Bonjour tout le monde ! Je vous poste donc le premier chapitre de ma fiction ;p

Venez faire la rencontre d'Elisabeth ! J'espère que le chapitre vous plaira :)

Déjà merci à Els pour sa review ^^ ( Pour son don vous verrez bien, je ne peux pas le révéler maintenant )

Et merci à kelhy-ah et pyreneprincesse ( On se retrouve encore une fois ^^ ) de suivre mon histoire :)

Bonne lecture !


Un rayon de soleil passa à travers mes rideaux. J'ouvris difficilement les yeux, en laissant un grognement s'échapper du fond de ma gorge. La nuit avait été beaucoup trop courte à mon goût. Je n'avais fait que penser à la rentrée dans mon nouveau lycée. Même si ça faisait 16 ans aujourd'hui que j'habitais à la Push, j'avais peur de me mêler à des gens que je ne connaissais pas. Oh non… En parlant de 16 ans… C'était mon anniversaire. J'avais une raison en plus pour ne pas me lever. C'était le jour, que je détestais le plus, de toute l'année. Malheureusement, ma mère avait encore décidé de faire son rituel de l'anniversaire. Dommage pour moi qui croyait enfin pouvoir y échapper en ce jour de changement. Elle ouvrit la porte avec une telle force, que je crus qu'elle allait se briser.

-JOYEUX ANNIVERSAIRE ! S'extasia t-elle

Je me cachais sous mes couvertures.

-Maman ! Tu sais que je déteste quand tu fais ça !

Je la sentis s'asseoir juste à côté de moi. Elle retira la couette. Un sourire illuminait son visage. Je fus obligée de sourire à mon tour. Elle passa sa main dans mes cheveux encore ébouriffés. Ma mère s'appelait Mia. C'était une femme de quarante ans, mince, avec de longs cheveux roux. Elle avait la peau aussi pâle que la mienne. Ce que j'adorais le plus chez elle, c'était ses magnifiques yeux marron, qui viraient un peu sur l'ambré.

-Allez descends déjeuner ma puce. M'encouragea t-elle

Je poussais un gros soupir. Elle déposa un baiser sur mon front. Je n'allais décidément pas louper cette première journée d'école. Je partis me laver dans la salle de bains. Il était seulement 7h30, l'école commençait à 9 heures. J'avais largement le temps. Je passais ma robe à fleurs et mis mes converses bleu marine. Je démêlais mes cheveux bruns, qui, une fois lissés, m'arrivaient dans le bas de mon dos. Vint ensuite la case maquillage. J'étais enfin prête. Je traînais les pieds jusque dans la cuisine. Mon bol de céréales m'attendait sur la table, en face d'un verre de jus d'orange. Ma mère passa et embrassa ma joue.

-Tu es resplendissante ma rose.

Je m'assis, et mangeais tout en regardant mon téléphone. Les minutes défilaient trop vite. Il allait bientôt falloir que je parte. Ma mère s'affairait dans la cuisine, tout en me regardant manger.

-Alors ce premier jour ? Tu es prête ?

-On peut dire ça comme ça…

-Elisabeth, je t'en prie, fais un effort. Je suis sûre que tu vas te faire des amis.

-C'est toi qui le dis… Marmonnais-je

Je l'entendis soupirer. Je n'étais pas ce qu'on peut appeler, une fille qui aime se faire des copines. Elle s'approcha de moi, une boîte à la main.

-Oh non, maman, je t'avais que je ne voulais rien.

-Je sais… Dit-elle coupable. Mais dès que je l'ai vu, j'ai su qu'il fallait que je te le prenne.

Je souris vainement et lui pris le cadeau. J'ouvris le clapet, et découvris un collier qui pouvait au moins descendre jusqu'à mon nombril. Le pendentif était une rose en or. Les détails étaient incroyablement bien faits. De la tige, jusqu'aux pétales. Oui, si ce cadeau lui avait fait penser à moi, c'est parce que depuis ma plus tendre enfance, elle m'appelle « ma rose ». C'est parce que ce sont mes fleurs préférées, et que mes cheveux sentent toujours comme cette fleur. Je sais, c'est un peu idiot. Je m'étais fait à ce surnom peu à peu. Je le trouvais mignon.

Je passais le collier autour de mon cou, tout en remerciant ma mère, et remontais en vitesse dans ma chambre pour me brosser les dents. Une dernière inspection dans le miroir, j'étais prête.

Je sortis dehors afin de monter dans la voiture. Je fis tourner la clé, et le moteur démarra. Ma mère suivit mes pas, puis me fit signe jusqu'à temps qu'elle ne me voit plus. Je tripotais tous les boutons de la voiture pour trouver une radio assez bien pour me faire passer le trajet. Bien qu'il ne soit pas véritablement long. Je tombais soudain sur ma chanson préférée, Your Song. J'entamais le réel chemin qui me mènerait à ma, « nouvelle vie », comme me l'avait dit ma mère.

Je roulais tranquillement, étant presque arrivée au lycée, lorsqu'une voiture tourna juste devant moi. J'appuyais un coup sec sur la pédale de frein. J'avais risqué de rentrer dans l'arrière de la voiture. Manquant de me taper la tête contre le pare-brise. J'abattis mon poing sur le volant tout en jurant, et le klaxonne résonna dans toute la rue. Attirant presque tous les regards des lycéens.

-Tu commences super bien ta journée Elisabeth…

Les paroles que je lançais contre les garçons dans la voiture, faisaient contraste avec le calme de ma musique. Je décidais de passer à autre chose, et d'enfin entamer cette journée.

Je me garais sur l'une des places de parking restantes. La moitié des gens étaient des amis de longues dates. Moi, je n'en connaissais aucun. Ma mère m'avait éduqué elle-même, jusqu'au lycée. Je regrettais de lui avoir parlé de mon envie de me socialiser avec des gens de mon âge. Quelle merveilleuse idée j'avais eu ! Bravo … Je ne sais vraiment pas ce qui m'était passé par la tête ce jour-là. J'inspirais un grand coup, et ouvrais la portière. Lorsque je m'engageais pour rentrer dans l'établissement, tous les regards se tournèrent vers moi. Je baissais la tête, évitant tout contact visuel. Des explosions de joie se firent entendre. Je remarquais qu'elles provenaient d' un groupe de garçons qui me fixaient également, un peu plus loin. Ils avaient tous la peau mate. Je distinguais un tatouage, sur chacun de leur bras. Bien sûr, c'étaient ceux avec qui, j'avais failli rentrer en collision. Je leur lançais un regard noir, ce qui les fit plus rire qu'autre chose. Une centaine de jurons traversèrent mes pensées, tandis que j'avançais vers la porte.

En me baladant dans les couloirs à la recherche de mon casier n°123, je me rendis compte que je faisais tache dans le paysage. Tous les étudiants d'ici étaient du genre typé, moi j'étais pâle comme un mort. Je sentais que ça allait devenir une moquerie que beaucoup de personnes allaient utiliser. Tout le monde me regardait. Je pouvais comprendre, puisqu'ils ne m'avaient jamais vu de leur vie, mais ce n'était pas une raison pour me dévisager comme ça. Je soupirais encore une fois. Cette journée promettait d'être très très longue.

J'avais fini par trouver mon casier, et j'avais fini par trouver la salle dans laquelle j'avais cours en première heure. Comme une habitude, je m'installais tout au fond de la salle, bien à l'abri de la vie sociale des autres. Dès que j'eus posé mon sac sur la table, je sortis mon téléphone. Il me restait à peu près 10 minutes avant que le cours ne commence. Je crois que c'était un cours de français ou d'arts… Je n'ai jamais été douée pour retenir les choses. Sans me prévenir, une jeune fille vint s'asseoir à côté de moi, le sourire aux lèvres. Elle sortit automatiquement ses affaires de cours. Je la fixais pendant quelques minutes. Elle avait de longs cheveux blonds, une peau un peu moins bronzée que celle des autres, et des yeux bleu azur.

-Salut ! Moi c'est Lili ! S'exclama t-elle en me tendant sa main.

-Euh… Elisabeth. Hésitais-je en la serrant

-Toi, tu ne viens pas d'ici, si ?

-C'est pour ma peau que…

-Oui, des gens avec la même couleur de peau que toi, on n'en voit pas souvent. En fait, on en voit jamais.

Je lui adressais un petit sourire gêné. Parler aux gens, ça n'avait jamais été mon fort.

-Eh bien, j'habite à la Push alors, si je viens d'ici.

-C'est étrange, souvent ceux qui vivent ici, sont moins…. Blafards.

-Enfin, ma mère m'a dit que nous habitions en Italie avant.

-Ah, ça doit être pour ça.

-Oui, sûrement…

Elle comprit que je ne voulais pas parler plus longtemps. Encore heureux. Je retournais mon attention sur mon téléphone. La cloche sonna, tous les autres se mirent à leur place. La torture commençait…

O*O*O*O*O*O*O

La cloche de midi sonna. J'avais réussi à tenir quelques heures, puis je m'étais endormie en cours de biologie … Je fis un bond lorsque Lili me secoua. Direction la cantine. Elle était en seconde, mais elle connaissait le lycée comme sa poche. Incroyable. En fait, elle était plutôt sympa. Au moins avec elle, il n'y avait jamais de blanc dans la conversation. Ça me rassurait un peu, souvent ce n'était pas moi qui parlais le plus. Je n'étais pas timide, loin de là. Quand je deviens amie avec quelqu'un, après on m'arrête plus. Je ne suis juste pas loquace, avec ceux que je ne connais pas. Si elle restait avec moi dans les temps à suivre, je lui adresserais sûrement plus la parole. Lors du déjeuner, elle sut mettre un nom sur tous les visages présents dans la cafétéria. Incroyable. C'était une fille ultra-sociale. Elle savait presque tous les détails de la vie de chaque personne. Elle me parla d'un groupe de garçons de la réserve, qu'elle me montrerait un autre jour. Ils n'étaient pas là ce midi. Mais j'avais très bien compris de qui il s'agissait.

Après avoir mangé, nous nous assîmes dans l'herbe dehors.

-Alors tu dis que ta mère t'a fait l'école pendant tout ce temps ?!

-Oui, de l'école primaire à aujourd'hui.

-Waouh… Effectivement, tu ne dois connaître personne ici.

-Oui, je suis un peu perdue. Enfin, je l'ai toujours été, tu me diras.

Ma remarque la fit rire.

-C'est dingue, personne ne te ressemble. Tout le monde connaît tout le monde ici. En même temps, on va de la primaire au lycée tous ensemble. Donc c'est un peu normal.

-Et… C'est pas… Ennuyant de vivre comme ça ?

-On s'y fait vite.

-Je crois que j'y arriverai jamais.

Deuxième rire.

-C'est juste une habitude à prendre. Pour l'instant tu dis ça, mais tu verras, dans quelques mois tu seras totalement différente. Tu n'auras pas trop le choix.

Elle me fit peur. La cloche retentit encore une fois.

-Allez, plus que 3 heures et c'est bon…

En réalité, j'avais passé l'après-midi à dormir. Nous avions eu une nouvelle fois littérature, elle avait décidé de nous passer un film. À la minute où les lumières s'étaient éteintes, mes yeux s'étaient fermés. Lorsque vint le tour des maths, j'essayais de me concentrer un peu. Je n'avais jamais été très bonne pour les calculs et la réflexion. J'étais plus forte pour le dessin, ou pour la musique. Dans les autres matières, à part le français, je me noyais lentement. Même si le professeur avait eu la plus grande volonté du monde, il n'aurait pas réussi à me faire comprendre. C'était comme ça depuis mon enfance. Je n'avais jamais réussi à inverser la tendance.

L'heure de maths s'était passée sans que je pique du nez. Nouvel exploit pour moi. Mais lorsque l'histoire arriva, je me retrouvais au bout de 10 minutes, à dessiner sur mon carnet tout et n'importe quoi. Lili, elle, prenait toutes les parties du cours en note. Même des choses insignifiantes. Enfin, insignifiantes pour moi. Pendant plus d'une heure, l'instituteur nous parla de notre programme de cette année. La moitié des élèves dormaient, lorsque la sonnerie se fit entendre. J'avais envie de sauter de joie lorsque je me retrouvais dehors. Je commençais à avancer vers la voiture avec Lili.

-Oh attends ! J'ai oublié un de mes livres dans mon casier, je reviens. Déclarais-je

Je trottinais jusqu'à mon casier, qui, par un heureux hasard, se situait à proximité de l'entrée. Je composais le code de mon cadenas et récupérais ce qu'il me fallait. Je claquais la porte et me tournais. Au moment où j'allais me remettre en route, j'entrais en collision avec quelqu'un. Mes cahiers se retrouvèrent par terre.

-Tu pourrais pas faire attention où tu vas ! M'exaspérais-je

-Je suis vraiment désolé, je…

Je relevais la tête pour faire face à mon interlocuteur. Au moment où nos regards se croisèrent, quelque chose se passa. Il ne finit pas sa phrase. Mon cerveau s'arrêta de marcher pendant plusieurs minutes. C'était comme s'il n'y avait plus rien autour de moi à part ce garçon. J'étais incapable de bouger, incapable de m'en aller. J'avais le regard rivé sur lui. C'était comme si ma vie ne tenait plus qu'à lui pendant un cours instant, qui me parut être des heures. Je ne pouvais plus bouger, faire aucun mouvement. Je ne pouvais pas me dégager de lui. Je revins soudain à la réalité et me relevais. Je repris mes affaires, et partis, laissant le garçon là, au milieu du couloir. Il me regarda m'éloigner, un sourire bête accroché sur son visage.

Je saluais Lili, et montais dans ma voiture. Je ne pus m'empêcher de penser à ce garçon durant tout le trajet. Et dire que je ne savais même pas son nom…

En rentrant chez moi, j'allais directement dans ma chambre. Je m'assis derrière le bureau, et branchais les écouteurs sur mon téléphone. Je commençais à gribouiller tout et rien sur mon carnet, pendant que Wings, de Birdy tournait dans mes oreilles. Je partis prendre une douche. L'eau chaude entra en contact avec ma peau gelée. Elle l'avait toujours été. J'essorais mes cheveux, passais un peignoir gris. Je m'allongeais dans mon lit, le sèche-cheveux posé sur la couverture. Mes yeux se fermèrent lentement, tandis que la chaleur se propageait dans mon corps. Mon esprit tomba dans les bras de Morphée.

Quand je rouvris les yeux, je vis qu'il était 00h15. Ma mère avait dû comprendre que je m'étais endormie, le sèche-cheveux était débranché. Elle avait passé une couverture juste au-dessus de moi. Je troquais mon peignoir pour mon pyjama. Lorsque je revins de la salle de bains, je me rendis compte que je me sentais observée. Je pris mes lunettes de vue, sans elles, voir quelque chose qui se situait à plusieurs mètres m'était impossible. Je remontais la fenêtre avec difficulté, et observais. Il y avait un animal dans les bois. Mes yeux s'arrondirent quand je vis que c'était un loup. Un loup brun. Je me reculais instinctivement du rebord. Il était énorme ! Je tentais de me calmer. Pensant à tout, sauf à ça. Mais, quand je ne me demandais pas ce que ça pouvait bien être, je me demandais qui pouvait être le garçon. Je me retournais vers la vitre, le loup avait disparu. Il avait décampé dès que je l'avais aperçu. C'était dingue. On aurait dit un ours. Je reposais mes lunettes sur la table de chevet. M'enroulais dans ma couette. La guirlande lumineuse en forme d'étoile, accrochée au-dessus de mon lit, dégageait une lueur qui m'apaisa. Je n'avais jamais aimé être dans le noir. Mes yeux fixèrent intensément le plafond. Je revoyais encore le visage du garçon. Son air béat, lorsque je m'étais éloigné. Ses yeux. Ses cheveux noirs. Sa peau brune. Je me souvins tout à coup du tatouage qu'il avait sur le bras droit. Faisait-il lui aussi parti de la bande que j'avais failli renverser ? Je n'en savais rien. Mais même si je ne connaissais rien de lui. Je ne pouvais pas m'arrêter de le revoir dans ma tête. Comme si mon monde ne tournait qu'autour de lui, un parfait inconnu. Un petit sourire se dessina sur mon visage. Je n'avais qu'une seule envie, le revoir…


Alors ? Qu'est-ce-que vous en dîtes ?

J'espère que vous aimez ! :D

Prochain chapitre, Elisabeth va enfin savoir qui est ce mystérieux garçon qui l'a comme envoûté ( Si vous voyez de quoi je parle ... )

A très bientôt !