Voilà on est lundi merci beaucoup à tout ceux qui ont laisser des reviews ou mit cette fic en alerte.
Je suis contente que sa vous plaisent.
Fin du chap 1 :
- Tony, tu serais mieux dans ta chambre.
La voix désincarnée de Jarvis retentit dans la pièce :
- Je crois qu'il est inutile d'insister Monsieur.
La désapprobation perçait dans sa voix, sans qu'il ne le veuille vraiment :
- Et donc quoi, il va rester là ?
- Probablement quelques heures oui.
Visiblement, personne ne trouvait à redire au comportement du milliardaire, pas plus le médecin, que le majordome virtuel.
Steve secoua la tête, en se demandant pourquoi Tony se mettait dans des états pareils. Il attrapa la couverture posée sur le dos du canapé et la posa sur le dormeur, avait de sortir de la pièce.
Chapitre 2
Tony frissonna et tenta de se retourner dans son sommeil, mais il était bloqué. Il n'était pas dans son lit, c'était sûr.
Sa bouche était pâteuse et un feu couvait sous son crâne.
Il grogna en se promettant de ne plus jamais jamais jamais boire une seule goutte d'alcool. Sans ouvrir les yeux, de peur que le feu ne se transforme en brasier, il exigea :
- Jarvis café.
- Tout de suite, Monsieur.
Bien. Au moins, il était chez lui, enfin dans l'un de ses chez lui. Doucement, juste au cas où, il tâtonna autour de lui.
Il était sur un canapé donc.
Mais lequel ? Et où :
- On est où Jarvis ?
Sa voix était rauque et chargée, totalement désagréable :
- Vous êtes à la tour Avengers Monsieur, dans la salle commune. Nous sommes lundi, il est 9h du matin et vous avez dormi trois heures.
Trois heures ? Avec tout ce qu'il avait picolé, il avait espéré faire un coma éthylique et dormir au moins la moitié de la journée.
Tant pis.
Il s'enfonça un peu plus dans le canapé, bercé par le bruit de la cafetière et la douce odeur du café. Et c'est là que ça le frappa. L'image s'était imprimée sous sa rétine : deux yeux bleus perçants et un regard désapprobateur.
Il ouvrit les yeux et réprima la nausée qui montait :
- Jarvis, est-ce que Steve était là ?
- Oui Monsieur. Il semblait tenir à ce que vous alliez vous reposer dans votre chambre.
- Cuver Jarvis, tu peux le dire. Cuver dans ma chambre.
- Si vous y tenez Monsieur.
Tony vira d'un geste les lunettes de soleil qui reposaient précairement sur son nez, pour les balancer à travers la pièce. Doucement, il se leva autant pour ne pas vomir que pour ne pas retomber lourdement sur le canapé.
Dans un état second, il marcha au radar jusqu'à la cafetière. S'en servit une tasse, l'avala d'un trait avant de s'en servir une seconde.
Pourquoi avait-il fallu qu'il tombe sur le gendre parfait de l'Amérique ?
Ces yeux bleus ne le quittaient pas, le regard de Steve était quelque chose d'incroyable. Blond aux yeux bleus, le parfait mélange :
- Où est Steve, Jarvis ?
S'il pouvait éviter de tomber sur le parfait mélange avant d'être à peu près présentable, ça l'arrangerait :
- Il visite la tour monsieur. Il est actuellement dans les sous-sols.
- Bien. Préviens-moi s'il approche. Faudrait que je sois un minimum présentable avant de le recroiser, sinon j'aurais droit à un sermon.
Et surtout Tony ne voulait pas que l'homme reste avec une mauvaise image de lui et ça, c'était bien la première fois que ça arrivait.
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Tony ne recroisa pas Steve ce jour-là, pas plus que pendant la semaine qui suivit. Pourtant, il savait que le leader des Avengers ne s'enfermait pas dans sa chambre. Bruce le voyait souvent, Jarvis lui-même avait avoué que le Captain lui parlait très souvent. Que ce soit pour avoir un avis ou même juste pour faire la conversation.
C'était donc évident que Steve le fuyait lui et ça le touchait bien plus qu'il ne pourrait l'avouer. Alors, bien entendu, il pourrait mettre les pieds dans le plat et aller trouver Rogers dans sa chambre ou tout autre endroit où l'homme se réfugiait. Il pourrait lui demander pourquoi il l'évitait et pourquoi, s'il ne supportait pas sa présence, il avait fini par accepter de venir vivre chez lui.
Mais pour la première depuis bien longtemps, Tony avait peur des réponses.
Décevoir cet homme-là qui était quasiment parfait à tout point de vue, était vraiment angoissant. Et Tony détestait cette sensation.
Il se retourna encore dans son lit :
- Il est quelle heure ?
- Quatre heures du matin monsieur. Il y a exactement 128 minutes que vous tentez de dormir sans succès.
- T'as raison, arrêtons le massacre.
Tony se leva, enfila un pantalon de jogging sur son boxer et un débardeur noir avant de descendre pieds nus jusqu'à la salle de sport.
Tout tournait bien trop vite dans sa tête. Ça avait toujours été le cas, mais Steve Rogers semblait tourner bien plus vite et bien plus fort que toutes ses autres pensées.
La lumière s'alluma dès qu'il entra. Au milieu de la salle trônait un ring, il y avait des machines un peu partout, du tapis de course au vélo d'appartement en passant par les steppeurs. Au fond de la salle, se trouvait tout un tas de matériel de musculation.
Ce n'était pas vraiment son truc, il avait juste besoin de se défouler. Il commença par courir sur le tapis, la musique hurlant dans ses oreilles.
Les minutes passaient et la tension de ses muscles commençait à disparaître, le temps passant sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Au bout d'une heure, il ordonna :
-Mute ! Stop.
La musique cessa et le tapis s'arrêta. Il était fier d'avoir bidouillé tous ces trucs, pourquoi perdre son temps à appuyer sur un bouton quand il suffisait d'ouvrir la bouche pour que ça s'arrête ? Il attrapa sa bouteille d'eau et en but de longues lampées.
Il se sentait déjà mieux, bien qu'il dégouline de sueur et que ses muscles protestaient légèrement. Il s'essuya le visage et ses yeux tombèrent sur le sac de sable. Ça faisait un moment qu'il n'avait pas fait ça, mais pourquoi pas. Il enfila des gants et commença à frapper. C'était tout à fait satisfaisant. Il laissa sa colère transpirer dans chacun de ses coups.
Il redoubla de force quand il se mit à penser à la piètre opinion que Steve Rogers devait avoir de lui.
Tony fit un bond quand l'objet de ses pensées apparut soudain devant lui :
- Nom de dieu, d'où tu viens ? Est-ce que se déplacer comme un chat fait partie de ton super entraînement de super soldat ?
- Quoi ?
- Je ne t'ai pas entendu arriver.
Steve vint arrêter le balancement du sac de sable. Il le maintint et lui fit signe de frapper avant de répondre :
- J'ai vu oui, tu semblais perdu dans tes pensées.
Tony commença à frapper. Pour se donner une contenance d'abord, ensuite pour pouvoir observer l'autre homme. Le t-shirt blanc de Steve était vraiment moulant. Est-ce que personne ne lui avait appris à choisir la taille de ses vêtements après son changement ou est-ce que le super soldat le faisait exprès ?
Le pantalon de jogging qu'il portait semblait lui bien trop ample :
- Est-ce qu'au moins tes baskets sont à ta taille ?
Ok, il n'avait pas voulu être aussi hargneux. Il n'avait même pas voulu poser la question, mais tant pis :
- Tu m'as l'air d'une humeur exécrable, Tony.
- Oui, bah n'hésite pas à remonter, je m'en voudrais de t'imposer ma présence.
Tony recommença à frapper le sac un peu plus fort, ne voulant pas se pencher sur le besoin absolu qu'il avait de repousser cet homme avant que lui-même ne le fasse.
Steve le regardait, et ses yeux bleus perçants le figeant sur place. Persuadé que de tels yeux pouvaient lire en lui, Tony s'éloigna pour attraper sa bouteille.
- Tu ne dors pas ? Demanda le blond.
- Perspicace l'iceberg.
Il ferma les yeux autant pour apprécier l'eau qui coulait dans sa gorge que pour ne plus voir l'homme en face de lui.
- Pepper te manque ?
La question était tellement étrange qu'il fut forcé de reporter son attention sur le héros :
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Ça fait une semaine que je suis là et je ne l'ai pas encore vue.
- Tu ne m'as pas vu de la semaine, pourtant, je peux t'assurer que j'étais là.
Cette conversation était-elle aussi ridicule qu'elle en avait l'air ?
- Oui, mais toi, tu m'évites Tony.
Faux ! Il ne faisait pas ça ! C'était Steve qui l'évitait, enfin… Il fallait changer de sujet :
- On s'est séparés.
- Pardon ?
Trop brusque, le changement de sujet :
- Pepper et moi, on s'est séparés.
- Pourquoi ?
Tony attrapa sa serviette et s'épongea le front, juste histoire de réfléchir à une réponse correcte et c'était vraiment rageant de ne pas trouver. Tant pis, la vérité ferait l'affaire pour cette fois :
- J'en sais rien. On était occupés. On ne se voyait plus beaucoup et puis peu à peu, on s'est éloignés et puis séparés.
Steve le scruta longuement de ses yeux magiques comme pour vérifier ses dires et puis, il demanda finalement :
- C'est pour ça que tu ne dors pas ?
- Je pourrais te retourner la question ! D'ailleurs, je le fais. Pourquoi toi, tu ne dors pas ?
La réponse fut simple et d'une voix monocorde :
- Super sérum.
- C'est de la triche.
Une lueur amusée brilla dans les yeux du blond :
- Qu'est-ce qui y est de la triche ?
- Que tu sois aussi bandant, aussi parfait et… Gentil. Grâce à une petite bouteille.
- Pourquoi quand tu dis gentil, j'entends une insulte ? – Ça sembla faire tilt dans le cerveau du soldat - Attend, c'était quoi le premier ?
Nonchalamment, Tony répondit :
- Bandant !
Puis il se dirigea vers la sortie en lançant :
- Et oui, gentil, c'était une insulte.
Sans se retourner, bien qu'il en mourait d'envie, pour voir quelle tête faisait Rogers, Tony passa la porte.
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En fait, oui, c'était lui qui fuyait Steve. Du moins, il le faisait maintenant. L'étonnement qu'il avait vu dans les yeux du héros de l'Amérique l'avait beaucoup surpris. Steven Rogers ne semblait pas savoir qu'il était une bombe sexuelle.
Tony grogna, il devait vraiment arrêter de reluquer le soldat s'il ne voulait pas s'en prendre une…
Souvent, bien trop souvent, quand il se retrouvait en présence du blond, son regard s'attardait sur ses lèvres. Le début d'attraction qu'il ressentait envers Steve depuis leur toute première rencontre, s'était transformé en une fascination, non, en une obsession délirante. Il avait donc pris le pli d'éviter l'homme le plus possible.
Assis dans son atelier, Tony secoua la tête pour se reprendre. Il tenta de reporter son attention sur son travail, mais ce fut sans succès. Agacé, il finit par abandonner, il lui fallait vraiment de la distraction :
- Jarvis.
- Oui Monsieur.
- Fais préparer la limousine, j'ai besoin de me défouler.
Il se rendit dans sa chambre, enfila un costume sombre sur une chemise blanche, il mit un temps fou à s'occuper de ses cheveux parce qu'obtenir ce coiffé-décoiffé prenant bien plus de temps que les gens semblaient le croire.
Il finit par être satisfait et par filer dans le couloir, pour s'engouffrer dans l'ascenseur d'un pas vif. Et faillit lâcher un juron en voyant que Steve s'y trouvait :
- Bonsoir Tony.
- Euh salut. Rez-de-chaussée, Jarvis.
La gêne était palpable dans la cabine et l'air semblait se raréfier. Ou alors, c'était son imagination et il était le seul à le sentir, parce que la voix du blond retentit tout à fait normalement près de lui :
- Tu sors ?
- Est-ce que tu éprouves toujours le besoin d'énoncer les évidences ?
Steve haussa simplement les sourcils et le fixa. Il fallait qu'il demande. Vraiment, la question lui tournait bien trop souvent dans la tête :
- Tes yeux étaient comme ça avant ou c'est un effet du sérum ?
- Comment ça ?
- Je crois que si tu te concentrais suffisamment, tu pourrais transpercer les murs ou… Quelqu'un… Avec des yeux pareils. Comme superman, quoi.
Est-ce qu'il avait changé de langue sans s'en rendre compte ? Steve le regardait comme s'il venait de lui parler en biélorusse. Il fallut trois étages d'intense réflexion pour qu'il réponde :
- Mes yeux ont toujours été comme ça. Ce sont ceux de ma mère.
- Faudra les lui rendre alors.
Jamais aucune blague n'avait été pire que celle-là et pourtant, il en avait fait dans sa vie, des blagues à la con.
Par chance, l'ascenseur s'arrêta, il fallut quasiment deux secondes à Tony pour comprendre que c'était là qu'il devait descendre :
- Ma limousine m'attend ! Salut…
Il n'avait pas vraiment fui la queue entre les jambes, il était simplement pressé. Avec l'impression étrange d'être un ado pathétique, Tony monta dans la voiture.
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24h après, c'était bien plus clair. Ce n'était pas une impression, il était vraiment pathétique. Assis par-terre dans sa salle de bains, Tony posa son front contre le carrelage près des toilettes. 20h de fiesta, c'était trop, même pour lui.
Toujours un peu nauséeux, il ferma les yeux se laissant aller contre le mur. Quand il était arrivé dans la boite, elle était pleine.
Heureusement, le coin VIP lui, l'était beaucoup moins. Il avait commencé par boire un petit verre, ou plutôt quatre ou cinq. Très vite, il s'était retrouvé dans l'un de ses salons privés avec la queue dans la bouche d'une brune, ou alors elle était rousse ?
C'était assez flou.
Ce qui l'était moins, c'était lui repoussant la brune/rousse, pour la remplacer par un blond. Le souvenir était assez vague, mais la bouche pulpeuse de ce mec avait fait des merveilles sur son membre tendu. Il avait pris un malin plaisir à tirer sur ses cheveux dorés et à baiser sa bouche. Ensuite, il y avait eu encore un peu plus d'alcool et encore un peu plus de sexe avec le beau blond. Après, il avait fait une petite sieste, mangé des petits fours tellement salés qu'il avait dû boire pour faire passer tout ça…
En gros, il avait passé un peu plus de 20h en after. Et maintenant, c'était un peu le retour du bâton. Passons les détails, mais tout ce qu'il avait avalé hier était reparti à un moment ou à un autre durant les deux dernières heures.
- Monsieur veut-il que j'appelle le docteur Banner ?
- Je veux surtout que tu la fermes. J'ai la tête dans le cul et je crois qu'elle va y rester longtemps. Fais juste en sorte que je ne croise pas Steve pendant les trois prochains jours…
Minimum.
Le pire, c'est que « Monsieur la vertu » avait raison, ce n'était pas possible de se mettre dans des états pareils.
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Il lui fallut un peu plus trois jours pour récupérer. C'était triste à dire, mais il vieillissait. C'était peut-être le bon moment pour changer.
Et non pas à cause de Steve.
Peut-être pour Steve, cet homme-là lui faisait prendre conscience de tous ces défauts. Ce qui n'était pas peu dire.
Sa petite sauterie avait au moins eu les effets désirés, il s'était défoulé et il se sentait un peu mieux. C'était peut-être dû au fait qu'il s'était tapé un mec. Ça faisait des années que ce n'était pas arrivé. Et ça lui avait fait un bien fou.
Dommage qu'il n'ait pas gardé le numéro du blond.
Tony s'arrêta et d'un geste de la main, fit disparaître la modélisation sur laquelle il travaillait. La faim commençant à se faire sentir, il se dirigea vers la salle commune.
Une douce odeur flottait dans la pièce, Bruce et Steve étaient déjà accoudés au bar. Le physicien fut le premier à le voir :
- Tony ! J'avais fini par croire que tu hibernais.
- Pourquoi, c'est l'hiver ?
Il jeta un coup d'œil par la baie vitrée pour voir s'il neigeait :
- On est en novembre Tony.
- Ah ? Qu'est-ce que tu as fait à manger ?
- Pain de maïs et purée de courges.
Passant négligemment la main sur son ventre, il commença à râler :
- Va vraiment falloir que je me surveille, si tu nous fais des petits plats tous les jours.
- Vu que tu ne manges qu'un jour sur deux, voire moins, je ne crois pas que tu en aies besoin.
Sans répondre, Tony se servit de la purée et du pain. Il fallait qu'il salue Steve, mais avait peur d'ouvrir la bouche et de se rendre ridicule encore une fois. Alors il hocha seulement la tête en mâchouillant un morceau de pain.
Bruce les observa tous les deux d'un œil suspicieux :
- Vous vous êtes disputés ?
La réponse sortit bien trop vite de sa bouche :
- Même pas.
Steve ajouta :
- On s'adresse à peine la parole.
Le médecin haussa les sourcils :
- Alors pourquoi…
- Aucune idée, le coupa Tony.
- Je n'y suis pour rien.
Ah, ce n'était pas la faute de Steve ? De qui alors ? Leurs regards se croisèrent et Tony haussa les épaules.
Par bonheur, l'ascenseur s'ouvrit, lui donnant une bonne raison pour éviter le bleu surnaturel de ses yeux. Natasha sortit la première, suivie de près par Clint. Voilà la distraction et l'excuse parfaite pour éviter le Cap pendant les prochains jours.
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Est-ce qu'il avait pensé distraction et excuse ? Non parce que ces deux-là étaient encore plus de problèmes que Steve à lui tout seul. Et Steve était un paquet de problèmes.
Un gros paquet de problèmes avec plein de muscles, des yeux magiques et des cheveux Mmm. Tony devait bien admettre qu'il était intoxiqué par la présence du blond. Depuis son arrivée à la tour, il ne pouvait pas penser à autre chose qu'à lui.
Tony fit tourner son verre de whisky dans sa main et ne se retourna pas quand quelqu'un pénétra la salle commune. Vu l'heure tardive, il ne pouvait s'agir que d'une seule personne :
- On va faire rapide Cap, non je ne dors pas, oui je bois et non, j'ai rien de mieux à faire.
Comme il n'y eut aucune réponse, Tony tourna la tête et le regretta bien vite. Steve lui, avait manifestement dormi, vu ses cheveux en bataille et la trace de l'oreiller sur sa joue. Son débardeur blanc lui collait à la peau et ses pieds, immenses soit dit en passant, étaient nus et… Il était sexy en diable, juste ça, sexy à se damner.
Loin de se douter de son trouble, le blond ouvrit le frigo pour se servir un verre… De lait. Tony classa ça directement dans les tue-l'amour avant de lancer :
- Sérieusement, Captain, tu ne voudrais pas une boisson pour adulte plutôt ?
- Ça me fait aucun effet.
C'était pas vraiment une excuse. Magnanime, voire même généreux, il souffla :
- Ouais, c'est vrai. Que c'est triste, je pourrais en pleurer.
Steve avala une gorgée de lait et Tony fut captivé par la langue du blond qui vint cueillir les dernières gouttes sur ses lèvres. Ok, c'était une erreur. En fait, le lait, c'était carrément érotique.
La question le surprit en plein milieu de son fantasme :
- Pourquoi est-ce que tu es un tel trou du cul Tony ?
Il n'eut même pas besoin de réfléchir :
- Parce que j'aime ça.
De nouveau, il y eut un de ses étranges silences, comme s'ils tentaient de se comprendre sans avoir toutes les données. Ce qui était très perturbant pour Tony.
Par bonheur Steve reporta son attention sur la télé :
- Qu'est-ce que tu regardes ?
- Star trek TOS.
- C'était sur ma liste.
Tony fut tenté d'arrêter là ce semblant de conversation, mais demanda quand même :
- Liste ?
- Tous les trucs à regarder, lire, écouter, que j'ai manqué pendant… Mon absence.
Leurs regards se croisèrent et Steve sembla attendre quelque chose, un commentaire ou une blague de mauvais goût peut-être.
Tony lança simplement :
- Tu attends quoi pour t'asseoir ? Une invitation ? Non, parce que je suis politiquement contre.
Ils ne se comprenaient pas vraiment, c'était clair. Le blond restait là, à le regarder alors il ordonna :
- Assieds-toi !
Même après ça, l'homme hésita encore quelques secondes avant de venir s'installer sur le canapé, le plus loin possible de lui.
Tony reporta son attention sur l'écran, mais fut bien vite incapable de suivre. Il avait bien trop conscience de la présence de Steve ''près'' de lui.
Il avala le reste de son whisky d'une traite, grimaçant sous la brûlure de l'alcool. Il devait dire quelque chose, trouver des mots pleins d'intelligence et de bon sens, juste pour prouver à Steve qu'il était malin, spirituel, etc.…
Mais rien ne venait. Captain America rabaissait son QI au niveau de celui d'une huître. Ne résistant plus, il lui jeta un regard et fut surprit de voir que le blond le fixait. Il détourna bien vite les yeux. Là aussi, Tony tenta de trouver quelque chose à dire, ne serait-ce qu'une connerie ou une blague pas drôle, mais rien.
À l'écran Spock se penchait sur ses appareils de mesure, débitant un flot de paroles incohérentes. Et tout ce à quoi il pouvait penser, c'était aux yeux bleus de l'homme assis à ses côtés :
- Y avait quoi d'autre sur ta liste ?
- Tout un tas de trucs et elle s'allonge de jour en jour.
- ACDC ? – Comme Steve ne répondait pas il ajouta -, c'est sur ta liste ça, ACDC ?
- Je ne crois pas, non.
- Faudrait que ça y soit.
Steve hocha simplement la tête :
- Je vais l'ajouter alors.
Et ce fut la fin de la conversation. Comment deux êtres parlant la même langue pouvaient-ils trouver si peu de choses à se dire ?
Bon en fait, il aurait eu des tas de trucs à dire à Steve, mais il préférait fermer sa bouche plutôt que de dire des trucs qu'il regretterait et ça, c'était bien une grande première.
Les épisodes s'enfilaient les uns derrière les autres et avant que Tony ne s'en rende compte, le soleil se levait. Il bâilla à s'en décrocher la mâchoire et fila se coucher.
A suivre...
Voilà j'espère que ça vous à plus ^^ chapitre 3 (énorme chapitre 3 devrais-je dire 15 pages) lundi 25
J'espère que les persos son toujours dans le ton. En tout cas moi je l'aime bien ce chapitre je crois, j'aime quand Tony fait sa mauvaise tête lol
