mais rien n'y fit. Harry continuait de parler dans une langue qui faisait même grincer les dents de Gimli, et dont Frodon ressentait la force. Elle avait le pouvoir de réveiller l'anneau, le rendre lourd, difficile à contenir.
Et puis il rencontra les deux orbes vertes de Harry, couché sur le sol. Le vide se fit autour de lui et seul un sifflement raisonna dans son esprit. L'anneau était son seul salut, le seul objet qui méritait son attention. Et tous ceux qui l'entouraient ne voulaient que le voler. Il voyait avec effroi la bouche de Harry bouger, sans en entendre les mots sombres, il ressentait tout ce que cela signifiait pour lui.
La connexion entre le Survivant et le Porteur de l'Anneau se coupa lorsqu'Harry se tordit, hurlant une incantation d'une voix qui n'était pas la sienne, se cambrant douloureusement et regardant le ciel. Ses veines ressortaient sur son front blafard, et sa cicatrice devint rouge, comme si elle venait de se faire et le Survivant se tient la plaie à deux mains sans cesser de faire ses incantations.
Legolas murmurait une prière en parlant très bas, appliquant les plantes qu'il avait à sa disposition. Une ombre noire commença à masquer le soleil, et Sirius abandonna sa baguette et se précipita sur lui pour le maintenir et l'empêcher de continuer de parler. Il tenta de lui fermer la bouche de sa main mais il se sentit brulé, et une marque sombre apparut sur sa paume, cuisante.
L'ombre se faisait toujours plus grande, et rien ne pouvait empêcher l'Elu de parler dans la langue maudite. La tension autour d'eux se fit très forte, le temps sembla s'accélérer et ils se sentirent observés, comme si l'ennemi était bien plus proche qu'ils ne pouvaient l'imaginer.
Plusieurs fois Gimli se retourna, certain d'avoir vu quelque chose traverser derrière lui, mais il ne voyait rien. Un brouillard opaque se leva, étouffant, les entourant comme une spirale, les empêchant de voir à plus de deux mètres. Ils avaient même du mal à se voir les uns les autres. Aragorn voulut ordonner que tous se mettent en formation mais sa voix se perdit. Il ne pouvait même plus bouger, comme pris dans les filets d'un rêve hurlant à plein poumons, quand soudain tout s'arrêta. Harry, en sueur, la bouche sèche tourna machinalement la tête vers la rivière.
Deux Hobbits avaient embarqué vers la rive opposée, et faisaient route à deux vers le Mordor.
Gimli suivit son regard et voulut courir les rejoindre, mais Aragorn le retint par le bras. Legolas et Sirius aidèrent le Survivant à reprendre ses esprits, vérifiant qu'il avait réellement repris possession de son corps. La cicatrice reprit progressivement une couleur normale et Harry sentit la migraine disparaître.
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- C'est ce que l'ennemi voulait. On ne peut rien y faire. Elrond nous avait dit que jamais nous ne devions nous séparer, mais rester ensemble signifie leur perte, et la notre. Nous devrons trouver une autre solution pour les aider.
- On pourrait se séparer, fit Gimli, inquiet tant pour Frodon et Sam que pour Harry, qui semblait vidé.
- Non. Je crois qu'il a pris sa décision. Plus ils seront discrets, plus grande seront leurs chances de réussite. Nous ne pourrons jamais gagner par la force contre tout un empire, je pressentais qu'une telle chose arrive. Nous agirons sur un autre front pour les aider.
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Ils n'eurent que quelques secondes avant de voir Frodon et Sam disparaître sur la rive opposée, chargés chacun d'un sac et de leurs capes.
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- Harry... Tu as pu voir « qui » c'était? Demanda doucement Ron assis près de son meilleur ami. Le survivant était encore très pâle.
- Je crois. C'était flou. Il y avait un œil de feu, c'est tout ce que j'ai pu voir.
- L'oeil maudit, fit Aragorn, soucieux.
- Mais sa cicatrice a saigné, fit Draco. Si c'était le mal d'ici, pourquoi s'en prendre à Harry?
- Il n'y a que Tom qui sache que je suis ici normalement, fit le Survivant.
- Alors ils se seraient rencontrés, et associés, fit Legolas d'un ton triste.
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Harry baissa les yeux, et soupira alors que Ron le soutenait, entourant ses épaules sous le regard protecteur de Legolas. Par sa faute Frodon courait droit à la mort, et lui devrait attendre, protégé comme toujours. Une lueur alerta Aragorn et il sortit son épée en voyant une vague forme éthérée, d'un bleu clair étrange. Sirius lui arrêta le bras, et s'approcha de la petite loutre, devenue presque invisible. Il s'accroupit, et parla tout bas, tandis que les autres se rapprochaient, inquiets pour les sorciers, curieux pour les autres.
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- Parle, Hermione. Qu'y a-t-il?
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La loutre se mit sur ses pattes arrières et prit la voix d'Hermione, bien qu'elle fut laborieuse, souvent coupée, car elle devait faire un effort physique intense.
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- Merry et Pippin sont partis avec Boromir vers Edoras, mais près des Monts Brumeux ils ont été attaqués, et Boromir... est mort. Merry et Pippin ont été enlevés par des créatures étranges... Ils sont aidés par la magie. Ils ont pu faire une sorte de transplanage... Ils vont vers le Mordor. Ils... ont passé la Lorien, et là... une guerre entre deux clans de créatures. Près d'Entalluve, il y a une forêt au loin... Les autres avaient une main blanche dessinée... les autres créatures ont gagné et ont prit Merry et Pippin...Ils partent vers l'ouest. Je ne peux pas les suivre... Je suis blessée... flèche... du poison.
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Avant la fin de la dernière phrase, le petit animal avait disparu dans une fumée bleuâtre, emportant les paroles avec lui.
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- Il faut que l'on parte immédiatement, fit Sirius comme une demande impérative. Hermione est blessée, et apparemment assez sérieusement.
- Ils pensent avoir le porteur avec eux, mais ne se dirigent plus vers le Mordor, il va falloir leur soutirer Merry et Pippin avant qu'ils ne s'en rendent compte, fit Aragorn d'une voix grave. C'est aussi une chance pour nous, Frodon gagne une avance de plus si nous pouvons être assez rapides. Nous avons peu de temps devant nous pour rejoindre la cité d'Orthanc.
- C'est quoi cette histoire de marque? Demanda Harry encore faible.
- La marque de Saroumane. Gandalf nous en avait parlé au conseil, il a fabriqué une armé d'Uruk-hai, et il veut lui aussi s'emparer de l'Unique, termina Aragorn. C'est donc chez lui que nous devons aller et récupérer les deux semi-hommes avant que lui ne le fasse.
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Nin mîr, nin mîl... (1) : Alors en fait ça signifie « mon trésor, mon amour », littéralement. Je l'ai mit sous cette forme bien que Nin mîr, nin meleth soit plus approprié. « mîr » signifie plus un amour d'affection amicale, mais ça se rapproche en même temps du concept de « trésor » et donnait une meilleure rime poétique, tandis que meleth signifie purement amour, d'ailleurs, melethril signifie amante/amoureuse (melethron pour le masculin, tout comme seron)... vouala.
Rhach! (2) : Alors cherchez pas, tous les mots fleuris que nous utilisons tel p** de *** de ***** de co***ie en ****on de *****er en croûte... ça n'existe pas chez les elfes. Rhach signifie malédiction.
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Et voici quelques délires, la plupart de ceux avec Nella étant centrés sur la suite et fin de l'intrigue je n'ai pas pu vous les mettre désolée =)
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Nella dit :
On attaque
*fait des étirements*
*craque ses doigts*
*se concentre*
Je dois arriver à être drôle! On m'attend au tournant
Nono dit :
/o/
Nella dit :
Je dois être drôle sans prout
Merde
Là ça va carrément être chaud
Tu te souviens encore de comment on fait?
Nono dit :
Essaye toto?
Nella dit :
Pipi zizi caca c'est un peu comme prout
Bon on va laisser le talent (dieu?) s'exprimer de lui même sans forcer^^...comme d'hab
/.../
Nella dit :
"Hermione prenait du courage, " cette expression n'existe paaaas
Prendre du courage
C'est quoi, le boucher?
"Je prendrais votre meilleur pièce de bœuf, deux andouillettes et un sac de courage"
ça veut rien dire
"cet été, j'ai pris trois kilos, tout dans le cul! mais j'ai aussi pris du courage donc ça compense"
Nono dit :
(moyen cette blague)
Nella dit :
(oui mais certifiée proutfree!)
/.../
Nono dit :
dis
fait des blagues en prout
parce que la ça craint
xD
Nella dit :
mdr je n'écris pas un one woman show, je corrige ton chapitre, BITCJ
BITCH même
Nono dit :
bitcj? mais... que tu es vulgaire
Nella dit :
je t'emmergue! putr!
Nono dit :
xD
/.../
Nella dit :
comme de par hasard, elle se ramène quand elles font leur bagage?
"Et pour vous Demoiselle, fière walkyrie que vous êtes" ils ont pas de walkyries chez eux hein -_-
et pas non plus la télé
pas Arthur
pas Nagui
pas Cindy Sanders
pas Terrance et Philip
pas Jermaine Jackson
toussa quoi
/.../
Nella dit :
"Son visage jeune, barré de cheveux d'or lui faisait ressembler à un ange." les elfes sont pas trop trop connu pour leur coupe de cheveux émo
il a le visage dégagé encadré de cheveux d'or ça ok
j'imagine trop XD
Legolas avec une coupe à la Bieber
Nono dit :
xD (et en fait Legolas aurait du être brun a la base)
non je voyait deux mèches fines qui barraient ses yeux
Nella dit :
"L'être millénaire leva les yeux vers le Survivant à l'existence trop éphémère, et d'un mouvement vif de la tête, il ramena ses mèches de cheveux blond vers sa tempe opposée. Presque aussitôt, les cheveux aérien retombèrent devant ses yeux, le forçant à réitérer le mouvement, provoquant un craquement sonore de sa nuque, suivi d'une grimace de douleur.""
avec le petit bruitage comme dans south park
Nono dit :
...
Nella dit :
"vous savez harry *ffffiou* je m'inquiète beaucoup pour vous *ffffiou*"
"je vous trouve de plus en plus distant *ffffiou"
"et vous me manquez. Parfois... *fiou* il m'arrive... *fiou* d'avoir des pensées impures pour *fiou* vous"
"votre petit cul *fiouuu* de mortel m'obsède *fiouuu*
Nono dit :
ON A COMPRIS
xDDD
Nella dit :
mdr j'ai envie de regarder l'épisode de south aprk sur les émos \o/
les gothiques pardon
"je préfère être un petit garçon qui pleure qu'une tarlouse gothique, Legolas"
Nono dit :
...
Nella dit :
on vap lacer la sagesse buttersienne dans la bouche de Harry
Nono dit :
HEY
xDDDD
Nella dit :
Quoi
Nono dit :
On a un chapitre
xDDD
arrête de partir en live
Nella dit :
Genre je pars trop en live
/.../
Nella dit :
Le tutoiement me plait pas
J'aimais bien qu'ils se vouvoient
Arwen vouvoie toujours Aragorn c'est plus romanesque façon amours platoniques légendaires du moyen age. Ça s'appelait comment encore?
Nono dit :
ils ont forniqué se sont raclé le fond de cave, on déplumé l'hirondelle descotché le colis branché la clé USB...
Te faut quoi de plus?
Nella dit :
amour courtois non?
Oui mais c'est un elfe, ils font ça à l'ancienne
Nono dit :
Et précision, ya pas de différence entre "vous" et "tu" en anglais donc on peut pas savoir s'ils se tutoyaient
Nella dit :
Même après lui avoir fait trois gosse, ils disent encore "ma mie, permettez moi de vous dire que votre vagin est délicieusement tendre et moelleux!"
.
OoO...OoO
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A présent Mokhan (qui est un garçon, je le rappelle xD)
[Discours d'Arwen à Hermione]
L'union fait la force dit l'autre, alors si tout le monde commence à faire ses trucs dans son coin ! Aller hop, le Rohan casse la croute, le Gondor tape la pétanque, et tout le monde est content, rdv à 16h30 pour le méchoui et à partir de 17h les plus motivés pourrons occire de l'orque!
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[Son visage jeune, encadré de cheveux d'or lui faisait ressembler à un ange.]
Mais à quoi rêvent les anges ? (comprendront ceux qui ont lu la superbe fiction de Netellafim du même nom =))
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[J'ai dormi quelques heures déjà. Mais je sens que ton corps est las...]
laisse moi l'aider à se détendre... on va commencer par t'enlever tes vêtements, mais je vais le faire avec les dents, pour changer. ensuite je vais bander des yeux, et te droguer, puis je me servirais de ton corps inerte pour assouvir mes pulsions primaires !
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[se foutant outre mesure du groupe qui dormait non loin]
mais t'as raison mon gars, osef des autres ! réveille les, y ont eu la journée pour se reposer, aller hop, gang bang sur la place !
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[C'était un grand félin, magnifique, royal, dangereux...]
*sifflote* Oh tu vas prendre, oui tu vas prendre, comme si je sortais de prison après 20 ans de réclusion */sifflote*
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[On pourrait se séparer, fit Gimli inquiet tant pour Frodon et Sam que pour Harry, qui semblait se sentir vidé.]
Vidé oui, Legolas n'y est pas étranger ! Mais le nain à raison, faisons des groupes de 1, toi tu vas au grenier, toi au jardin, toi dans la cave, et toi dans le garage, le dernier en vie à gagné ! Good luck !
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Et voilà à dans une semaine les gens merci pour vos reviews à tous!
