Chapitre 18 : Un rêve, un souvenir.

Du point de vue de Felicity :

1 mois s'est écoulé, j'ai enfin le droit de sortir de l'hôpital, ma mère n'a pas eu le choix de rentrer à Las Vegas. Je vais un peu mieux. Je suis toujours aussi perdu. J'ai eu très peu de visite. On m'a annoncé la mort de ma meilleure amie, j'étais dévastée. Oliver Queen après avoir regarder les infos est bel et bien le nouveau PDG de la société. Il est passé me voir 2 ou 3 fois. Il est très gentil, un peu trop je trouve. Je suis toujours certaine qu'il me cache quelque chose.

Combien de temps ça fait que je me regarde dans la glace ? Pourquoi essayer de m'arranger ? J'ai une mine affreuse. J'ai réussi à enfiler un jean, un pull noir, mes cheveux sont lâchés, les attacher me donne mal au crâne. Une paire de botte au dessus de mon jean ça ira pour le trajet. Quelqu'un entre dans la chambre surement l'infirmière.

En sortant je me retrouve face à Oliver, dans son costume gris, chemise blanche, le col ouvert, aucune cravate. Pourquoi je le trouve si sexy ?

Felicity : « que faites-vous là ? »

Oliver : « vous sortez aujourd'hui »

Felicity : « oui mais ça ne répond pas à la question »

Oliver : « je ne vais pas vous laisser rentrer chez vous seule »

Je m'avançais vers mon lit où était posé mon sac, il me scrutait alors que je rangeais mes dernières affaires dans ma valise.

Felicity : « c'est pas la peine »

Oliver : « de quoi ? »

Felicity : « de me ramener. Mon adresse fait partie d'une des choses dont j'ai encore le souvenir »

Il sourie franchement baissant les yeux vers le sol, se mordant les lèvres. Il s'avança dangereusement vers moi. Je sentis mon cœur s'arrêter de battre. Je devrais peut-être le signaler à mon médecin. Il posa sa main sur la lanière de mon sac, où j'avais déjà la mienne de poser. Je retirais ma main et je mis mon regard dans le sien, il était si proche, son regard si puissant, il sentait si bon.

Oliver : « je n'ai pas précisé. Ce n'est pas négociable »

Il prit mon sac. Je pris mon sac à main, j'essayais de rester calme alors qu'à l'intérieur de moi je bouillonnais.

Oliver : « on doit s'arrêter à l'accueil signer des papiers »

Il me laissa passer en ouvrant la porte. On s'arrêta à l'accueil comme indiqué. Sur la décharge on me demandait d'inscrire la date d'entrée et de sortie. Je n'avais pas la moindre idée de ma date d'entrée. Oliver était au téléphone. Il fronçait les sourcils, je ne vais pas le déranger. Je pris le dossier pour le remplir sur une chaise. Je commençais par remplir la date de sortie. Je bloquais sur la date d'entrée. Il raccrocha, il se plaça à côté de moi. Les seuls qui sortie de ma bouche fut « heu », il prit le dossier de mes mains. Il inscrivit la date. Il me regarda, « vous avez signé », je fis oui de la tête. « Bien » dit-il avant de remettre le dossier à l'infirmière à l'accueil. « On y va ? » il m'aida à me relever. A l'extérieur une limousine et un homme nous attendent. « Felicity voici John Diggle ».

John : « Nous nous connaissions avant votre accident. Je suis désolé de ce qu'il vous est arrivé »

Pourquoi je connaissais le chauffeur d'Oliver Queen ?

Felicity : « je suis désolé. Je ne »

Il me coupa par un « je sais » et il ouvrit la porte pour que je monte. Oliver lui tendit le sac. Il lui dit « à la maison » avant de monter à mes côtés.

La voiture se mit en route.

Oliver : « comment ça va ? »

Felicity : « pourquoi vous faites ça ? »

J'avais eu un ton autoritaire, assez pour le faire sursauter. Il remonta la vitre qui nous séparer de son chauffeur. Il se tourna vers moi. Je soutenais encore son regard je voulais une réponse. Il prit mes mains dans les siennes. Il regardait mes mains, il se mit à sourire.

Oliver : « je le sens encore. Et le pire c'est de savoir que tu … vous ne le sentez pas »

Felicity : « je ne sais pas de quoi vous parlez »

Oliver : « vous avez besoin de repos. Le médecin a dit que l'amnésie était temporaire ça ira beaucoup mieux je vous le promets »

Il lâcha mes mains, il se replaça sur son siège.

Du point de vue d'Oliver :

Je ne peux pas continuer à lui mentir. J'aimerais tellement lui dire qu'on était ensemble, que je suis fou amoureux d'elle, que je suis le père de l'enfant qu'elle a perdu. Je voudrais qu'elle sache que je souffre aussi mais non je dois lui laisser le temps nécessaire pour s'en remettre.

Diggle me fit signe qu'on était arrivé, je sorti de la voiture avant qu'il m'ouvre. Felicity ne comprenait, je lui devais une explication.

Oliver : « vous allez rester chez moi. Je ne vais pas vous laisser seul alors que des personnes ont essayé de vous tuer »

Un autre mensonge, cet homme était derrière les barreaux mais j'avais demandé au détective Lance de ne rien lui dire pour le moment, elle n'avait pas besoin d'être interrogée dans son état.

Felicity : « je n'ai donc pas mon mot à dire ? Vous ne paraissez pas si autoritaire M. Queen. »

Oliver : « avec vous je le suis »

Diggle me passa son sac. Je la fis entrer. Je pouvais voir qu'elle désapprouvait.

Oliver : « Un problème ? »

Felicity : « vous me mentez ? Je ne suis pas une idiote. »

Oliver : « je ne comprends pas »

Felicity : « ça là » elle montra la maison « je ne veux pas rester ici, je ne vous connais pas »

Ses derniers mots me brisèrent le cœur. Elle ne me connait pas.

Oliver : « très bien. Vous avez besoin de réfléchir à tout ça. Je ne vous ai pas emmené chez vous parce que la police enquête toujours (encore un mensonge). Je vais vous emmener vers votre chambre »

Felicity : « et votre famille ? » demanda-t-elle plus calmement.

Oliver : « ma sœur s'est amourachée d'un garçon dans les Glades, elle ne reste plus à la maison, je ne suis pas pour mais j'ai d'autres choses à régler. Ma mère et Walter tiennent à ce que vous alliez mieux, ils se sont installés dans la maison secondaire. Un peu de vacances ça va leur faire du bien. On est arrivé ».

En entrant dans ma chambre, elle fut surprise et regardait partout.

Oliver : « ça vous va ? Il y a d'autre chambre sinon »

Felicity : « non cette pièce est plus grande que mon appartement »

Oliver : « en effet. »

Elle se retourna, je pris conscience de ce que je venais de dire.

Oliver : « écoutez reposez-vous je vais aller préparer le diner d'accord ? »

Je fis demi-tour. Elle m'arrêta d'un « Oliver »

Felicity : « la salle de bain ? »

Oliver : « juste derrière. »

Felicity : « bien-sûr qu'il y a une salle de bain dans cette chambre. On est d'accord que vous allez descendre pour cuisiner ? Je veux dire il n'y a pas de cuisine cacher dans la chambre ? »

Je retrouvais enfin la Felicity sarcastique que je connais.

Oliver : « non mais il y a un mini bar »

Du point de vue de Felicity :

Oliver Queen va me rendre dingue, me kidnapper et me tenir prisonnière dans son manoir c'est flippant. Mais je suis tellement fatigué je ne veux pas me disputer. Allongé sur le lit, je regardais le plafond, j'essayais de savoir s'il était comme ça avec chaque employé. Enfin c'est peut-être différent sachant que c'est lui qui m'a trouvé dans cet état. Je me mis sur le côté du lit. Je caressais la place vide. Avait-il fait exprès de mettre des couvertures en satin. Je me mis à rire seule c'est super bizarre comment peut-on dormir avec ce genre de draps sans glisser du lit. Je repris ma position face au plafond et je fermais les yeux.

Felcity : « Oliver »

Il était sur moi, il m'embrassait dans le cou, j'avais envie de plus tellement plus. On se regardait avec passion. Il me pénétra lentement, je vis son visage se remplir de désir pendant qu'il entrait en moi un « hooo » à peine audible sorti de sa bouche. Il ouvrit mes yeux, commençant de léger va et vient, il me fit basculer sur lui. Je me mouvais, il plaça ses mains dans mon dos, collant ma poitrine sur son torse, il m'embrassant fortement avant d'envoyer sa tête en arrière, il hurla mon nom. J'arrivais, je sentais des spams me parcourir. J'agrippais le drap en satin. « Oliver ! » j'hurlais son nom. Il me fit basculer encore une fois se retrouvant sur moi. Me faisant venir encore et encore, je resserrais le bassin sous lui, il arrivait aussi. Il se déversa en moi dans un long râle de plaisir et un « je t'aime » hurlé si fort.

Je me réveillais en sursaut. C'était quoi ce rêve. Je sentais encore son corps sur moi. Et si ce n'était pas un rêve et si c'était réel ? Ai-je vraiment couché avec mon patron ? M'a-t-il vraiment dit qu'il m'aimait ?