HELLO /o/
Avant tout bonnes fêtes à vous, on est le 14 décembre (sait on jamais si quelqu'un lisait ça en mars) donc vouala un nouveau chapitre pour vos yeux à vous!
Ràr :
Okawa : Non, non on touche pas à Glorfindel (bon une pichnette alors mais vite hein) Merci pour ta review ^^
Yzeute : Merci à toi mademoiselle, à bientôt!
Le Tama : Bon. Je pourrais plus jamais manger de rosette de ma vie. Ça, c'est fait. MDR pour ronger ton frein faudrait que tu sois achment souple, et là, si tu y arrivais je crois que tu sortirais pas de chez toi (gros dégoûtant je le SAIS) xDD oui bon hum désolée. Ps : Je peut reprendre le mot "kikipouèt"? stp? je suis trop tombée amoureuse! J'ai déjà utilisé zibouiboui, le trilili, MrFreeze coca (oui pour Blaise), le mât, le vaillant, le mini-him, le shabadabada (co-copyright Nella), le chétiflor (qui se transforme en ampiflore) etc etc... mais JAMAIS le kikipouèt /o/ En tout cas MERCI pour ta review ^^ je me suis bien marrée!
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ENJOY!
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Chapitre XX / Le cri du soldat
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- Ils ont oublié d'être cons.
- Severus...
- Je n'ai pas de quoi fabriquer quoi que ce soit qui puisse riposter avec leurs catapultes! Cette ville est grande, le château est cousu d'or mais ils n'ont aucune vraie ressource, Remus.
- C'est bien pour ça que ça va se faire à l'ancienne. Les armes, les boucliers ce genre de choses.
- Remus cesses de plaisanter, ils ont aussi la magie pour eux!
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Le lycanthrope prit le maitre des potions par les épaules et le fit se détourner du rempart où il s'était placé, détruisant ainsi le sort de longue-vue fabriqué en hâte.
Il tient simplement les épaules de longues secondes, ancrant ses orbes d'or dans celles, noires de son collègue, et sourit. Il n'y avait qu'avec lui que le terrible Snape devenait simplement Severus, et il n'y avait que lui pour le comprendre et le rassurer quand il en avait besoin. Lentement, Severus se calma, et finit par détourner les yeux, gêné.
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- Je déteste quand tu fais ça.
- Calme toi. Je n'aime pas quand tu es stressé, Severus.
- Ça va, tu peux me lâcher, maintenant, dit le brun en se dégageant. On pourrait nous voir et s'imaginer des... choses.
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Seul un sourire lui répondit. Severus vit alors Pippin arriver vers eux, l'air paniqué.
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- Je vous cherchais! Je ne trouve pas Gandalf et d'autres tourments nous sont arrivés! Vous avez sauvé monsieur Frodon, faites le une fois de plus pour monsieur Faramir!
- Je ne comprends pas. Faramir est revenu mort de la bataille, non?
- Non! Il respirait encore quand je l'ai accueilli avec l'intendant! Mais ce dernier n'a rien voulu entendre, il croit son fils mort, et veut s'immoler avec lui! Les minutes nous sont comptées, à peine Faramir a-t-il passé les portes que Denethor a sommé ses gardes d'ouvrir le caveau familial et d'y apporter de l'huile! J'ai vu qu'il respirait quand l'Intendant lui-même a préparé le corps et l'a vêtu de son armure. À l'heure qu'il est, il doit avoir déjà déposé des branches à flamber!
- Personne d'autre ne s'est rendu compte de cela? Demanda Severus en se mettant en marche.
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Remus le suivit immédiatement après avoir envoyé un patronus à Gandalf. Si lui ne savait pas où il se trouvait, la forme éthérée le ferait pour lui.
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- Si, mais les gardes n'osent rien, Denethor est armé, c'est un guerrier accompli et il menace quiconque approche la dépouille de son fils. Je l'ai vu expirer avec difficultés, il est vivant! Ce que souhaite faire l'intendant n'est que pure folie!
- Au pas de course. Allons, Pippin, vous courriez bien plus vite quand il s'agissait de manger à Fondcombe! Lui cria Severus.
- Pourquoi ne pas être venu plus tôt? Demanda Remus entre deux rues.
- Je ne pouvais partir, Denethor avait fait sceller les portes. J'ai du m'échapper quand un des gardes est arrivé, je crois qu'il est trop prit par son idée, il n'a pas remarqué ma sortie. Voilà la promenade allant jusqu'au château. Passons sur le côté, le bâtiment où se trouvent les caveau est dans les jardins.
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Pippin désigna la porte et se laissa distancer par les deux hommes. Un feu brulait déjà et deux gardes morts gisaient devant le tombeau. Dénéthor était allongé sur son fils qui suffoquait clairement à présent, le visage marqué par la fièvre et la souffrance.
Seuls les cris de l'intendant se faisaient entendre et il était presque impossible d'entrer sans se brûler. D'un sort, Severus fit baisser les flammes, mais l'huile n'était pas aussi simple à éteindre que le bois qui entourait le père et son fils. Le feu reprit de plus belle, et Remus lança plusieurs sorts de froid sur les corps. Severus finit par se faire un chemin en séparant les flammes d'une bourrasque de vent magique et tenta d'atteindre Faramir en maintenant son sort. Denethor se leva brusquement et leva son épée, le visage empli de haine. Remus vit avec horreur l'épée toucher son ami et les flammes se refermer sur lui. Il doubla l'intensité de son sort de sorte que la chaleur ne puisse bruler Severus et chercha à approcher. Mais la sphère qu'il avait créée ne le protégeait pas. Son grand manteau se noircit et il se brula les mains avant de reculer, paniqué, brisant son sort. Pippin arriva et juste derrière lui Gandalf.
Le mage leva son bâton et la sphère qu'il emprisonnait brilla, avant qu'il abatte le bois au sol. Le feu lui laissa un chemin assez large, et sans un mot, Pippin et Remus y entrèrent pour tirer Severus et Faramir de là. Alors que Severus se faisait trainer inconscient hors de danger, Denethor se releva une dernière fois, brûlé mais en vie et brandit son épée. Remus n'eut aucune pitié en l'expulsant derrière le brasier d'un sort bien placé, le visage plein de rage. Il prit ensuite le corps de Faramir sous les bras et le tira, constatant que son père l'avait en quelque sorte protégé de la chaleur du feu.
Gandalf leur permit de sortir en écartant les flammes de l'entrée du caveau et ils placèrent les corps à l'air libre sur l'herbe fraîche. Faramir avait quelques brûlures et souffrait de ses blessures, quant à Severus, le feu l'avait atteint un peu partout, et une profonde entaille marquait son épaule.
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- Perrigrin Toucque, la cité vous doit une fière chandelle, dit le mage en inspectant les deux hommes inconscients. Il est trop tard pour Denethor, son esprit s'était égaré bien longtemps avant. Vous nous avez pour ainsi dire, sauvés de la déchéance grâce à votre courage, jeune hobbit.
- Faramir est un homme bon et un guerrier valeureux. Je n'aurais pas mieux valu qu'un orque si je l'avait laissé à son sort. Sans ces messieurs, je crois que je n'aurais pourtant pas eu le choix que de le laisser aux mains de son père. Monsieur Snape s'est presque tué pour sauver Faramir, parce que je n'ai pas été assez fort pour retenir Denethor avant, dit Pippin d'un ton pitoyable.
- Severus a toujours fait ce qu'il pensait être juste, ce n'était pas la première fois, et ce ne sera pas la dernière. Ses blessures sont superficielles je pourrais le guérir, dit Remus avec son éternel sourire doux.
- Votre humilité vous honore, monsieur Lupin. Sachez que Minas Tirith n'oubliera pas tout ce que vous avez fait pour elle, malgré qu'elle ne soit pas votre terre d'origine. Nous vous devons beaucoup, conclu Gandalf.
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Les corps furent emmenés à l'infirmerie, et Remus resta auprès d'eux, le temps qu'ils se remettent totalement, aidant les soigneurs.
...
Elle entendit des pas discrets dans son dos. Un des garçons, sûrement. Elle avait choisit de rester dans sa chambre le temps que les conseils tenus par Aragorn se terminent. La communauté y était, et cela faisait bien trois heures qu'ils mettaient les choses en place et débutaient enfin de véritables enrôlements. Cette nuit, peu dormiraient, il était probable que la tension soit trop forte le lendemain et que les attaques débutent. Elle voulu se retourner mais deux mains se placèrent sur ses épaules.
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- Glorfindel.
- Cela... n'aurait pas du se passer ainsi. Son ton était bas, presque triste.
- Je n'ai pas décider de tomber enceinte, répliqua-t-elle, implacable.
- Je...
- Je vous l'ai dit. Inutile de vous justifier. Vous m'avez aidée, j'ai retrouvé mes pouvoirs et je porte un enfant. Je ne vais pas vous forcer à l'assumer avec moi, si vous ne le désirez pas, je sais que votre vie est... plus longue, et que tout ceci doit vous paraître rapide et étrange. Je ne vous en veux pas. Mais je vous en prie... Ne me dites pas que cela n'aurait pas du être. Je ne veux pas élever cet enfant en lui disant qu'il a été une erreur. Jamais, termina-t-elle d'une voix triste.
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La main dériva sur sa nuque, caressante, passant sous sa chevelure, et l'elfe voulu parler quand la porte s'ouvrit de nouveau.
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- Hermione, ça va?
- Oui. Oui, Harry ça va. Merci.
- Tu veux que je reste? Demanda le Gryffondor en lançant un regard menaçant au guerrier.
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Glorfindel pouvait le tuer d'un seul coup mais Harry n'en avait cure. Hermione était son amie et l'elfe lui avait fait du mal. L'immortel ne semblait même pas offusqué. Il s'assit simplement auprès de la jeune femme et regarda Harry droit dans les yeux.
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- J'aimerais rester seul avec elle quelques instants.
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Son ton était doux et calme et pourtant il n'aurait souffert aucune réplique. La force qui se dégageait de la possession qu'il avait sur Hermione faisait presque trembler la jeune femme. Mais pas de peur.
Harry jaugea cet immortel et finalement sortit lentement. Glorfindel fit le tour du lit, et se présenta devant Hermione. Il était beau, dans ses habits d'argent brodés, ses longs cheveux lâchés. Il n'avait pas son épée à la taille, simplement son ceinturon de cuir noir. Elle était terrifiée à l'idée de ne pouvoir se détacher de lui. Glorfindel pouvait bien lui dire les pires reproches et la renier, elle ne pouvait s'empêcher de l'aimer.
Il s'agenouilla sans un mot, et posa ses mains sur le ventre rond, avant d'y poser délicatement sa tête. C'est alors qu'elle les vit. Ses jointures arboraient de nombreuses cicatrices encore fraîches. De petites échardes de bois étaient visibles. Sa voix autrefois douce et basse se trouva brisée et un peu rauque.
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- J'ai eu... si peur de vous perdre. De mourir sans vous avoir revue. Alors que j'emmenais autrefois mes compagnons, mes frères, mes amis loin de notre glorieuse cité, je les ai vus périr les uns après les autres, incapable de les protéger. Et alors que le balrog me portait le coup fatal, m'envoyant dans l'abîme, j'ai constaté que moi seul avait survécu. Mandos m'a permis le retour, mais jamais je n'ai retrouvé les miens. Cette défaite... cet échec, jamais je n'y survivrais s'il revenait pour vous prendre à moi. (1)
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Elle releva son menton avec douceur. C'était la première fois qu'elle voyait un elfe dont le visage était baigné de larmes. Elle se pencha simplement et l'embrassa, consciente de ce qu'il acceptait pour elle, de ce qu'il souffrait et souffrirait encore longtemps.
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- Jamais je ne vous quitterais. La mort n'a pas voulu de moi à plusieurs reprises, et je refuse qu'elle vous prenne encore. Personne ne sera en sécurité sur la Terre du Milieu tant que le Mal ne sera pas vaincu. Mais sachez que j'avais en tête d'aller protéger les femmes et les enfants que l'on cacherait dans les souterrains, car là sera ma place. Tout comme elle se doit d'être ici auprès de vous lorsque la menace gronde.
- Aniraim sui berethrel, Dit l'immortel dans un souffle
- Anuir, répondit-elle avant qu'il ne saisisse ses lèvres avec douceur. (2)
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La guerre les avait affaiblis, leur avait retiré tout espoir de pouvoir faire de leur vie l'idylle qu'ils auraient voulu avoir, mais à ce moment, précis, Hermione sentait ce bonheur tournoyer autour d'eux, et malgré la guerre, la raison de leur présence en ces lieux, jamais un jour ne pourrait plus être plus parfait que celui-ci, sauf peut-être une autre journée auprès de lui, pensa la jeune femme.
Ils restèrent toute la soirée dans les bras l'un de l'autre, elle s'accordant le droit de redevenir une femme fragile et douce, lui un elfe aguerrit et protecteur. Il lui promit de s'unir à elle dès leur retour à Fondcombe, ne supposant pas même l'idée de leur mort, et ils restèrent là à parler du prénom de leur futur enfant.
…
Tous les hommes en âge de se battre avaient été appelés le soir même. Les plus faibles étaient postés sur les chemins de ronde avec les archers, tandis que les chevaliers et les fantassins gardaient le pont levis et que les femmes, les vieillards et les enfants se regroupaient dans les souterrains de la chapelle.
Hermione avait fait le tour du château à balai afin de vérifier que personne ne soit oublié avant de se poster devant la porte qui les gardait de la surface. Avec eux, les vivres et quelques animaux de ferme.
Elle avait fermé les portes aidée de Rhîwanor, et avait lancé plusieurs sorts de protection ainsi que quelques pièges. Puis elle s'était retournée et avait constaté avec désarroi que la plupart des femmes prenaient leur rôle d'épouse très à cœur. Trop. Elles restaient toutes prostrées dans leur coin, protégeant contre leur sein leurs enfants.
Aucune n'écoutait et se contentait de regarder le plafond, essayant peut-être de capter un son qui les mettrait au courant de la situation. Certaines priaient en murmurant, d'autres avaient entouré leurs genoux de leurs bras et cherchaient le sommeil. La plupart sursautèrent quand Hermione prit la parole, assise sur son balai en hauteur. Sa voix se répercuta sur les murs de grès.
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- Des armes sont à votre disposition au fond des grottes. Munissez-vous d'une épée, d'une dague et d'une armure. Nous en aurons peut-être besoin.
- Mais nous ne savons pas nous battre, répliqua une femme d'un certain âge d'une voix chevrotante.
- Vous avez le choix mesdames, reprit Hermione d'un ton ferme. Vous vous pressez les unes contre les autres en espérant très fort qu'ils vous épargneront par pure bonté d'âme ou vous vous donnez une chance de vivre ou de protéger vos enfants en tuant une de ces pourritures.
- Ce ne sera pas simple, reprit Rhîwanor avec douceur, mais quand bien même vous ne savez vous battre, vous seules serez maîtresses de vos destins. Je crois en notre victoire, mais elle ne viendra que si nous avançons tous dans un même sens. Plus que jamais vos maris, vos frères, vos pères ont besoin de votre soutient.
Un bourhaha s'éleva alors, des voix, timides voire craintives, qui n'osaient pas imaginer, qui ne voulaient pas penser qu'elles auraient à se battre. Mais au milieu d'elles, certaines plus fortes, plus déterminées s'élevèrent jusqu'à ce que l'une d'elles se lève et parle d'une voix forte.
- On va en faire de la chiure de vache !
Stalone avec une robe, se dit la sorcière. Plusieurs voix lui répondirent, un feu les avait prises et s'étendait jusqu'àcelles qui n'y croyaient plus. Elles savaient que si les gobelins forçaient la porte, elles mourraient. Mais elles ne donneraient pas leur dernier souffle sans emporter le plus grand nombre d'ennemi avec elles.
Les plus faibles, les malades et les plus âgés furent mis au fond avec les enfants. Les autres prirent les armes, choisissant souvent les dagues et les épées courtes, plus légères.
Un cri étouffé, mais bien défini comme celui d'une rage noire leur parvint. Et Hermione serra sa main sur sa baguette.
…
Remus regarda de nouveau Faramir, et passa une main soucieuse sur le front du noble. Sa température avait baissé. Gandalf lui en avait donné la garde exclusive ainsi que celle de Severus, déjà conscient bien que bardé de bandages.
Le second fils de l'intendant n'avait pu que prononcer quelques faibles mots en présence de Gandalf, se forçant à rester éveillé car il savait que la situation était grave et que son histoire se devait d'être entendue.
De ce que Remus comprit, entre deux râles, était que Faramir avait vu Frodon et Sam, seuls. Il avait voulu l'anneau pour le ramener à son père, mais avait saisi la noirceur de l'objet quand il l'eut eu devant les yeux. Il avait gardé Frodon quelques jours dans son repère avant de lui annoncer son départ. Le Hobbit était maigre et faible et ils s'étaient perdus bien des fois avant de voir les Rohirrim.
Il ne su si Frodon était partit derechef, avec les maigres vivres que Faramir pu leur donner, mais leur cachette était sûre, et le Hobbit y avait trouvé une sorte de sérénité, un lieu ou l'air lui semblait plus respirable quelques temps.
Alors que Gandalf partageait ses sentiments entre le soulagement de savoir Frodon vivant et la peine de le savoir en proie à tous les dangers, il laissa le malade sombrer dans une inconscience réparatrice.
Remus fit refaire les pansements de l'homme, et s'approcha ensuite de Severus. Il mit dans ses gestes toute la douceur que l'agilité de ses doigts lui permettait. Il parla d'une voix calme, un sourire accroché à son visage d'ange.
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- J'ai prit la potion Severus. La pleine lune arrive ce soir. On aurait du se douter que Voldemort lance l'attaque quand nos pouvoirs sont les plus perturbés.
- Tu vas...
- Oui. Je serais avec ma forme de loup, et je boirais la potion pour rester conscient. Mais je reste avec toi.
- Remus...
- Ne t'en fais pas. Je serais encore humain quelques heures.
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Au loin, un cri guttural se fit entendre, et Severus prit la main blanche posée près de lui dans la sienne.
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Le vent soufflait trop fort selon le survivant. Ils ne s'entendaient presque plus parler. Son cœur battait trop fort et son estomac lui faisait mal, un goût de sang était venu à sa bouche. Même la vue de Legolas proche ne suffisait plus à le rassurer. Ron, lui et Draco étaient postés sur les remparts, attendant le signal de Glorfindel et d'Aragorn. Les orques s'étaient rapprochés, complétant les rangs des gobelins. Leur chef, un Uruk-hai particulièrement grand et hideux était posté sur une butte de terre et hurlait ses ordres dans une langue inconnue. Certaines de ces créatures avaient des armes de facture grossière, des armures crées avec des morceaux de métal et de bois à peine travaillés, tous portant la marque du Mordor. Un œil de sang.
Il regarda à sa droite, Ron et Draco serraient nerveusement leurs propres baguettes. Ils avaient revêtu des capes longues, pratiques s'ils devaient jeter des sorts de furtivité temporaires. Ils ne faisaient qu'écouter les ordres donnés à chacun, et peut-être de se réchauffer sous la pluie fine qui les glaçait. Legolas avait sortit une flèche, mais n'avait pas encore bandé son arc. Il savait quand l'ennemi attaquerait. Harry sursauta légèrement quand son amant tourna la tête et lui sourit, tendrement, mais avec un air un peu trop assuré, peut-être même sadique.
Il ne pu s'empêcher d'y répondre et regarda à nouveau devant lui. Une vague de grondements arrivait jusqu'à eux. Les orques s'impatientaient, et ils menaçaient dans leur langue ceux qu'ils ne pouvaient atteindre. Et alors qu'un gobelin avait fait un pas en avant, une flèche se planta directement dans sa gorge. Legolas prit une autre flèche.
…
Le soir se couchait, et comme à chaque soir, Sam pensait qu'ils étaient arrivés au bout de leurs forces. Frodon était de plus en plus fatigué, faible et sous l'emprise de l'Anneau maudit, mais il continuait, comme si la foi qu'il avait dans le bien était beaucoup plus forte que son désespoir.
Leur passage dans les grottes avec Faramir leur avait permit de souffler d'un long périple semé d'embûches. Ils avaient d'abord trouvé Minas Morgul, du moins, le chemin qui leur permettrait d'y arriver en constatant que l'entrée était impénétrable à moins d'être un gobelin, un orque ou toute créature servant le Seigneur des Ténèbres. Et puis il avait laissé Frodon là, entre deux grands rochers avant d'explorer et de trouver un chemin quasi inexistant par les flancs de la grande montagne noire qui contournaient presque toute la région. Ils avaient du se cacher et attendre bien plus souvent que d'avancer, mais petit à petit, sur les cailloux aiguisés, luttant contre le froid et la détresse, ils avaient parcouru quelques lieues.
Et puis ils avaient quitté bien à contre cœur la cachette de Faramir et de ses hommes, tout de même soulagés de savoir que le noble transmettrait, s'il le pouvait, des nouvelles d'eux à Gandalf s'ils le voyaient. C'était leur seul rayon de lumière dans les ténèbres de leurs pensées.
Ils étaient restés seulement un jour de plus, et puis c'était lui qui avait forcé Frodon à repartir, même s'il aurait préféré mille fois risquer sa vie seul pour son maître.
Ils avaient alors marché à couvert, aidé par les capes et le pain de route des elfes, regagnant du courage chaque fois qu'ils s'imageaient la Lorien, même si c'était un exercice de plus en plus difficile. Tout respirait la noirceur et le mal, aucune herbe ne poussait comme elle le devrait, et rares étaient les points d'eau propres.
Et ils l'avaient trouvé. Smeagol. Gollum. Le Vicieux selon lui. Il était clair que l'ex-hobbit ne voulait que l'anneau, mais une fois la corde elfique passée autour de son cou maigre, il ne disait plus rien et se contentait d'avancer. Frodon ne semblait pas y prendre garde, il estimait que la créature avait payé son dû auprès de l'Anneau unique, et qu'il voulait se racheter d'une manière ou d'une autre, qu'il était « innofensif », mais Sam n'était pas dupe. Il avait plusieurs fois empêché Gollum de tuer Frodon, ou lui même, bien que lorsque son ami regardait, la vile créature ne portait aucune trace de sa culpabilité. Sam était alors bon pour quelques remontrances à l'égard de son cœur trop dur, et ils reprenaient le chemin.
Cela faisait des semaines qu'ils avaient reprit la marche, du moins c'est ce qui lui semblait tant chaque jour ressemblait à un autre. Tout était morne, triste, venteux et amer, et même le soleil ne se montrait plus.
Si Sam n'avait pas tué Gollum dès leur rencontre, c'était parce qu'effectivement, le hobbit connaissait le mordor mieux qu'eux deux. Il leur fit donc prendre des chemins qu'ils n'auraient jamais remarqué, et passer par des chantiers de ronde des orques, donc dangereux mais au final peu fréquentés.
Il s'étaient posés pour la nuit, Gollum voulait continuer, gémissant avec sa voix de crécelle qu'on égorge qu'il fallait aller de l'avant, mais Frodon était épuisé. Il lui fallait chaque jour plus de repos pour ne pas succomber au pouvoir que Sauron avait insufflé à son objet fétiche. Sam avait fait taire Smeagol d'un coup de pied bien placé et comme à son habitude, il s'était mit juste à côté de son ami. Et avait sommé Gollum de dormir loin, très loin pour ne plus l'entendre.
Alors qu'il remontait sa cape sous sa tête, regardant avec tristesse le visage de celui qu''il protégeait, il le vit sourire, pas de ce sourire malsain qu'il avait eu une fois, et qui lui avait fait si peur, mais d'un sourire d'enfant, si pur.
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- Sam?
- Oui, Monsieur Frodon ?
- Je me dis... je me dis que nous sommes dans Son territoire. Nous. Je dois t'avouer que je n'y croyait pas.
- Vous êtes quelqu'un de courageux, Monsieur Frodon. Personne d'autre que vous n'aurait pu le faire dans toute la comté.
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Le brun de mit à rire doucement, décidément en proie à la joie, ce qui illumina le visage de Sam.
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- C'est bien la peine d'avoir un œil aussi gros.
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Leurs deux rires éraillés comblèrent un instant le silence des terres désolée. Et puis Frodon eut un frisson.
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- Tout va bien, Monsieur Frodon ?
- Oui... tout va bien. Un pressentiment. Comme si... quelque chose commençait.
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Et alors que le balrog me portait le coup fatal, m'envoyant dans l'abîme, j'ai constaté que moi seul avait survécu. Mandos m'a permis le retour, mais jamais je n'ai retrouvé les miens. Cette défaite... cet échec, jamais je n'y survivrait s'il revenait pour vous prendre à moi. (1) : Glorfindel est en effet un elfe du premier âge. Il est bien plus vieux que Legolas, et après la chute de sa cité, Gondolin, dont il était capitaine, il du s'enfuir avec les survivants. Mais un Balrog leur barra la route. Même aidé des aigles géants, Glorfindel tomba dans un précipice et mourut. Thorondor, roi des aigles le récupéra et l'enterra sous un monticule de pierre où finirent par pousser des fleurs jaunes malgré la stérilité du lieu. Après son passage dans les grottes de Mandos (un des créateur de l'Adas, terre du Seigneur des Anneaux) Il lui fut permit de récupérer son propre corps. Glorfindel est donc déjà mort une fois puis ressuscité.
Aniraim sui berethrel, Dit l'immortel dans un souffle. Anuir, répondit-elle (2) : Devenez ma femme, Dit l'immortel dans un souffle. Pour l'éternité, répondit-elle avant qu'il ne saisisse ses lèvres avec douceur. J'ai trouvé ça plus joli en elfique, pardonnez mon côté fleur bleue 3. (Mokhan : Nan, au bûcher !)
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Et voilà!
Je dois cependant dire que même si je ferais mon possible pour venir sur le pc, en ces temps de Noël ça reste tendu du slip, because je reçois (oui oui je raconte ma vie) du 17 au 31 et que donc voilà... Pas aussi simple de gérer le postage mais je ferais au mieux, promis!
Merci à tous de me suivre, de me lire, me critiquer, et merci Mokhan de me corriger avec autant d'ardeur de force, merci de faire tous ses vas et viens sur mon texte et d'y mettre un peu de toi =D
Hum... ouais en relisant c'est bizarre mais c'est pas grave /o/
