Bonjour tous le monde ^^ on est lundi

Tout d'abord ma très chère béta adoré Bruniblondi avait un message pour vous alors je transmet. (Me tuer pas tout de suite aller lire le chapitre avant)

Message de Bruniblondi aux lecteurs de la fic : C'est elle qui m'a tout appris sur le sadisme de finir un chapitre comme ça. Parce qu'on est d'accord ? C'est du pur sadisme non ? *va lire la suite*

Faut savoir que après sa je lui ai rappeler que c'était pas la pire des coupures de chapitres que j'avais fait sur cette fic et elle a été d'accord avec moi :p

Rar :

Mero chapter 2 . May 22

AH! J'ai hate de lire la suite !
Good Job!

Merci beaucoup ça me fait trop plaisir et voilà la suite comme promit ^^

Emilie chapter 2 . May 18

Bonjour,
J'ai lu les 2 chapitres et j'adore ta fiction. La relation entre Steve et Tony s'installe doucement et c'est très bien
J'attends lundi avec impatience.
Bon courage pour la suite.

Euh oui doucement lol leur relation est plutôt houleuse a la base alors... lol voilà le chap 3

J'espère que j'ai oublier personne pour les reviews hésité pas a me dire.

Fin du chap 2

Et ce fut la fin de la conversation. Comment deux êtres parlant la même langue pouvaient-ils trouver si peu de choses à se dire ?

Bon en fait, il aurait eu des tas de trucs à dire à Steve, mais il préférait fermer sa bouche plutôt que de dire des trucs qu'il regretterait et ça, c'était bien une grande première.

Les épisodes s'enfilaient les uns derrière les autres et avant que Tony ne s'en rende compte, le soleil se levait. Il bâilla à s'en décrocher la mâchoire et fila se coucher.


Chapitre 3

La première chose que Steve fit ce matin-là, c'est jeter un œil à la fenêtre de sa chambre. Le ciel avait l'air dégagé et depuis les trois mois qu'il était là, il n'était sorti que pour les missions que Fury lui proposait.

Il continuait l'entraînement grâce à la salle de sport de la tour mais courir sur un tapis, même trafiqué par Tony Stark, ce n'était pas vraiment courir :

- Bonjour Jarvis.

- Bonjour Monsieur. Il est 6h et la température est de 9°. Il risque de pleuvoir dans la matinée, mais pour le moment, le ciel est clair.

- Merci.

Il se leva d'un mouvement souple, fila à la douche et en sortit avec un jogging. Il ne lui fallut que quelques minutes pour se rendre dans le parc près de la tour. Il lança son IPod et commença à courir.

L'air frais lui fit un bien fou, tout comme sa course. Le soleil était haut dans le ciel quand il s'arrêta pour boire à une fontaine.

Il se pencha et bu de longues gorgées avant que quelque chose ne vienne frapper son genou. Ou plus exactement, quelqu'un vint s'agripper à son genou.

C'était un tout petit bonhomme ou une petite bonne femme, aucune idée avec ce bonnet enfoncé sur sa tête et son écharpe qui montait sur son nez :

- Euh bonjour.

- Papa !

L'enfant se mit à sourire de toutes ses dents :

- Alors là, il y a erreur.

- Papa. J'ai faim.

Steve regarda autour de lui en général, pare que s'il y avait un petit bout, il y avait une maman pas loin :

- Elle est où ta maman ?

Il, elle ? Montra quelque chose au loin :

- Ok. Euh.

Par bonheur, une voix hurla :

- Mickaël ! Mickaël !

- Il est là.

Steve ne voyait personne, mais il ne fallut que quelques secondes à une jeune femme brune pour arriver en courant :

- Oh merci seigneur. Qu'est-ce qui t'as pris ? On ne s'enfuir pas comme ça. Je suis désolé mons… Vous êtes…

- Oui.

- Papa. Répéta l'enfant obstinément.

La mère lui lança un regard étrange :

- Alors ou tu es aveugle ou tu ne vas pas tarder à le devenir. Je suis navrée, monsieur Rogers.

- Y a pas de mal.

Elle tenta de décrocher l'enfant de son genou, mais il s'accrochait :

- Mickaël ! Lâche.

- Non.

C'était une blague, en fait ? Steve regarda autour de lui, juste pour vérifier :

- Vous connaissez Tony Stark ?

Elle parut surprise, bien trop pour que ce soit de la comédie. Donc non, le milliardaire ne devait pas être impliqué là-dedans :

- Et bien, je l'ai vu à la télé et euuh…

- Papa.

- C'est un peu une obsession chez lui, non ?

C'était dit sur un ton amusé et avec le sourire, mais la mère ne sembla pas le voir :

- Il n'a que 4 ans.

Et à 4 ans, les enfants s'accrochaient à des inconnus en les appelant papa ? Elle finit par forcer le petit garçon à le lâcher et l'emporta contre son grès vers la poussette qu'elle avait laissé plus loin.

Steve resta là un moment, jusqu'à ce que les deux disparaissent au bout du parc. Il tenta de chasser la sensation bizarre que ce tout petit bonhomme avait provoquée en lui.

Papa.

Il se remit à courir un peu plus vite.

Bien entendu, il y avait pensé, à l'époque où il n'y avait pas la guerre, à l'époque où il s'imaginait encore se marier avec ''la bonne''.

Même si, quelque fois, les rares fois où il s'était autorisé à y penser, il se disait que peut-être, elle n'existait pas. Que ce rêve ne se réaliserait jamais. Il s'était tourné vers Bucky, son ami de toujours, persuadé que lui serait, de toute façon, toujours là. Il s'était imaginé qu'ils vieilliraient ensemble, seuls, mais heureux.

Et puis, les nazis avaient tout envahi, Bucky s'était engagé et il était devenu un super soldat. La peur de perdre son meilleur ami lui avait fait réaliser que ces sentiments pour lui étaient bien trop forts. Mais il n'avait jamais poussé la réflexion plus loin. Et ne voulait même pas envisager ce qui se serait passé s'il l'avait fait.

Il avait juste accepté et rationalisé le fait que ce qu'il ressentait pour son meilleur ami était étrangement semblable à ce qu'il ressentait pour Peggy.

À cette époque-là, il ne s'imaginait plus rien, ne voyait pas vraiment d'avenir possible pour lui. Il avait laissé tomber ses rêves, autant ceux d'une femme et d'enfants aimants que celui de vieillir avec Bucky.

Il avait vécu au jour le jour, comme ça, pendant tellement longtemps. Et il avait fini par tout perdre.

Mais maintenant ?

Steve ne parvenait pas à imaginer son avenir, il ne pouvait pas. Pas sans les réponses aux questions existentielles qu'il se posait. Qu'est-ce que le sérum avait fait ?

Il avait passé 70 ans dans la glace et n'avait pas pris une ride, qu'est-ce que ça avait changé d'autre en lui ? Pourrait-il même concevoir des enfants ? Et des enfants qui soient des gosses normaux, pas des super soldats…

Et il ne pouvait pas envisager l'avenir avec tellement de questions sans réponse. Steve s'arrêta de courir, bien trop perturbé par toutes ses pensées.

0o0o0o0o

Une semaine après, les questions étaient toujours présentes dans sa tête. Deux fois, il avait envisagé de demander de l'aide à Tony, mais s'était vite reprit.

D'abord, parce qu'il n'était pas sûr des raisons qui le poussaient à demander à TONY de l'aider. Ensuite, parce que passer un peu plus de temps avec le milliardaire semblait vraiment être une mauvaise idée.

Ils passaient souvent leurs soirées, parfois leurs nuits, assis sur le canapé à regarder la télé, en silence la plupart du temps, puisque dès que l'un d'eux ouvrait la bouche, ça tournait en pugilat. Clint lui avait demandé pourquoi il continuait à rejoindre Tony dans la salle commune quasiment tous les soirs s'ils ne s'entendaient pas. Mais il avait été incapable de répondre.

Ce n'était pas vraiment le terme exact. Ce n'est pas qu'ils ne s'entendaient pas, c'était qu'ils avaient du mal à se comprendre. Ils ne pouvaient pas être plus différents l'un de l'autre.

Steve détourna son attention de la télé pour fixer le milliardaire, c'était un de ses soirs ou aucun d'eux ne semblait vouloir regagner leur chambre.

Parfois, ils s'endormaient même devant la télé, ne se réveillant que des heures plus tard, le dos raide et les muscles tendus :

- Ok, qu'est-ce qu'il y a ?

La voix de Tony l'avait surpris :

- Hein ?

- On t'a déjà dit que tu n'étais pas très vif, même pour un soldat ? Je te demande ce qu'il y a là, t'es sensé me répondre que ça va pas ou que ça va ou je sais pas moi, ce que font les gens d'habitude quand on leur pose cette question !

- Je vais bien.

- Là, tu vas bien ? Qu'est-ce que ça doit être quand ça va pas alors.

Steve serra les dents. Stark était gonflé quand même :

- C'est toi qui dis ça ? Je te retourne la question, qu'est-ce qui ne va pas avec toi Tony ?

- Moi, je vais bien.

- Oui, ben moi aussi.

- Bien !

- Bien ! Répéta Steve sans vraiment savoir pourquoi ils s'engueulaient ou ce qui pouvait être ''bien''.

Le pire dans tout ça, c'est que ça lui plaisait de se battre avec Tony, il aimait passer du temps avec lui.

Peut-être un peu trop.

Chaque fois qu'il était en sa présence, il tentait désespérément de ne pas se rendre ridicule. Mais à côté de Tony Stark même Einstein aurait eu l'air d'un abruti.

Le mec était un génie, même bien plus que ça. Parfois, Steve les écoutait parler, lui et Bruce et en général, il finissait avec un mal de crâne carabiné.

En plus d'être un cerveau, l'homme était plutôt agréable à regarder… Ok, il était plus que ça, il était affriandant. Au début, ça l'avait pas mal dérangé de penser ça du milliardaire. Mais Tony ne s'était pas gêné lui, pour lui dire qu'il était bandant. Et avec un sourire en plus.

Les choses avaient changé de nos jours, les hommes pouvaient tomber amoureux d'autres hommes, avoir des rapports sexuels, et même se marier. Si à son époque des choses comme ça avaient été possibles, peut-être… Peut-être qu'il serait tombé amoureux de Bucky.

Bien entendu, il n'avouerait jamais ça à Tony Stark.

0o0o0o0o

Steve entra dans la salle commune ce matin et fut étonné d'y trouver Natasha. D'habitude, la Veuve Noire ne montait jamais pour le petit-déjeuner :

- Bonjour.

- Bonjour Steve.

Elle était seule devant une tasse de café, il allait demander où était Bruce (c'est qu'on s'habituait vite au petit déjeuner Banner) mais le regard de la jeune femme l'en empêcha :

- Quoi ?

La question fusa :

- Qu'est-ce qui se passe entre toi et Stark ?

-Comment ça ?

- Vous vous tournez autour ?

Steve aurait pu en avaler sa langue, un son étrange sortit de sa bouche avant qu'il ne se reprenne :

- Qu'est-ce que tu racontes Nat ?

- Tu as couché avec lui ?

- Et toi ?

C'était vraiment mal poli de demander ce genre de choses, mais il n'avait fait que retourner la question après tout. Il s'était toujours demandé si Tony et elle avaient eu une histoire :

- Bien sûr que non, répondit-elle

Steve tenta d'ignorer le sentiment de soulagement qui l'envahi. Il hésita entre se défendre, (non, bien sûr que non, il ne tournait pas autour de Tony) et laisser couler, dans les deux cas, ça ne ferait que confirmer les soupçons de la jeune femme.

Alors il haussa simplement les épaules. Elle n'insista pas, mais continua de le regarder d'une manière étrange. Et quand Tony entra, elle fila sans demander son reste.

La réaction du milliardaire fut la même que la sienne :

- Il est où Bruce ?

Steve haussa simplement les épaules, incapable d'ouvrir la bouche :

- Compte pas sur moi pour faire le petit dej, Cap ! À moins que tu veuilles te retrouver à l'hosto.

- Je… Je ne gère pas les pancake, mais je peux tenter une omelette.

- Ça me va.

Il lui fallut plus d'une demi-heure pour arriver à quelque chose. D'abord, il avait tâtonné pour trouver tous les ingrédients. Ensuite, il s'était légèrement battu avec les plaques en céramique, tout ça sous l'œil amusé de Tony, ce qui l'avait rendu encore plus nerveux.

Quand enfin, il déposa deux assiettes sur le comptoir et que le milliardaire goûta la préparation, il retint son souffle, et le verdict tomba :

- C'est mangeable.

Une autre bouchée :

- C'est même bon. C'est sur les réchauds de l'armée que t'as appris à cuisiner ?

Steve s'installa et commença à manger avant de répondre :

- Quasiment oui.

- Tu pars en mission aujourd'hui ?

- Est-ce que tu viens de me demander ce que j'allais faire de ma journée ?

- Quoi ? Je fais juste la conversation.

Steve haussa les sourcils :

- Et bien oui, justement, c'est ça qui est bizarre.

- Et après, les gens se demandent pourquoi je ne m'embarrasse jamais de politesse de ce genre.

Il allait répondre, quand la voix de Jarvis l'en empêcha :

- Monsieur, il y a eu un tremblement de terre en Californie.

- À l'écran Jarvis !

Aussitôt, la télé s'alluma sur des images dignes d'une apocalypse :

- Prépare la Mark 6.

Avant même que Tony n'ait pu amorcer un geste, Steve l'attrapa par le bras :

- Je viens avec toi.

- Pas habillé comme ça. Enfile ton costume et prend le bouclier, ça pourrait servir. Grouille-toi, on se retrouve dans 5 minutes.

Il ne lui en fallut que 3 pour être prêt et monter sur la plateforme d'envol. À peine les portes en verre passées, Iron Man l'attrapa sous les aisselles. Un cling étrange résonna quand le plastron de l'armure rencontra le bouclier :

- Laisse-moi faire, ok ? On va aller vite, mais je ne te lâcherais pas.

Sans vraiment en avoir conscience, Steve affirma juste :

- Je te fais confiance.

Et c'était vrai. Il sentit Tony hésiter juste quelques secondes avant de le soulever pour l'entraîner dans les airs. Pour aller vite, ils allaient vite. Il comprenait maintenant pourquoi le brun lui avait demandé de se changer. Ses affaires n'auraient probablement pas résisté.

D'abord Steve se crispa, mais la prise d'Iron Man sur lui était assurée et il savait qu'il ne le lâcherait pas. Le vol lui parut interminable. Sous lui, le paysage défilait à grande vitesse. Les villes, les maisons, les champs et puis, d'autres villes.

Jusqu'à ce qu'un paysage de désolation n'apparaisse et la voix de Tony retentit dans son oreillette :

- Jarvis, appelle les autres, on va avoir besoin d'aide. Qu'ils prennent le jet. Et veille à ce que Bruce monte dedans.

- Oui monsieur.

Ils se posèrent dans le centre-ville qui avait été le plus touché. Des immeubles s'étaient effondrés, des gens couraient dans tous les sens. Des pompiers, des ambulanciers étaient déjà sur place, tentant d'aider les gens. Ça ressemblait aux scènes qu'ils avaient pu voir après l'attaque des Chitauris, Tony le relâcha doucement :

- Garde le contact, ordonna-t-il, avant de s'envoler vers une victime.

Agir, c'était toujours le premier réflexe d'Iron Man. Steve se retourna et trouva très vite ce qu'il cherchait. Un policier donnait des ordres aux autres à grand renfort de gestes et de cris :

- Hé vous ! Qui commande ici ?

0o0o0o0

Steve souleva un énorme morceau de béton, grimaçant sous l'effort. Le jeune flic près de lui, aida la victime à se dégager. L'homme avait l'air sonné, mais en bonne santé. Il remercia le policier, Jones qui avait l'air épuisé. Ça faisait des heures qu'ils sortaient les gens des décombres.

Steve jeta un regard aux alentours, cherchant Tony du regard. Il repéra le rouge et or de l'armure au loin.

À lui seul, Iron Man abattait plus de boulot que n'importe qui, Steve y comprit :

- Jarvis, est-ce que tu m'entends ? Demanda-t-il en touchant son oreillette.

- Oui monsieur, parfaitement.

- Préviens-moi si Tony fatigue.

- Je le ferais, monsieur.

Steve se tourna vers le jeune flic :

- Jones, c'est ça ?

- Oui Captain !

- Allez, on y retourne.

Quand deux heures plus tard, le reste des Avengers arriva, Steve poussa un soupir de soulagement :

- Tony, ils sont là.

- Bruce ?

- Présent.

Deux secondes plus tard, Tony apparaissait près de lui ou plutôt juste devant Bruce. Le heaume sur la tête du milliardaire disparut :

- On a besoin de Hulk.

- Que veux-tu qu'il fasse, à part plus de dégât ?

- Nous aider ! Change, ne te pose pas de question. Fais-le !

Bruce lui jeta un regard désespéré, mais quelques secondes plus tard, il verdissait. Hulk apparut et lâcha un grognement impressionnant sur Tony :

- Hé big guy, du calme ok. J'ai besoin d'aide.

- Iron.

Steve fut surpris d'entendre le géant parler :

- Il faut que tu aides ses gens, tu comprends, gamin ? Tu dois soulever des trucs pour sortir les gens qui sont en dessous, tu as compris ?

Hulk regard autour de lui son énorme bouche tordue dans une grimace perplexe :

- Gens.

- Oui big guy, allé viens.

Tony donna une grande claque dans le dos du géant. Steve se tendit, mais Hulk ne réagit pas :

- Aider les blessés, garder le contact, ordonna-t-il aux autres Avengers, avant de les suivre vers une énorme dalle de béton :

- Je ne peux pas soulever ça, c'est trop lourd même pour l'armure. Il y a des gens coincés en dessous, dans le centre commercial. Il faut soulever ça doucement, tu comprends ? Les gens ne peuvent pas sortir. Il faut que tu le fasses mon ami, ou ils sont perdus.

Au moment où Steve se disait que c'était inutile de discuter avec Hulk, le géant grogna :

- Soulever.

- Oui, soulever.

Un gromf étrange sortit de sa gorge, avant qu'il ne se penche pour faire ce qu'on lui demandait :

- Steve ! Hurla Tony pour l'inciter à le suivre. Est-ce que tu peux tenir, mon grand ?

Cette fois, ce fut un grognement rageur qui sortit de la bouche de Hulk. Comme si c'était l'évidence même qu'il allait tenir.

Ils se faufilèrent par l'ouverture, et Steve put voir la sueur couler sur le front du Hulk quand il passa près de lui.

Ils entrèrent dans le centre commercial, tout était plongé dans la pénombre, jusqu'à ce qu'une lumière aveuglante sorte du plastron de Iron Man. Steve se demanda si cette lumière provenait du réacteur ARK.

Les gens s'étaient entassés dans un coin. Il y avait des femmes, des enfants et des hommes de tout âge, ils poussèrent des cris de soulagement en les voyants. Ils firent sortir tout le monde, aidant les blessés et les plus jeunes.

Les heures passaient, Steve aidait les gens du mieux qu'il pouvait. Gardant toujours un œil sur Tony. Il le chercha de nouveau du regard et parcouru quelques mètres quand il tomba sur Hulk.

Le géant fouillait dans les décombres, en faisant de drôles de bruits. Il se releva, tenant quelque chose entre son énorme pouce et son index, tirant doucement. C'était un vêtement rouge. Il souleva encore, dégageant une toute petite fille cachée sous une plaque de bois. Il releva l'enfant jusqu'à son énorme visage, il semblait perplexe :

- Iron !

Le hurlement décoiffa la petite fille, mais elle n'avait pas l'air d'avoir peur.

Tony se posa tout près lui et le géant grogna :

- Trouvé ça.

La gamine écarquilla les yeux, étonnée. Elle fixait Hulk et Hulk la fixait. À quelque chose près, ça devait ressembler au regard qu'il échangeait parfois avec Tony, ce regard qui disait ''je ne comprends vraiment pas ce qui se trouve en face de moi.''

Tony s'approcha, brisant l'échange entre les deux :

- Bravo big man, continue.

Délicatement, le milliardaire saisi la petite fille :

- Tu n'es pas blessée, mon chat ?

- Ton copain, il est tout vert, répondit-t-elle.

- Ouais, ça lui arrive de temps en temps. Mais c'est un mec génial.

Le milliardaire s'envola avec la fillette, probablement pour la confier à l'antenne médicale.

Tony Stark…

Cet homme était un véritable mystère. Il pouvait être un parfait trou du cul et était pourtant l'homme le plus probe qu'il connaisse.

0o0o0oo0

Ils étaient là depuis près de 24h et peu à peu, les choses s'arrangeaient. Il ne restait quasiment plus de victimes. Steve poussa un profond soupir debout au milieu des décombres. Il ferma les yeux, juste quelques secondes.

Et c'est là qu'il l'entendit. C'était faible et tenu pourtant, c'était là. Un cri. Il se concentra. Non, c'était des pleurs. Un bébé :

- Tony, j'ai besoin de ton aide.

Il ne fallut que trois secondes à Iron Man pour se poser près de lui :

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Écoute.

Tony tendit l'oreille :

- Un bébé ?

- Scanne les environs, il faut le trouver.

Ça faisait plus de 24h que le tremblement de terre avait eu lieu. Bien trop de temps…

- Il est là.

Tony vola vers une voiture encastrée dans un lampadaire. Il arracha la portière arrière et Steve se précipita. Dans un siège auto se trouvait un bébé minuscule. À l'avant, sa mère avait succombée à ses blessures. Il tâtonna quelques secondes pour détacher le bébé qui hurlait.

Le plus inquiétant, c'était la plaie sur sa tête, le sang coagulé ne s'écoulait plus. Mais sur un si petit crâne, la plaie était impressionnante. Doucement, Steve prit le petit dans ses bras :

- Il faut l'emmener vers l'équipe médicale.

Tony l'attrapa par les aisselles et les souleva délicatement.

Là où se trouvaient les ambulances un peu plus tôt, il ne restait que des voitures de police. Steve repéra le jeune agent :

- Jones !

- Oui Captain ?

- Il a besoin d'un médecin.

- La dernière ambulance est partie. D'autres sont en route, mais avec tout ce bazar…

- Ils ont du mal à passer.

Steve serra un peu plus l'enfant contre lui. Ses cris perçants déchiraient le silence de la rue :

- Je vais vous emmener à l'hosto, on ira plus vite en volant. Garde le dans tes bras, je ne peux pas l'emmener seul, j'aurais peur de le blesser juste avec l'armure. Ne le serre pas trop et ne le lâche pas.

Tony le prenait-il pour un idiot ?

Il comprit quand l'armure décolla bien trop vite, avec lui dans les bras. Iron Man le tenait par la taille pour ne pas gêner le berceau qu'il formait avec ses bras pour protéger le bébé. Et il fut vraiment tenté de serrer le petit corps plus fort contre lui.

Par les airs, il ne fallut que 5 minutes pour qu'ils arrivent à l'hôpital. Steve entra dans les urgences en trombe. Elles étaient pleines, les gens hurlaient, pleuraient. C'était le chaos total. Tony attrapa un médecin quand celui-ci passa près lui en courant :

- Hé, vous ! Ce gosse a besoin d'aide.

0o0o0o0o

Il y avait du monde dans la salle d'attente transformée en salle de soins, pourtant un silence de mort pesait sur la pièce. Tony arriva vers lui sans son armure, il avait l'air épuisé et son t-shirt Black Sabbat était trempé de sueur :

- Alors ? Demanda-t-il

- Ils lui font un scanner. Clint et Natasha rapatrient les derniers blessés, il n'y a presque plus personne.

- Bruce ?

- Il est là, redevenu lui-même. Quelqu'un lui a passé une blouse, il aide les médecins.

- Bien.

Il était pâle et ses mains tremblaient légèrement :

- Tu devrais t'asseoir Tony.

- Ça va ! Je vais aller voir si je peux réquisitionner quelque doc d'autre état.

Steve n'eut pas le temps de protester, le milliardaire avait filé.

Il ne revint près de lui que deux heures plus tard. Steve tentait d'aider comme il le pouvait, pansant de petites plaies, distribuant des couvertures, tentant de rassurer les gens :

- Te revoilà ?

- J'ai ramené quelque chir et des médecins. Le bébé ?

- Pas de nouvelles.

- Hé ben, on va aller en demander.

Tony Stark était un homme d'action. Impossible pour lui de s'asseoir d'attendre et cette fois, Steve était d'accord avec lui.

Le milliardaire mit la main sur une infirmière, joua de son charme, peut-être un peu trop. Assez pour que ça agace Steve, en tout cas. Et ils furent conduits dans un autre service. Là, au milieu d'autres enfants et de parents tous plus blêmes les uns que les autres, se trouvait un minuscule berceau, comme ceux des maternités qu'on pouvait voir à la télé.

Ils s'approchèrent et se penchèrent d'un même ensemble sur le bébé :

- Il a pas l'air d'aller bien, murmura Tony.

- Pas vraiment non.

- Prends-le.

Cette manie qu'avait cet homme de donner des ordres :

- Toi, prends-le Tony.

- Moi ? Tu veux que je l'achève ou quoi ?

Steve jeta un coup d'œil autour d'eux, juste pour être sûr que personne ne les entendait s'engueuler au-dessus d'un berceau, ça ne devrait pas vraiment être permis :

- Je ne suis pas sûr qu'on ait le droit de le sortir de là-dedans, de toute façon.

Il était relié à une perfusion et avait un tuyau dans le nez, les médecins l'avaient déshabillé. Il, ou peut-être même elle, ne portait plus qu'un body. Des cheveux bruns parsemaient son crâne chauve et la plaie sur son front avait été pansée.

- Hé !

Tony sauta sur un médecin :

- Est-ce qu'il va bien ?

L'homme à la blouse blanche fronça les sourcils :

- Vous êtes ?

- Iron Man et Captain America. Vous regardez pas la télé ou quoi ?

- Pas vraiment, non. Et je suis navré, mais je…

- Si vous me dites que vous ne pouvez pas me donner d'informations confidentielles sur un de vos patients, non seulement, je vais me fâcher, mais en plus, je vais prendre un malin plaisir à aller taquiner mon pote Bruce, qui doit en ce moment même, être en train de soigner quelque uns de vos patients.

Le médecin le regardait :

- Comment vous avez fait pour obtenir votre diplôme de médecine ? C'est vraiment vous qui soignez ce gosse ? Non, parce que vous n'avez pas l'air très malin, alors…

- Tony !

La voix du Captain avait claqué, faisant tourner quelques têtes vers eux :

- Tu es juste infernal, tu sais ça ?

- Tu m'aimes bien quand même.

Le pire, c'est que c'était vrai. L'homme les regardait tous les deux comme s'il avait affaire à une nouvelle espèce :

- Bon ok, Rain Man, laissez tomber. Je vais chercher mon docteur, il est bien plus efficace.

Sans un mot de plus, Tony quitta la pièce. Steve envisagea une seconde de s'excuser pour le comportement du milliardaire, mais fini par se dire que s'il commençait comme ça, il n'en finirait jamais de présenter des excuses.

Il se désintéressa du toubib qui fila sans demander son reste. Dans le berceau, le bébé était calme, quasiment trop. Seul son petit ventre se soulevait au rythme des bips des appareils de mesure. C'était angoissant.

Les portes du service s'ouvrirent de nouveau et Tony poussa Bruce jusqu'au lit :

- J'ai trouvé notre médecin. Aller, fait ton truc et dis-nous s'il va bien.

Banner s'approcha pour saisir le dossier, il l'examina quelques secondes :

- Il a une commotion cérébrale, mais ce n'est pas le plus grave. Il a perdu pas mal de sang.

- Pourquoi est-ce qu'il n'est pas transfusé alors ? Demanda Tony le devançant.

- Il est AB-, c'est rare à trouver. Ils doivent sûrement faire venir la poche de sang d'un autre hôpital.

- Dis-leur de prendre le mien, je suis AB- aussi.

- Reste-la.

Il ne fallut que quelques minutes à Bruce pour rassembler tout le matériel. Alors qu'il plantait l'aiguille dans son bras, Tony murmura :

- Il s'en sortira avec ça ?

- ça lui donnera de bonnes chances.

Il y avait longtemps que Steve n'avait pas prié, mais là, il n'en était pas loin, il fallait que ce petit s'en sorte.

- Captain.

Il se tourna vers la voix qui l'appelait. Le jeune Jones avançait vers lui, lui tendant un sac :

- J'ai trouvé la voiture dont vous m'avez parlé. Voilà le sac de la dame.

Il l'attrapa et fouilla dedans pour en sortir un portefeuille marron :

- Sa mère s'appelait Jessica Dwhite.

Il y avait une photo de la maman et du bébé prise à la maternité, il la sortit et la retourna :

- Il s'appelle Benjamin et il est né il y a trois mois.

Tony grimaça :

- Rien sur un papa ?

- Non, rien.

Les trois Avengers se mirent à fixer le berceau avec la même tristesse dans les yeux.

Bruce fini par enlever l'aiguille du bras du milliardaire, avant d'ordonner :

- Steve, amène le manger quelque chose, il ne faudrait pas qu'il tombe dans les pommes.

- Hé je…

- Tu la fermes Tony et tu fais ce que je te dis, si tu ne veux pas passer les prochaines 24h, allongé sur brancard avec une seringue de diazépam dans les fesses.

Steve commençait à bien connaitre Stark. Il était en train de jauger Bruce pour voir si celui-ci serait capable de mettre sa menace à exécution.

Il dut conclure que oui, puisqu'il descendit du lit, titubant légèrement pour ce diriger vers la sortie :

- Fais le boire beaucoup et manger quelque chose de consistant.

- Oui docteur.

Bruce lui jeta un regard amusé.

0o0o0o0

Il retrouva Tony à deux pas de la porte, appuyé contre le mur. Il passa son bras sur sa taille pour le soutenir un peu, tout en demandant :

- Est-ce que ça va ?

- Pourquoi ça irait pas ? On n'a pas déjà eu cette conversation ?

- Aller viens, faut qu'on trouve à manger.

- Loin de tout ce peuple alors, je déteste les gens malades.

Une femme assise sur une chaise près d'eux, leur jeta un regard mauvais :

- On va essayer, murmura Steve en grimaçant.

Il y avait des gens partout, et chaque fois qu'il demandait à Tony de s'asseoir pour qu'il puisse aller lui chercher à boire et à manger, il rétorquait que ce n'était pas le bon endroit.

Steve avait mené des hommes au combat, avait fait obéir les plus récalcitrants et avait convaincu chacun de donner le meilleur d'eux-mêmes.

Et pourtant, il se retrouvait là, démuni face à un seul homme.

Agacé, il faillit abandonner et ramener Tony à Bruce, pour qu'il plante cette fameuse aiguille dans les fesses, quand son regard tomba sur une porte close.

Entretien.

- Reste-la.

- Non, pas là.

Steve l'abandonna quand même, relâchant sa taille. Bien entendu, la porte était verrouillée, mais d'un coup sec, il fit sauter le verrou. Le local était minuscule, mais propre. Il y avait des produits d'entretien, des balais et des rouleaux de papier toilette.

Il attrapa Tony par la nuque et le fit asseoir par terre avant qu'il n'ait pu protester :

- Reste là, je reviens.

Il partit à la recherche de nourriture et d'eau. Une jeune infirmière en distribuait aux patients et sans vraiment attendre son tour, ni demander, il prit deux bouteilles d'eau, deux sandwiches et un paquet de chips.

Il espérait vraiment que Tony n'avait pas filé pendant ce temps-là.

Mais non, il était toujours là, assis par terre, les yeux fermés :

- Tu es sûr que ça va, Tony ?

- J'ai pas dit que ça allait, j'ai demandé pourquoi ça irait pas et tu n'as pas répondu.

- Est-ce qu'il faut toujours que tu fasses le malin ?

- Je suis passé de trou du cul à malin ? Y a du progrès. Bientôt, tu ne pourras plus te passer de moi.

Steve se laissa tomber près de lui en riant :

- Dieu m'en préserve.

- Pourquoi il ferait ça ?

C'était trop. Il n'était pas en état de jouer avec Tony Stark maintenant. Il fourra l'eau et la nourriture dans les mains du brun :

- Mange, ordonna-t-il.

- Je n'ai pas vraiment faim.

- Le dernier truc que t'as mangé, c'est la moitié d'une omelette hier matin.

- C'est vrai, mais elle était cuisinée par Captain America en personne, elle comptait double.

- Quoi ?

Est-ce qu'il était en train de délirer ? Est-ce que la fatigue, le manque d'eau et de nourriture et le fait de donner son sang pouvaient vous faire divaguer ?

En fait, il était plus probable que c'était l'état naturel du mec assis en face de lui.

Tony avala l'intégralité de sa bouteille d'eau d'une traite, Steve bu quelques gorgées de la sienne, avant de la lui tendre :

- Tiens.

- Et puis quoi encore ? D'abord, c'est la tienne et puis tu as bu dedans.

- Peut-être que je pourrais convaincre Bruce de me laisser enfoncer cette aiguille dans ton postérieur.

Steve comprit son erreur quand il vit le sourire carnassier de Tony :

- Mon gars, je te laisserais enfoncer tout ce que tu veux dans mon postérieur.

Steve sentit ses joues commencer à chauffer et le brun dut s'en rendre compte, car il explosa de rire. Et c'était contagieux, ils se retrouvèrent très vite à rire comme deux idiots, laissant la fatigue et le stresse s'évacuer.

Tony bougea très légèrement et Steve eu soudain conscience qu'ils étaient extrêmes proches l'un de l'autre, bien plus qu'il n'était censé l'être. Il jeta un œil au milliardaire pour voir s'il s'en était rendu compte, mais c'était clair que non. Il avait la tête appuyée en arrière contre le mur et les yeux fermés.

Et même les yeux ouverts, il ne se serait rendu compte de rien. Tony n'avait aucune notion d'espace personnel. Il touchait systématiquement les gens, du moins ceux qui étaient autorisés à l'approcher.

Steve avait fini par aimer ce genre de contact. Au début, ça l'avait perturbé que Tony lui donne des tapes, qu'il lui parle tellement près qu'il pouvait sentir son aftershave. Et peu à peu, c'était devenu naturel. Jusqu'au moment où il avait fini par attendre chacun de ses moments.

Ils arrivaient de plus en plus souvent. Une main qui frôlait sa cuisse pendant qu'il regardait la télé. Ses doigts de mécano qui effleuraient les siens dans le bol à popcorn. Parfois, Steve avait l'impression d'être un ado à son premier flirt.

Le pire, c'est que c'était quasiment le cas.

Il profita du fait que Tony ne pouvait pas le voir pour l'observer, même maintenant dans ce cagibi. Après tout ce travail abattu, il était magnifique. Il avait perdu quelques couleurs et ses cheveux partaient dans tous les sens, mais…

- Je t'assure que tu vas finir par me faire des trous.

Steve se crispa, surprit par la voix de son ami :

- Pardon ?

- A force de me regarder comme ça, avec tes yeux de superman, tu vas…

- Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié cette histoire.

Tony ouvrit les yeux pour le fixer. C'était ce regard qui allait le tuer, c'était sûr, même le super sérum ne pourrait rien contre la crise cardiaque qu'il s'apprêtait à faire.

Ils étaient bien trop proches l'un de l'autre, il fallait qu'il s'éloigne avant de faire une connerie. Ou que Tony fasse une connerie.

Au final, Steve ne sut pas lequel des deux avait comblé la distance qui les séparaient. Il se retrouva juste là, avec sa bouche sur celle de Tony Stark.

A suivre...


Est ce que c'est si sadique que ça comme fin ?

*raclement de gorge*

J'espère que ce début de relation vous plait et que c'est crédible voilà voilà...

La suite lundi 1er Juin.

Et rappeler vous c'est pas la fin de chapitre la plus sadique de cette fic.