Hello! Un autre chapitre, et un gros bisou à Mokhan pour la correction!
Poutoux à tous!
ENJOY
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Chapitre XIX / À la faveur de la nuit
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- Hermione vas-y.
- Non. C'est pas raisonnable, on est en guerre et...
- Merde Hermione! Je me les gèle ici alors qu'on devrait discuter de ce foutu plan de bataille, parce que tu veux pas parler au père de...
- Chhhhhhht!
- Tu y va ou j'y vais. Et si c'est moi ce sera pas beau à voir.
- Bon, bon. Inutile de faire du chantage, fit la jeune femme en s'approchant de la tente.
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Les hommes du Rohan étaient arrivés depuis à peine une vingtaine de minutes, et Hermione et Ron avaient repéré le campement elfe en dehors des remparts. Pippin était donc resté avec Elrohir qui devait rencontrer l'intendant.
Quand ils entrèrent dans le camp, deux elfes sortirent de l'ombre et les laissèrent passer en s'inclinant avec un profond respect. Inutile de chercher, la tante où devait se trouver Glorfindel était reconnaissable : C'était la plus grande, et un garde était placé devant. Hermione sentit son cœur se serrer quand elle toucha le tissu rêche. Elle prêta l'oreille mais n'entendit rien. Passant les mains sur son ventre à présent rond, elle inspira et entra le plus discrètement possible. C'était ridicule. Non seulement parce qu'elle devrait faire face, mais aussi parce qu'il saurait immédiatement qu'elle serait là. Mais elle était angoissée. Elle n'avait jamais vraiment eu peur. Jusqu'à aujourd'hui.
Alors qu'elle entrait, découvrant le lit de camp et la table sur laquelle trônait une carte, une main délicate prit la sienne et l'aida à passer le pas.
Elle savait qu'il était beau, qu'il était délicat, altier et fort comme un prince, mais son souvenir même embellit était en dessous de la réalité qu'elle avait sous les yeux. Son odeur, ses cheveux d'or, son aura de puissance. Elle ne voulait que se perdre dans ses yeux et y rester. Sa main était chaude, sa peau douce. C'est à cet instant, son regard ancré dans le sien qu'elle réalisa à quel point il lui avait manqué, et jusqu'où elle serait capable d'aller pour lui.
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- Glorfindel... Sa voix était basse, brisée, elle chuchotait presque.
Le ton de son amant fut pourtant ferme, presque froid quand il la coupa.
- Que faites-vous en ce lieu?
- Je... Glorfindel. Elle sentait ses yeux devenir humides et sa voix trembler. Mais elle prit sur elle et continua. Je suis là pour vous aider, moi ainsi que Ron, dit-elle sur un ton presque interrogatif. Nous sommes venus avec les hommes d'Elrohir.
- Vous n'avez pas votre place sur un champ de bataille. Nous devons vous mettre en sécurité, la guerre va éclater...
- Glorfindel... Je voulais aussi... vous retrouver... C'était tout ce qu'elle parvenait à répeter, réalisant que ses fantasmes de retrouvailles n'avaient que trop enjolivé sa relation avec l'immortel.
- Vous ne devriez pas rester ici. Je préférerais que vous retourniez à Fondcombe, vous n'êtes pas en bonnes dispositions pour nous accompagner à la guerre. Il n'y a ici pas de place pour les badineries.
- Stop. C'est bon, j'ai compris, dit la jeune femme en dégageant sa main. Visiblement je ne suis pas la bienvenue. Je ne vous insulterais pas en vous annonçant cette nouvelle, dit elle en désignant son ventre, alors bonsoir. Inutile de me chercher.
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Elle sortit la tête haute et l'elfe ne fit rien pour la retenir, les bras croisés sur son torse, l'air taciturne. Elle prit la main de Ron et la serra à lui briser les os, se mordant la lèvre inférieure, refusant de pleurer et l'intimant de s'éloigner au plus vite.
Ce ne fut qu'une fois à l'intérieur de la ville qu'elle laissa sa tristesse sortir calée contre l'épaule de son ami qu'elle du retenir pour qu'il n'aille pas tuer Glorfindel.
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- Non, Ron. Il n'avait... fait que m'aider. Il n'avait pas demandé ce genre de conséquences. Je suis venue m'imposer à lui je n'aurais pas du le faire.
- Mais toi non plus! Et qu'est ce qu'il aurait fait si c'était dans SON ventre à lui? Hein?
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Elle sourit malgré elle à l'image qui s'imposa dans son esprit. Elle s'en remettrait.
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- Rejoignons Pippin. Soyons utiles comme Gandalf nous a demandé et j'oublierais ça pour un temps.
- Ça va aller?
- Physiquement, oui, rien à craindre je peux même marcher normalement. Mentalement il faut juste que je m'occupe.
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« Je l'aime » avait-elle crié forte et sûre d'elle face à Severus et Remus. La réalité avait été dure à comprendre. Je l'aime, murmura-t-elle encore alors qu'ils arpentaient la cité jusqu'au château. Ron serra ses poings et son regard s'assombrit.
Ils passèrent quatre longs jours durant lesquels Ron fit preuve d'une maturité que seule Hermione avait vue à l'œuvre lorsqu'ils étaient seuls contre le monde. Si au début on accordait aucune importance à l'étranger, ses conseils furent de plus en plus judicieux et appuyés. Et si on avait voulu écarter Hermione de tout ce qui pouvait blesser, on se rendit vite compte que cela ne servait à rien vu son obstination. Elle partit elle même enchanter les armures et les différentes armes à disposition, convoquant les hommes en âge de se battre par le biais de missives et de crieurs publics.
Le seul pour qui elle se faisait du souci était Pippin. Le roi s'étant enfermé face à la l'annonce de la mort de son fils, Elrohir du prendre les devants, avec pour seul soutient Faramir, fils de l'intendant, ce qu'il n'aurait pas fait s'il n'était pas au courant de la situation. Il convoqua les généraux et les nobles de la ville qui refusèrent de prime abord. Faramir n'était pas dans les bonnes grâces de son père et revenait tout juste de voyage des terres noires.
Mais au bout de deux jours de négociations, quelques uns répondirent tout de même présent, surtout quand Elrohir dit venir au nom d'Aragorn, fils d'Arathorn, bientôt de retour en tant que roi du Gondor. Ce n'était pas tout à fait exact mais la fin justifiait les moyens. Glorfindel avait montré ses plans dès les débuts afin de protéger la ville et de la préparer au mieux. Sa frustration de ne pouvoir faire quoique ce soit se ressentait, et il avait du se restreindre à son unité, qui n'aurait alors pu défendre que le château lui-même, y enfermant les habitants et laissant la cité aux mains de l'ennemi.
Le plus inquiétant était Pippin. Ce hobbit au cœur d'or n'avait pu s'empêcher de se croire coupable de la mort de Boromir et avait offert ses services avant qu'on ait pu l'empêcher de dire quoi que ce soit. Il avait donc disparut avec l'intendant et on ne l'avait plus revu.
Au bout du quatrième jour, on annonça le début d'une armée orque près des gués. Mais le fanal restait éteint. Dénethor restait à se languir de son fils. Cet événement mit Faramir hors de lui. Il avait atteint sa propre limite et avait décidé d'affronter son père. Il partit, accompagné d'Elrohir et de Glorfindel aux pieds de l'intendant et s'agenouilla devant lui.
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- Père. L'ennemi est sur le point de prendre la ville. Voyez! Boromir n'est plus, mais je reste à vos côtés pour défendre Minas Tirith.
- Tu as choisi d'écouter ce sorcier, tu m'a renié. Tu cherche à être un noble souverain du Gondor, mais tu n'es que celui qui se tourne vers moi lorsque tu fais mal, Faramir. Ah Boromir jamais ne m'aurait laissé. Il m'écoutait, et n'aurait pas prit la peine de me parler du gué. En bon guerrier il l'aurait déjà reprit à l'ennemi!
- Auriez vous... voulu que nos rôles soient échangés?
- Oui, dit simplement l'intendant.
- Gagnerais-je votre respect si je reprenais le gué?
- Cela dépendrait de votre retour, fit l'intendant regardant par la fenêtre, désintéressé.
- Soit.
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Sous le regard effrayé des deux elfes, Faramir, se leva et fit venir ses propres hommes avec lui. Personne n'osa parler sur son passage, sinon Elrohir qui lui dit :
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- Ne faites rien par amertume ou par fierté, Faramir. Votre père vous aime. N'allez pas à la mort pour cela.
- Mon honneur se trouve là-bas, dit l'homme avant de tirer la bride de son cheval.
- Il a envoyé son propre fils se faire tuer, murmura Ron aux côtés d'Elrohir.
- Les hommes sont parfois étranges.
- Mais merde, éclata le roux. On va se faire canarder comme des buses et tout ce que cet enfoiré à fait c'est d'envoyer son putain de fils à une putain de mort certaine! Ils vont juste se faire massacrer et ensuite ce sera à nous parce qu'il veut pas ouvrir les yeux? Mais c'est quoi son problème?
- Ron... On peut rien faire... calme toi, dit Hermione.
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Le Gryffondor partit en se tenant la tête, jurant entre ses dents. La jeune femme s'excusa auprès de l'immortel, lui demandant de ne pas retenir ce qu'il s'était dit, et partit vers Ron.
Il s'était assis sur les marches de pierre menant à un petit jardin, au bout d'un chemin isolé. La jeune femme se mit auprès de lui.
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- C'est la merde Hermione. J'aurais jamais cru que tout se finirait comme ça.
- Moi non plus, dit-elle. On ne se laissera pas faire.
- Mione, on a déjà vaincu des trolls, et ce genre de trucs. Mais ils étaient pas plus de cinq, six. Peut-être un dragon, mais il était déjà à moitié crevé. Et Harry a faillit y laisser sa peau! Merde ils sont des milliers là-bas, et ils ont rien à perdre. Hermione... J'ai pas envie de mourir, pas comme ça.
- Moi non plus, dit elle en prenant la tête de son ami contre son épaule. C'est frustrant je sais, j'aurais voulu que ça soit différent, plus facile, qu'il n'y ait pas ce protocole ou des raisons à la con pour qu'on se serre vraiment tous les coudes contre les gobelins.
- Ça semble tout à coup si simple notre monde. Les contrôles, les colles, et de temps en temps, repousser Celui-Qui-Veut-Faire-La-Peau-A-Harry. Là... c'est une armée, Mione. Une armée! Et tout ceux qui pourraient faire quelque chose semblent s'en foutre à part Gandalf et les autres. Autant dire quoi... Dix contre dix-mille. Allé douze je vais être généreux.
- Je sais. Ron, ce n'est qu'un homme. Il dirige peut être toute cette cité pour le moment, mais ça reste un humain. Et entre nous, dit-elle en relevant le visage de son ami et en le regardant dans les yeux, je connais aucun homme qui dirait amen si on lui disait de crever bien gentiment sans se défendre. Ils feront quelque chose, c'est obligé. Sinon, je serais pas malheureuse d'y rester si ce pays est habité par ce genre de couille-molle!
- Tu as toujours les mots qu'il faut, Mione.
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Il la prit dans ses bras et embrassa tendrement sa joue. Elle restait toujours leur pilier.
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- Qu'est-ce qu'on fait maintenant?
- C'est malheureux, mais seul le retour de Faramir fera réagir l'Intendant. Ça où la venue de Gandalf.
- Sa mort, tu veut dire?
- Je ne sais pas s'il pourra survivre. Je m'inquiète aussi pour Pippin. Mais au moins il ne risque rien. On a fait ce qu'on a pu. Il ne reste qu'à attendre.
- Ouais. On devrait aller dormir. Le soleil se couche déjà.
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Ce soir là, dans la chambre de l'auberge, Ron ferma les yeux, et son esprit s'envola loin de cette absurdité. Les souvenirs du château lui revinrent, les idioties, les cours, les rires, les disputes, Malefoy. Il eut un léger rire incontrôlé et le rouge lui monta aux joues. Mais qu'est-ce qu'il lui avait prit? Malefoy était subitement devenu Draco et comme ça, il avait voulu savoir.
Ils avaient discuté tard le soir, et le ciel était simplement superbe. Sam s'était endormi et une fois n'était pas coutume, ils avaient continué de parler, laissant les sujets se créer au fur et à mesure. Assis tout les deux près du feu à l'extérieur de la tente, Draco avait finit par inventer les constellations, et ils riaient en imaginant des scènes étranges voire salaces entre leurs dessins imaginaires.
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- Et alors toi et Granger?
- Quoi moi et Granger?
- Elle te manque pas?
- Si, enfin... pas plus que Fred ou Ginny, tu vois.
- Oh. Je croyais que vous étiez ensemble.
- Quoi? Non. Et puis Hermione aime la perfection.
- Être roux n'est pas une tare aussi grande qu'on le pense.
- T'es con. Je suis juste pas son type. Je suis maladroit et tout ça. Et faut pas se mentir je suis pas un modèle de beauté. Je crois bien que je t'ai envié pour ça.
- Tu rigoles? T'a pas arrêté de me traiter de face de cul pendant des années sans compter tes remarques sur ma taille ou mon absence de muscles. Ce que je tiens à nier avec véhémence.
- On insulte souvent ce qu'on craint ou ce qu'on envie. T'es blond, et gâté par la nature, et le pire c'est que t'as oublié d'être con en cours du coup toutes les filles voulaient sortir avec toi. Moi, la seule fille qui a voulu de moi n'était attirée que par Harry. Je suis pas au niveau, toi, Harry, vous jouez dans une autre division.
- Tu te compares trop, c'est tout. T'essaye de rentrer dans la peau de celui que t'es pas.
- Sympa de confirmer, fit le roux en souriant.
- Je voulais dire que t'es pas SI moche.
- C'est gentil, je te demandais pas non plus ce genre de gentillesse qu'on dit et qui n'engage à rien. Le genre qui te fait dire à ta grand tante qu'elle paraît jeune et svel...
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En silence, Draco s'était levé sur un coude et avait happé les lèvres de Ron. Le baiser se prolongea, et leurs langues se caressèrent timidement. Le Gryffondor ne put s'empêcher de prendre la joue de son ex-ennemi au creux de sa paume, ramenant les cheveux couleur soleil derrière l'oreille. Il sentait la main délicate accrocher son t-shirt, appuyer légèrement sa hanche. Ils se séparèrent doucement, un sourire aux lèvres, avant de se remettre chacun dans leur position initiale, comme si rien ne s'était passé.
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- Je dis jamais rien pour être gentil.
Le silence s'installa quelques instants avant que Ron ne s'allonge, les bras croisés sous sa tête, un sourire apaisé sur le visage.
- C'est pas la constellation de Pégase, ça?
- Si. Je crois bien.
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Ron secoua la tête et roula sur le côté. Il faudrait qu'il pense à remercier le décoloré un jour.
Le bruit de sa porte s'écrasant contre le mur le fit se lever d'un coup.
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- Mione! Ça va?
La jeune femme avait déboulé dans sa chambre, le regard exorbité, une main sur son ventre.
- Il fallait que je le dise à quelqu'un! Il a bougé!
- Quoi?
- Il a bougé Ron! Je veux dire... Il avait bougé quand j'étais avec Rhîwanor mais depuis quelques temps c'était le calme plat... Mais la ça y est!
- Fais voir, viens, dit le jeune homme d'un air heureux.
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Dans sa grande chemise de nuit, la future mère s'assit aux côtés de son ami, ses longs cheveux en pagaille sur ses épaules. Et c'est alors qu'il posait sa main sur son ventre qu'il la vit vraiment. Elle devenait une véritable femme, une maman, se dit-il avec un sourire tendre. Et au bout de quelques secondes, il sentit, à peine perceptible, une sorte de poussée contre sa paume.
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- Tu lui a trouvé un nom?
- Je sais même pas si c'est un fille ou un garçon, dit-elle en caressant son ventre.
- Je SAIS que tu y a pensé Hermione.
- Bon, bon d'accord. Je t'avoue... au début je voulais des prénoms elfiques parce que... Glorfindel...
- Je sais Mione. Mais ils seront quand même à moitié elfe, non? Rien ne t'empêche de donner le nom que tu veux.
- Si c'était une fille, j'aurais aimé Niphredil. C'est... une fleur magnifique. Et pour un garçon, Conin. Car il serait mon prince, à moi.
- C'est très joli, Mione.
- Glorfindel...
- S'il n'assume pas son enfant, Draco te l'a dit. On sera là, nous. Et s'il te fait pleurer à nouveau il aura intérêt à courir vite, je te le jure.
- Merci.
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Ils n'eurent pas de mal à rester ensemble les deux jours qui suivirent tant Elrohir et Glorfindel étaient affairés à mettre en place des défenses sur la cité, malgré l'absence d'ordres de Denethor. Mais au matin du second jour, Elrohir s'écria :
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- Mitrandir! Il est des nôtres! La lumière se fait enfin dans ces temps si sombres! Et à ses côtés toute une armée!
- Harry! Harry est avec lui?
- Je crois que vos deux amis sont là, demoiselle, répondit l'elfe, avec une voix pleine d'espoir. Les voilà qui descendent les collines jusqu'à nous. Ils n'auront que quelques lieues à parcourir avant de nous rejoindre, allons, préparons leur accueil, seul le Cavalier Blanc saura raisonner Denethor.
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L'attente parut infiniment longue alors qu'Hermione et Ron se tenaient côte à côte près de la grande salle, et la jeune femme préférait ne pas regarder Glorfindel posté à côté d'Elrohir et de deux de leurs intendants.
Gandalf ne descendit pas même de son cheval pour arriver jusque devant le château, et ne s'arrêta que devant le fils d'Elrond.
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- Voilà la guerre à vos portes, Aragorn revenu, et l'armée prête. Mais qu'arrive-t-il donc à Denethor dans cette cité qu'il a juré protéger?
- La cité ne peut rien hélas, répondit l'immortel. Nous ne pouvons forcer les hommes quand bien même l'ennemi serait entré, ils n'obéissent qu'à lui, et ne reconnaissent aucun autre dirigeant. Malgré tout, nous avons récupéré plusieurs divisions qui sont fidèles à Faramir, et mes hommes et ceux de Glorfindel sont prêts, nous nous battrons jusqu'à notre dernier souffle.
- Le temps nous est compté, ils se rapprochent, et nous avons du contourner l'obstacle pour arriver jusqu'à vous. Les remparts doivent être protégés, c'est maintenant que vous devez vous mettre à vos postes, et rassembler le plus d'hommes possibles. Je m'étais fourvoyé en pensant qu'ils étaient dix mille. Ils sont au moins dix fois plus nombreux. Demain, ils seront là.
- Que pouvons nous faire d'autre? Demanda Hermione.
- Très chère, rien pour le moment. Je m'occupe de Denethor. Mais vous m'avez parlé de Faramir. Où est-il?
- Partit défendre le gué pour l'amour de son père, répondit Glorfindel d'une voix neutre. Nous attendons son retour, mais ses chances sont minces, en restant optimiste.
- Fallait-il que cet homme soit si sinistre! Pesta Gandalf. Je vous laisse là, car voici Théoden qui arrive, ensemble, nous débloqueront cette situation, si désespérée soit-elle.
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Hermione et Ron partirent à la rencontre de Harry, et fut heureuse de retrouver son infirmière et amie. Elle ne posa pas de questions quand Severus fit quelques tests sur elle avant de soupirer de soulagement, et de repartir aussi sec. Elle fut aussi heureuse de l'étreinte franche de Draco.
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- Alors, ça se présente comment?
La taverne où ils avaient prit place était bondée par les badauds qui préféraient se souler que d'affronter le dehors, mais les deux arrivants avaient supplié pour avoir un minimum de civilisation décente autour d'eux. Et un repas chaud.
- On est arrivés mais y'avait des orques, des gobelins, des trucs vraiment moches, quoi, tout un tas. Mais je crois que c'était juste l'avant garde, enfin c'est Aragorn qui l'a dit.
- On est pas dans la merde.
- Vous avez préparé quelque chose de votre côté? Demanda Draco.
- Non. Il n'y a rien pour faire des bombes, et quand bien même il leur faudrait des catapultes et il n'y en a pas. Elles ont été démontés. En revanche j'ai enchanté les armes et les armures. Ça ne les protègera pas de tout mais ça nous aidera.
- On a en gros quatre rangs d'hommes, ceux d'Elrohir, ceux de Glorfindel, ceux de Faramir qui sont restés et le détachement de la garde de Beregond, un ami de Faramir. Avec les armées de Denethor, disons qu'on a doublé la mise. Mais avec ça, on peut défendre, quoi, une face de la cité au mieux.
- Dis toi qu'on peut AU MOINS défendre une face de la cité, le rectifia Hermione. Penser positif.
- Je sais qu'on va bientôt joyeusement se foutre sur la gueule, mais... Euh, Glorfindel?
- Laisse tomber Harry, il ne veut pas en entendre parler.
- Si ce mec est encore vivant à la fin de cette guerre je l'achève, fit le Serpentard en vidant son godet.
- Il a bougé, dit Ron avec un grand sourire en posant la main sur le ventre de son amie.
- Non! Vrai?
- Oui, dit Hermione. Mais ça arrive le soir, en journée il reste calme...
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Un grand cri les fit se lever et aller au dehors. Un homme en livrée hurlait que Faramir était revenu. Et alors qu'ils se frayait un chemin au milieu des curieux, le groupe pu effectivement le voir. Ou plutôt ce qui en restait.
Couché sur son cheval, il avait plusieurs flèches plantées dans le corps et son visage était maculé de sang et de cheveux collés de sueur, mais on ne pouvait se tromper. Alors qu'on portait le corps de son fils à son père sur un brancard afin de recevoir les sacrements, un autre cri retentit. L'armée était là.
Une marée noirâtre, un flot de cri gutturaux et d'armes grossières, voilà ce que pouvaient décrire les elfes. Du point de vue d'un humain, ce n'était encore qu'un point qui s'élargissait pour recouvrir tout l'horizon. Tout juste hors de portée des flèches.
Le soir venu, lorsque toute la cité fut entourée, ils commencèrent leurs constructions. D'énormes catapultes, des tranchées qu'ils remplissaient d'un feu dont la source était inconnue, et des échelles kilométriques.
Les sorciers étaient montés sur les remparts et constatèrent ce qu'ils n'avaient jamais vu grâce à des sorts de longue-vue. Des milliers d'orques et de gobelins dirigés par les hybrides Uruk-Hai, tous avides de sang et n'ayant strictement rien à perdre. Ils n'avaient jusqu'alors vu que quelques têtes isolées, des combats bref. Ils allaient vivre la guerre dans toute son horreur. L'attente, la peur, le sang. Harry sursauta quand il sentit une main délicate se poser un instant sur son épaule et sourit à Legolas resté avec un escadron d'elfes archers. Ils avaient pour ordre de rester ici jusqu'à ce que l'ennemi soit à portée de flèche.
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- Vous semblez si serein, dit l'élu en reprenant le vouvoiement en public. Alors qu'à tout instant, tout peut basculer.
- Nombre d'entre nous ont déjà connu la guerre. Nous avons appris à gérer cela.
- Il est temps de prendre poste, je crois, fit Hermione en voyant les remparts proches se remplir d'hommes prêts au combat.
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Ron serra la main de son amie, et pria pour que Niphredil ou Conin ait un avenir.
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Et voilà! Non, on ne déteste pas Glorfindel merci!
Un petit mot pour Le Tama : Merci beaucoup! Je VEUX voir cette danse, sérieux xD et merci, merci beaucoup pour tes compliments! ça me fait vraiment plaisir! bisous!
