Chapitre 19 : Effrayé

Du point de vue de Felicity :

Après un tel rêve, je suis incapable de me rendormir. Je descends rejoindre Oliver dans la cuisine. Ce manoir est immense mais bizarrement je trouve la cuisine tout de suite. Surement l'odeur du repas qui m'a permise de trouver si facilement.

Il était tourné vers l'évier. Il s'était changé. Il portait un jean, un t-shirt et il était pied nu.

Felicity : « Salut »

Oliver se tourna vers moi.

Oliver : « bien dormi ? »

Felicity : « on va dire que j'ai dormi »

Oliver : « hum. Le repas est bientôt prêt »

Il se retourna vers l'évier de nouveau je fis le tour de la cuisine immense et je fis un arrêt devant la baie vitrée pour observer ce jardin qui malgré le printemps me semblait si froid.

Oliver : « vous voulez un verre ? »

Je fis demi tour.

Felicity : « oui du vin si vous avez »

Il me regarda l'air de dire « vous vous fichez de moi »

Felicity : « ou autre chose »

Oliver : « un soda ? »

Je lui fis oui de la tête avec un grimace avec de me concentrer sur la vitre à nouveau.

Oliver : « Je ne fais que suivre les indications du médecin » me dit-il dans mon dos en passant mon verre par-dessus de mon épaule. Il était si proche de moi, je sentais son parfum. J'avais l'impression d'avoir senti le même en me réveillant de mon rêve.

Felicity : « merci »

Je l'entendis sourire. Je profitais de ce moment de calme pour lui parler. Je fis demi-tour à nouveau pour le regarder. Lorsque nos regards se croisèrent mon cœur se serra. Il avait les yeux bleus les plus beaux que je n'avais jamais vus. On se chercha du regard pendant un long moment. Il est si grand comparé à moi. Je dois être ridicule avec ma couverture sur les épaules.

Felicity : « Je sais que vous m'avez trouvé après ma chute »

Il recula.

Felicity : « je veux juste savoir pourquoi vous étiez avec moi »

Oliver : « c'est compliqué »

Il vit mon expression déçu il fit un pas en avant afin de retrouver la proximité que nous avions avant ma question. Il posa ses mains sur mes bras.

Oliver : « Felicity. » Je levais la tête « j'ai besoin que vous me fassiez confiance »

Felicity : « je vous fais déjà confiance sinon je ne serais pas là »

Il s'éloigna de moi pour éteindre le feu.

Du point de vue d'Oliver :

A table, je l'observe, elle a à peine touché à son plat.

Oliver : « je ne suis pas vraiment un bon cuisinier »

Elle sourit.

Felicity : « non c'est très bon. Je n'ai juste pas très faim. »

Oliver : « pourtant je me suis forcé à faire des pâtes aux saumons »

Je la regardais d'un air amusé. Elle rigola. Elle était vraiment belle.

Felicity : « c'est mon plat préféré »

Oliver : « c'est vrai ? » J'avais un énorme sourire aux lèvres.

Elle pencha la tête sur le côté.

Felicity : « oui c'est mon plat préféré. Mais vous le saviez »

Oliver : « ça fait partit des questions qu'on pose aux employés quand ils arrivent dans la société »

Felicity : « c'est complètement stupide » dit-elle dans un fou rire.

Oliver : « vous n'allez pas finir ? »

Felicity : « non je me réserve pour le dessert »

Je la regardais surprise, elle avait fermé fermement ses yeux.

Felicity : « Désolé je ne suis pas très doué pour parler »

Oliver : « je vais débarrasser »

Je pris son assiette, elle commença à prendre les verres.

Oliver : « hey hey non. Pas question, je débarrasse je fais la vaisselle. Vous. Vous ne faites rien d'accord ? »

Felicity : « je peux aider. »

Oliver : « non allez chercher un film à voir plutôt »

Je me dirigeais vers la cuisine. J'ouvris le lave vaisselle. Elle se leva et elle s'installa sur le plan de travail à mes côtés.

Oliver : « y a mieux comme siège vous ne trouvez pas ? »

Felicity : « je n'ai pas le droit de m'assoir ici M. Autoritaire ? »

Je pris la direction de la table, je pris nos verres avant de la rejoindre de nouveau. On se regardait amusé. Je mis les verres, je refermais le lave vaisselle avant de me placer entre ses jambes. J'avais mis mes bras de part et d'autre de son corps. J'essayais de ne pas la toucher.

Oliver : « vous n'avez pas peur de tomber ? »

Felicity : « j'ai survécu à la chute d'un toit c'est pas un plan de travail qui va me faire peur. »

Je repris conscience après ce qu'elle venait de dire. Je ne veux pas plaisanter avec ça. Je mis mon bras autour de sa taille la rapprochant de moi. Je la fis descendre.

Oliver : « ne jouez pas avec ça ! »

Felicity : « c'était une plaisanterie »

Je fis demi-tour énervé.

Oliver : « oui ! Justement Felicity. Et j'aimerais que vous preniez cette situation un peu plus au sérieux »

Felicity : « c'est déjà le cas ! »

Oliver : « Ecoutez je suis fatigué demain matin je dois aller au bureau de bonne heure. Je n'ai pas besoin de ça maintenant »

Elle me donna un air exaspéré avant de monter dans sa chambre qui était en réalité la mienne.

Du point de vue de Felicity :

Je n'arrive pas à comprendre cet homme. Il était pourtant calme juste avant comment peut-on être aussi lunatique.

Et me voilà incapable de m'endormir dans une chambre qui n'est pas la mienne et qui je dois l'avouer me fiche la trouille.

J'entendais du bruit en dessous. Je me levais du lit pour voir ce que c'est. Je faisais en sorte de ne pas faire de bruit.

J'entendais des chuchotements « Oliver » j'avais l'impression de m'entendre pourquoi ? « Sort d'ici » J'avais sursauté j'avais l'impression que c'était tout prêt.

Je sentis un coup violent dans mon dos et je passais par-dessus la rampe en bois de l'escalier. J'hurlais « au secours ! Oliver ! Oliver ! »

Me voilà maintenant sur un toit me tenant à une rambarde. Oliver apparut, je pouvais sentir le froid de l'hiver. « Oliver aide moi ». J'allais lâcher « Je t'aime » « Non pas maintenant » me dit-il. Il pleurait pourquoi lui avoir dit que je l'aimais. « Je t'aime aussi » dit-il en larme. Je lâchais incapable de soutenir plus mon poids « FELICITY ! » Hurla-t-il.

J'ouvris les yeux, Oliver était en face de moi. Je pris une grande inspiration. Il plaça ses mains sur mon visage. « ça va ? ». Je fis oui de la tête. Il ferma les yeux et plaça son front contre le mien caressant mes joues. J'étais incapable de bouger, j'essayais de reprendre mon souffle et de faire partir cette peur.