Chapitre 23 : De retour à la maison

Du point de vue d'Oliver :

Le trajet de retour à la maison avait été calme. Il faut dire que je pensais à ce que je pouvais lui dire. Diggle nous regardait de temps en temps s'assurant que nous étions toujours éveillés.

En entrant dans le manoir, Felicity retira son châle qu'elle posa sur la table au centre de l'entrée.

Je pris son bras toujours en silence l'emmenant dans le salon, Je la fis s'assoir sur le canapé et je m'installais sur la table basse en face d'elle. Je pris ses mains dans les miennes, on se regardait, je pouvais sentir la peur dans son regard ou peut-être de l'impatience.

Oliver : « je n'ai pas été honnête avec toi »

Je baissais les yeux, le courage que j'avais lors du gala disparaissait, je n'étais pas doué pour parler de mes sentiments.

Oliver : « je voulais t'avoir auprès de moi parce que je ne voulais pas te perdre à nouveau. Je ne sais pas comment t'expliquer pourquoi mais j'avais l'impression qu'à n'importe quel moment je pouvais me réveiller et découvrir que tu étais toujours dans le coma et je pense que t'avoir auprès de moi me rassurais »

Elle tourna la tête sur le côté. Elle ne comprenait vraiment pas mon comportement.

Oliver : « je t'aime. »

Elle me regardait de nouveau.

Oliver : « tu ne ressens peut-être pas la même chose et je ne m'attends pas à ce que tu le ressentes. Mais voilà, je te regarde et je revois le premier jour où je t'ai vu en boîte de nuit dans ta robe noire. Je me souviens de la première fois où l'on s'est parlé dans le jardin lors de la soirée organisée dans le manoir. Je me souviens de notre premier baiser et dans la foulée de notre première nuit. Cette nuit où nous avons fait notre enfant. »

Elle commença à pleurer. Je passais un doigt sur sa joue pour sécher sa larme.

Oliver : « Lorsque tu étais dans le coma, lorsque j'ai su pour le bébé, je ne savais plus quoi penser. Est-ce que j'étais prêt à être père ? Non absolument pas ! Mais est-ce que je voulais se bébé ? Oui parce que je l'avais fait avec toi. En apprenant que nous l'avions perdu j'étais dévasté. Je le suis toujours. Alors oui aujourd'hui tu es là et je ne veux pas te perdre. Je veux t'avoir à mes côtés nuit et jour, je veux m'assurer que tu es en sécurité et être certain que tu es réellement réveillé. »

Felicity : « je le suis. Je ne vais pas partir Oliver, je ne me souviens peut-être pas de tout mais je me souviens à quel point je pouvais t'aimer. »

Elle m'avait surprise avec cette révélation.

Felicity : « Il m'arrive de rêver de nous et je pense que c'est plus que des rêves mais plus des moments que j'ai passé avec toi. Et à chaque rêve je me lève t'aimant plus. Alors un jour je me réveillerai et je t'aimerai autant que je t'aimais avec chaque souvenir. Tu n'as pas besoin de me garder ici pour ça. »

Oliver : « Alors tu veux partir ? »

Felicity : « je ne veux pas que tu te sentes obligé de me garder ici »

Oliver : « ce n'est pas le cas ! j'aime t'avoir ici »

Felicity : « je crois que j'ai juste besoin d'être un peu seule »

Oliver : « je comprends »

Du point de vue de Felicity :

Ça n'a pas dû être facile pour lui de me dire tout ça. Je me penchais vers lui voulant l'embrasser. Il brisa l'espace qu'il restait entre nous. Le baiser se fit plus langoureux rapidement, j'avais passé mes mains dans ses cheveux et je les descendis jusqu'à son nœud papillon encore noué pour lui défaire. Il se recula.

Oliver : « tu es sûr de vouloir faire ça ? »

Je me levais prenant sa main dans la mienne, on se dirigea en silence jusqu'à la chambre. En entrant je fermis la porte derrière moi et je défis la fermeture éclaire de ma robe de soirée. Je me retrouvais là face à lui seulement string, il me regardait comme si c'était la première fois qu'il me voyait pratiquement nue. Pourquoi cela m'excitait autant ? Il avança vers moi, plaçant ses mains sur mon visage, capturant mes lèvres dans un baiser enflammer. Mon dos se plaqua contre la porte. Il toucha chaque parcelle dénudé de mon corps. Il me porta dans ses bras. Et soudain un flash me vint en tête, lui chez moi m'embrassant contre un mur et me portant ensuite jusqu'à la chambre. Je repris conscience alors que nous arrivâmes prêt du lit, il me demanda si ça allait, je souri par sa question et le fait de me souvenir de notre première fois. Je l'embrassais de nouveau et on bascula sur le lit, j'étais sur lui. Il caressait mon dos avec douceur avant de me faire basculer sous lui. Il se leva du lit, retira ses chaussures, sa chemise me faisant découvrir ses cicatrices ou plutôt redécouvrir, il retira son pantalon et mon attention se replaça directement sur l'acte que nous allions faire à la vision de son membre déjà tendu.

Il s'allongea sur moi m'embrassant les lèvres, puis le cou, ma poitrine, mon ventre et il arriva prêt de mon intimité avec lequel il joua pendant de longues secondes avec ses doigts avant de me retirer le seul vêtement qu'il me restait et me satisfaire de sa langue chaude. Je ne savais pas vraiment si c'était ce qu'il me faisait ou alors ses gémissements contre mon intimité mais mon cœur battait à une vitesse folle. Je jouie en hurlant son nom resserrant mes cuisses sur son visage. Il entra deux doigts en moi, je n'en pouvais plus, un deuxième orgasme et il me libéra pour m'embrasser et enfin revenir à ma hauteur dans un sourire. Pourquoi m'a-t-il manqué alors qu'il était seulement à quelques centimètres de mon visage ? Je caressais son visage et regardais chaque morceau de son visage, il ferma les yeux embrassant la paume de ma main gauche. Il commença à retirer son boxer, je l'aidais un peu de mes pieds. Je me mis sur lui passant mes mains sur ses cicatrices. Je me penchais vers lui. On s'embrassa pendant un moment avant de commencer à mouvoir sur lui. Je le voulais en moi. Il m'attrapa par la hanche me faisant rebasculer sous lui. Il se pencha vers la console proche du lit. Je savais qu'il allait prendre un préservatif. Je l'arrêtai dans un « non » il me regarda. « On en a pas besoin » dis-je. Il me sourit avant de laisser tomber et m'embrasser. Il entra en moi. Il jouit contre ma bouche. Il en avait envie autant que moi. Il commença à se mouvoir lentement je pris son rythme. Il fit ensuite des va-et-vient beaucoup plus à l'intérieur de moi me faisant gémir et fermer les yeux « garde les yeux ouvert » me dit-il. « Je les ai vu fermé trop longtemps » ajouta-t-il. Il continua à pénétrer encore et encore les coups de rein se faisant plus rapide. Je jouis encore et je dis son nom, on ne se lâchait pas des yeux. Il était si beau, il m'embrassa langoureusement et il captura un de mes seins dans sa main gauche. Je criais son nom, je le suppliais de continuer, dans un long orgasme je le dis à quel point c'était bon. J'avais placé mes mains sur ses fesses. Je voulais qu'il arrive aussi. Je resserrais les cuisses augmentant son plaisir. Je pouvais le sentir arriver. 1 … 2 … 3 … 4 … 5 coups de rein et il hurla mon nom et eut un long râle de plaisir alors qu'il se déversait en moi. Sa respiration était importante, il retomba sur mon cœur, j'embrassais ses cheveux.

On venait de faire l'amour pour la première fois en tout cas j'avais pensé au début mais finalement j'avais l'impression de connaître son corps à la perfection et j'étais confiante pour lui donner chaque partie du mien.