Hey!

Joyeuses Fêtes !

Et comme cadeau, voici donc la suite de cette merveilleuse fic ! -P

Merveilleuse... ça c'est toi qui le dit... -N

Oui bon... Je me comprends... -P

Mouais... c'est pas avec cet argument que tu va faire revenir les lecteurs...-N

Avec toujours un retard impardonnable voici quand même la suite...


Appelez-moi... Sirius Malfoy

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Chapitre 20 Réception et plus si affinité

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J'allais bien un jour faire une connerie, un faux pas et provoquer une chute mortelle. Et je sentais ce moment arriver à grand pas.

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- Patcourt, apporte-moi ma robe verte !

- Tout de suite Jeune Maître.

L'elfe trottina jusqu'à l'armoire de Draco et décrocha le vêtement et repartit en trottinant derrière le paravent. Assis dans le sofa de la chambre du blond, j'attendais une nouvelle fois qu'il sorte afin de me montrer son ensemble. Presque toute sa garde-robe était passée. Je l'entendis soupirer, grincer des dents et persifler après son elfe avant qu'il ne sorte, enfin.

Ses chaussures cirées claquant sur le parquet assorties à son pantalon cintré noir sur lequel venait tomber sa robe vert émeraude aux coutures d'or. Le derrière était plus long que le devant qui se boutonnait sur le torse. Les manches étaient longues et amples, le col fin et brodé et l'ensemble parfaitement ajusté aux épaules et à la taille du blond. Du sur-mesure, et pourtant Dray tirait encore une tête épouvantable.

- Qu'est-ce qu'il y a cette fois ?

- Rien, elle est plutôt bien…

- Alors pourquoi tu tires une tête pareille ?

Il me jeta un regard noir à travers le miroir avant de se retourner les poings sur la taille.

- Pourquoi ? Mais parce que j'ai cru que j'allais enfin pouvoir éviter cette corvée cette année.

- Mais il s'agit d'une réunion importante non ?

Il soupira et vint prendre place à côté de moi. Il me regarda sérieusement, mais aussi avec incompréhension.

- Est-ce que tu as vraiment conscience que l'on va rencontrer la plupart des Familles Sang-Pur de d'Angleterre, dont la majorité sont à sa botte !?

- Oui.

- Alors pourquoi ? Pourquoi tu nous laisses y aller ? Je croyais que tu voulais nous protéger de ces gens ? De ce qu'ils pouvaient nous faire ? A toi et à moi ! Non mais tu imagines ?! On va sortir du manoir où tu m'as dit qu'on serait en sécurité et-

- Draco. Stop. Je sais tout ça. Mais c'est plus compliqué que ça. Je me dois d'y assister.

- Oui, en tant que Chef de Famille. Mais m'emmener moi ?! J'aurais très bien pu rester ici et j'aurais été aussi bien protégé ! Au lieu de mettre nos deux vies en danger lors de cette réunion, il n'y aurait eu que la tienne ! Et je sais que mon raisonnement est incroyablement égoïste. Mais c'est le fond de ma pensée.

- Le seul souci Dray, c'est que tu n'es qu'en sécurité qu'auprès de moi. Et c'est tout aussi égoïste de dire ça. Si je te laisse tous seul ici, rien ne me dit que ton père ne s'éclipsera pas au cours de la soirée pendant que j'aurais le dos tourné pour revenir ici et t'entraîner de force. Il y aura beaucoup trop de monde à cette « réunion » et je ne pourrais pas le surveiller continuellement, tu comprends ? Si tu es avec moi, il ne t'arrivera rien.

Il me lança un regard noir auquel je ne répondis que par un soupir. Me levant, je le laissais ajuster les derniers détails de sa tenue pour ce jeudi. J'avais moi-même quelques petites choses à régler concernant tout ça. Il fallait que je trouve un plan pour que l'on puisse s'échapper au moment venu. Car si j'avais bien interprété le message de Severus, il allait se passer quelque chose. Je ne savais pas exactement quoi, quoique que je soupçonnais une action du très estimé Voldemort, mais il me fallait... Il nous fallait un moyen de nous échapper, moi et Dray…

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- Manoir Greengrass !

On fut happé par les flammes vertes. Nombre d'antres illuminés défilaient devant nos yeux avant de finalement arriver dans la bonne. Je sortis des flammes rapidement, suivit de près par Lucius, Narcissa et Draco. Le masque froid et hautain de la famille Malfoy bien en place sur mon visage, j'époussetais ma cape de voyage. Un elfe de maison filiforme arriva alors pour nous en débarrasser. Il recula ployant sous le poids des quatre vêtements. Arriva alors à notre rencontre un aristocrate avec un léger embonpoint, une figure longue et pointue, et les cheveux grisonnants et raides. Je reconnu quelque trait des deux sœurs avec qui j'avais déjà passé du temps à Poudlard. Dans une robe vert gazon, il vint directement à ma rencontre et me serra la main en joignant une étreinte amicale.

- Sirius Malfoy ! C'est une véritable joie de vous avoir parmi nous ce soir. Votre présence nous honore ! Beaucoup de monde ne s'attendaient pas à votre venue !

- Je me demande bien pourquoi. Je ne fais que mon devoir envers ma famille, Cher Wayland Greengrass.

Il explosa alors d'un rire puissant et d'une sincérité déconcertante.

- Vous n'êtes pas un Malfoy pour rien. Ah Lucius mon ami, votre famille est vraiment remarquable en tout point !

- Comme elle l'a toujours été, Wayland.

- Ha ha ! Je n'en ai jamais douté ! Narcissa. Vous êtes radieuse. Draco, heureux de te revoir. Tu es devenu un bien beau jeune homme. Bien. Si vous voulez bien me suivre.

Et il tourna les talons. Je le suivis de très près sur sa droite. Le reste de la famille derrière moi.

Après être sorti de la pièce dans laquelle on était arrivé, on prit un large couloir puis tourna à droite une fois avant d'arriver devant une grande porte à double battant grande ouverte et gardée par deux Aurors du Ministère. Des musiques et conversations mêlées provenaient de la pièce gardée.

- Monsieur Sirius Elwin Clive Malfoy et sa famille !

C'était un autre elfe qui avait annoncé notre arrivé avec un porte-voix à l'assemblée. Beaucoup de tête se tournèrent vers moi, alors que M. Greengrass posait sa main sur mon épaule. Me dégageant rapidement, je m'avançais vers la foule. Je n'avais pas besoin que l'on pense que j'avais besoin d'un quelconque soutient.

La mère de Blaise se matérialisa presque instantanément près de moi et ce fut la première personne que j'eus à saluer de la soirée.

- Monsieur.

- Madame.

Elle me fit une accolade à laquelle je répondis. Après ce petit jeu, beaucoup moins de regards étaient tournés sur ma personne. Tout n'était qu'une histoire de relation de pouvoir dans ce monde. Je discutais quelque instant avec elle, avant de me faire harponner par quelqu'un d'autre. Cette personne n'était autre que le Père de Théodore. Je n'avais par ailleurs jamais vu le châtain aussi tendu et sur les nerfs qu'aujourd'hui.

Puis ce fut le défilé de personnes plus ou moins importantes. Parmi tout ce monde, il y avait beaucoup de personnes que j'avais connues vingt ans auparavant mais personne ne reconnut ma véritable identité. Sauf peut-être Mrs Londubat, qui me dévisagea un peu trop, néanmoins sans rien me dire.

Mon Oncle restait avec moi la plupart du temps. Il ne parlait pas beaucoup, mais n'hésitait pas à prendre la parole sur des sujets abordés sur lesquels j'étais mal renseigné. Il jouait donc, à merveille, son rôle. Restant en retrait et arrivant dès que j'avais des problèmes. J'étais jeune, donc personne ne s'en offusquait. J'avais même vu des regards attendris. C'en était écœurant.

Pendant que je jouais mon rôle d'héritier, Narcissa se pavanait dans la salle, bavassant à droite à gauche, distribuant des sourires vaniteux à tour de bras. Draco quant à lui, s'était replié dans un coin de la salle avec Blaise et d'autres jeunes qui assistaient à la réception. Je m'arrangeais pour toujours avoir un œil sur lui. J'avais environ une heure devant moi pour remplir mon devoir avant d'aller le retrouver pour être sûr qu'il ne lui arrive rien, mais on n'était jamais trop prudent.

Quand j'arrivais enfin vers eux, il y eut un grand silence. Je soupirais brièvement, avant de relever la tête. Tous les jeunes me dévisageaient avant de s'incliner. Fichu sang d'héritier. Je relançais alors une conversation pour détendre l'ambiance soudainement tendue.

M. Greengrass revint alors à l'attaque en me mettant le grappin dessus et en m'arrachant au groupe avec Draco. Il nous entraîna alors rapidement vers son épouse qui était en pleine discussion avec ses filles. Lucius apparut alors comme sentant une mauvaise affaire arriver. Et étrangement, j'avais moi-même un mauvais pressentiment.

- M. Malfoy, vous connaissez certainement ma cadette, Astoria.

- Oui. Si je ne me trompe pas elle est d'une classe inférieure à la mienne. Nous nous sommes croisés plusieurs fois effectivement.

La susnommée s'inclina devant moi avec un joli sourire. Ses cheveux châtains tombèrent sur son épaule alors que les volants de sa robe prune s'agitaient. Près d'elle je voyais Dray se crisper de plus en plus. Alors que les trois adultes se lançaient des regards complices. J'eus alors un frisson d'horreur en repensant à la conversation qu'on avant eu dans le cabinet musical, Blaise, mon cousin et moi.

- Vous connaissez également Daphné ?

- Evidemment.

- Il nous est parvenu que vous n'étiez plus fiancé, alors pourquoi ne pas rapprocher encore plus nos familles ? Notre Astoria est fiancé à Draco depuis qu'ils ont quatre ans, mais notre Daphné est toujours un parti à prendre.

Une micro contraction s'était faite sur le visage du blond lorsque l'homme avait annoncé son lien avec la plus jeune des deux sœurs. J'étais persuadé qu'il n'était pas enchanté de ce mariage, mais il n'avait pas eu le choix. C'était ça être un sang-pur. Daphné quant à elle avait piqué un fard en me regardant.

- Je saurais m'en souvenir en temps voulu, Monsieur. Mais pour l'instant, le chagrin que m'afflige la disparition de mon ancien fiancé est encore trop vif.

- Je le comprends parfaitement-

- J'ai cru comprendre que Draco était fiancé mon Oncle. Pourquoi ne pas m'avoir tenu au courant de cela ?

- Il y a des années que cela a été fait, je n'ai tout simplement pas pensé à vous en parler.

- Bien. Je n'ai rien à redire à l'union. Le Serment de sang ayant été effectué un an avant mon arrivé…

A ce moment, je sentis sur ma droite Lucius se crisper entièrement et Mrs Greengrass lancer un regard à son mari. Je vis alors un bref éclat d'espoir dans les yeux de mon blond. Aussi Vif qu'un attrapeur je ne leur laissais pas le temps de répondre quoique ce soit. Prenant une voix blanche, contrastant avec un haussement dédaigneux de sourcil, je demandais en croisant les bras sur ma poitrine.

- J'ose espérer que ce silence signifie que vous ayez bien effectué le Serment de sang au quinzième anniversaire d'Astoria Greengrass, puisque c'est elle la plus jeune ?

Un nouveau silence.

- Pourrais-je avoir une réponse ?

- Siri… On a rien fait de tel…

Je dévisageais Dray qui avait un regard coupable comme si c'était lui qui était en faute.

- Mon Oncle. Est-ce vrai ?

- …

- M. Greengrass ? Mrs Greengrass ?

- …

- Vous n'avez pas effectué le Serment et vous vous prétendez encré dans les traditions Sang-Pur ?! Je suis mortifié, même mon père, feu Abraxas Malfoy Junior avait été lié à ma mère et envisageait de faire la même chose pour moi ! Et il me semble que vous êtes également lié mon Oncle ! Et j'ose imaginer qu'il en est de même pour vous, Wayland !

- Effectivement. Nous n'avions pas jugé cela nécessaire mais nous pouvons remédier à cela dans les plus brefs délais et-

- Vous pensez vraiment que maintenant, je vais cautionner cette union ? Il n'en est pas question ! L'accord passé autrefois est caduque et je n'accepterai pas que mon cousin et ma famille soit liée à une autre qui n'estime plus les liens des Sang-Pur !

- Mais vous n'êtes pas sérieux Sirius…

- Ai-je l'air de plaisanter, Wayland ?

- Monsieur. Je suis-

- Épargnez-moi vos excuses, vos remontrances, et même vos représailles mon Oncle ! Vous savez comme moi que vous êtes en tort ! Et vous savez également que je ne peux que me permettre cette initiative. Je ne connais pas les Greengrass comme vous, et ma confiance et ma considération envers eux n'est plus au beau fixe.

Je tournais les talons et je laissais la famille Greengrass aux prises avec Lulu alors que j'emportais Draco avec moi.

- Sirius, je-

- Pas maintenant-

- Monsieur Malfoy.

On venait à peine de quitter cette conversation plus que controversée que déjà quelqu'un venait de nouveau solliciter ma présence. Une femme brune à la peau satinée et aux grands yeux bleus dans une robe fourreau blanc cassé se planta devant moi avec à ses côté, sa fille. Une Serdaigle de Troisième année si ma mémoire était bonne, coincée elle aussi dans un fourreau de couleur ciel. Ses yeux noisette regardaient obstinément le sol.

- Laissez-moi vous présenter ma fille, July, vous avez sans doute déjà dû la croiser dans Poudlard. Elle ou son petit frère d'ailleurs. J'espère qu'un jour, vous vous intéresserez à eux. Notre Famille l'espère grandement.

- Je ne sais pas ce que le futur apportera, mais je saurais m'en souvenir, Mrs. ?

- Mrs Diane Fawley. Ma fille, July Fawley et mon fils Troy Fawley.

- Très bien.

- Voici également ma fille-

- Et voici la mienne-

- Mon fils saura vous-

Les personnes de la réception se pressaient soudainement autour de Draco et moi pour avoir mes faveurs. Toutes ces femmes et ces hommes me présentant leurs progénitures commençaient à m'étouffer. Je craignais qu'une migraine arrive et m'achève, faisant alors exploser mon cerveau. Mais ce fut une explosion bien réelle qui calma pendant deux secondes tout ce beau monde avant qu'il ne sombre dans la panique totale. Des cris et des sorts emplirent la salle de bal. Les gardes du corps du Ministère, jusque-là discrets, se jetèrent dans la mêlée. Quand une voix cria par-dessus tous.

- Trouvez-le !

Quelqu'un me percuta et ce fut le noir total.

Lorsque mes yeux se rouvrirent, c'était le chaos. Ma tête me lançait énormément et j'arrivais à peine à distinguer Draco à côté de moi. Il me secouait et je voyais sa bouche articuler des mots qui étaient étouffés par la pagaille alentour. J'essayais de me concentrer sur ses paroles, fixant ses lèvres malgré les étourdissements.

- …us ! …au …on…pa …te de là ! Lèv… toi ! Sir…us ! Sirius ! Bouge !

Son regard était perdu, affolé. Et j'eus un éclat de conscience. Attrapant Draco fortement par le bras, j'essayais de parler. Ma voix pâteuse n'émit qui étrange coassement. Serrant alors les dents, je plongeais ma main dans l'une de mes poches avant de crier du plus fort possible que je pouvais.

- Au manoir… Maintenant !

Dray s'écrasa alors contre mon corps et en quelques secondes, ce fut fini.

Plus d'explosion, plus de cris, plus rien…

Juste le crépitement de la cheminée de ma chambre au manoir. Nos respirations communes, essoufflées.

Il passa un temps que je n'arrivais pas à calculer. Crispé, c'est ce que j'étais. Et Draco peina à détacher ma main de son avant-bras. Je le vis à peine remonter sa manche et frictionner les marques qu'avaient laissées mes ongles. Fixant un point sans le voir, j'essayais vainement de reprendre mes esprits. Ma tête me lançait. Je portais ma main droite pour la soutenir, mais la douleur fut encore pire et j'émettais un grognement.

- Putain ! Sirius ! Enlève ta main !

La voix de Dray me brisa les tympans. Elle était trop forte, trop proche, trop inquiète. J'eus un mouvement de recul et un froncement de sourcil qui m'arracha une nouvelle plainte.

- C'est pas vrai… Patcourt !

Je l'entendis distraitement appeler encore son elfe alors qu'il s'était redressé. Ses cheveux blonds étaient légèrement dépeignés et sa lèvre inférieure était fendue, chose que je n'avais pas remarquée plus tôt. Un peu de sang salissait son menton. Il était d'ailleurs légèrement débraillé, son ensemble vert également poussiéreux. Il commençait à s'énerver, ou à paniquer, et mes yeux se posèrent sur ses mains. Recouverte de sang.

- Lark, il a été demandé par le Jeune Maitre Draco. Lark, il peut faire quelque chose pour vous ? Lark.

- Rapporte-moi la boite de premier soin !

- Lark.

Puis il se tourna vers moi. J'étais incapable de lui parler, mais il ne me posa pas de question. Il se contenta de me redresser et de me guider jusqu'au lit et de m'asseoir dessus. L'elfe aux yeux vairons revint puis repartit sans un mot de plus. Mon blond commença alors à s'affairer devant la boite blanche. Puis avec sa baguette et un coton, il se retourna vers moi. Je ne comprenais décidément pas ce qui lui arrivait.

- Sirius. Est-ce que tu peux enlever ta main, pour que je puisse te soigner.

Mon regard ne changea pas d'un iota. Je ne comprenais absolument pas de quoi il parlait.

- Siri ! T'es en train de te vider de ton sang !

Et j'eus un nouvel éclair de lucidité. Brusquement et avec un gémissement, pitoyable, je retirais ma main de mon front. Elle était rouge. Recouverte de mon hémoglobine que je sentais maintenant affluer au niveau de ma tempe droite et couler juste au-dessus de mon œil.

Dray se pencha alors sur moi pour commencer son office et je serrais les dents. Après quelque minute, j'étais soigné et le blond s'occupa finalement de lui. Il referma la boite au même moment où un claquement puissant retenti dans le manoir. Il fut rapidement suivi d'un deuxième et d'un troisième…

Ayant un peu repris mes esprits depuis que la douleur s'était atténuée, je compris rapidement qu'on ouvrait toutes les portes du Manoir à la volée. Et les bruits de pas et de porte se rapprochaient un peu trop rapidement de nous. Sortant alors ma baguette, je me tournais vers la porte. Si personne ne pouvaient en franchir le seuil, ça ne voulait pas dire que les sorts en étaient arrêtés. Draco se tenu prêt, lui aussi, à côté de moi.

Il y eut un silence. Des pas qui se rapprochaient trop vite. Et enfin la porte de ma chambre s'ouvrit à la volée. La faible luminosité que procuraient les flammes de la cheminée tomba alors sur la silhouette se trouvant sur le pas de la porte. Baguette tendue, Narcissa Malfoy, anciennement Black, nous fixa quelque instant avant de s'écrouler. Son chignon de cheveux blond était partiellement défait et le bas de sa robe noire légèrement déchirer. Elle éclata alors en sanglots et je retenu Draco qui voulait aller vers elle. Avec l'attaque du Manoir Greengrass, il fallait être plus prudent que jamais.

- Vous êtes là !

- Mère…

- Par Merlin et Morgane réunit, merci ! Merci ! Vous êtes sain et sauf !

Abaissant légèrement ma baguette, j'attendais qu'elle se calme un peu, avant de poser une question –bien que je connaissais parfaitement la réponse– mais c'était juste pour la forme. Je n'étais pas censé être au courant.

- Que s'est-il passé, ma Tante ?

- Des Mangemorts… Des Mangemorts qui cherchaient les traîtres à leur sang.

Un silence tendu tomba, alors que la blonde se redressait. Je n'osais pas regarder Draco dont je savais le visage interdit.

- Et… Où est mon Oncle ?

- Il est resté là-bas pour aider à remettre de l'ordre.

- Je vois, c'est généreux de sa part.

- Comment êtes-vous rentré ? On vous a cherché, mais personne ne vous a trouvé.

- J'ai transplané avec Draco. Je sais que je n'ai pas le droit vu que j'ai loupé mon permis l'an passé, mais c'était la seule solution pour nous sauver avec Dray. On était trop loin des cheminées.

- Je vois. C'est bien que vous ayez réussi. Que vous soyez revenu ici, me comble de joie.

Il y eut un silence. Puis elle se releva.

- Je vais me retirer maintenant. Je vais prévenir Lucius et me rendre un peu plus présentable.

- Bonne fin de soirée ma Tante.

- Vous de même.

Elle tourna les talons et s'engouffra dans le couloir. Après un échange de regards équivoques, Draco partit à son tour. Une fois seul, je refermais mes portes et prenais mon visage entre mes mains, faisant attention aux soins que m'avait donné Draco. Je me laissais glisser le long de ma porte et soupirait. Quelques larmes brûlantes coulèrent sur mes joues tandis que quelques tremblements prenaient possession de mon corps. J'avais beau m'être préparé au pire, j'avais eu la plus grande peur de ma vie. Et pas que pour moi, pour Draco aussi. Tout aurait pu déraper, tout…

J'arrivais à me calmer après de longues minutes qui me parurent interminables. Me levant, je me dirigeais vers ma salle d'eau. Je n'aimais pas le reflet que me renvoya le miroir. Cette personne n'était définitivement pas moi. Ni un Black, ni un Malfoy… Tournant le dos au miroir, je m'appuyais sur le lavabo.

- Patcourt, reviens !

L'elfe apparut après quelque seconde.

- J'espère vous avoir été utile Maître.

- Aide-moi, je suis fatigué.

Avec un clin d'œil et un sourire, l'elfe s'inclina avant de m'aider à enlever mon ensemble. C'était une très belle robe que m'avait dénichée Dumbledore. Un ensemble bleu nuit aux serpents d'argent et de jade brodés, une coupe à l'orientale et assez près du corps. Bon, c'est vrai que les serpents ce n'était pas trop mon truc, mais c'était celui des Malfoy et pour le coup on aurait presque pu les confondre avec des dragons. Une fois la besogne accomplie, je me tournais vers Patcourt qui me fit un nouveau clin d'œil et je le renvoyais. Après un bain, Morphée m'appela rapidement et je tombais dans ses bras.

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Le lendemain dans mon bureau, Dray avait manifestement besoin d'une discussion sérieuse avec moi. Ça faisait dix minutes qu'il avait toqué à la porte et qu'il faisait les cent pas devant moi. Son visage marquait des plis soucieux et il semblait en pleine réflexion. J'allais enfin lui demander ce qu'il voulait quand il se planta devant moi, les bras croisés sur son torse et me scruta de ses iris grises.

- Il y a un truc que je ne comprends pas.

- Et qui est ? fis-je dans un soupir, sentant que la discussion aller tourner vite en rond

- Tu as dit à Mère, que tu avais transplané. Mais… Je connais les sensations. Et ce n'était pas tout à fait pareil… De plus, tu m'avais dit que tu étais vraiment nul pour ça. Donc il y a un truc qui m'échappe… Comment on a fait pour partir de chez les Greengrass ?

- Si je te dis que j'ai vraiment transplané et de ne pas chercher plus loin, tu ne le feras pas n'est-ce pas ?

- Je suis un Malfoy, et je ne lâche jamais rien.

- C'est exactement ce que je pensais.

- Alors ? La vérité ? Comment as-tu réussis à nous sortir de cette situation ?

Je poussais de nouveau un soupir. Il cherchait toujours la petite bête. Mais pour une fois, je n'avais pas envie de me battre contre lui.

- D'abord, tu dois me promettre de ne pas poser de question par la suite et surtout de ne parler de ça à personne.

- …

- Dray, j'ai ta parole ?

- …Oui.

Les yeux gris de mon cousin étaient remplis de sincérité, même si je savais qu'il voudrait en savoir plus.

- Très bien. Alors, ne te met pas en colère… Mais je savais -plus ou moins- ce qu'il allait se passer lors de la réception-

- Quoi ?!

Là, il était en colère, ses fins sourcils s'étaient froncés encore plus et il avait posé violemment à plat ses mains sur mon bureau. Soupirant, je me levais pour venir de son côté et posais une main apaisante sur son épaule. Je le vis esquisser un geste pour l'enlever, mais il y renonça.

- Je ne te l'ai pas dit, car je savais que tu aurais une réaction comme celle-ci d'une part, mais également parce que tu n'aurais pas été aussi naturel lors de la réception.

- Si tu crois que cette réponse me suffit…

- Fais-toi une raison, ce qui est passé, est passé-

- Et toi alors ? Le fait que tu saches ça ne t'a pas empêché de paraître suspicieux avec tout le monde. fit-il amer

- Contrairement à toi, personne ne me connaît. Donc ça n'a choqué personne que Sirius Malfoy soit « suspicieux ».

- Et-

- Concernant le moyen de nous échapper…Je n'ai bien évidemment pas transplané. Il y avait peut-être un contre-sort, placé par les Greengrass, le Ministère ou les Mangemort eux même. J'ai donc cherché un autre moyen avant la réception. Et la solution, je l'ai trouvé grâce à ton elfe.

- Grâce à Patcourt ? C'est-à-dire ?

- Les elfes n'ont pas la même magie que nous et personne ne penseraient à mettre une barrière pour empêcher un être aussi inférieur qu'un elfe de maison d'aller et venir. Je lui ai donc demandé de nous amener ici si la soirée virait à la catastrophe.

- C'est tout ?

- Oui.

- Et comment Patcourt a su qu'on était en danger ?

- Il était dans ma poche toute la soirée.

Draco me regarda avec des yeux ronds comme des vifs. Puis, il détourna son regard de moi avec une mine de dégoût. L'elfe avait effectivement changé sa taille d'un claquement de doigt avant de se glisser dans une de mes poches avant de partir. Je lui avais bien sûr donné comme ordre de n'obéir qu'à moi jusqu'à ce que je lui demande de redevenir normal.

- Tu as passé la soirée avec mon elfe dans ta poche ?

- Oui. Je vais sans doute devoir brûler ma robe de soirée.

- C'est-

La porte du bureau s'ouvrit alors avec fracas, ce qui nous fit sursauter. Mon Cher Tonton venait d'entrer dans le bureau et il était mécontent. Et quand ses yeux tombèrent sur nous il eut même l'air encore plus en colère le Lulu.

- Dray, je t'en prie, laisse-nous.

- …

- Je te retrouve tout à l'heure.

- … D'accord.

Repassant du bon côté du bureau, je fis face au plus vieux de Malfoy de ce manoir. Et au vu de son regard, ce n'allait pas être une conversation de tout repos.

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A suivre...

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LTQLATIQNSPDLFEDLLSFPMMQOEQMPQOTÇC ! (Les Trucs Que Les Auteurs Trouvent Importants Qui Ne Sont Pas Dit Dans La Fiction Et Dont Les Lecteurs Se Fichent Pas Mal Mais Qu'On Ecrit Quand Même Parce Qu'On Trouve Ça Cool !)

- Pas grand chose à dire sur ce chapitre...

- Sirius Elwin Clive Malfoy a enfin fait son apparition dans le Grand Monde !

- On a réglé l'histoire du mariage de Draco, donc maintenant, il est libre comme l'air XD

- Avez-vous remarqué les doubles sens dans les paroles de Narcissa quand elle retrouve Siri et Dray après l'attaque ?

- Qu'avez vous pensez du Sauvetage grâce à l'elfe de poche ?

- Comment pensez vous que Lucius va tuer Sirius dans le prochain chapitre ?

- Rappelez vous que à chaque reviews posté, les auteurs sont deux fois plus motivé à écrire la suite qui arrivera encore plus vite !

- Des commentaires sur la relation Dray-Sirius ?

- Sur la disparition flagrante d'Harry sur ces chapitres ?

- Avez vous envie de voir Severus au prochain chapitre ?

- Autres choses ?

- Non ?

- Donc l'addition s'il vous plait ? XD XD

- ET JOYEUSES FÊTES !

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Merci Mayura de nous avoir supporté, nous et nos fautes, pendant toute cette année !

Le prochain chapitre arrivera l'année prochaine...

Par contre on va prendre un peu de temps pour nous recentrer sur cette fiction et la continuer et la finir dans les meilleurs conditions donc on risque de mettre du temps à publier la suite... prenez patience ! On reviendra, c'est une promesse !

Bises

Noémie & Paul

-Nothingness