Tuez-moi, je mets 100 ans à sortir mes chapitres. La seule excuse que j'ai, c'est LA FLEMME.
J'espère que vous aimerez ce truc, parce même si j'ai pris mon temps pour l'écrire, je parie que c'est nul.
- Tu aimes quelqu'un ?
Ma question fuse l'air et je sens le petit corps en face de moi se crisper. Quoi ? Ma question le gène ? Plus que la précédente on dirait….. Mais je souris. Si ça le met dans des états pareils, ça veut dire qu'il a quelque chose à se reprocher, quelque chose que je pourrais peut-être utiliser contre lui... Une arme supplémentaire parmi celles que j'ai déjà développées pour l'ennuyer, l'humilier et le faire souffrir.
Sa réponse se faisant tarder, je l'attire en arrière et donne un grand coup sur les casiers avec son corps. Il pousse un gémissement, rougit, se ressaisit et plante son regard dans le sol. Il hésite à me répondre, ce qui est stupide, il n'a pas le choix.
- N-Non….
Mensonge. Je le sais parfaitement, alors je ne vais pas perdre mon temps à jouer avec lui. Je vais faire comme d'habitude, je vais aller droit au but.
- Tu n'appartiens qu'à moi Tweek.
Il rougit violemment lorsque je lui dis ça. Il est même mignon. Sa bouche se tord en un rictus affreux, je le vois trembler encore plus que d'habitude. Il tente d'atteindre sa chevelure blonde et emmêlée, mais ses mains étant bloqués par mes bras, il se résigne à triturer le bas de sa chemise nerveusement. Son visage n'est plus que déformation, sa bouche tremblotante et ses yeux fouillant dans tous les sens, à la recherche d'une potentielle issue. Imbécile, tu sais parfaitement qu'il n'y a personne pour t'aider.
- J-j-je …. Gah ! Je ne veux p-p-p-pas… T'app-app-app….
POV Tweek
Qu'est-ce que je viens de dire ? Bien sûr que je veux lui appartenir, bien sûr que je veux être à lui, que je veux être sien, que je veux être la seule personne qui compte dans sa vie… Mais c'est peut-être déjà le cas…
- Tu n'as pas le choix pourtant. Qui est la personne que tu aimes ?
Je tourne la tête à gauche. Regards amusés, me regardant souffrir pour avoir un truc sur lequel papoter à la pause de midi. Je tourne la tête à droite. Idem. Et en face…. Lui. J'ai envie de l'embrasser, de tendre mes lèvres, de m'offrir à lui, mais avec le peu de dignité qui me reste, je ne cède pas à mes envies. Son regard se fait insistant, il me force à répondre. Je dois trouver un mensonge, vite, je ne dois surtout pas lui dire qu'il s'agit de lui…
- Laisse-moi t-t-tranquille….
Je sais que ça ne va pas marcher, mais c'est la seule excuse que je peux trouver. Je ne veux pas fondre en larmes devant lui, je ne veux pas que ce que je sens venir arrive, je ne veux pas qu'il me voie pleurer toutes les larmes de mon corps pour lui.
- Dis-moi Tweek….
- C'est Bebe ! Bebe Stevens !
Un mensonge stupide, encore. L'intéressée est dans la foule, et elle fait mine d'être choquée. C'est vrai, qui voudrait d'un blond stupide comme moi ? Personne. Et surtout pas Craig.
- Tu mens. Dis-moi ou je ne te laisserais pas partir.
Tout s'emmêle dans ma tête. Je veux mourir, mourir, mourir. Je veux qu'un kamikaze vienne se faire sauter dans le lycée maintenant, je veux que la Terre explose parce que mon cœur semble au bord de le faire, je veux que quelqu'un vienne me loger une balle dans la tête. Tout mais pas ça. Je ne veux pas pleurer devant lui, ce serait une marque d'abandon total. Je dois encore conserver la seule marque de dignité encore en moi.
- Lâche-moi C-Craig….
- Dis-moi.
Sa voix froide, ses yeux froids, son visage glacial. Tout chez lui inspire le froid, la peur et l'horreur. Pourquoi a-t'il fallut que ce soit lui que j'aime, et pas un autre ?
- Elle s'appelle comment ?
- C'est pas u-une… f-fille….
Je suis stupide. Un sourire victorieux s'affiche sur son visage. Il va trouver, il va comprendre, je ne veux pas je ne veux pas…
- Tu es gay Tweek ? On aurait pu s'en douter remarque…..
Je déglutis.
- S'il te plaît…
- Jimmy ? Kyle ? Clyde ? Token ? Stan ? Le gros ? Le soumis ? Kenny ?
Je ne réagis à aucun de ces noms. Il ne dira pas le sien. Il n'est pas assez futé pour ça. Enfin je crois. Et s'il l'apprenait ? Oh mon dieu s'il comprenait ? Que pourrais-je faire de ma vie ? Mourir de honte sûrement… Non pas de honte. De tristesse. Car nul doute qu'il se moquerait de moi. Brisant mon cœur et mon humanité en même temps.
- Damian, ou Pip ? Peut-être un gothique ?
Et il continue, il continue. À la fin il a cité tous les mecs du lycée. Et ses yeux sont devenus pires qu'énervés. On le croirait à la limite de l'énervement. Venant d'un mec qui a toujours essayé de masquer ses sentiments au monde entier, c'est ironique je trouve.
Soudain un sourire démentiel déforme son visage que j'aime tant. Je frisonne, mes yeux s'écarquillent. Il se tourne vers moi. Ses yeux me montrent qu'il a compris.
- Tweek, est-ce….
Je ne veux pas l'entendre. Je dois partir. Maintenant.
- CRAIG ARRÊTE !
J'ai hurlé comme un forcené. Mais il ne s'arrête pas. Je me débats plus fortement qu'avant, donnant des coups dans tous les sens pour essayer de me dégager.
- Que ce serait…
Mes yeux se remplissent de larmes, et je commence à comprendre qu'il n'y a aucune issue. Peut-être ferais-je mieux tout simplement de m'abandonner à l'humiliation pour le reste de ma vie. Je ne serais peut-être même jamais heureux. Mais ai-je le choix ? Ce n'est pas comme si mes parents allaient me laisser rester à la maison, non… Et il n'y a que cette école dans la ville. Je suis comme un condamné forcé à rester cloitré dans sa cellule depuis laquelle il peut voir son bourreau se moquer de lui, jouer avec ses sentiments et le détruire de secondes en secondes.
- Tweek !
Je relève la tête juste au moment où je vois Craig s'effondrer sans raison apparente devant moi. J'atterris sur le sol sur mes deux pieds, et je ne cherche même pas à comprendre, je m'enfuis. Cette chance ne se représenta pas deux fois.
Je cours en haletant, je ravale mes sanglots, je me cogne plusieurs fois. Je veux juste atteindre les toilettes, seul endroit où je pourrais être sûr que personne n'irait me chercher. Bon, c'est clair que pleurer dans les toilettes c'est cliché. Mais jusqu'à présent personne n'est venu me chercher là-bas, donc je suppose que je peux continuer à rester là…
J'arrive aux toilettes en hoquetant, mes larmes n'ont pas pu se retenir de passer. Je les essuies d'un revers de main rageur, avant de m'enfermer dans une cabine. Je me laisse glisser contre la porte, les yeux vides de toute émotion. Pourquoi, pourquoi ? Pourquoi a-t-il eu besoin de me poser cette question ? Il ne pouvait pas se moquer de moi comme d'habitude ? Non… Il m'avait brisé le cœur, alors qu'il n'y avait pas été forcé. C'était un pur plaisir pour lui. Je le détestais plus que tout, mais mon cœur brisé ne pouvait, lui, s'empêcher de l'aimer. Quels sentiments contradictoires.
La porte des toilettes s'ouvre et je me fige, faisant taire mes bruits de reniflements de gamine de huit ans. Tout ce que j'espère c'est que ce n'est pas Craig. Pitié, pitié…
- Tweek, tu es là ?
Un faible sourire éclaire mon visage. Je reconnais cette voix à l'allure aussi innocente que son propriétaire. Léopold. Enfin, tout le monde l'appelle Butters, d'ailleurs je ne sais pas pourquoi. Il n'y a que moi et son petit ami Kenny qui l'appelons par son vrai prénom.
J'ouvre la porte et mes yeux verts remplis de larmes rencontrent deux grands iris bleus rayonnant de joie. Je ne comprends pas comment il fait d'ailleurs. Avant moi, c'était lui qu'on harcelait sans cesse. Pourtant, il a su garder son innocence.
- S-Salut….
- Tweek !
Un grand sourire éclaire son visage.
- Dieu merci tu vas bien !
- Oui… g-gah…
- Heureusement que Kenny était là….
- Kenny ?
Il s'approche légèrement de moi en rougissant. Ces deux-là sortent ensemble depuis je ne sais combien de temps. Tout le monde disait que ça n'allait pas durer, pourtant ça a tenu.
- Oui… On a assisté à la scène… Et quand on a compris ce qui allait arriver… Son sang n'a fait qu'un tour et il a frappé Craig.
Ce sont mes seuls vrais amis, et aussi les seuls qui savent pour Craig. Faudra que je pense à remercier Kenny plus tard.
- M-m-m-merci… Mais je crois que Craig a c-compris quand même…
Il a compris. Je pense que c'était peut-être le seul. Les autres sont trop idiots pour avoir pigé.
- …. Oui. On aurait dû agir plus tôt, désolé Tweek.
- Non, c'est bon. Merci Léo.
- Tu comptes retourner en cours ou chez toi ?
J'hausse les épaules. Je n'ai pas vraiment envie de revoir son visage. À vrai dire je n'ai même pas envie de quitter les toilettes.
- Butters… Est-ce que je… GAH ! Je p-peux venir chez t-toi ?
- Bien sûr ! Mes parents sont en voyage, et ce soir… Kenny vient, ce sera l'occasion de parler à trois !
Je souris devant son innocence. Si Kenny vient chez lui ce soir-là, juste quand ses parents ne sont pas là, c'est pour coucher avec lui. Je sais que je vais les gêner, mais je ne peux m'empêcher d'hocher la tête et de dire que je viendrais.
Après tout, j'ai besoin d'eux.
Oyé oyé !
Au prochain chapitre, vous voulez un lemon Kenny x Butters ? :3
