Chapitre 26 : Tant de questions mais aucune réponse
Du point de vue de Felicity :
J'arrive dans mon appartement j'ai demandé à Oliver de me laisser. Il a pourtant essayé de m'expliquer qu'il est innocent dans la voiture. Et je veux bien le croire mais je me souviens de se justicier, ce meurtrier et ce flash que je viens d'avoir. Ho mon Dieu j'en suis persuadé j'ai rencontré ce justicier. Est-ce qu'il s'agit d'Oliver ? Il était présent sur le toit ? Pourquoi ? D'ailleurs pourquoi est-ce que j'ai été enlevé ? Faire les cents pas dans mon appartement ne va pas m'apporter de réponse.
Je pris la direction de ma chambre, remarquant au passage que certains objets, une lampe et un cadre photo n'étaient plus présent dans mon salon. Qu'est ce qui a changé d'autre ?
En arrivant dans ma chambre, je me pose quelques secondes sur mon lit avant de me diriger vers mon placard, j'attrape un jean, un débardeur blanc, je me change rapidement, je mets une paire de botte marron et un long gilet en laine beige et je me lâche les cheveux avant de me diriger vers mon sac marron et sortir mes clés de voiture. J'ai besoin d'avoir des réponses.
En arrivant dans les Glades je me gare à l'intérieur de l'entrepôt de QC. Je prends mon sac et entre dans l'entrepôt désert. Oliver disait peut-être vrai, il est seulement venu ici pour vérifier les lieux. J'agrippe la lanière de mon sac et secoue la tête avant de me retourner rapidement pour partir, mais en me retournant je me retrouve face à Oliver, debout sur le pas de la porte, dans son t-shirt noir en col V et son pantalon bleu marine, les mains dans les poches. Je suis surprise de le voir ici. M'a-t-il suivit ?
Il me regarde sans dire un seul mot, Je le regarde agrippant mon sac deux fois plus fort sans aucune raison. Enfin je crois, je n'ai quand même pas peur de lui ? Il fit un pas vers moi j'en fis un en arrière. J'ai ma réponse j'ai bien peur de lui. Il s'arrêta dans sa lancé et jugea mon expression sur mon visage.
Oliver : « Felicity ? »
Je lui fis signe de la main et de la tête que non lui lançant un « han han ». Il referma la bouche ne terminant pas sa phrase. Je pris mon courage à deux mains pour avancer vers lui et lui passer devant pour sortir d'ici. Il me laissa passer sans essayer de me rattraper, je suis à la fois soulagé et malheureuse qu'il ne l'ait pas fait. En sortant je vois Diggle debout devant la voiture, dans son costume sombre habituel, il me fait un signe de la tête les mains devant lui. Je pris mes clés et je fis demi-tour afin de rentrer chez moi. Je n'ai finalement pas eu de réponse mais je n'avais pas besoin d'Oliver aujourd'hui.
Du point de vue d'Oliver :
Que faisait-elle ici ? En entrant dans l'entrepôt Diggle me fit remarquer la présence de sa voiture. J'ai enfin compris qu'elle se souvenait de moi en tant que justicier. Je devais lui parler.
En entrant dans l'entrepôt je la vis debout au milieu de la pièce, je pris une grande inspiration entre soulagement et frayeur. Elle me faisait dos, je ne sais pas jusqu'où elle est allée dans ses recherches et depuis combien de temps elle se tenait là.
Elle fit d'un coup demi-tour surprise de me voir. On resta quelques secondes à se regarder. Elle ne semblait plus me reconnaitre. Je fis un pas vers elle voulant la rassurer. Elle fit un pas en arrière m'interdisant d'avancer plus de la tête et de la main avec un « han han ». Je ne voulais pas l'effrayer plus et la laissa s'en aller. Je pris mon courage à deux mains pour ne pas la retenir. Mais là je ne sais pas vraiment ce qu'elle sait.
Diggle entra dans l'entrepôt, je fis demi-tour vers lui avant de retourner de nouveau et me diriger vers le sous-sol.
Diggle : « est-ce qu'elle s'en souvient ? »
Oliver : « je ne sais pas »
Je fis le code et ouvrit la porte, en descendant rien avait bougé, je ne pouvais toujours pas savoir si elle avait réussi à descendre mais il s'agit de Felicity et si elle se souvient alors peut-être se souvient-elle du code pour entrer ? Et même si elle ne s'en souvient pas, alors je suis certain qu'elle est capable de pirater le système juste avec son téléphone.
Diggle : « qu'est ce qu'elle t'a dit ? »
Je fis demi-tour sur moi-même lui faisant face d'un air surpris par la question qui n'avait rien de stupide pourtant.
Oliver : « elle ne m'a rien dit ? »
Diggle : « quoi rien du tout ? »
Oliver : « rien du tout. Je devrais aller lui parler »
J'avançais vers la sortie mais Dig m'arrêta de son bras.
Diggle : « si elle avait voulut te parler elle l'aurait fait. »
Je pris place sur mon siège tout en regardant celui de Felicity, vide, trop vide, depuis trop longtemps.
Du point de vue de Felicity :
Qu'est ce que je faisais là ? Me voilà complètement perdu devant le poste de police. Mais je ne peux pas garder ça pour moi. S'il y a une chance d'arrêter ce criminel il faut le faire. Il est peut-être même coupable de la mort de Karen et de ma chute. Ma chute, mon rêve, mon cauchemar, Oliver essayait de me rattraper, il pleurait, il me disait qu'il m'aimait, pourquoi m'aurait-il fait ça ? Je me mis à pleurer de désespoir cette perte de mémoire m'a complètement détruite, je suis pourtant une femme intelligente.
Je choisis de finalement renoncer à le dénoncer, ma tête me joue des tours j'ai l'impression de devenir folle, j'ai besoin de Karen, elle aurait su quoi faire. Oui elle m'aurait surement conseillé de larguer ce crétin. Et me voilà rigolant et pleurant à un feu rouge. Karen ? J'étais pourtant certaine de l'avoir vu la nuit dernière. Oliver m'a assuré que je rêvais est-ce que je dois le croire après tout ça ? Y a-t-il vraiment quelqu'un dans cette tombe ? Et ce psy existe-t-il ? Oui il existe pourquoi il n'existerait pas ?
En arrivant à la maison, j'étais fatigué, il fallait que je me repose, j'avais besoin d'un bain, dans la salle de bain, je vis mon visage dans le miroir, je ne me reconnais pas, j'ai maigris, j'ai les yeux gonflés, je ne suis qu'un fantôme de moi-même. Je suis pourtant du genre à rire et là me voilà dépressive. Je mis un premier dans mon bain avant d'y mettre mon corps en entier. Je suis dépressive et je souffre de stress post-traumatique. Ma tête me fait souffrir, mon corps me fait souffrir, je mis ma main sur mon ventre où quelques semaines plus tôt je portais un enfant. Est-ce que j'étais au courant de cette grossesse ? Comment a-t-il fait pour survivre à la chute si longtemps ? Je m'enfonçais dans mon bain, l'eau arrivant à mon menton. Je me laissais glisser à l'intérieur voulant arrêter les questions qui s'ajoutaient dans ma tête et dont je n'avais pas de réponse et dont je n'aurais pas de réponse. L'eau me recouvre complètement et je me laisse partir là où je veux être en ce moment auprès de Karen.
