Et voici un chapitre chers lecteurs, et cette fois, seul Mokhan a pu passer par là, m'évitant bien des ennuis. Merci à lui et merci aussi a Nella qui s'est démenée pour que j'écrive et m'aider à bien tout réaliser =D

Étant donné que je viens de rentrer chez moi et que je dois repartir dans genre maintenant, il est possible que certains d'entre vous n'aient pas eu leur ràr, je poste le chapitre pour être à l'heure, mais c'est certain, je répondrait à tout le monde =D Merci pour votre compréhension, pour vos reviews et pour votre présence !


ENJOY!


.

Chapitre XVI / Le ralliement

.

Ils avaient marché plusieurs jours au travers des plaines du Rohan, et Harry se sentant mieux, il pu lui aussi aller à pied. Ils ne se reposèrent cependant presque plus, et des quatre jours que dura leur calvaire, le survivant ne retint que la fatigue, et la sensation de toujours découvrir le même paysage, presque d'y perdre son sens de l'orientation.

Ils étaient épuisés, sales et ne parlaient à présent plus du tout mais la forêt qu'avait annoncé Hermione était en vue. Fangorn. En tout cas c'est ce qu'avait dit Legolas, mais pour le commun des mortels, cela se résumait encore à un petit point noir à l'horizon.

Aragorn décida enfin qu'une pause était de mise. Ils n'avançaient plus que par la seule force de la volonté du groupe et jamais Ron ne fut si content de s'assoir dans la poussière. Sa basket avait finit par lui entamer le tendon d'Achille et chaque pas était devenu une torture. Sirius l'aida à y mettre un bandage de fortune après un sort de soin pour que l'incident ne se répète plus.

.

- Putain je suis mort.

- Y'a pas que toi mec, fit Ron à Draco.

- Granger à intérêt de me baiser les ampoules que j'ai aux pieds après ça, répliqua le blond.

.

Harry se surprit à rire malgré leur situation. Draco avait vraiment un truc pour les faire décompresser quelques secondes. Gimli vint s'enquérir auprès de Sirius de ce qu'il leur manquait et distribua les rations. Du pain elfique, de l'eau claire. C'était presque tout ce qu'ils mangeaient depuis plusieurs semaines, en même temps. C'était bon, nourrissant et revigorant mais... au bout d'un moment on avait envie d'autre chose.

Après une heure de pause, chacun étouffant les gémissement de douleurs qui les lançaient dans différentes parties de leur corps, ils reprirent leur course. Il ne leur fallut pas longtemps pour que Legolas, se retournant donne l'alerte et qu'ils stoppent.

.

- Cent cinq cavaliers nous arrivent, leurs armures sont d'argent, leurs cheveux sont blonds, et ils portent des lances pour la plupart.

- Perçante est la vue des elfes, fit Aragorn avec un sourire.

- Non. Ils ne sont qu'à cinq lieues, dit Legolas avec sérieux.

- Il se fout de nous là en fait, murmura Ron à Harry qui souriait.

- Craint-on la mort où une aide de ces cavaliers? Demanda Gimli

- Ce sont les cavaliers du Rohan, expliqua Aragorn. Ce ne sont que des rumeurs, mais certains disent qu'ils sont en terrain neutre avec Sauron. Je doute cependant qu'ils soient de son côté.

.

Les cavaliers chargeaient sur eux mais sur ordre d'Aragorn, personne ne bougea, et la troupe stoppa, attendant l'arrivée de ceux que l'on appelait Rohirrim. Les hommes les encerclèrent, galopant autour d'eux, resserrant le cercle de plus en plus jusqu'à ce que tous se stoppent au même mouvement sans qu'un ordre ait été donné. Des dizaines de lances étaient pointées sur eux.

Instinctivement, ils se mirent en cercle, les trois plus jeunes au centre et se mirent sur la défensive. Legolas avait bandé son arc, Gimli sortit sa Hache et Aragorn son épée. Quant aux sorciers, ils avaient des sorts rapides à exécuter sur le bout de la langue.

L'un des cavaliers, plus grand et au casque plus richement orné s'avança. Il parla d'une voix basse mais pointée de mépris. Pour un peu Draco aurait cru entendre son père.

.

- Qui êtes vous?

- Je suis Grand pas et je chasse les orques, et avec moi mes amis, Legolas, Gimli, Sirius, Draco, Ron et Harry. Nous venons en paix.

- J'ai tout d'abord cru que vous étiez des orques mais s'il vous prend à les suivre, de chasseur vous deviendriez proie. Vous n'y connaissez pas grand chose pour les chasser de cette façon, les orques ne sont pas un gibier de plaisir...

- Et il dit ça après une minute alors qu'il a pas été foutu de nous distinguer des orques? Chuchota Draco à Harry.

- Faut croire.

.

Des lances se tournèrent vers les deux sorciers qui se turent, vexés.

.

- Nous ne chassons pas les orques par plaisir, reprit Aragorn, mais parce qu'ils ont capturé deux de nos amis, et blessé une autre que nous venions secourir. Et puisque nous n'avons pas de chevaux, nous venons à pied.

- Et d'où venez vous exactement? Votre nom n'est pas celui d'un homme, Grand-Pas, et ceux de vos compagnons sont étranges, êtes vous des elfes?

- Notre dernier arrêt s'est effectué en Lothlorien auprès de la Dame, répondit Legolas. Et moi seul suis un elfe de la forêt noire du nord.

- La Dame de la forêt d'or existe donc bien? Beaucoup de légendes circulent au sujet de cette magicienne continua le cavalier d'un ton hautain, et si vous êtes en sa faveur, peut être faites vous aussi le travail qui est le sien d'emprisonner les hommes?

- Lui, il aime pas sa vie, murmura de nouveau Draco à Harry en voyant Gimli, les yeux flamboyants sortir lentement sa hache.

- Dites un mot de plus sur une beauté que votre imagination ne pourrait même concevoir et je vous donnerais de quoi vous occuper de ma hache, fit Gimli d'une voix très basse.

- Je vous déconseille de vous mesurer à moi, Maître nain, répondit le chef d'une voix emplie de mépris en le regardant de haut, avançant sa lance près de la barbe rousse, car je vous couperait tête et barbe avant que vous n'ayez pu regretter votre geste malheureux.

- Votre gorge en rougira avant, rétorqua Legolas d'un ton dur en bandant son arc juste sous le menton du cavalier.

- Oh merde, murmurèrent Ron et Draco en même temps.

Aragorn sortit son épée, étincelante, et parut soudain grand et emprunt de charisme. Le cavalier avait pour le coup rapetissé et Grand pas parla d'une voix grave qui ne souffrait aucune réplique.

.

- Je suis Aragorn fils d'Arathorn, l'héritier du fils d'Isildur, Elendil de Gondor, et voici l'épée qui fut brisée et qui a été reforgée! Êtes vous là pour m'aider ou me tuer?

Il fallut quelques secondes au cavalier pour réaliser ce qu'il se passait avant qu'il ne fasse un geste et que lui et ses hommes descendent à terre et se prosternent.

.

- Les contes deviennent donc réalité, le roi est revenu en son pays. Je vous demande de m'accorder votre pardon pour l'offense que je vous ait faite et vous donnerait toute l'aide dont vous pourriez avoir besoin.

- Les temps sont sombres, nombreuses sont les méprises. Nous ne voulons que retrouver nos amis mais avant, connaître votre identité, cavalier de Rohan.

- Je suis Éomer, fils d'Eomund, Troisième Maréchal de Riddenmark je sers le roi Theoden fils de Thengel. Il se releva. Dites nous, seigneur, ce qu'il vous amène en ces terres, quelles nouvelles apportez nous du Nord?

- Le destin de beaucoup d'entre nous fut funeste, Eomer, et nous sommes là pour nous battre contre Sauron et toutes ses forces. Serez vous avec nous?

- Notre cité n'est pas sous le joug du Mal, mais n'est pas en guerre ouverte contre lui. Cependant, il y a de nombreuses lunes que Boromir fils de Denethor est partit et que son cheval est revenu seul. Que lui est-il arrivé?

- Vous pourrez donc dire au roi Theoden que la guerre est ouverte. La vie ne sera plus la même, bien peu seront ceux qui pourront même la conserver. Mais avant tout, nous devons retrouver ces orques, cette mission est plus que capitale.

- Un groupe a été tué non loin, nous avons pensé qu'une autre troupe de garde les avait tué avant nous.

- Où sont-ils?

- Ils sont partis à la forêt de Fangorn, entassés et brûlés. S'il vous faut y aller, je vous fournis les chevaux.

- Je vous en remercie Eomer. Je viendrais moi-même voir le roi lorsque le temps me le permettra.

.

Les sorciers, Legolas et Gimli étaient restés cois la durée de l'échange. La tension était retombée et ils pouvaient respirer sans crainte qu'on ne leur plante un pieu dans le ventre. Plusieurs cavaliers descendirent de cheval et allèrent en croupe d'autres des leurs. Sirius, Legolas, Aragorn et Draco montaient donc avant, tandis que Gimli, Harry, et Ron s'accrochaient au dos des conducteurs.

Ils se séparèrent après un salut aux cavaliers et galopèrent vers l'est, s'aidant de la boussole magique de Sirius, ravis que leur mode de transport soit bien plus rapide et épargne leurs pieds. Deux heures plus tard, ils constatèrent avec stupéfaction qu'ils pouvaient atteindre un haut niveau de douleur au bas du dos à cause des chevaux.

Le soir tombait lorsqu'ils arrivèrent au tas brûlé, et ensemble ils fouillèrent, à la recherche d'un indice quelconque. À peine descendirent-ils de chevaux cependant que leurs montures s'affolèrent, refusant d'approcher la forêt, et on ne pu que les laisser à plusieurs mètres de là, sans pouvoir les raisonner. Après quelques recherches, Ron sentit bien une présence magique faible, confirmée par les autres sorciers, et près d'un arbre, ils trouvèrent une flèche touchée de sang rouge, différent de celui noir des orques et des gobelins. Aucune trace de Hobbit, même dans les estomacs de certaines créatures disséquables.

.

- Il nous faudra aller dans cette forêt, décida Aragorn. C'est le seul endroit où ils auraient pu fuir, si jamais ils ont pu...

- Alors on y va? Demanda Harry en y partant, suivit de près par Sirius.

- Ce n'est pas si simple, répliqua Gimli en posant sa main sur l'épaule du Survivant. Cette forêt est maudite, et pas seulement par les rumeurs. Celeborn lui-même nous avait déconseillé d'y entrer.

- Nombre d'hommes n'en sont pas revenus, continua Legolas. Elle est enchantée et dangereuse. Les chevaux ne veulent pas l'approcher pour cela. Cette forêt est vieille, très vieille, et moi-même je me sent jeune lorsque je la vois.

- Oui, mais on a pas vraiment le choix, fit Ron. Soit on reste devant à se regarder le blanc de l'œil soit on y va. Hermione est peut être là-dedans, fit-il en avançant résolument.

- En ce cas, laissez moi vous ouvrir la route, jeune aventurier, dit Aragorn avec un sourire fier. Ne coupez aucun bois vif cependant, et prenez garde où vous posez les pieds.

.

Ils s'enfoncèrent dans la forêt, qui devient rapidement dense. Legolas n'avait pas mentit, elle était enchantée. Des voix semblaient se faire entendre, et Draco aurait pu jurer avoir vu des racines bouger. Ils perdirent rapidement leur orientation, malgré les boussoles magiques. Elles s'affolaient elles-même, et finissaient par disparaître, trop contrariées.

.

- On ferait peut-être mieux de se laisser guider par la forêt, elle semble vouloir nous mener à un point bien précis, proposa Sirius.

- Mais si c'est un piège?

- On a pas vraiment le choix, répliqua l'animagus à Draco. De toutes façons on finira bien par y arriver. On est pas vraiment de taille, je crois. Et s'ils sont là, Hermione, Mery et Pippin ont du eux aussi se laisser mener à un moment où à un autre, on se rencontrera alors.

- Je trouve que c'est une bonne idée. Restez cependant sur vos gardes, les amis, fit Aragorn.

.

Ils marchèrent là où le chemin s'y prêtait le mieux, suivant un sentier de terre meuble et droit, et arrivèrent après quelques minutes à une petite clairière. Alors qu'ils s'approchaient d'une sorte de butte de terre formée par les racines souterraines d'un chêne, une lumière les aveugla. Legolas sortit son arc pour répliquer, tout comme Aragorn prit son épée et que Gimli brandit sa hache. Mais les trois armes leur brulèrent les mains, même les sorciers durent lâcher les baguettes qu'ils avaient prises par réflexe. Et le miracle se produisit.

Sous leurs yeux, habillé d'une robe blanche comme la neige, totalement changé et pourtant si identique, il était devant eux.

.

- Gandalf, murmura Aragorn, trop surprit pour réagir plus.

- Oui... Gandalf, ce fut mon nom, fit l'homme en passant sa main dans sa barbe couleur de lait, pensif. Mais vous pouvez toujours m'appeler ainsi, je pense.

.

Il ramassa un manteau gris posé derrière la butte, et s'en couvrit, et le groupe retrouva leur ami. Gimli éclata d'un rire qui raisonna dans la forêt avant de s'exclamer.

.

- Mais vous êtes tout blanc!

- Oui, je le suis, fit le vieil homme avec un sourire. On pourrait dire que je suis Saroumane. Du moins ce qu'il aurait du devenir. Je suis passé par l'eau et le feu, j'ai oublié beaucoup de choses et me suis souvenu de beaucoup d'autres, dit-il. Dites moi ce qu'il en est de vous.

- Nous devons avant retrouver les Hobbits et Hermione. Ils sont en danger les avez-vous vus?

- Non, Aragorn, jusqu'à ce jour je n'avait pas été mis au courant de leur situations respectives. Gwaihir, le Seigneur des Vents qui m'a sauvé d'Orthanc m'a apporté des nouvelles, il a la vue perçante mais ne peut voir sous les arbres et les collines. Je sais que Frodon est partit en Mordor et qu'il a échappé à bien des périls mais que d'autres l'attendent encore. Je suis seulement soulagé que Sam l'accompagne, à ce qu'a pu me décrire l'aigle, c'est de lui qu'il s'agit.

- Alors ils sont en vie, fit Legolas en soupirant de soulagement.

- Hey faut retrouver Hermione! fit Harry qui s'impatienter. Elle a besoin de nous. Au moins autant que Merry et Pippin!

- En ce cas il me faut vous montrer quelque chose, monsieur Potter, dit Gandalf avec un sourire en se retournant. Et en attendant, Aragorn, vous me raconterez ce que vous avez vécu jusque là.

...

Une lumière blanche l'aveugla quelques secondes.

.

- Mmh non s'il te plait laisse moi dormir Lavande...

- Herm... Herm réveille toi.

.

Elle ouvrit les yeux au son de cette voix éraillée pour découvrir qu'elle était le centre d'une attention sans qu'elle sache pourquoi. Il y avait Ron, Harry, Malefoy et Sirius Black. Mais pourquoi étaient-ils dans le dortoir? Et pourquoi ils avaient l'air si inquiets?

.

- Demoiselle Hermione tout va bien?

- Je...

.

Elle tourna la tête vers la source de la question. Un homme brun, très grand aux yeux d'un bleu clair, avec une voix profonde et un port qui inspirait la crainte et le respect. Il lui rappelait quelque chose d'important, de crucial, même, mais quoi? À côté de lui un homme à la longue barbe, qui souriait, vêtu de blanc. Ce n'était pas Dumbledore? Mais où était-elle? Un homme très grand et très fin, étrangement... beau? Il avait des cheveux blonds et des yeux d'un bleu intense. Un seul nom se forma dans son esprit, même s'il ne s'associait pas à cet individu. Glorfindel.

Et tout se remit en place dans son esprit. Elle eut un peu mal au crâne mais elle se souvint clairement. Et elle savait où elle était. La forêt près de l'Entaluve, la flèche, le poison...Voldemort. Elle sourit à Aragorn et se redressa.

.

- Merci... Je vais bien... elle s'arrêta quelques secondes avant de demander

- Rhîwanor!

- Je suis là, demoiselle, dit une voix douce près d'elle.

.

Hermione lui adressa un sourire reconnaissant, que l'elfe lui retourna aussitôt.

Elle avisa les regards de tous posés sans plus aucune discrétion sur son ventre rond et soupira. Le regard de Gandalf était pétillant de malice, il devait déjà savoir, se dit la sorcière.

.

- C'est... une longue histoire, dit elle.

- Mais c'est qui... qui t'a fait ça?

- La flèche ou ce que tu regarde avec tant d'insistance?

- Euh... Ben...

- Un bébé n'est pas une maladie grave, Ron. Je ne peux pas te dire qui c'est. Pour le moment en tout cas. Pour la flèche c'est plus compliqué... Harry?

Le jeune homme avait un air renfermé, noir.

.

- Hermione tu es venue et tu était blessée alors que...

- Je t'en prie Harry. Il ne risquait rien.

- Je parlais pas de ça! Tu as bien faillit y rester! Qu'est ce que j'aurais fait après?

La jeune femme lui sauta au cou, l'emprisonnant dans ses bras, reconnaissante.

.

- Oh, Harry... Et moi je ferais quoi si tu mourrais aussi? On a toujours su quels étaient les risques.

- Tu nous as manqué, Mione, fit Ron avec un petit sourire.

- Vous aussi, fit-elle sans lâcher Harry.

- Eh bien il est grand temps, fit Gandalf. Nos amis doivent être fort occupés, me semble-t-il, et Orthanc n'est bientôt plus.

- Orthanc?

- Il sembleraient que les Seigneurs de la forêt en aient eu marre qu'on ne les prenne plus en considération, j'ai eu quelques petits échos venant d'eux. J'ai pu entendre l'histoire d'Aragorn et du reste de la communauté, j'ai aussi pu entendre ce que Rhîwanor à bien pu me délivrer, et bien que vous ne sachiez pas tout les uns sur les autres, je vous demanderais votre confiance, notre chemin se trouve vers la tour blanche, en chemin, je suis certain que vous aurez le temps de tout connaître, et de faire les présentations. Allons! Il est grand temps!

.

Harry et Ron prirent Hermione pour l'aider à se lever, et Gandalf lui remit lui-même sa baguette ente ses mains. Elle comprit que sa magie lui avait été restituée. Sans attendre, ils voulurent partir et alors que les regards de ses amis qui se faisaient insistants vers le ventre rond, elle se mit à sourire et marcha en arrière pour que Harry, Ron et Draco aussi.

.

- Alors, qui est l'heureux élu?

- Ron, c'est... Je veux dire... Il faut que vous gardiez ça pour vous et que vous ne disiez rien, c'était... nécessaire.

- Hermione tu me fais peur la, dit Harry.

- Attendez.

Elle enveloppa le groupe d'un sort d'intimité avant de commencer.

.

- Vous vous souvenez de ma baisse de magie?

- Noooon!

- Malefoy? Hermione dévisagea le blond qui souriait largement.

- Non attend... tu veux dire que le conte de machine la... tu...

- Tu connais cette histoire?

- C'est un conte pour enfant sorciers, rétorqua le Serpentard.

- Tu parle du conte de la sorcière Gloria? Le visage de Ron s'était illuminé.

- Oui, oui Severus m'avait prévenue, que c'était aussi connu dans notre monde. En bref, expliqua-t-elle pour Harry qui avait peur de comprendre, cette femme avait vu ses pouvoirs diminuer et avait remédié à ce problème par... ben par l'acte, dit-elle.

- Ah. Et tu t'es retrouvée enceinte?

- Figure toi qu'ils n'ont pas de capote ou de...

- Granger s'il te plait épargne nous les détails, dit Malefoy avec une moue.

- Mais c'est ton petit ami... enfin ton mari? Se corrigea Ron.

- Non. Il ne sait pas. Il m'a... rendu service parce que j'ai beaucoup insisté. Ça a marché mais voilà je suis enceinte. Et... c'est Glorfindel.

- Oh putain, firent les trois en même temps.

- Oui, je sais, je vous avais dit que c'était compliqué!

- Mais... 'Mione tu feras quoi quand tu le reverra?

- J'en sais rien, Harry. J'en sais absolument rien. Je verrais.

.

Elle baissa les yeux, triste et épuisée mentalement, et sous les yeux surpris des deux autres, Draco entoura les épaules de la jeune femme en souriant.

.

- Tu sais, c'est pas si grave, et puis si t'as besoin d'un père, t'as deux ou trois mecs qui voudront bien jouer le rôle, je pense.

- Malefoy... Draco... Merci, dit elle en prenant sa main par dessus son épaule, le visage souriant.

.

Ils marchèrent encore un peu protégés du sort, et Hermione finit par le dissiper, ayant reprit une forte dose de confiance en soi.

Aragorn avait raconté ce qu'il savait et leur long périple à Rhîwanor, et alors qu'elle arrivait au niveau d'Hermione, Gandalf tentait de répondre aux questions du futur roi concernant sa tombée dans les enfers.

.

- Rhîwanor...

- Enchantée jeunes gens, et contente de vous revoir demoiselle.

- Merci d'avoir veillé sur moi, que s'est-il passé exactement?

- J'étais partie depuis une heure à peine quand un homme vêtu de gris m'a abordée. J'ai d'abord cru à un mendiant ou à un voyageur, mais lorsque son visage s'est découvert, j'ai reconnu Mithrandir. Il m'a suivit jusqu'à vous après m'avoir rassurée, et alors que je constatait l'état de ce que je vous avait laissé, il s'est simplement penché sur vous. De votre plaie il a retiré un ver, noir, affreux et gigotant. Il l'a brulé puis assainit avec de l'eau de rivière elfique. Et ensuite il a posé ses mains sur vous et à incanté pour vous ramener parmi les vivants. Il a jeté des charmes sur votre enfants, demoiselle, et vous a rendu votre magie comme vous auriez du l'avoir, bien que, selon ses paroles elle soit un peu diminuée pour que votre enfant garde une certaine protection.

- Alors je n'aurais plus besoin des potions?

- Non, demoiselle. Il a permis que vous ne souffriez plus de cela.

- Tu peux lui dire merci, dit Ron en haussant un sourcil vers elle, comprenant à moitié ce qu'il se passait.

- Je crois aussi. Merci encore Rhîwanor. Pour tout ce que vous avez fait.

- C'est à moi de le faire, demoiselle. Vous m'avez grandement ouvert les yeux, l'esprit et le cœur. Jamais je ne me serais cru capable de telles choses.

.

Le groupe marcha d'un bon train, alors qu'Hermione racontait leur voyage, les indices qu'elle avait trouvé, et surtout de ce qu'avait réussit à faire le gobelin avant de la toucher. Rhîwanor fut grandement félicité et remerciée, mais les sorciers reçurent un grand coup au moral. Voldemort était capable de bien trop de choses, et Harry voyait ses chances de vaincre diminuer. Pourtant... Pourtant avec la compagnie, il se sentait plus fort, prêt à affronter n'importe quoi.

Ses pensée allèrent vers Frodon et Sam, qui valeureux et presque sans armes, étaient partis affronter le Mordor. Merlin les protège, se murmura-t-il à lui même.

.


.

Voilà pour cette semaine, encore une fois, je ferais mes ràr juste après, je tenais juste à poster à l'heure!

à bientôt!