Bonjour à tous! Oui, 4 longues années ^^" (j'ai bataillé pour poster!)
Vous avez le droit de me gifler toussa toussa, MAIS j'avais dit que je la finirais, vaut mieux tard que jamais ._.
Le dessin la vie m'ont pris et m'ont embarquée mais j'a jamais oublié cette fic, donc voici pour vous, je suis en train d'écrire la fin présentement =3
Je ne mets pas de résumé des chapitres précédents parce qu'il y en aurait pour 8 pages de plus, et je tiens à vous remercier pour vos encouragements, vos mots m'ont aidée à poster la suite (pas bâclée, promis) et même si je ne réponds pas aux reviews par manque de temps, je vous lis avec une joie immense! Et si vous voulez discuter avec moi, je suis sur fess-bouc sous le même pseudo =)
à bientôt pour la fin de cette aventure!
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Chapitre XXI / Le retour du roi
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Nous n'en viendrons jamais à bout. L'armée du Mordor, renforcée des troupes de Saroumane avançait sans jamais perdre de terrain, marchant sur les corps entassés de ceux, plus faibles, qu'ils avaient placés en première ligne. Les archers elfes abattaient beaucoup d'entre eux, mais face au surnombre, se trouvèrent vite dépassés.
D'immenses échelles de bois souples se posaient sur les remparts, par dizaines, et renforcées à la base pour ne pas pouvoir être basculées. Bientôt, ils s'attaqueraient aux portes de la ville. S'il n'y avait que cela, l'armée de Denethor aurait pu prendre le dessus. Mais les Uruk-Hai semblaient avoir plus de pouvoirs.
Ils se téléportaient d'un groupe d'orque à un autre, sous le regard effaré des troupes elfes. Malgré leur supériorité numérique, ce qui avait toujours permis aux elfes et aux hommes de l'emporter était la stupidité et le manque d'ordre de ces créatures. Mais ils venaient de combler leurs failles. Aucun n'était en dehors du troupeau. Quand l'un d'eux tombait, il était aussitôt remplacé, les rangs se formaient intelligemment selon la force et la capacité de chaque race.
Harry, couvert par les archers elfes et par le bouclier magique créé dès le départ, se tenait sur un morceau de rempart encore intact des assauts et en profitait pour en dégommer un maximum, aux côtés de Ron et Draco. Il était au bord de la nausée, voyant les blessures noircies, le sang qui coulait à flot et l'acharnement qu'on devait parfois montrer pour que le blessé veuille bien mourir. La guerre ce n'était pas ce qu'il avait vu, propre et sans trop de saletés comme à Poudlard, ou dans les films, quand un simple coup d'épée permettait d'occire son ennemi. C'était une boucherie où le hachoir tombait où il pouvait, ouvrant grand les chairs, permettant à l'ennemi d'y replonger encore et encore sa lame mal aiguisée afin de gagner la partie. Parfois à grand coups de lame brisée dans la figure. La main gauche crispée sur sa cape en laine, il tentait de se concentrer sur les sorts qu'ils pouvaient jeter quand il sentit une présence à ses côtés. Il bondit et faillit crever l'œil d'Aragorn par pur réflexe. Les deux autres, trop occupés ne s'étaient même pas retourné. Au milieu des cris de sortilèges et d'ordres elfiques, Grand-pas se pencha à l'oreille de Harry qui ouvrit grand les yeux.
Le plus âgé lui expliqua plusieurs choses, et le brun finit par résumer tout cela en deux mots « allons-y ».
Il suivit le rôdeur qui partait et se ravisant, se faufila jusqu'à Ron et Draco et leur fit passer un message rapidement avant de tourner les talons.
Ils descendirent presque en courant avant de traverser une cour terriblement calme comparée à ce qu'il se passait à quelques mètres. Peu de guerriers posèrent le regard sur les deux hommes, affairés à construire des catapultes, à apporter l'huile brûlante et à emmener les blessés au loin.
Ils arrivèrent finalement derrière une petite maison de bois et Harry sortit son balai tout en questionnant Aragorn.
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- Où est-ce qu'on va ?
- Je vous guiderais, je reconnaîtrais l'endroit en le voyant. Mais c'est à des centaines de lieues d'ici. En combien de temps y parviendrons-nous ?
- En poussant le balai à fond, une heure et demi pour y aller...
- Loués soient vos transports étrange, sorcier. Partons sur-le-champ, et emmenez donc une épée avec vous.
- Mais si... Si le Lord se montre ?
- Croyez-le ou non, Harry Potter mais si la prophétie dit vrai alors suivez simplement votre instinct, vous ne pourrez que rencontrer votre destin. Je doute même que les dirigeants des forces maléfiques de cette guerre sortent de leur tanière.
- Alors on y va. Montez comme moi, et penchez-vous. Surtout accrochez-vous et mettez les pieds sur les... enfin les sorte d'étriers.
- Je suis prêt.
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L'éclair de feu s'éleva, et en moins que quelques secondes prit une vitesse ahurissante vers l'ouest, survolant les deux camps à haute altitude.
Harry avait dû retirer de nombreux sorts au balai, comme la bulle protectrice contre le vent et les insectes, afin que toute sa puissance magique soit allouée à la vitesse. Les deux corps le ralentissaient légèrement mais ils atteignirent quand même les deux-cent cinquante kilomètres/heure promis par le magasin. Le survivant monta le plus haut possible afin que le paysage soit reconnaissable par Argaorn. Ils devaient faire vite. C'était la dernière carte de leur jeu qu'ils pouvaient abattre.
...
La comté lui semblait bien lointaine à présent. Lui, simple hobbit qui n'avait jamais essuyé que quelques réprimandes voyait à présent le sang couler et entendait les cris déchirer l'atmosphère. Il se tenait juste derrière lui, ce cavalier qui avait su reconnaître son envie de se battre, qu'il ne connaissait pas, mais qu'il respectait profondément. Personne n'avait semble-t-il remarqué sa présence, et il avait dû se taire, se faire plus petit encore et se contenter de moitié de rations en se mettant le moins en vue possible. Son acolyte ne lui parlait pas, ou presque, et le cachait dès que c'était possible, dès qu'un haut gradé passait.
Et ils y étaient. Il ne savait plus s'il voulait vraiment y aller, s'il n'y avait pas un moment d'empoigner les rênes et de repartir vers son trou, vers ses amis, les rires et l'insouciance. Il avait peur, de mourir ou de donner lui-même la mort, peur de ne plus être celui qu'il avait toujours cru être. La main du cavalier attrapa sa jambe fermement, comme s'il avait deviné et s'adressa à lui de sa voix basse.
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- Ne craignez rien. Je resterais à vos côtés Merry.
- Oui. Oui, répéta-t-il comme pour lui-même.
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D'une foulée, tous les cheveux s'élancèrent, le roi au-devant d'eux, et Merry se senti happé par la scène, intégrant le tableau de mort qui se présentait à lui, le ventre étreint par l'angoisse et l'adrénaline.
Il ne réussit pas à réagir de suite, son épée tirée, il taillait dans le vif, bandant son bras aussi fort qu'il le pouvait pour se donner la force de couper et trancher les chairs. Il parvint à éborgner un gobelin quand la place se vida d'un coup, il ne comprit pas de suite, et se senti propulsé. Le souffle lui manqua, et chercha immédiatement sa dague tombée un peu plus loin. Ses esprits se remirent rapidement en place et il vit le cavalier, son ami depuis quelques jours. Son amie en réalité. Dame Eowyn ne prit pas la peine de remettre son casque et brandit son épée contre un danger imminent, le visage crispé par la rage.
Et Merry revit l'horreur. Il en avait déjà vu un, qui avait failli tuer Frodon. Un Nazgul. Il ne le savait pas mais celui-ci était le roi-sorcier d'Angmar, le chef de tous les autres.
Il était très grand, et respirait le pouvoir et la magie noire. Ses habits étaient éthérés et décharnés comme son corps, et trônant sur ses longs et rares cheveux blancs, une couronne ancienne trônait.
Merry ne recula pas, et s'élança avec Eowyn contre l'ignoble créature, ne voyant pas que tous, ennemis comme alliés s'étaient reculés d'eux. Il hurla et planta sa dague dans la main du Nazgul alors que celui-ci allait repousser la jeune femme. L'arme lui brûla les doigts, et la nièce du roi profita de cette seconde pour trancher d'un coup sec la tête grisâtre. La lame s'effrita, et Eowyn tomba à genoux au sol.
Merry se précipita vers elle, la peau blessée, et vit qu'elle était indemne, simplement très déboussolée.
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- Madame… Il nous faut avancer. Les autres viendront.
- Je vais bien. Allons-y.
- Il faut que nous trouvions des armes.
- Etes-vous prêt à la voler à nos ennemis ?
- Plus que jamais. L'ironie de les voir mourir de leurs propres armes est trop belle, répondit-il avec un sourire en l'aidant à se relever.
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Les gobelins et les orcs les regardaient avec une colère teintée de crainte, et Merry se baissa avisant l'arme noire ornée d'os et de métal, longue et parfaitement aiguisée et la présenta à la chevalière.
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- Commençons par celle-ci.
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Cela ne faisait qu'une paire d'heures que la bataille avait commencé mais des bruits se faisaient entendre au-dessus d'elles. La grande porte n'était gardée que par une dizaine d'hommes, et pour le reste, ils s'en remettaient aux dieux pour ne pas mourir.
Les portes allaient bientôt céder, Hermione le savait, le tout était de ne pas flancher lorsque cela arriverait.
Elle inspira lentement, préférant ne pas croiser le regard inquiet de Rhîwanor, et dégluti. Un choc fit crier de surprise quelques femmes près d'elle, elle-même n'avait pu s'empêcher de sursauter. Un long filer de sang filtra au travers de la trappe en biais qui les séparait du dehors. Il n'y avait plus un seul garde.
Une hache monstrueuse défonça l'entrée en un coup et une dizaine de gobelin entra en hurlant accompagnés par un troll armé. Le silence suivit l'intrusion, chaque camp jaugeant l'autre. Les créatures sifflaient, et poussaient de léger râles tout en regardant quels étaient les dangers pour eux. L'un d'eux arrêta son choix sur une jeune femme blonde comme les blés, frêle mais vaillante. Les troupes avaient été affamées un jour avant la bataille pour leur donner une raison de plus de tuer de l'humain. Elle semblait si délicieuse, si facile à avoir... Ses pieds le portèrent sans qu'il y pense, et il voyait avec satisfaction sa future proie reculer de peur, entourée de ses sœurs, brandissant son couteau vers le gobelin. Le monstre, à quatre pas de la jeune femme ouvrit la gueule pour hurler et donner sa propre charge et eu à peine le temps d'ouvrir les yeux d'horreur. Sa tête avait explosé, et Hermione avait gardé une main tendue et tremblante vers lui. Inutile de lancer un autre provocation, tout le monde s'était rué dans le lard à la seconde où l'humaine avait été sauvée.
Les femmes hurlaient pour se donner du courage, l'ennemi poussait à présent des cris de bête, galvanisés chaque fois qu'ils plongeaient leurs lames ou leurs griffes dans la chair convoitée.
Hermione donnait tout ce qu'elle pouvait. Le désordre l'empêchait de bien viser et des membres de gobelins étaient tranchés, tailladés ou se tordaient un peu au hasard lorsqu'elle pointait un ennemi.
Le troll était assailli par une bonne dizaine de femmes rudes qui avaient pris pour but de lui couper tous les tendons qu'elles pouvaient. Trois avaient trouvé la mort dans cette entreprise, mais la bête avait déjà perdu l'usage d'une jambe.
Le balai fut pris d'assaut et si Hermione se défendit avec vigueur, elle comprit en voyant la lumière du jour se masquer qu'elle ne ferait pas le poids. Des dizaines d'autres gobelins arrivaient, un sourire malsain aux lèvres, certains de l'emporter.
Hermione s'accrocha comme elle put, hurla lorsque sa jambe fut entaillée, et chercha à écarter au moins les assaillants de sa monture pour ne pas être ensevelie sous le nombre. Le balai finit par se briser, brûlant les mains des créatures impies par son cœur pur, et quelques gobelins s'écartèrent de surprise, crachant vers l'objet à moitié elfique. Un bruit sourd et un grognement au loin lui fit comprendre que le troll avait succombé. Elle ne sut combien d'ennemis étaient morts, mais la dizaine qui était initialement entrés s'était démultipliée.
Le sorcière tomba au sol, contente de savoir que son enfant n'aurait rien de toutes façons. Deux gobelins levèrent l'arme vers elle, et un sort les fit voltiger à l'autre bout de la pièce. Hermione resta au sol, n'ayant pas même le temps de se relever, et envoya sort sur sort à tout ce qui n'était ni humain ni elfique. Elle démembra l'un d'eux d'un coup de poignet et put enfin se mettre debout, cherchant rapidement du regard où en étaient les autres femmes. Beaucoup étaient à terre, souvent avec une ou deux créatures immondes près d'elle, il ne restait pas beaucoup de forces alliées. Mais le flot d'ennemis avait cessé, et si elle parvenait à repousser les gobelins, elle pouvait emmener les vivants au dehors de ce tombeau. Serrant les dents alors que sa jambe saignait abondamment, elle voulut profiter d'une faille qu'elle avait créé pour appeler les autres et s'enfuir. Son cœur s'arrêta lorsque le corps sans vie de Rhîwanor fut projeté à ses pieds. Elle resta tétanisée, le regard figé sur le visage pâle de son amie, et ce fut tout ce qu'il fallait aux gobelins pour s'élancer sur elle.
Elle leva les yeux, interdite, et vit une main griffue s'abattre sur elle et... repartir en arrière. Une bonne dizaine de flèches avaient sifflé à ses oreilles, et un bras ami la tirait en arrière. L'inconscience la prit de court.
Elle se sentit revenir à elle quelques minutes plus tard, et un sentiment de colère l'envahi lorsqu'elle repensa à sa faiblesse qui avait du coûter la vie à plusieurs femmes. Une main douce toucha sa joue et elle rencontra deux yeux noirs et des cheveux longs de la même couleur.
L'un des guerriers de Glorfindel, en armure d'argent, un épéiste, la regardait avec anxiété, et l'appelait pour qu'elle revienne à elle. Elle se redressa et acquiesça de la tête, rassurant l'elfe pour le coup.
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- Nous avons pu sauver quelques femmes, et nous avons remis des gardes devant l'entrée des souterrains pour y amener nos blessés les plus graves. Elles sont restées pour les soigner.
- Rhîwanor...
- Beaucoup sont morts, hélas, mais nous compteront ceux qui se sont sacrifiés lorsque le danger sera écarté. Les troupes sont toujours plus nombreuses.
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Hermione sursauta, prise d'un doute affreux.
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- Et Glorfindel ?
- Il est en vie ma Dame, près de Legolas et de vos amis sorciers.
- Les femmes sont en sécurité ?
- Plus aucun endroit n'est sûr ma Dame, mais quatre archers elfes gardent cette porte à présent.
- Alors je vais sur les remparts. Ce sera plus simple.
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Un gobelin isolé tomba près d'eux, la gorge transpercée d'une flèche.
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- J'ai pour ordre de vous suivre, où que vous alliez, et quoi que vous en disiez. Je vous ouvrirais le chemin. Mon nom est Faenorui.
- Merci, dit la jeune femme en se relevant. Allons-y.
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Elle avançait derrière l'elfe, et ils avançaient au milieu du chaos. Hermione lançait des sorts, et le guerrier usait de ses flèches pour qu'ils puissent se mettre sur les hauteurs, plus en sécurité. En haut sur les remparts, elle se mit entre Ron et Draco, dans la sphère bouclier qu'ils avaient créée et posa la main sur son ventre, se concentrant pour attaquer.
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- Mione…
- Tout va bien Ron. Il me faut quelques secondes. Après ça va saigner.
- Pas de problèmes, répondit le Serpentard
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Elle ferma les yeux, confiante, faisant abstraction autant que possible de ce qu'il se passait autour d'elle. Elle n'avait pas encore réalisé les morts, la détresse dans laquelle ils étaient et elle laissa les pensées l'assaillir. Elle savait que la magie était plus puissante en elle, qu'elle était capable de bien plus mais qu'il lui avait fallu ce gâchis pour que sa véritable force se réveille. La honte l'envahit, puis la frustration et le déclic. Aussi protégé que soit son enfant, il mourrait si rien n'était fait. La vision de Glorfindel au sol, sans vie lui serra le cœur, le corps de son amant remplaçait celui de Rhîwanor, et elle se vit, elle-même mourir, sentant les battements de son bébé toujours plus faibles, jusqu'à s'éteindre. Jamais.
Elle inspira, pas très certaine de ce qui arrivait, laissant ses larmes couler, sentant que quelque chose de chaud bouillir en elle, ce n'était pas effrayant, pourtant c'était incroyablement fort. Sa magie naturelle crépitait autour d'elle, et elle s'employa à tout diriger vers sa baguette, mêlant pour la première fois la magie instinctive et primaire à celle restreinte et stricte de Poudlard.
Tous. Ils mourraient tous si elle ne faisait rien, la victoire était proche et elle avait ce pouvoir. Elle ouvrit les yeux, se senti bizarre, comme si tout devenait beaucoup plus clair. Le doute n'était plus là, pas plus que la tristesse. Elle savait exactement ce qu'elle devait faire, plus lucide encore que si elle avait pris du Felix Felicis. Elle pointa simplement sa baguette vers un coin du rempart contre lequel une nouvelle échelle s'était posée. Elle senti le flux magique la parcourir et en laissa une petite quantité sortir par le morceau de bois gravé, sans qu'elle ait fait le moindre mouvement de poignet, ou qu'elle ait prononcé la moindre formule, et un bruit assourdissant suivit d'une explosion fit s'éloigner les guerriers de la place.
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- Pas un mot Draco, j'essayerais de mieux contrôler ma magie.
- En fait, fit le blond avec un sourire, fais la même chose, mais dans le gros tas en bas. Plus fort.
- On t'accompagne jusqu'au bord, Mione, fit Ron qui avait retrouvé son espoir.
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Sans cesser de jeter les sorts les plus dangereux autour d'eux, Draco et Ron s'étaient avancés, et Hermione pouvait à présent surplomber la scène de bataille. Elle commença par débarrasser le rempart puis la muraille des échelles, et en profita pour parvenir à doser justement sa magie, à la contrôler sans la brider. Les constructions de bois souple explosaient ou étaient projetées en arrière comme si un géant leur donnait des pichenettes. Une fois fait, et souriant quant aux acclamations des guerriers alliés, elle visa une zone où il était certain que son camp n'avait pas pu percer et libéra de grosses quantités de flux. Au lieu d'exploser comme elle s'y était attendue, des vagues de fumée blanche s'étendirent sur une dizaine de mètres, sans un bruit, ne laissant que des gobelins et des orcs morts. Au sol, les alliés reprenaient courage et se battaient avec une ardeur renouvelée.
Hermione recommença sur une autre zone noircie, le phénomène recommença mais elle eut un vertige. Sa magie était plus grande mais elle n'était pas illimitée.
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- Granger ?
- Ça va. Il faut que je récupère. Je ne peux pas trop le faire sinon je serais à court.
- On s'éloigne, décida Ron. On recommencera quand tu seras pr…
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Un « pof » qu'ils ne connaissaient que trop bien les firent se retourner, et un Uruk-Hai hurla dans leur direction. Même pour eux, c'était risqué de se téléporter jusqu'à eux, la garde était nombreuse. Mais cette créature n'avait pas l'intention de survivre. Elle avait compris d'où venait cette trop grande menace et voulait l'éliminer à tout prix.
Ignorant les flèches qui pleuvaient déjà sur lui, il écarta un guerrier elfe d'un revers de main, l'envoyant valser contre un mur. Un choc lui fit plier le genou. Draco. Les sorts qui tuaient la plupart des ennemis ne faisaient que le blesser. Ron et Draco s'évertuaient à lancer tout ce qu'ils pouvaient en reculant, et alors que Faenorui voulu lui planter son épée dans le dos, il fut brûlé par son arme en révélant une barrière magique. L'épée fut à peine enfoncée et tomba au sol, et c'est à ce moment que Ron découvrit que les plaies se refermaient en quelques secondes sans laisser de traces.
Il était tout près d'Hermione, et si elle laissait sa magie s'échapper encore, elle n'était pas certaine de pouvoir se relever. Legolas, tout près, tirait flèche sur flèche, même si elles retombaient au sol, pour trouver un possible point faible. Hermione, Ron et Draco avaient reculé jusqu'à pouvoir tourner, tout le monde leur laissant champ libre en essayant de frapper au maximum l'ennemi, et ils se trouvaient à présent sur un chemin libre, un pont entre deux tourelles.
L'Uruk-Hai avançait lentement, mais surement. Il grognait et saignait des sorts qu'on lui infligeait, mais sa rage et sa constitution l'empêchaient de flancher. Il se rapprochait de plus en plus et il allait tendre le bras pour attraper Hermione quand un choc violent le fit hurler et se retourner. La hache que Glorfindel avait lancée avec force avait atteint le milieu du dos, et Draco et Ron, trop heureux, en profitèrent pour viser la blessure.
La créature émit un son guttural, mais sous la violence des sorts qu'il subissait, il dû se mettre à genoux. Dans la folie qui commençait à le prendre, il visa Glorfindel. L'elfe s'élança sur lui et planta son épée dans la gorge de l'Uruk-Hai, déversant un flot de sang, mais il s'écarta à cause de la douleur de la brûlure magique. L'autre, ensanglanté et presque mort se rua sur l'elfe sans plus aucune défense, moitié marchant, moitié à quatre pattes avant de tomber raide mort. Hermione avait usé de ses dernières forces pour atteindre son cœur et n'avait pas supporté le vide de sa magie.
Glorfindel courut jusqu'à elle, et ignora la brûlure sur ses mains en la prenant dans ses bras. Il caressa son visage en vérifiant son état. Elle respirait, elle était juste épuisée. Il fallait la protéger.
Il fallait trouver comment tuer ces horribles bêtes aussi, se dit-il en se tournant vers le mort. Faenorui revint à cet instant, les bras brûlés comme ceux de son seigneur, mais rassuré.
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- On restera avec elle, dit Draco.
- Vous êtes précieux au combat, intervient Faenorui. J'ai pour ordre de la surveiller, je le ferais. Retournez sur le front, Seigneur Glorfindel.
- Vous êtes blessé ?
- Rien qui ne soit vraiment grave, Seigneur. Il a juste fallut que je reprenne connaissance.
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Une vague de hurlements de joie, mêlée à une autre de terreur vint à leurs oreilles.
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- Que se passe-t-il ? Il me semble que ce sont les nôtres qui sont heureux ? J'entends les cors d'une armée amie.
- Glorfindel, je crois que le vent tourne en notre faveur, fit Ron avec un sourire.
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Harry avait n'avait pas volé aussi vite depuis très longtemps et la sensation était encore plus grisante sans les sorts de protection. Cela dit en pleine guerre, il était difficile de réellement apprécier le vol. Au milieu d'une plaine, en plein vent hurlant, Aragorn lui dit de s'approcher d'une grotte qu'il apercevait au loin.
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- On doit aller dedans ? hurla Harry.
- Oui mais à pieds, ce serait plus prudent, la route y est mortelle !
- Raisons de plus pour y aller vraiment très vite, conclu Harry en fonçant vers l'entrée.
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Effectivement, la route était dangereuse. A peine passée l'entrée, une ombre les entourait, leur laissant tout juste de quoi voir devant soi. Des mains s'agrippaient à ses jambes, ou du moins tentaient de le faire, et une odeur pestilentielle régnait. Harry laissa échapper un juron, sorti sa baguette et invoqua une lumière qui chassa les créatures. Il avança rapidement dans la grotte de pierre avant d'arrive au centre de celle-ci. Le sol était devenu du sable, et la hauteur du plafond était immense. Le Gryffondor éteignit sa baguette, car une faible lumière éclairait la pièce, mais Harry n'aurait pas su déterminer sa source.
Aragorn posa pied à terre, et un bruit de chaines, de métal et d'os se firent entendre. Le sorcier se mit sur sa garde, mais le maraudeur lui fit baisser son bras. Il parla alors d'une voix forte et claire.
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- Je suis Aragorn, fils d'Arathorn, et Isildur, celui qui vous maudit autrefois est mon ancêtre. Avec moi la malédiction qui vous opprime perdure, et tant que votre parole ne sera pas respectée, vous devrez rester ici, morts, mais incapables d'aller de l'autre Côté. Mais voici pour vous une chance de vous racheter et d'en finir de cette parole que vous aviez donnée, car le Gondor a besoin de vous. Honorez votre promesse et je vous libérerais.
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Le silence suivit, avant qu'une voix d'outre-tombe se fit entendre.
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- Voilà près de trois mille ans que ton ancêtre nous a condamnés, Aragorn, roi du Gondor. Condamnés alors que seule la mort nous attendait, quel que parti que nous puissions prendre. Voudrais-tu alors que tu dois te battre contre Sauron que nous nous refusions cette douce vengeance contre toi et les tiens ? Lui saurait aussi bien nous délivrer…
- Et merde, murmura Harry.
- Vous avez été lâches. Nombreux sont ceux qui ont péri. N'avez-vous donc aucune estime de vous-même ? aucun remords de vous être cachés ? D'avoir cédé à l'ennemi ? combien de vos femmes, de vos enfants ont eu la gorge tranchée par la main des sbires de Sauron ? et vous voudriez le voir nous vaincre à nouveau ? contre qui devrait aller votre vengeance ? Je ne vous demande pas de l'aide en tant qu'esclaves, mais pour prendre enfin part à cette bataille que vous avez manqué. Pour vaincre le mal qui vous a fait vous terrer ici, et vous libérer de cette trop longue agonie.
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Le Gryffondor faillit applaudir quand un spectre apparut. Il était en armure, flottant et transparent. De son visage émacié, seules ses pupilles brillaient. Il ne dit mot, mais sourit, et des centaines d'autres fantômes apparurent.
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- Il semblerait que notre dignité puisse être retrouvée. Mes frères, hurla-t-il. Allons livrer cette bataille que nous attendions depuis si longtemps !
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Des cris gutturaux emplirent la grotte, et Aragorn se prit à sourire.
Harry avisa le chef des fantômes et demanda.
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- Et… vous savez voler à quelle vitesse exactement ?
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Et voilà! Nous sommes en pleine presque dernière bataille, j'ai du reprendre le texte c'est une horreur de poster! J'avais oublié tout ça! Je travaille toujours avec Nella (que j'adore ma chérie d'amour) mais qui est très occupée, du coup je m'autobêtate plus ou moins.
Pardon, infiniment pardon pour cette attente!
Merci à tous et à bientôt pour la suite!
