Bonjour tout le monde ! :) J'espère que vous passez un excellent début de week-end !

Je viens mettre un petit rayon de soleil en postant le nouveau chapitre ! :)

Merci à Zipi ( J'ai particulièrement adoré ta review ! Merci énormément :) Je suis ravie que tu aimes !), Glagla60800 et MBN-Redemsch pour vos reviews ! :p

Alors le titre du chapitre vous informe assez bien du contenu du texte je pense !

Alors je vous laisse découvrir ;)

Bonne Lecture !


-Aaaaah c'est trop mignon ! Hurla Lili

-Chuuut ! Je te rappelle qu'on est en plein milieu de la cafétéria.

Tous les regards étaient tournés vers nous.

-J'aurais tellement voulu être là pour voir le sourire qu'il avait.

-Il m'a juste empêché de me ramasser sur le parquet, Lili.

Depuis ce matin, elle était en train de me demander des millions de détails sur la soirée d'hier. Nous avions même été exclues du cours de biologie. Oui, je lui avais raconté quand ma mère m'avait parlé de ce que Sue lui avait colporté. Je sais c'est compliqué. Je parle du moment où ma mère m'avait appris que Seth, avait parlé de moi à sa mère. C'est plus clair ? Enfin bref, elle s'était carrément levée de sa chaise, et avait poussé un cri de joie. Le professeur nous avait alors montré du doigt la porte. Nous nous sommes alors retrouvées en avance au réfectoire. Et nous en arrivons donc là. Lili, encore en train de me faire une crise d'hystérie. Elle continua de parler encore quelques minutes. Seulement, j'étais ailleurs. Déconnectée. Ma respiration était souple et légère. J'avais des papillons pleins le ventre. Je jouais avec ma nourriture, sans vraiment faire attention à ce qu'il y avait dans mon assiette. Il m'était déjà arrivé d'avoir le béguin pour quelqu'un. Mais de là à être aussi distraite... Je n'avais jamais vécu ça auparavant. Jamais rien d'aussi fort en tout cas. Soudain, elle me donna un énorme coup sur le bras.

-AIE !

Elle tourna ses yeux de l'autre côté. Seth s'avançait vers notre table. Je me redressais et remis mes cheveux en place aussi vite que je le pus. Lili m'adressa un signe de tête pour me dire que c'était parfait. Nous recommençâmes à parler, comme si nous n'avions jamais arrêté. Nous fîmes semblant que nous ne l'avions pas vu se rapprocher encore et encore de nous. J'essayais de l'oublier pendant un instant afin que mon « jeu », paraisse un peu vrai. Mais bon, vous vous doutez bien que nous n'aurions pu tromper personne. Même un aveugle s'en serait rendu compte. Nous n'aurions pas fait carrière dans le cinéma, ça c'est sûr.

-Salut Elisabeth ! Dit-il gaiement

-Salut Seth.

Un immense sourire se dessina sur mon visage. Je devais vraiment avoir l'air d'une imbécile.

-Je peux m'asseoir avec vous ?

C'était comme si on venait de me donner une claque. J'étais presque en train de croire que c'était comme un de mes rêves, beau et doux, dont seul mon cœur avait le secret. Je me perdis dans mes pensées. Tous les scénarios possibles et inimaginables se présentèrent à mon esprit. Tous aussi parfaits les uns que les autres. Je poussais un long soupir de joie. Après quelques minutes d'inconscience, je revins à la réalité.

-Euh… Elisabeth, tu es toujours avec nous ou… Demanda Lili

-Oh ! Oui, bien sûr, vas-y !

Je décalais mon sac d'une chaise. Mes joues durent rougir à vue d'œil, vu l'expression du visage de Lili. Je n'étais pas habituée à l'avoir aussi près de moi.

Le déjeuner se passa, heureusement, sans accrocs. Je me sentais tellement bien, avec lui je n'avais pas besoin d'être quelqu'un d'autre. Une fille superficielle, ou sans cerveau. Je pouvais simplement être moi. J'avais l'impression que ça lui suffisait amplement. Mon cœur battait si vite. Je crus qu'il allait exploser. Je me demandais parfois s'ils pouvaient tous les deux l'entendre. Ça ne m'aurait même pas étonné. Pendant le repas, il était arrivé plusieurs fois où comme le premier jour où je l'avais vu, nos regards ne se décrochaient plus. Quand cela arrivait, c'était comme s'il n'y avait plus que lui qui me maintenait sur terre. Ce n'était en aucun cas la gravité. Lorsque ce phénomène se produisait, j'aurais tout fait pour lui. Il aurait pu me demander de sauter d'un pont, je l'aurais fait. C'était comme s'il était devenu le centre de mon monde. Tout à coup, un bras se passa autour de mon cou. Je tournais mon visage, et découvris un des amis de Seth.

-Alors, c'est toi la petite amie de Seth ?! S'exclama-t-il en riant.

-Lâche-la Paul.

Le visage de « Paul », changea lorsque la menace de Seth se fit entendre.

-Oh ! Tu n'aimes pas qu'on touche à ta copine. Dit-il en faisant la moue

-Paul, arrête ça maintenant.

Un autre des garçons venait de poser sa main sur l'épaule de Paul. Il ne relâcha pas sa prise pour autant. Je crus que j'allais étouffer.

-C'est bon Jacob ! Je rigole.

Cette dernière phrase s'adressait à Seth. Il se leva et partit, Paul le suivit. Je lançais un regard interrogateur à Lili. Elle me répondit par un haussement d'épaules. Je ne comprendrai donc jamais les garçons. Nous allâmes débarrasser notre plateau. En ne cessant pas de me demander pourquoi Seth était parti au quart de tour comme ça tout à l'heure. Ce n'était pas son genre. En tout cas, ça ne lui ressemblait pas. Lui qui souriait tout le temps. Nous avions presque fini quand un bruit de casier retentit dans toute la cafétéria. Je posais mon plateau sans même avoir fini de le nettoyer, et attrapais mon sac à la volée. Je me doutais un peu trop de ce que voulait dire ce bruit de métal. Je me précipitais dans le couloir. Il y avait déjà toute une troupe qui s'était formée autour de Seth et Paul. Il l'avait claqué contre les casiers. Je ne sais pas ce qui me prit à ce moment-là. Mon sang ne fit qu'un tour. Je lançais mon sac contre le mur, dégageais tout le monde de mon passage. Lili essaya de me retenir, mais rien n'aurait pu m'arrêter à ce moment. Personne n'aurait pu se mettre en travers de mon chemin. Je m'approchais de Paul à grands pas, et lui mis mon poing dans sa figure. Il se recula. Les garçons de sa bande, y compris Seth, me regardèrent comme si je venais d'accomplir quelque chose de surhumain. Je vis Paul qui commença à me dominer de toute sa hauteur. Je n'avais pas réellement fait attention à qui je m'en étais pris.

-Bon sang, mais dans quoi est-ce que tu t'es encore fourrée ! Pensais-je

Sans que je m'y attende, Lili lui sauta dessus alors qu'il allait m'envoyer balader. C'était comme si son geste n'avait rien fait du tout. Il ne bougea pas d'un millimètre. Elle s'écarta. Son corps tout entier tremblait. Seth passa son bras devant mon corps comme pour me défendre. Jacob le tira par l'arrière, tout comme Seth fit pour moi. Il savait que je n'allais pas renoncer. Et c'était même plus que sûr. Il était hors de question que je laisse cette brute gagner. S'il croit que c'est parce que je suis une fille que je ne sais pas me battre, il pouvait se mettre le doigt dans l'œil, et jusqu'au coude. J'avançais encore plus vers Paul, quand Seth repassa son bras autour de mon ventre et m'attira vers lui. Pendant un instant, je me retrouvais collée à son torse. Lorsque Paul fut calmé, il me lâcha lentement. Ses mains s'attardèrent sur mes hanches alors que j'étais presque libre. C'était un peu comme s'il ne voulait pas me laisser partir. J'avoue que, je ne voulais pas m'éloigner de lui non plus. Paul me fusillait du regard. Si les autres n'étaient pas là, il m'aurait probablement sauté dessus. Une odeur attira mon attention. Une odeur de fer. Du sang. J'en avais partout sur mon T-Shirt. Je m'examinais tout le corps. J'étais recouverte, pourtant je n'avais rien du tout. Soudain, le directeur se fraya un chemin dans la foule.

-Carter ! Clearwater ! Johnson ! Lahote! Tous dans mon bureau !

J'étais assise dans le couloir avec Seth. Nous attendions la sentence. Pour Lili, c'était deux semaines d'exclusion. Paul se prit trois semaines pour création d'une bagarre générale. Générale. Ça me faisait rire. On était seulement quatre à s'être battus. Et encore, il n'y avait que moi qui avais frappé. Je me demandais encore ce qui s'était passé dans ma tête à ce moment-là. Ma mère était dans le bureau. J'allais passer un mauvais quart d'heure en rentrant.

-Je suis désolé…

Je tournais mon regard vers Seth.

-Tu me dis ça comme si tout était de ta faute. Ce n'est pas toi qui as dirigé mon poing vers sa joue.

-Je suis plus impliqué que ce que tu peux penser. Eh puis, il le méritait.

Je me rendis compte qu'il était en train de se masser les mains. L'odeur de fer était toujours présente dans l'air. Sans le prévenir, je pris sa main dans la mienne. Il la retira immédiatement, un peu gêné sur le coup. J'insistais. Il avait une coupure tout le long de sa paume. Je la touchais, il grogna. Je déroulais mon foulard, et en arrachais un bout. Je le passais autour de l'entaille, et lui fis un sourire. Quand l'opération fut finie, il fixa le bout de tissu.

-C'est rien, il était vieux de toute façon.

Je baissais la tête, me concentrant sur le sol. Du bout des doigts, il remit une mèche qui cachait mon visage. Ma respiration s'accéléra. Détail qu'il ne manqua pas de remarquer. Il effleura ma joue, mon cou. Tout à coup, il retira sa main. C'était comme s'il avait reçu une piqûre rien qu'en me touchant la peau.

-Tu es gelée.

-ELISABETH TAYLOR CARTER ! Hurla ma mère

Oh non… Quand elle utilisait mon second prénom, ça n'augurait rien de bon. Elle sortit du bureau du proviseur. Je me levais sans qu'elle m'en donne l'ordre. Seth me fit signe. Sa mère n'ayant pas l'air si en colère par rapport à la mienne. Elle se dirigea dehors, la voiture était juste devant l'entrée. Je rejoignis la mienne, et montais dedans. Ma mère me suivit sur la route pour être sûre que je ne m'enfuis pas. Une fois arrivée devant la maison, je pris mon sac et rentrais sans une parole.

-Reviens-ici ! Il va falloir que tu m'expliques ce qu'il t'arrive !

Je me retournais.

-Qu'est-ce-que tu veux que je t'explique ! Pourquoi je me suis mise entre Seth et son ami ?! Pourquoi je me comporte comme une imbécile, et que je ne sais même pas pourquoi moi-même ?!

Des larmes coulèrent sur mes joues.

-Tu veux que je te dise que je suis amoureuse de ce garçon, alors qu'il y a même pas une journée, que je connais son nom ! Je ne sais pas pourquoi je l'aime, maman ! Je ne peux même pas me l'expliquer, alors comment veux-tu que je te dise ce que je ressens… Je suis comme attirée par lui, sans réellement savoir pourquoi. Ça me rend dingue !

-Elisabeth…

Elle s'approcha de moi pour me prendre dans ses bras. Je me reculais, et montais les marches de l'escalier. Mon sac fit encore une volée contre le mur. Je retirais mon T-Shirt encore recouvert du sang des mains de Seth, et l'échangeais avec un sweat. Ma mère toquait à la porte. Il était hors de question que je la fasse rentrer. Je m'affalais sur le lit, écoutais la musique sur mon portable. Mes yeux se fermèrent doucement. La musique rythma mon sommeil…

De gros coups frappèrent la porte de ma chambre. Je sursautais, et enlevais les écouteurs de mes oreilles. C'était ma mère.

-Elisabeth, il y a quelqu'un pour toi.

Je m'avançais vers la porte. Prudente. Elle était déjà redescendue.

-Maman, si c'est une ruse pour que je te parle de S...

En arrivant en haut des escaliers, je découvris qu'il était là. J'avais bien fait de ne pas finir ma phrase. Bien sûr, il n'était pas dupe. Il avait dû comprendre qu'il était question de lui. Je descendis en faisant plus attention cette fois-ci. Un sourire apparut sur le visage de ma mère, et elle s'en alla presque en sautillant dans le salon. Il était déjà 19h.

-Hum… Je suis venu te ramener ça.

Il me tendit mon carnet à dessin.

-Il est tombé de ton sac, quand tu l'as… enfin bref, tiens.

-Pourquoi tu viens me le rendre à cette heure-ci ?

-Euh… Eh bien… En fait, je…

Je le voyais en train de se débattre pour trouver une excuse. Peut-être qu'il n'était pas si indifférent finalement. Un léger rire s'échappa de ma bouche. Je lui pris le carnet.

-Merci beaucoup Seth.

Il sourit, et passa sa main dans ses cheveux. Une nouvelle fois, nos regards se croisèrent sans aucun moyen pour nous de nous délivrer. Ce fut lorsque ma mère arriva que Seth rompit le contact.

-Euh… Je vais y aller, ma mère va m'attendre.

Je le raccompagnais jusqu'à la porte. Quand elle se ferma, je me rendis compte qu'un papier avait glissé de mon cahier. Je m'abaissais et le ramassais. C'était son numéro de téléphone. Quelque chose me disait que mon carnet n'était pas tombé tout seul de mon sac.

Je pris trois semaines d'exclusion pour participation à une bagarre. Tout comme Seth. Pendant les deux premières semaines, nous étions inséparables. Nous allions partout ensemble, ce qui ne me déplaisait pas du tout. Loin de là. Malheureusement, je n'avais pas eu de nouvelles de Lili. Sa mère lui avait tout pris pour avoir essayé de me défendre. J'aurais tellement voulu tout lui raconter. Elle aurait couru dans tous les sens lorsqu'elle aurait su que j'étais plus que proche de Seth. C'était dingue comme à ses côtés, je me sentais bien. J'étais libre. Quand j'étais avec lui, j'avais l'impression que rien ne pouvait nous stopper. Seul le temps était notre ennemi commun.

Ma mère et Sue se ravissaient de notre rapprochement soudain. Il devait y avoir anguille sous roche. Elles y mettaient beaucoup trop de temps et d'investissements. Sue avait appelé ma mère le premier jour de mon exclusion, pour dire que Seth voulait me voir. Elle avait convaincu ma mère de me laisser sortir par je ne sais quel argument. À une seule condition, que je sois rentrée avant 18h30.

Pendant ces trois semaines, je me rendis compte que Seth était vraiment quelqu'un d'extraordinaire. Il était drôle, gentil, incroyablement positif.

Nous étions dimanche. Demain, tout allait recommencer comme avant. J'espérais par-dessus tout que Seth ne m'éviterait pas. Et surtout que Paul ne m'arracherait pas la tête en me voyant sur le parking ! Nous avions tous dû faire des lettres afin d'excuser notre comportement indigne de l'école, etc…

Je remis en route mon radio-réveil, et me nichais dans mes couvertures. J'avais pris une résolution de dernière minute : me coucher tôt. Avec les messages de Seth, c'était peine perdue…


Et voilà ! Alors ça vous a plu ?

J'espère de tout mon petit cœur :3

Petit résumé du prochain chapitre : Les choses s'accélèrent entre nos deux petits amoureux. Les choses s'accélèrent aussi pour Elisabeth car un événement important, va venir bouleverser à jamais sa vie.

Je vous laisse cogiter jusqu'à mercredi !

Bisouuus ! :)