Bonjour les gens! Aujourd'hui est le jour du postage et pour celles qui veulent en savoir plus sur ma life, je dirais que je suis bien pour poster, pas de rar en retard, pas de pages manquante...

Mais Nella n'a pas pu passer par là, donc j'ai auto betaté mes fautes, s'il en reste, fermez les yeux (mais pas trop longtemps ça vous servira pour lire)

Merci Mokhan qui est resté éveillé cette nuit, insistant pour quand même prendre le chapitre, il a affronté le sommeil, la chaleur, les yeux qui piquent, Ça, Shehulk, The Rock et Demis Roussos pour que tout soit correct. (au passage The Rock il est super beau vous trouvez pas?) et il m'a permit aussi de poster car hier soir j'écrivais encore et ce matin a 7h j'ai vu son petit mot qui disait :

1 - Regarder le chapitre

2 - Corriger ce qui doit l'être

3 - Passer à Nella (pas pu)

4 - Recorriger

5 - Poster

6 - Jouer à Icewind Dale en se grattant le nombril

(j'attends impatiemment le moment numéro 6)

Merci à Tania-Sama aussi qui m'a laissé cinq super reviews auxquelles je suis en train de répondre, j'espère que cette histoire continue de te plaire outomo, et allez donc lire ses fictions aussi, ça vaut très largement le détour surtout "surprises d'une douche" et "tu n'oublieras jamais tes 24 ans" et... en fait elles sont toutes cool ^^


Enfin merci encore à vous lecteurs, et surtout

ENJOY!


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Chapitre XVII / Orthanc

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Un immense foutoir. C'est la première chose à laquelle pensa le groupe en arrivant à Orthanc, devenu un immense champ de bataille. Ils avaient fait deux jours entiers de voyage au travers la forêt, guidés par Gandalf qui semblait connaître l'endroit comme sa poche.

Devant le mage, les branches semblaient s'écarter, les racines se rétracter et le sol redevenir droit. Les ombres et les bruits qu'ils avaient cru entendre en entrant seuls s'étaient tus, et le soleil entrait par fins rayons entre les feuilles des arbres.

Legolas avait un sourire impérissable sur les lèvres et parlait de cet endroit, conté dans les légendes de son enfance, avec une voix emprunte de respect et de joie retenue.

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- Cette forêt n'a plus d'âge. Je ne devais pas être né alors qu'elle atteignait déjà son premier millénaire... comme j'aimerais y revenir lorsque les temps seront moins difficiles... Je suis certain que la promenade vous plairait, Gimli, dit l'elfe avec un sourire.

- Les nains ne sont pas faits pour les arbres, mon ami, mais si vous consentez à venir contempler les cavernes étincelantes de Helm, il se pourrait que je fasse un effort.

- Alors il en sera ainsi, décida l'immortel.

- Et nous on sent le moisi? Murmura Harry, vexé, à Ron qui sourit.

- Si tu veux visiter Harry, t'as qu'a prendre tes pieds et marcher, fit Hermione et lui donnant un coup de poing dans l'épaule. Et depuis quand visiter une forêt ça t'intéresse? Tout le monde sait que t'es pas ami avec les arbres...

Le survivant rougit de plus en plus alors que Legolas comprenait la subtilité de la question de l'élu à son ami. Il sourit et demanda.

- Vous avez donc des griefs personnels contre la nature, Harry?

- Euh... non, fit le Gryffondor cramoisi, qui se jurait intérieurement de tuer Hermione plus tard. En fait... La dernière fois que j'ai approché un arbre il a essayé de me tuer. Ron et moi.

- Comment cela peut-il être seulement possible? Demanda Gimli, les yeux ronds. Je n'ai jamais vu d'arbre, l'épée à la main, charger comme un combattant!

- Non, en fait... c'était un Saule Cogneur, et ces arbres là... ils se mettent à frapper tout ce qui passe à leur portée. Vraiment tout. Mais ce sont les seuls que je connaisse qui font ça.

- En fait nous avons aussi le Séquoïa Galant, mais c'est une espèce exotique, dit Hermione. Elle n'attaque que les hommes.

- Intéressant, fit Gandalf dans sa barbe en continuant sa marche.

- Mais ça c'est rien à côté des araignées géantes de la forêt interdite, continua Ron en frissonnant.

- J'ai l'impression que votre monde tout entier vous veut du mal, dit Aragorn avec une légère surprise.

- Ben... vous êtes pas loin, répondit le roux en déglutissant.

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Ils aperçurent les premiers orques quelques heures de marche plus tard, qui coupaient le bois de la forêt. Ils n'étaient que trois et ils eurent vite fait de les tuer proprement, avant de vérifier les alentours. Seules de nombreuses souches mal taillées furent visibles, et tous eurent l'impression qu'un immense gâchis avait été fait.

Ils continuèrent, chacun sur ses gardes avant d'enfin parvenir à la tour d'Isengard.

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- Nous y sommes presque dit Gandalf, mais vu ce que nous avons déjà croisé, cela ne m'étonnerais guère qu'on en trouve bien plus une fois sur place. Restez donc sur vos gardes.

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Aragorn, Legolas et Gimli sortirent les armes, tandis qu'Hermione avait créé des boucliers magiques. Grand-pas regarda cependant le groupe des plus jeunes et commença.

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- Il serait préférable que vous resti...

- N'y pensez même pas, fit Hermione en passant devant, suivi de près par Draco, Harry et Ron.

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Gandalf ne put retenir un sourire et partit à leur suite, laissant Sirius poser une main compatissante sur l'épaule d'Aragorn.

La place était immense, et des centaines d'orques et de gobelins devaient travailler ici. Des dizaines de fosses gigantesques où brûlait le bois contenaient de grandes bassines de métal en fusion. Chacune des créatures avait une main blanche tatouée sur le corps, selon Legolas. Mais ce qui retient l'attention du groupe alors qu'ils dévalaient la colline, fut la bataille menée.

Des hommes et des orques se battaient par dizaines à l'ouest de la tour, les uns sur des chevaux, les autres sur des bêtes difformes et énormes. Il ne restait qu'une poignée d'orques, et même s'ils perdirent un cavalier, l'ennemi fut vaincu.

Et plus loin à l'est, des créatures gigantesques faits d'écorces et de feuilles mesurant plusieurs dizaines de mètres de haut étaient présentes. Elles avançaient lentement, rentrant les racines d'un pied en terre avant de déplacer l'autre pied, mais en un pas ils parcouraient plusieurs mètres. Les Gobelins et les orques attaquaient ces ennemis étranges à coup de hache, mais ces hommes-arbres ne semblaient pas ressentir la douleur. D'une simple pichenette, ils envoyaient les bûcherons improvisés valser.

Le groupe des plus jeunes se mit alors en ligne, face aux créatures qui arrivaient à eux et commença à lancer des sorts, tandis qu'Aragorn, Sirius, Gimli et Legolas tapaient dans le tas. Les orques s'écroulaient, ou volaient, propulsés par une force invisible. Certains voyaient leurs flèches se retourner contre eux ou se sentaient soudain obligés de frapper leurs propres frères de combat, leurs membres étant contrôlés.

De concert, Draco et Harry enchantèrent de gros morceaux de métal et de bois pour former un golem -certes affreusement mal formé-, qui fit fuir une bonne dizaine de créatures.

Quant à Severus, Remus et Sirius qui avait reprit sa baguette pour le coup, ils étaient à un niveau différent, plus ordonnés, maitrisés et rapides, mais non moins puissants. Le maître des potions était un formidable baguettiste, et pour la première fois, Harry pu voir Remus se battre réellement. Il était assez impressionnant en réalité. Le doux et calme professeur de DCFM avait laissé place à un homme sûr de lui, au visage fermé et aux gestes plus précis que ceux d'un chirurgien.

Au bruit métallique que fit le golem, Legolas et Gimli se retournèrent et écarquillèrent les yeux, impressionnés, et Harry prit une pose qu'il voulu avantageuse, les joues quand même un peu rouges. Tous oeuvraient d'une manière différente, mais en réalité, les trois groupes n'étaient qu'à quelques pas les uns des autres.

Gandalf n'était pas en reste et du haut de la colline, posté avec Rhîwanor à ses côtés, il lançait des sortilèges puissants au milieu des ennemis, les aveuglant. En fait, il semblait s'amuser comme un gamin.

Les hommes-arbres cessèrent leurs attaques et s'ancrèrent solidement à la terre d'un même mouvement. L'un deux hurla soudain un ordre dans une langue inconnue, et les cavaliers de l'ouest battirent en retraite sur la colline. En passant près d'eux, l'un des combattant leur hurla de son cheval de les suivre. Rapide, la communauté agrandie suivit et se précipita aux côtés des guerriers.

Des trombes d'eau surgirent dans leurs dos pour inonder toute la place et si Harry et Ron n'avaient pas sortis leurs balais, ralentis par un gobelin qui refusait de mourir, le quatuor aurait été emporté par la vague immense. Le reste des Gobelins, des Orques et des Uruk-hai fut balancé dans les fosses fumantes, s'immergeant dans les cuves des forges ou se noyant dans le dédale des sous-sols de la tour.

Ceux qui n'avaient pas péri, accrochés aux arbres qu'ils devaient couper pour leurs propres installations, s'enfuirent avec honte vers les sous bois.

Une quizaine de combattants elfiques montés sur de grands chevaux s'étaient arrêtés non loin d'eux, et leur chef et deux humains bien connus vinrent à la rencontre d'Aragorn et Gandalf.

La communauté reconnu Elrohir et ses hommes, et Sirius put sourire largement en voyant Remus descendre de cheval, accompagné de Severus.

Les retrouvailles furent presque fusionnelles entre l'animagus et son ami d'enfance, et bien que Severus fut égal à lui-même, il parut satisfait de voir que Harry n'avait rien. Mais leurs regards se posèrent sur Hermione qui tentait vainement de se cacher derrière Rhîwanor, et ce fut le maître des potions qui la désigna.

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- Miss Granger? Le ton froid et intimidant de Severus ne supportait aucune réplique stupide.

Draco avait l'impression de le revoir engueuler Longdubat.

- Eh bien... J'ai du partir rapidement. Pour Merry et Pippin. Mais tout va bien maintenant, hein, j'ai plus besoin de potions!

- Vous rendez-vous compte, miss Granger, fit Severus en détachant chaque mot et oubliant le reste du monde, que vous portez un enfant et que de ce fait vous plus que tout autre êtes en danger?

- Professeur, il le fallait...

- Et elle nous fut d'une grande aide, dit Gandalf en venant au secours de la jeune femme, elle et Rhîwanor, car sans elles, nous ne serions pas en compagnie du reste de la communauté et nous n'aurions pas certains précieux renseignements, son départ n'était pas vain. Ne vous en faites pas, Severus, elle est surement celle d'entre nous qui risque le moins.

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Snape grogna, mais ne détacha pas son regard inquisiteur de la jeune sorcière qui ne savais plus trop où se mettre. Le regard en question se fit noir quand Harry prit Hermione par les épaules et défia Snape de ses orbes vertes.

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- Qu'en est-il de la tour? S'enquit Aragorn, brisant la tension.

- Elle a été prise, seulement le mage qui l'habite y reste cloitré. Nous avons tué beaucoup d'orques, et nous avons aussi perdu des hommes, dit l'elfe aux cheveux noirs d'un ton triste, mais les Ents nous ont épargnés bien des vies. Race ancienne s'il en est, que je croyais disparue.

- Comment les avez-vous rencontrés? Demanda Legolas.

- Ils sont venus à nous alors que nous combattions déjà, agités d'une fureur sans pareille. Remus et Severus sont partis sur leurs balais volants pour arriver à leur hauteur, mesurant le danger, s'intérrogeant sur leurs véritables intentions, et ont pu trouver quelques réponses. Les sorciers nous ont identifiés à eux et leur ont assurés que nous n'étions d'aucune façon avec le manège d'Orthanc. Les Ents semblent se souvenir des elfes, et nous apprécient, alors ils nous ont donné un signal pour que nous nous mettions à l'abri à un moment précis, ils ont défait le barrage en amont, construit par Saroumane et ses hommes. Je dois dire que nous aurions eu deux ennemis, Saroumane et ces hommes-arbres si les sorciers n'avaient pas été avec nous, termina l'immortel avec un sourire pour Remus, gêné.

- Ce n'est rien, après tout il faut bien que la magie serve à quelque chose... Harry, tout va bien?

- Oui, on fait aller, dit le survivant d'un ton déçu. J'aurais du aller à la rencontre de Voldemort mais...

- Ne vous en faites pas, dit Gandalf avec un sourire, votre place est ici, le destin vous réservera encore quelques surprises, cela ne m'étonnerais pas.

- Il faut que vous sachiez que Saroumane a des documents en sa possession, dit Severus en s'avançant. Albus... Wulfric faisait encore confiance à cet homme lorsque nous avons passé le voile, et il lui a certainement tout dit de vous, monsieur Potter. Nous avons réceptionné Fumseck en piteux état à Fondcombe.

- Il est vrai que Saroumane s'entendait bien avec mon fils, j'avoue honteusement n'avoir pas pensé à cela. Nous avons donc encore plus de raisons de l'arrêter, et sur-le-champ. Allons-y, ne perdons pas plus de temps, l'eau a finit par baisser assez pour que nous n'ayons pas à nager.

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Alors que Sirius mettait Severus et Remus au courant de la situation, Hermione leur révéla tout ce qu'elle savait sur Voldemort. Puis ils descendirent la colline pour arriver sur le champ de bataille désolé. Tout était recouvert d'eau qui s'évacuait peu à peu par les trous creusés par les gobelins, noyant ceux qui s'y étaient cachés. Toutes les constructions de bois étaient brisées, et certains objets épars flottaient dans les petites mares ici et là. Mais la tour n'avait pas même une égratignure.

Les hommes-arbres arrivaient vers le groupe, apparemment satisfaits de leur travail. Il y avait de hauts chênes et des hêtres, mais aussi des plus modestes buissonneux, qui faisaient la taille de deux hommes. Le plus grand était en avant, et sur ses branches, deux jeunes hommes à la mine ravie.

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- Merry! Pippin!

Les deux hobbits regardèrent avec une grande surprise la jeune femme qui les appelait. Aussitôt l'Ent les fit descendre et ils coururent près de leur amie, la prenant dans leurs bras en riant, avant de se faire entourer par tout le groupe.

- Eh bien Messieurs Toucque et Brandebouc, il semble que vous ayez fait plus que vous promener dans la forêt à la recherche de champignons ce me semble? Auriez-vous l'amabilité de faire les présentations?

- Heureux de vous revoir Gandalf, dit Pippin avec un grand sourire. Voici Sylvebarbe, un Ent de cette forêt, nous les avons convaincus de nous aider à briser Orthanc. Dites... vous n'auriez pas changé quelque chose? Le vieil homme lui adressa un simple clin d'œil en réponse.

- Vous saviez que ceux qui vous avaient emmenés étaient de Saroumane? Demanda Remus.

- Oui, ces créatures puantes ont parlé quand nous étions sur leur dos. Très peu, mais assez pour qu'on comprenne que Saroumane ne s'était pas borné à vouloir retrouver seul l'anneau maudit. Quand on a trouvé les Ents, on a décidé qu'il fallait faire quelque chose avant que le mage agisse.

- Et vous avez fort bien fait. Je pense qu'un peu plus, et il aurait lancé une attaque contre les terres des hommes pour les affaiblir et les mettre sous son joug en premier avant de chercher l'objet du Mal ensuite, dit Gandalf.

- Je ne savais pas que vous existiez encore, dit Legolas à Sylvebarbe en guise de présentation.

- Brm brmm... Bonjour à vous... Alors que vois-je ici? Elfe... humains... nain... nous avons bien des chants sur vous, vous savez. Beaucoup plus sur les elfes, il me semble. Mais qu'est-ce que vous êtes, vous? Demanda-il en regardant Remus.

- Sorciers, monsieur, répondit le lycanthrope.

- Sorciers? Mais pas des mages, puisque vous avez fait la différence. Eh bien... brmmm brrrmm. Voilà qui me donne en si peu de temps deux nouvelles races à ajouter. Une nouvelle chanson s'imposera. Mais, très cher Gandalf, mon vieil ami, il me semble que celui que vous cherchez se cloitre dans sa tour. Rien de ce que nous avons pu faire a pu l'entamer. Brrm brmmm. Pourtant l'envie ne me manquait pas de briser ce morceau de pierre. C'est à cause de ces créatures là que nous n'avons plus d'Ent-femmes. Auriez vous par hasard entendu parler, ou vu des Ent-femmes?

- Je suis désolé, dit Gandalf, je crains que cela ne soit pas de mon ressort, dit le mage avec un sourire. Il nous reste donc une dernière chose à régler, car même sans ses troupes il reste puissant, dans sa tour d'ivoire. Vous, dit-il en regardant Harry, et Draco. Restez en bas avec Merry et Pippin, au cas où il s'échapperait, en tout dernier recours. Ne croyez pas que je vous écarte, mais monsieur Potter si Saroumane à des informations qui le pousseraient à vous nuire plus qu'à un autre d'entre nous, mieux vaut qu'il ne vous voie pas. Legolas et vous Gimli, et vous aussi Aragorn, je souhaiterais que vous m'accompagniez, vous ne serez pas de trop. Si ces messieurs veulent bien nous prêtez « baguette » forte, dit-il avec un sourire en regardant Sirius, Remus et Severus, je vous en serais reconnaissant.

- Auriez-vous donc une mission à me confier, Mithrandir? Demanda Elrohir.

- Tout à fait, mais vous aviez deviné d'avance. Il se trouve que j'ai appelé mon ami et compagnon d'arme, Gris-Poil. Je le vois qui vient de la colline jusqu'à nous. Il ne sera pas trop fatigué d'emporter la demoiselle ici présente et son ami Ronald jusqu'à Minas Tirith, où une affaire l'attend, et de la plus haute importance car elle ne pourra être décidée ensuite. Là-bas je sais, demoiselle, que vous saurez quoi faire et je parle ici aux tacticiens que vous êtes, termina-t-il avec un sourire. Vos hommes, Elrohir, seront attendus là-bas, et à vous mon cher ami de transmettre le funeste destin de Boromir.

- Boromir est mort pas notre faute, s'exclama Pippin. C'est à nous d'annoncer cela à l'Intendant!

- Je suis d'accord avec lui, enchérit Merry. Boromir à voulu nous protéger, il est de notre devoir d'aller voir le père de notre sauveur.

- Vous ne serez pas en sécurité là où vous serez, et...

- Nous ne sommes pas des enfants, nous avons passé par les cavaliers noirs, les arbres ensorcelés et les orques pour aider monsieur Frodon!

- S'ils nous accompagnent, nous pouvons les protéger, dit Ron subitement. Ils ne sont pas plus en sécurité à Minas Tirith qu'à Orthanc.

- Puisque tout le monde semble d'accord, soit. Mais seul l'un d'entre vous partira pour que vous puissiez chacun être mieux surveillés, non pas que vous ne sachiez vous battre, dit-il avant que Pippin ne réplique, mais parce qu'en cas de nouveau rapt, nous soyons à même de n'avoir à en courser qu'un seul. Et ce n'est pas discutable! Cela, ou rester ici.

- Soit. J'irais, dit Pippin après un regard pour Merry.

- Vous pourriez tout savoir d'eux et tout apprendre d'eux que les Hobbits vous surprendront toujours, dit Gandalf avec un regard fatigué vers Hermione qui souriait.

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À ce moment là, un cheval à la robe blanche parsemée de gris arriva. Il était absolument magnifique, haut et plein de grâce. Il ne portait aucune selle et paraissait sauvage, mais pas agressif.

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- Il semble vous apprécier, dit Gandalf. Allons, montez sur son dos, Pippin grimpera avec Elrohir je suppose, et vous parviendrez en quelques jours à Minas Tirith. En ce qui nous concerne, un travail nous attend. Que le pas de vos montures soit rapide!

- Au revoir, dit Hermione en montant Gris-Poil, aidée par Sirius. On se reverra vite.

- Faites gaffe à vous les mecs, cria Ron alors que le cheval s'élançait.

- Allons-y nous aussi, déclara Gandalf lorsque les cavaliers furent loin. Saroumane ne peut rien faire depuis son poste, ses pouvoirs sont amoindris, et nous pourrions simplement le laisser mourir de faim, ou creuser un tunnel avec son bâton mais j'ai d'autres projets en ce qui le concerne. Je ne dois vous avertir que d'une chose cependant. Ne le regardez pas dans les yeux. Il pourrait vous ordonner n'importe quoi par la magie de son esprit, qui elle est encore intacte. Je vous laisse le soin de Rhîwanor et de Merry, dit-il en regardant Harry et Draco.

- Compris, dit machinalement le survivant.

- Mais vous allez lui faire quoi? Demanda Sirius en suivant le groupe qui montait.

- Rien d'autre que de le rendre humain.

- Vous allez lui retirer ses pouvoir ? Proposa Sirius.

- Oui, je crois qu'on peut dire ça ainsi. Mais si pour vous cela signifiait le rendre humain, ce n'est pas le cas. Nous, mages, ne le sommes pas, bien que nous ayons votre apparence, nous atteignons un âge que vous ne pouvez qu'imaginer. D'après ce que j'ai vu de mon fils, un sorcier tel que vous atteint difficilement les cent cinquante ans. Ce qui est bien peu, en vérité.

- Et vous, quel âge avez-vous? Demanda innocemment Remus qui marchait à ses côtés.

- Assez vieux pour considérer même Legolas comme un enfant, Remus, dit le mage avec un clin d'œil

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Le lycanthrope sourit au mage et continua sa progression. Peu avant d'arriver à la porte du bureau de Saroumane, Gandalf les positionna pour que Legolas et Aragorn soient devant, suivis de Gimli et Severus, puis venaient Remus et Sirius, formant l'arrière garde. Les sorciers devaient se placer à la fin, en dernier recours pour immobiliser le fuyard si Gandalf n'était pas parvenu à l'affaiblir du premier coup.

Tous suivirent, et après que les sorciers aient fait exploser la porte, ils montèrent tout en haut, là où Saroumane les attendait.

Gandalf se posta devant l'entrée, une porte ceinturée en bois brut, ronde sur le dessus, ou était gravée une rune ancienne. De son bâton, le mage frappa deux grands coups avant de s'écrier d'une voix emplie d'autorité.

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- Saroumane! Sortez Saroumane!

Une voix se fit alors entendre, douce mélodieuse.

- Taisez-vous, hurla Gandalf.

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Le ton du mage était féroce, le son de sa voix puissant et la force de ses paroles brisèrent le charme de Saroumane. La plupart des accompagnateurs durent prendre quelques secondes pour reprendre leurs esprits, se sentant légèrement affaiblis. Il était vraiment puissant.

La porte s'ouvrit sans un bruit, et au milieu d'un bureau, ils virent le mage, enveloppé d'un manteau d'une couleur indéfinissable, changeant au gré des mouvements de Saroumane. Il parla simplement, d'une voix absolument délicieuse, enchanteresse et à qui l'on aurait tout accordé sans conditions.

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- Eh bien, que me vaut le fait d'être dérangé dans mon sommeil? S'enquit Saroumane.

- Saroumane, je vous condamne ici même pour avoir faillit à vos devoirs et trahi les peuples vivant en paix sur la Terre du milieu.

- Mais enfin vous ne comprenez pas? Mon cher ami, je suis à présent le seul qui puisse vous aider car je ne veux que la paix et votre bien. Je ne suis que votre humble serviteur et ne veux que vous épauler dans cette lutte contre le maaal...

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Le son était si envoûtant que même Severus se prit à répéter quelques mots. Legolas, qui avait d'abord préparé son arc le laissa tomber au sol, un sourire heureux sur le visage. Lorsque Gandalf du se pincer l'arrête du nez pour résister au charme, n'ayant pas assez de pouvoir en lui pour contrer ce que Saroumane avait certainement concentré des heures durant, le mage traître en profita pour les achever.

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- Évidemment, dans cette lutte, nous sommes tous frères, et c'est à moi de vous garder ici, tel un hôte bienveillant, c'est à moi que vous devez dire ce que vous avez sur le cœur pour que nous puissions vaincre, et je devrais ensuite vous placer en sureté, oui en sureté sous terre, pour qu'on ne vous retrouve pas, pour que le mal ne vous retrouve pas. N'est-ce pas? Ce ne sera pas facile, bien sûr, bien sûr maître nain, mais cela me fera plus de mal à moi qu'à v...

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Le choc de sa tête contre le sol du plancher réveilla tout le monde. Gandalf regarda Saroumane surprit, avant de porter son regard vers leur sauveur. Draco se tenait la tête entre les mains, l'esprit embrouillé, à côté d'un Harry qui vomissait ses tripes.

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- Monsieur Draco... comment?

- Difficile de croire des salades qu'on a déjà entendu des centaines de fois dans sa vie, dit le blond en sueur, qui reprenait difficilement sa respiration..

- Désolés d'être montés, dit Harry après un sort de nettoyage. Mais ça fait une heure que vous êtes montés.

- Ciel... murmura Gandalf.

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Après de longues minutes consacrées à retrouver leurs esprits, et gardant Saroumane dans un état inconscient, Gandalf put lui retirer ses pouvoirs proprement. Il usa de formules dans des langues oubliées, leva son bâton scintillant juste au dessus du corps, et l'apposa sur le dos de son ex-ami. Une boule de lumière s'échappa et les cheveux et la barbe autrefois blancs devinrent gris sombre.

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- Je ne peux le tuer, dit Gandalf un peu fatigué. Mais à présent il n'est plus une menace pour personne. Seulement j'emporterais ceci avec moi, dit-il en prenant un énorme globe noir posé sur le bureau. Je pense que nous en auront besoin. Le reste n'est que pure folie.

- Me permettez-vous? Demanda Severus. Par précautions.

- Bien sûr, faites donc.

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Le sorcier lança un sort de détection en se concentrant sur Dumbledore et après plusieurs essais, il finit par trouver deux lettres écrite de la main du directeur. Il vérifia qu'elles n'étaient pas copiées et lança un sort de nettoyage puissant dans la pièce qui fit disparaître tous les autres documents présents. Il lança plusieurs sorts de détection sans rien trouver de plus et termina par un sort d'oubliette approuvé par Gandalf.

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- Le destin a déjà choisi son sort, mes amis. Il est temps de repartir et de le laisser choisir entre le bien et le mal, même si je doute de ses capacités à discerner l'un et l'autre à présent.

- Où va-t-on? Demanda Remus.

- Voir un vieil ami, dont vous avez rencontré le neveu, Aragorn, dit Gandalf en descendant les escaliers.

- Et Hermione?

- Minas Tirith à besoin de nous, monsieur Potter, mais nous ne pourrions arriver les mains vides. Deux de nos troupes y sont, nous arriveront bien assez tôt. Dites moi cependant, demanda-t-il alors qu'ils revoyaient le soleil, à quelle vitesse peuvent aller vos balais volants?

- N'avez vous pas peur des Nazgul? Demanda Legolas légèrement paniqué.

- Le temps joue contre nous, et nous devons utiliser tout ce qui est en notre pouvoir, et il me semble que ces messieurs ne s'en sortent pas trop mal même planant dans le bleu du ciel... Les Nazguls nous poursuivront, que nous soyons sur terre ou dans les airs, mieux vaut donc être plus rapides.

- Soit, dit Aragorn. Je ne les ai testés qu'une fois et je m'y tient plutôt mal, mais je doute qu'en allant vers l'ouest nous voyons les rois maudits survoler le ciel. Restons donc à altitude humaine.

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Les sorciers sortirent les éclairs de feu tandis que Harry, se rapprochant de Gandalf, lui murmura en souriant.

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- C'est aussi jouissif que vous le pensez...

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Le survivant sourit alors que le vieux mage étouffait un rire en allant grimper derrière Remus. Il ressemblait bien trop à Dumbledore. Un vrai gamin se dit l'élu du monde sorcier en secouant la tête. Mais il lui faisait entièrement confiance. Gandalf n'aurait pas proposé cela si ça avait été plus dangereux que de marcher. Et toute pensée quitta son esprit quand il vit Legolas couper l'herbe sous le pied de Merry qui devait monter derrière lui et s'accrocher à lui un peu plus que de raison.

Un coup de pied sur le sol, et ils s'envolèrent vers le Rohan.

...

Voldemort inspira avec satisfaction l'air saturé d'odeurs de métal et de chair brûlée et regarda son armée au dehors. Lucius aurait adoré voir cela. Harry mourrait de sa main, mais rien ne l'empêchait de le couper en morceaux avant pour s'assurer la victoire. Un gobelin arriva au claudiquant vers lui, un message dans ses mains hideuses.

Le sorcier le prit avec une grande délicatesse et déroula le parchemin, en profitant pour s'assoir dans un fauteuil garni de fourrures. De suite après, un rire sortit de sa gorge. Saroumane avait été une aide précieuse, mais cet imbécile n'était qu'un pion pour que son plan se déroule sans anicroche. Le globe n'aurait plus qu'à faire son travail pour qu'il voie directement par où attaquer.

Dans peu de temps, Potter tomberait.


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Et vouala! J'espère que vous aimez toujours, et je vous dit à la prochaine mon rôdeur est en train de se faire latter par un troll de feu endurci, je dois négocier sec et... on s'en fout? bon bah à la semaine prochaine alors =D