RARAPSIAQÇPQOPMUPEB (Réponse Au Reviews Anonymes... pas si anonyme que ça puisque qu'on peut mettre un pseudo, enfin bref... )
Chapitre 20
Cat240 : Merci ^^ Pour les autres jeunes... on peut partir du principe qu'ils sont saufs mais personnellement... on s'en fou un peu nan ? ^^' ^^' Oui Draco peu l'être ^^ mais les ennuis ne sont pas encore fini pour ce beau monde ;D :)
Chapitre 18
Dracula-chan : =^^= =^^= Merci, ton commentaire nous à beaucoup touché ! Ça nous donne du baume au coeur pour écrire la suite et aussi un peu plus de confiance en nous ^^ ^^
Chapitre 19
Dracula-chan : Merci beaucoup beaucoup beaucoup très beaucoup pour ce commentaire qui nous a beaucoup touché... Comment dire autrement qu'on est complètement d'accord avec toi en temps qu'auteurs amateurs et lecteurs, que "on est complètement d'accord avec toi" En tout cas on vraiment pense vraiment comme t'as écris et on essaye de faire de notre mieux...
Enfin... voilà... Merci... on est super émus et... et... et voilà...
Merci de soutenir les auteurs amateurs tel que nous !
Ps: Tu verras ;D
Pps: Nooooooo ne nous mange paaaaas ... enfin sucer le sang... Vampire nan ?... Bref... FUYONS !
Hey !
Nous revoilà !
Avec cette suite pleine de suspense ! Muhahaha -N
... Ou pas -P
A vous de lire et nous donner votre avis !
Appelez-moi... Sirius Malfoy
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Chapitre 22 Les jeux sont faits... Rien ne va plus...
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- Draco. Tu me fais confiance n'est-ce pas ?
- Oui bien sûr. Mais-
- Pardonne-moi.
- Pourqu-
Je ne lui laissais pas le temps de terminer son questionnement en emprisonnant ses lèvres avec les miennes. Ses yeux s'agrandirent rapidement et ses mains s'agrippèrent à mes épaules pour me repousser. Je ne le laissais pas faire. Profitant de ma carrure légèrement supérieur, je pressais mon corps un peu plus contre le sien sans rompre le contact de nos lèvres.
Derrière lui, le piano émit des sons graves quand les touches s'affaissèrent sous la pression. Dray était passé de l'étonnement à l'incompréhension et je n'avais pas le temps de lui expliquer. Les pas dans le couloir étaient de plus en plus forts. Me maudissant d'agir ainsi, je déplaçais mes mains dans le creux des reins de mon vis-à-vis et dans sa nuque, accentuant notre position.
Je finis par forcer l'accès à sa bouche, ce qui entraîna nombre de conséquence. La première, fut que Dray ferma les yeux, rougit mais surtout poussa un gémissement plus qu'indécent. Ce qui entraîna mon propre rougissement face à cette situation. Et pour terminer le claquement de la porte dans la pièce. Cela nous fit bien sûr sursauter, rompre notre échange et nous tourner vers l'entrée de la pièce. Lucius, pâle, le visage complètement déformé était sur le point de faire une syncope. Sa baguette menaçait de s'échapper de ses doigts à chaque instant. Dans mes bras je sentais Dray trembler. Il ne fallait pas qu'il flanche. Et moi non plus…
- Vous vouliez quelque chose, mon Oncle ?
Le silence me répondit avant Lucius, celui-ci oubliant apparemment les raisons de sa venue et sa contenance. Son visage devint alors encore plus rouge que celui du blason des Gryffondor et explosa.
- Qu'est-ce que cela signifie !? J'exige des explications.
- Et que voulez-vous savoir de plus que vous n'ayez pas déjà compris ?
- Depuis quand ?! Depuis quand osez-vous… toucher mon fils ?!
- Plus longtemps que vous ne voudriez le penser.
Son visage passa alors du cramoisie au fantomatique en quelque centième de seconde et il reprit dans un souffle.
- … je ne l'autoriserai pas !
- Oh, vous n'en avez pas besoin. C'est moi qui décide ici. En plus cela arrange nos affaires, non ? L'Héritage reste dans la famille. Et il me semble que je fais encore ce que je veux…
Après un énième regard assassin, il regarda son fils. Dans ses prunelles d'une couleur indescriptible je ne vis passer que du dégoût, ce qui en disait long sur ce qu'il pensait. Il fit trois pas en arrière, encore choqué et repartit dans le couloir sans plus de cérémonie, je n'avais jamais vu le visage du blond aussi expressif. J'attendis que les bruits des chaussures cirée sur le carrelage s'atténuent avant de lâcher Dray et de me précipiter sur la porte pour la verrouiller de l'intérieur. Il pouvait très bien revenir dans un excès de rage et en finir une bonne fois pour toutes avec nous dans un éclat de pure folie.
Les mains toujours sur la clef et la poignée, je sentis mes épaules s'affaisser légèrement de soulagement. Encore une fois on avait échappé au pire de justesse, mais à quel prix ?! Je n'osais même plus me retourner pour faire face à mon coussin. Je ne voulais pas voir son visage, voir sa colère et faire face à sa rage. Je ne voulais pas entendre ses accusations et l'entendre dire que j'étais complètement détraqué. Parce que tout aller changer maintenant et Draco, tout comme moi, en était dorénavant conscient.
Posant ma tête contre le bois de la porte je commençais vraiment à douter du bien fondé de mes actions. Ça devenait trop gros, trop évident et ça n'allait plus tromper Lucius très longtemps. Il nous restait un peu plus de deux semaines avant la rentrée. Nous n'allions jamais réussir à tenir dans ces conditions, mais on était coincé et aucune échappatoire ne s'offrait à nous.
Je restais perdu dans mes pensées ce qui sembla être des heures. Mais il ne devait s'agir que de secondes car un bruit et un seul me fit réagir malgré mes appréhensions. Celui d'une chute. Tournant la tête à me choper un torticolis, ce que je vis me glaça d'effroi. Les jambes de Draco avait tout simplement lâchées et il était tombé devant le piano ses mains n'ayant pas réussi à supporter son poids. Ces dernières étaient par ailleurs maintenant devant son visage, dissimulant toute expression. Mais à voir les légers tremblements de son corps je ne pouvais que deviner. Si j'écoutais mon corps et mon cœur, je serais déjà à côté de lui pour l'aider de n'importe quelle manière que ce soit. Mais pour une fois je préfèrais suivre le chemin dicté par ma conscience. Rester là où je suis et ne pas faire empirer la situation. Mais malgré moi, les mots s'échappèrent de mes lèvres.
- Je suis désolé Draco-
- LA FERME !
Il avait relevé sa tête dans ma direction et j'ai vu un visage que je n'aurais jamais voulu voir. Celui de la dépravation totale d'un Malfoy.
- La ! Ferme !
Je ne dis plus rien. Me retournant, je me laissais glisser contre la porte et ramena mes jambes contre ma poitrine. Tout mon corps me disait d'aller vers lui, mais je m'y refusais. Je ne devais pas envenimer encore plus la situation.
Regardant à la dérobé Draco, je le vis se redresser lentement et s'asseoir sur le tabouret du piano. Ses mains se crispèrent sur les bords et il ne bougea plus, la tête baissé et les yeux clos. Je fis la même chose de mon côté. Il est vrai que j'aurais pu me servir de mon autorité pour lui faire comprendre mes intentions mais je ne voulais pas le faire, pas cette fois-là. Car je savais au fond de moi qu'il trouverait seul la raison de cet acte. Je souhaitais sincèrement qu'il la trouve parce que je me voyais très mal lui exposer ce qui m'avait traversé l'esprit et le convaincre.
Le temps défila. Aucun de nous ne bougea. Bien que je commençais à avoir des crampes, je restais dans la même position afin de ne pas déclencher de nouveau la colère de mon cousin. Ce dernier avait d'ailleurs beaucoup de mal à contrôler les spasmes qui apparaissaient sur son visage. Il devait sans doute faire de gros efforts pour se calmer pour ne pas venir me tuer comme le ferait son père.
Il finit par briser le silence après un temps incalculable, mais le soleil avait tourné dans la pièce.
- Tu as parlé de solution, tout à l'heure… Ne me dis pas que c'est la seule que tu as trouvé ? Non ! Ne dis rien. En fait je ne veux pas savoir. Parce que s'il y en a effectivement d'autre, je me ferais une joie de te torturer pour avoir choisi celle-ci…
Il avait gardé la même posture. Je ne voyais toujours pas son visage. Il avait apparemment besoin de réfléchir à voix haute.
- J'essaye de comprendre ton comportement. Qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête pour que tu te dises « c'est la bonne solution ! ». Comment tu as pu croire que faire ça ne donnerait pas encore plus d'envie de meurtre à mon père ? Parce que tu peux être sûr que maintenant, si je ne reste pas collé à toi toute la journée, il me tuera avant même de m'emmener voir le Lor…
Il redressa la tête vivement et me fixa. Il avait encore le visage empourpré, ce qui jurait affreusement avec ses cheveux platines. Son regard acier commençait à se dissoudre au fur et à mesure que les pièces du puzzle se mettaient en place dans son esprit
- Attend… Ne me dit pas que tu as fait ça pour…
Imperceptiblement, j'hochais la tête. Son visage blêmit quelque peu retrouvant alors une teinte presque naturelle.
- C'est… c'est brillant. Je… je me dois de le reconnaître. T'as réussi à… à… à résoudre plusieurs de nos problèmes en… en un acte. Mais merde… J'aurai aimé que tu me préviennes avant…
Il avait baissé la voix sur la dernière phrase, comme s'il avait peur d'être surpris.
- J'ai cru que mon âme avait été aspirée par un détraqueur quand j'ai vu mon père dans l'encadrement de la porte. Je n'avais vraiment pas prévu de faire mon coming-out de cette façon.
- Avais-tu au moins prévu de le faire un jour…
Il me lança un regard noir avant de s'emparer des partitions du piano et de me les jeter à la gueule. Je levais mes mains devant mon visage en riant. Bien sûr que non, il ne l'avait pas envisagé. Fiancé quasiment depuis sa naissance, il n'avait grandi que dans l'image d'un mariage avec celle qui devait partager sa vie jusqu'à la mort. Jamais il n'avait pu imaginer qu'il aurait une échappatoire. Il pouvait bien aimer qui il voulait le temps d'un baiser ou d'un soir, il restait lié par serment à sa destinée.
Mais ça c'était avant que je débarque et que je foute la merde dans cette époque et dans sa vie… Au moins maintenant, il était libre d'aimer qui il voulait. Enfin, presque…
- Encore une fois, je suis désolé Draco.
- J'espère bien ! fit-il plein d'ironie
- Désolé d'avoir forcé les choses ainsi… mais il était capital que j'ai le dessus sur toi. L'inverse n'aurait qu'affaiblie ma position d'Héritier et ma capacité à garder mon contrôle sur tout et-
- C'est bon, Sirius.
- Je manquais de temps pour te prévenir-
- J'ai compris !
- Et je n'ai fait que ce-
- Ce que tu jugeais le mieux pour nous. Je. Sais !
Le silence retomba. Je m'en voulais horriblement mais Dray ne semblait pas m'en tenir rigueur. Pourtant ce plan avait bien deux tranchants. Certes, ça me donnait la légitimité d'être tout le temps avec lui, mais ça avait déclenché encore plus de haine de la part du Mangemort qui habitait sous le même toit que nous. Ce n'était maintenant qu'une question de jour avant que Lucius envoie aux furies les principes Sang-Pur et les contraintes de l'Héritage, et viennent nous livrer sans merci à son Maître.
- Sirius ?
- …
- Qu'as-tu prévu pour la suite ?
Je levais de nouveau la tête vers mon cousin. Il avait presque repris son attitude normale, si on oubliait le tic nerveux qui agitait l'index de sa main droite.
Après quelques minutes de silence, je lui répondis enfin. J'avais bien réfléchi et j'avais pris ma décision.
- On va fuir. Dans quelques jours, pendant notre sortie sur le Chemin de Traverse. Je vais envoyer un message pour que quelqu'un vienne nous chercher et nous protège avant de retourner à Poudlard. Ici, c'est devenu trop dangereux.
Il opina. De toute façon il ne pouvait qu'acquiescer.
- Mais pour le moment, le temps que je termine enfin de préparer cette sortie, il nous reste plus qu'à jouer les amoureux transis.
- Par Merlin et Salazar ! Quelle joie ! Quelle chance !
- Ça ne me plait pas plus qu'à toi Draco.
- Ne te fous pas de moi ! Tu étais fiancé à un autre homme.
- Merci de me rappeler que je ne le suis plus…
- Siri…
- Passons.
- …
- En sortant de cette pièce, nous pourrons assumer notre amour au grand jour puisque ton père vient de découvrir notre relation que l'on tenait secrète depuis quelque mois.
- On dirait le résumé d'une mauvaise pièce de théâtre.
- Je sais, mais je ne vois pas comment expliquer la chose autrement. On va bien devoir se tenir à ce rôle pendant plusieurs jours.
- Effectivement.
- Et bien évidement, n'essaye pas d'avoir le dessus.
Draco ronchonna en se frottant l'arrière de la nuque, gêné. Cette situation ne m'enchantais gère également. Mais maintenant on avait plus le choix.
Je me relevais et m'étirais, je ramassais rapidement les partitions éparpillées au sol et me dirigeais vers le piano donc inévitablement vers mon cousin. Posant les feuilles à leur place, je m'inclinais ensuite devant Drake en lui tendant la main.
- Très cher amour, me feriez-vous l'honneur de m'accorder votre présence pendant une petite promenade dans le splendide jardin faisant le tour de notre propriété.
J'accentuais ma proposition d'un clin d'œil et du sourire en coin dont j'avais le secret. Sirius Black faisait son comeback de la manière la plus saugrenue que ce soit, charmer son cousin comme si il s'agissait d'une jeune pucelle.
Dray mit quelque seconde à réagir avant de se redresser, de poser par dépit sa main dans la mienne et de soupirer.
- Ta gueule mon ange…
Ça me fit exploser de rire. La meilleure façon par laquelle on pouvait s'en sortir, c'était en jouant comme pouvait le faire des gosses.
C'est donc main dans la main que l'on sortit effectivement dans le jardin du manoir. Le soleil de la mi-août était déjà au zénith dans le ciel mais les arbres nous offraient des coins d'ombre rafraîchissants. En somme c'était une sortie comme une autre, si on omettait cette soudaine proximité offerte par nos mains liées. Je n'irai pas mentir en disant qu'il n'y avait pas de gêne, mais Draco se montrait moins retissant que je l'aurais cru.
- Siri, ne te retourne pas, mais ma mère nous observe depuis le balcon de la terrasse nord.
- Ça ne m'étonne pas. Elle doit sans doute attendre une preuve de ce que lui a rapporté Lucius.
- On fait quoi ? On lui donne ce qu'elle veut ?
- Tu es bien entreprenant pour quelqu'un qui me blâmait tout à l'heure.
- Elle est loin. On peut faire lui faire croire tous ce qu'on veut de cette distance.
Je le regardais avec étonnement. Je me demandais vraiment ce qui était en train de se passer dans la tête de mon cousin. J'étais sérieusement en train de me demander s'il n'était pas en train de me cacher des choses ou des quelconques représailles.
C'est avec un froncement de sourcil que je lui pris le visage entre les mains et collait nos fronts. Le geste était bien sur équivoque avec la distance et Dray joua le jeu en plaçant ses mains dans le creux de mes reins.
- Cette situation est vraiment ridicule.
- Je ne te le fait pas dire, Sweety. Mais au moins Mère est partie en claquant la porte fenêtre.
- Bon ou mauvais point pour nous tu penses ?
- Mauvais je dirais. En même temps, je pense qu'ils n'avaient jamais envisagé que je puisse être gay ou bi. Vu leurs réactions, ils ont l'air de ne pas très bien le prendre et il ne nous reste que quelques jours autant les dégoûter de moi un maximum. Je ne veux plus être le fils qu'ils ont élevé. Je veux être celui que je veux, faire ce que je veux et même aimer qui je veux.
J'étais pantois. Dans les pupilles de Draco je ne voyais que de la détermination. M'écartant de lui pour reprendre une distance plus convenable entre nous, je continuais de le fixer.
- Serai-ce de la rébellion que j'entends dans vos paroles, Darling ?
- Exactement. J'ai compris tout ça, tout à l'heure. Grâce à toi.
- Tu m'en vois honoré.
- Une nouvelle génération de Malfoy est en train de voir le jour et j'espère que nous en serons les piliers.
- Nous le sommes déjà.
- Si on survit à ces quelques jours, Sirius. Seulement si on survit.
On se mit tous deux à rire comme on ne l'avait pas fait depuis longtemps. Ce n'était pas à Poudlard que l'on pouvait se permettre ce genre d'écart de conduite et encore moins devant les parents de Draco…
Quoique la donne avait changé et cela essentiellement grâce au changement de caractère de mon cousin. On n'a pas eu droit à la confrontation verbale avec Lucius et Narcissa. Mais leurs regards en disaient long. Tout comme les œillades énamouraient que me lançait Draco tout le temps quand ils étaient dans la même pièce que nous.
On ne se quittait plus. A chaque fois que l'un était dans une pièce l'autre y été aussi. Mais je commençais vraiment à me poser des questions sur moi, sur Draco et étrangement… Sur nous…
Notamment deux jours après que cette mascarade ait commencé. J'étais dans le salon assis sur le canapé en train de lire un livre. Draco était allongé près de moi la tête sur mes genoux. J'ai entendus quelqu'un arriver derrière nous et je me suis penché pour faire semblant de l'embrasser. Il s'est de lui-même rapprocher et on s'est au final vraiment embrassé. Narcissa nous a bien sur dévisagés avec dégoût. Mais ce qui m'a perturbé ce n'était pas tant le baisé, on avait dû en échanger plus d'un pour plus de crédibilité. Non, c'était le petit sourire satisfait de mon cousin juste après. Pour feindre mon étonnement je lui avais refait un smack derrière avant de replonger dans mon livre, mais j'avais vraiment été troublé par cette tendresse que j'avais vu sur son visage.
Le deuxième moment où j'ai vraiment réalisé qu'il fallait que cette situation se termine, c'est le matin du jour prévu de notre fuite sur le Chemin de Traverse. Je m'étais réveillé au premier rayon du soleil. J'avais mis un peu de temps à émerger ne me rendant pas tout de suite compte de la situation. Mais quand j'ai compris que j'avais dormi en tenant Draco dans mes bras, j'ai vraiment commencé à me poser des questions. N'importe qui arrivant dans la chambre à ce moment-là, nous voyant enlacé et nu, aurait pensé que nous avions passé une très bonne soirée de couple. Heureusement que je savais que nous avions chacun un bas dissimulé sous le drap de soie du lit.
Ça faisait plus de dix mois que j'avais bridé ma libido, et bien que j'étais assez ouvert en amour, je préférais quand même les femmes. Mais il ne fallait pas me chercher non plus et là ça commençait à devenir un peu trop ambigu, même pour moi, malgré les frontières qu'on avait dressé avec Dray. De son côté je ne savais pas ce que mon cousin pensait et j'espérais sincèrement qu'il n'envisageait pas de soulager ses pulsions avec moi. Parce qu'avec sa nouvelle façon de voir la vie j'étais un peu déboussolé par son trop plein d'énergie.
Malgré tout ça, je finis quand même par me lever. Ça allait être une longue journée aujourd'hui. Longue et stressante. Car on devait partir avant midi pour le Chemin de Traverse. Faire nos achats et rejoindre notre contact au Chaudron Baveur. Le seul problème que je me posais c'est que sur les courtes missives que j'avais envoyé, personne ne m'avait répondu. Ni Moony, ni Severus et ni même Dumbledore. Mais le dernier étant le grand chef de tous, je me doutais que je n'avais pas eu de réponse par peur de voir le message intercepter. Moi-même j'avais légèrement codé mon message au cas où.
Tous les préparatifs avaient été bouclés la veille. Il ne nous restait plus qu'à partir discrètement. J'attendis donc que Draco se réveille à son tour. Chibi et Lark nous apportèrent notre petit déjeuné dans la chambre comme d'habitude. Le silence était de mise. Mon cousin commençait à être stressé et ce n'était pas pour me rassurer.
Onze heures sonna.
- C'est l'heure.
Sans un mot, vérifiant une dernière fois que l'on avait rien oublié dans la chambre, on sortit dans le couloir. On traversa la bâtisse calmement, espérant ne croiser ni ma tante, ni mon oncle. Sans incident nous sommes arrivés dans le salon. Poussant un soupir de soulagement Dray se rapprocha de la cheminée et pris de la poudre de cheminette et disparut en énonçant notre lieu de destination. J'entrais à mon tour dans le lieu, quand mon cœur se serra en entendant une voix dans mon dos.
- Monsieur ? Où allez-vous ?
Me retournant, je vis Narcissa le vissage pincé et sa baguette tremblant dans sa main. Les liens de l'Héritier la retenaient toujours apparemment. C'était ma dernière chance de m'en sortir indemne.
- Sur le Chemin de Traverse, ma Tante. Je vous en ai informé hier.
- Vous ne m'avez rien dit de la sorte.
- Ah ? Ça fait pourtant plusieurs jours que je prépare cette sortie. J'ai dû oublier.
Dans un haussement d'épaule dédaigneux, je jetais la poudre à mes pieds en énonçant Fleury et Boot. Après avoir tourné dans tous les sens j'atterrissais enfin dans la librairie. Personne ne fit attention à mon arrivée mais la panique s'empara de moi. Je ne voyais pas où était Draco. Je n'avais même pas mis une minute à le rejoindre, c'était trop peu pour qu'il se soit passé quelque chose pendant mon absence.
Une main se posa sur mon épaule me faisant sursauter.
- Sirius ? Ça va ?
- Merde, Draco. Tu m'as fait peur !
- Tu es sûr que ça va t'es tout pâle ?
- Oui, enfin non… J'ai vu ta mère. Elle sait qu'on est ici. On doit vraiment se dépêcher de faire nos achats, avant qu'elle ne déclenche l'arrivée de la cavalerie. On est trop exposé à l'extérieur.
L'air grave, Draco opina. Et c'est ainsi que le marathon de nos fourniture commença. Le blond me guidait dans toutes les boutiques dans lesquelles nous avions besoin d'aller. Je n'étais pas censé être déjà venu ici, donc à chaque fois je lui faisais confiance les yeux fermés et je payais ce qu'il y avait à payer.
Midi arriva rapidement et avec beaucoup de chance nous n'avions vu personne qui semblait à notre recherche. Nos courses rapetissées au fond de nos poches avec nos valises, nous rentrâmes dans le Chaudron Baveur cape sur la tête.
On s'assit à une table au fond de la salle dans un coin d'ombre. Le barman s'approcha de nous et l'on commanda deux thés. Il nous servit directement en faisant voler d'un coup de baguette les objets au travers de la salle. Je le payais et il disparut.
- Et maintenant, me demanda Draco en chuchotant.
- Maintenant, on attend.
Et on espère que quelqu'un vienne nous chercher. Mais je gardais cette réflexion pour moi. Rien ne me garantissait que mes messages aient été reçus. J'avais tout misé la dessus. Et si personne ne venait, notre issus de secours se trouvait côté Moldu. Personne, pas même le Lord Noir je pense, penserait à venir chercher deux Sang-Purs comme nous dans le monde Moldu.
Plus les minutes passaient, plus le silence était tendu entre nous malgré le brouhaha ambiant. Sur l'horloge poussiéreuse fixée au mur midi était déjà passé de sept minutes. Je nous donnais encore huit minutes avant de foutre le camp. A chaque fois que la porte s'ouvrait, je ne pouvais m'empêcher de regarder d'un coup d'œil discret. Trois longues minutes s'écoulèrent encore. Un homme très mal vêtu de la mode Moldu que j'avais vu rentrer quelques minutes auparavant s'approcha de nous. Je n'arrivais pas à distinguer son visage à moitié caché dans un bonnet de laine et dans une écharpe malgré la chaleur de l'été. Un verre de Whisky Pur-Feu dans une main, l'autre dissimulé dans la poche de son grand imper marron. Il se rapprocha toujours plus de nous en claudiquant. Dans ma main je serrais ma baguette, près à protéger Draco au moindre signe suspect de l'homme qui arrivait dans son dos.
L'homme s'arrêta à quelque pas de la table. Il se pencha pour essayer d'apercevoir le bout de mon visage sous ma cape. Puis tout aussi calmement, il se redressa, but une gorgée de sa boisson et finalement me demanda.
- Je peux vous aider, peut-être ?
Mon cœur loupa un battement sous le choc. J'avais reconnus la voix, bien évidemment. C'était un véritable soulagement de savoir que quelqu'un était venu nous chercher mais je n'aurais jamais imaginé ça, cet accoutrement de lui.
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A suivre...
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LTQLATIQNSPDLFEDLLSFPMMQOEQMPQOTÇC ! (Les Trucs Que Les Auteurs Trouvent Importants Qui Ne Sont Pas Dit Dans La Fiction Et Dont Les Lecteurs Se Fichent Pas Mal Mais Qu'On Ecrit Quand Même Parce Qu'On Trouve Ça Cool !)
- Voilà, voilà, voilà ne nous en voulez pas pour le léger Sirius/Draco d'accord ? Et puis, si vous avez été attentif dans les chapitres précédent, vous savez plus ou moins se qu'il va advenir d'eux XD XD
- Des propositions sur l'identité de l'imper marron ? Oui ? Non ? Des envies ?
- Allez courage plus qu'un chapitre vacances et après c'est la dernière partie de cette fic !
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Merci Mayura ! Merci de tes encouragements ! Ça nous donne toujours plus l'envie de continuer !
Prochain chapitre : bientôt ;D ;D
Bises
Noémie & Paul
-Nothingness
