Chapitre 15 : lâcher prise.
Du point de vue d'Oliver :
Les jours passèrent Felicity était toujours dans le coma. Je ne l'avais pas quitté une seule seconde. Sauf une fois quand Donna m'ordonna d'aller me reposer à la maison mais je me suis seulement contenté de rentrer pour récupérer des affaires.
J'étais à son chevet, elle ne respirait toujours pas par elle-même. Le bruit de la machine était devenu habituel comme le bruit du trafic. Ses blessures commençaient à cicatriser, elle était pourtant toujours aussi pâle.
Donna entra dans la pièce, elle me tendit un café, je la remerciai d'un sourire avant d'en boire un gorgé et de le poser à mes côtés afin de replacer mon regard sur elle.
A la télévision on faisait référence à la disparition du justicier, cela faisait plusieurs jours qu'il n'avait pas frappé. Je ne peux pas être à plusieurs endroits à la fois c'est certain.
Donna : « Arg ces informations me sape le moral »
Oliver : « ça ne change pas vraiment quelque chose pour moi »
Donna : « elle va s'en sortir. Ma fille a toujours été forte. Quand son père nous a quittés, elle était dévastée mais elle est restée cette petite fille merveilleuse, intelligente. Je suis tellement fière d'elle. »
Felicity ne m'avait jamais parlé de son enfance. Je fus un moment bloqué sur la pensée qu'on ait pu l'abandonner. Je regardais sa mère qui lui caressait les cheveux. Je sorti de ma rêverie lorsque la machine s'emballa, Felicity convulsait. « Ho mon dieu » dit Donna, Je couru dans le couloir à la recherche d'un médecin, mais une poignée était déjà en route vers sa chambre. Ils avaient surement reçu une alerte. Ils nous firent sortir de la chambre le plus vite possible. Donna se mit à pleurer. Seulement quelques secondes plus tôt elle me disait que sa fille était forte et allait s'en sortir. Elle n'avait plus l'impression d'y croire.
Après quelques minutes son médecin sortit de la chambre. « Comment va-t-elle ? » demandai-je. « Elle va bien. Elle s'est mise à convulser car elle essayait de respirer par elle-même ». Je fus soulagé. « Que va-t-il sa passer ? Est-elle réveillée ? » demanda Donna. Le médecin répondit qu'elle était toujours inconsciente mais que c'est un miracle qu'elle n'est plus besoin de la machine pour respirer si vite. Les 48h prochaines allaient être cruciales. Il nous signala qu'on allait faire de nouveaux tests sur Felicity et donc de ne pas rentrer tout de suite dans sa chambre.
Donna souffla avant de s'assoir.
Oliver : « Vous aviez raison. Elle est forte. »
Donna : « Oui. Mon petit génie, elle va finir par me faire avoir une attaque si elle continue »
Je fus incapable d'ajouter un mot, j'étais assez d'accord avec elle. Je la regardais par la vitre de sa chambre alors qu'on lui retirait le respirateur et qu'on lui faisait une prise de sang. Je me mis à penser « pourquoi une prise de sang ? » peu importe à vrai dire. Je fis demi-tour et pris le siège prêt de Donna. Elle me prit la main et me remercia d'être là pour Felicity.
Quelques heures plus tard, alors que Donna était rentrée à son hôtel pour se reposer. J'avais un moment seul avec Felicity, je m'étais assis sur le lit à ses côtés. Je la regardais, elle avait l'air si paisible, ses cheveux lâchés retombaient parfaitement sur son visage. Je replaçais une mèche derrière son oreille lorsque le médecin entra. « Je ne vous dérange pas » me dit-il. « Non » dis-je en me levant. Il avait un dossier à la main. Il me confia qu'il avait les résultats de ses derniers tests de sang.
Oliver : « Vous n'avez pas l'air d'avoir une bonne nouvelle »
Docteur : « Cela va être à vous d'en juger. Mais étant donné son état actuellement, je ne vois pas ça comme une bonne nouvelle »
Oliver : « Je vous écoute »
Docteur : « Nous avons à la différence de sa première prise de sang réalisé des tests complets. Les résultats montrent une vitesse de sédimentation élevée, un taux élevé de globule blanc et un taux assez normal de l'hormone chorionique gonadotrope »
Oliver : «je ne comprends rien » le coupai-je
Docteur : « elle est enceinte M. Queen » Il constata mon air ahuri et continua « en constatant son taux d'hormone je peux vous dire qu'elle est enceinte d'environ 4 semaines ».
Oliver : « On est ensemble depuis un peu plus d'un mois »
Docteur : « Vous n'avez jamais utilisé de protection »
Oliver : « si bien-sûr que oui. » Puis l'image de notre première nuit, le soir où j'étais venu m'expliquer avec elle me revint en tête. Nous n'avions pas parlé du tout. A mon arrivé on avait fait l'amour pour la première fois. Je ne m'étais pas protégé, elle non plus apparemment. J'ajoutai « une nuit, notre première fois, nous n'avons pas » j'étais incapable de terminer. Je voulais tellement qu'elle se réveille, qu'elle m'aide à trouver les mots.
Docteur : « je vais vous laisser seul. Mais nous allons devoir la mettre sous monitoring, nous devons nous assurer que le fœtus va bien. »
Oliver : « faite ce que vous avez à faire »
Je ne sais pas comment prendre la nouvelle. Est-ce que je dois être heureux ? Est-ce que je dois être anéanti. Donna arriva 1h après ma discussion avec le médecin. En entrant il me demanda comment elle allait. Tout en regardant Felicity, je répondis « elle est enceinte ». Elle se stoppa elle était bouche bée. Ce n'était peut-être pas la meilleure manière d'annoncer la nouvelle et j'ajoutai « je suis désolé ». Elle s'approcha de moi et posa sa main sur mon épaule. « Ça va aller » me dit-elle. Je ne savais pas qui elle voulait rassurer en me disant ça.
2 semaines plus tard.
John entra, il embrassa Felicity sur le front. Je lui fis signe vers l'extérieur, en sortant je pris le visage entre mes mains avant de regarder Diggle.
Oliver : « je ne sais pas quoi faire »
John : « elle finira par se réveiller »
Oliver : « Quand ?! J'en ai marre d'entendre que tout va bien se passer. La femme que j'aime, celle qui porte mon enfant n'est toujours pas réveillée et ça fait bientôt 1 mois qu'elle est comme ça. Je suis le seul à voir notre bébé grandir, j'entends son cœur battre grâce au monitoring mais je suis incapable de me réjouir de la situation sans elle »
John : « tu dois rester fort. Je sais que c'est dur. Ecoute, tu n'as pas besoin de ça mais le gang continue d'assassiner des flics, et ta société à besoin d'un PDG. Walter ne peut pas assurer l'intérim indéfiniment. »
Oliver : « non je ne la laisserai pas »
John : « tu ne peux rien faire d'ici. Et sa mère est là. L'homme qui lui a fait ça est toujours à l'extérieur. »
Je m'avançais vers la vitre de sa chambre pour l'observer, je sentais les larmes monter, je n'avais plus craqué depuis la nuit où je l'avais déposé à l'hôpital.
John : « tu ne peux pas passer ta vie ici Oliver »
Oliver : « elle me manque. Elle me manque tellement. »
Il posa sa main sur mon épaule et je fis demi-tour, il me prit dans ses bras et je me mis à pleurer. Nous étions seuls dans le couloir froid de l'hôpital. Mais il avait raison je devais lâcher prise.
