Bonjour tous le monde ^^ on est lundi c'est partit pour un autre très long chap 17 pages avec une fin un peu plus sadique que la précédente mais toujours pas la plus sadique des fin de chap de cette fic. Vous avez peur ? Ouais vous pouvez lol.

Julia13verseau chapter 3 . May 25

Ce qui n'empêche pas cette fin de chapitre d'être sadique.

Mmmm attends de voir cette fin la lol merci pour cette review

Fin du chap 3

Ils étaient bien trop proches l'un de l'autre, il fallait qu'il s'éloigne avant de faire une connerie. Ou que Tony fasse une connerie.

Au final, Steve ne sut pas lequel des deux avait comblé la distance qui les séparaient. Il se retrouva juste là, avec sa bouche sur celle de Tony Stark.


Chapitre 4

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Comment les lèvres d'un homme aussi solide que Steve Rogers pouvaient-elles être aussi douces ? Tony faillit forcer leurs barrières pour envahir sa bouche, mais la porte du local s'ouvrit brusquement le faisant sursauter :

- Qu'est-ce que vous faites là ?

La dernière fois que Tony avait été aussi gêné d'être trouvé dans cette position avait été quand son père l'avait surpris à 14 ans à embrasser sa baby-sitter.

- On s'en allait.

Il se releva un peu trop vite et chancelât sur ces jambes. Steve le soutint avant qu'il ne retombe lourdement sur le sol. Le blond ne savait visiblement pas quoi dire. Il ouvrait et fermait la bouche. C'était drôle de jouer à perturber Steve, mais le voir si confus lui fit de la peine :

- Bon, mon vieux, vous nous excusez. On doit y aller, j'ai un feu à allumer sous les fesses de mon médecin favori.

Sans vraiment réfléchir, il attrapa la main du Cap pour le tirer dans le couloir. Ce n'est que plusieurs pas plus tard que Steve se dégagea. Tony ne voulait pas faire ça au beau milieu d'une dizaine de gens, mais il se retourna quand même. Cherchant quelque chose à dire, mais tout ce qui lui venait à l'esprit, c'était 'la prochaine fois, crois moi, je mets la langue'. Et ce n'était probablement pas ce que Steve voulait entendre.

Il laissa tomber et se dirigea vers le service pédiatrie.

0o0o0o0o

La tête dans le gaz comme il l'avait rarement eu, Tony entra dans la salle commune. Par bonheur, Bruce y était déjà et avait préparé le petit déjeune ET le café. Il se précipita vers la cafetière :

- Monsieur, je dois vous informer que vous en êtes déjà à votre 7ième tasse de café en moins de 5h.

- Est-ce que je tremble ?

- Non monsieur.

- Alors ça fera la 8ième.

Du coin de l'œil, Tony vit une mèche blonde. Assis sur le canapé, Steve le regardait :

- Quoi ?

- Sérieusement ? On est rentré hier, tu as dormi depuis ?

- J'étais occupé.

Tony avala de longues gorgées de café avant de se poser enfin, pour déguster un petit dej digne de ce nom. Des pancake et du bacon. Il poussa un gémissement de pur plaisir en mettant la première bouchée dans sa bouche :

- Mmm Bruce, épouse-moi.

- Je ne suis pas assez cinglé pour accepter, désolé.

- T'abuses.

Bruce secoua simplement la tête :

- T'as téléphoné à l'hosto ? Ils ont pas voulu me répondre. Je hais les médecins.

- Je suis médecin.

- Toute règle a son exception, chéri.

Tony tenta d'ignorer Steve qui se rapprochait. Depuis qu'ils avaient quitté leur placard (et pas métaphorique celui-ci), il avait fait en sorte de ne pas se trouver seul avec Captain America. Et une fois rentré, il l'avait fui comme s'il avait la peste :

- J'ai téléphoné, répondit Bruce sans avoir conscience de la gêne entre eux. Ils m'ont dit que l'état de Benjamin était toujours stable, mais qu'il lui faudrait pas mal de temps pour s'en sortir.

Steve enfonça ses mains dans ses poches de jean, jean bien trop moulant sois dit en passant, avant de demander :

- On ne peut rien faire pour lui ? Est-ce qu'ils ont trouvé quelqu'un de sa famille ?

- Non, personne. Ils cherchent encore.

- Et s'ils ne trouvent pas ?

Tony posait la question, mais savait bien ce que Bruce allait dire.

- Il ira en pouponnière.

Un silence tendu s'installa dans la pièce.

Il avala le reste de son petit déj pendant que Steve reprenait du café :

- Pourquoi tu lui dis rien à lui, Jarvis ?

- Parce que monsieur Rogers n'en est qu'à sa troisième tasse, qu'il a dormi 4h cette nuit et qu'il a déjà l'estomac plein.

Tony grimaça :

- Fais-moi penser à t'enlever la fonction casse couille. Sinon, changement de sujet ! Bruce mon ami.

- En général quand tu commences comme ça, je finis par passer les 48h suivantes attaché à ma table de travail.

- C'est une proposition ?

- Une métaphore.

- Oh.

Tony fit sa plus belle moue ''tu ne sais pas ce que tu perds'' avant de continuer :

- J'ai les bras en compote à force d'avoir porté des trucs hier, tu n'aurais pas du paracétamol ? Heureusement que tu étais là d'ailleurs, je n'imagine pas dans quel état on serait si on avait dû soulever tout ça.

La voix de Bruce était lasse quand il répondit :

- Ce n'était pas moi et tu as pris un gros risque…

Tony échangea un regard avec Steve et fut ravi de voir que le blond n'était pas d'accord avec cette affirmation :

- Tu crois ça ? Jarvis y avait des mecs de la télé quand on a trouvé la gamine, non ?

- En effet monsieur.

- Trouve-moi ça.

Aussitôt, la télé changea de chaîne, parcourant les diverses informations. Et s'arrêta quand l'énorme tête de Hulk apparu sur l'écran.

Bruce se leva pour s'approcher, il observa son autre-lui saisir le vêtement de l'enfant, tirer délicatement et la soulever jusqu'à son visage et hurler :

- Iron !

Bruce semblait stupéfait d'entendre l'autre parler, la caméra bougea légèrement pour filmer l'atterrissage de Tony.

- Trouvé ça.

Un zoom fit apparaitre le visage de la petite fille. Elle ne paraissait pas effrayée, juste toute aussi étonnée que Hulk :

- Bravo big man, continue.

Bruce se tourna vers Tony, l'air incrédule et c'est la voix de l'enfant qui lui fit tourner la tête :

- Ton copain, il est tout vert.

- Ouais, ça lui arrive de temps en temps. Mais c'est un mec génial.

- Off Jarvis.

L'ordre de Tony fut aussitôt exécuté et la télé s'éteignit.

Il donna une grande claque dans le dos du médecin comme il l'avait fait la veille sur Hulk :

- Tu devrais revoir l'opinion que tu as de toi-même. Bon, c'est pas que je m'ennuie, mais faut que j'aille évacuer tout ce café.

Et surtout, il fallait qu'il s'éloigne de Steve, histoire de ne pas se retrouver seul avec lui.

0o0o0o0

Tony était en train de s'endormir, là, assis dans son atelier. Même les 10 tasses de café n'avaient pas réussi à chasser la fatigue, et le très copieux petit déjeuné qu'il venait de prendre n'arrangeait pas les choses.

Sa tête dodelina un peu et il se secoua. Hors de question d'aller dormir sans avoir fini ce nouveau prototype d'immeuble, bien plus résistant aux tremblements de terre que ceux qui respectaient les dernières normes.

Est-ce qu'il dormait là ou est-ce qu'il travaillait ? Impossible de vraiment le savoir avec la bouillie qui avait remplacé son cerveau. Quelque chose le secouait en tout cas…

- Tony.

Et l'appelait :

- Fiche-moi la paix, Jarvis.

- Hé aller, réveille-toi.

Depuis quand Jarvis avait la voix de Steve ? Et surtout depuis quand pouvait-il le secouer ? D'un coup, tout à fait alerte, Tony releva la tête :

- Je dormais pas.

- Tu devrais aller dans ton lit.

- Un jour à force de me proposer ça, tu vas vraiment finir dedans.

Steve haussa simplement ses magnifiques yeux au ciel :

- Qu'est-ce que tu fais là, Captain ? Comment t'es entré ?

- T'es parti sans le paracétamol. Bruce m'envoie et Jarvis m'a laissé entrer.

- Béni soient Jarvis et Bruce.

Steve lui tendit une plaquette avec deux petits cachets blancs. Pour se lever, Tony dut frôler le blond qui était décidément bien trop près. Il attrapa une bouteille d'eau dans le frigo et avala les pilules sous le regard de son ami :

- Rêve pas capsicle, je vais pas t'en proposer. C'est pas hygiénique de boire derrière les gens.

- Ça te dérange pas de m'embrasser, mais ça te dérange de boire dans la même bouteille que moi. Ou que je boive dans la tienne ?

Tony réfléchit deux petites secondes. Est-ce qu'il voulait en parler de ce baiser ? C'était apparemment pour ça que Steve était là.

Pourquoi pas :

- C'est ça, t'as tout compris blondie.

- Et donc…

- Donc ? Répéta machiavéliquement Tony.

Steve poussa un profond soupir :

- Tu ne vas pas m'aider, hein ?

- C'est contre tous mes principes.

Au début, Steve fuyait juste son regard et ensuite, il se mit à fixer le réacteur. Tony baissa les yeux sur son t-shirt troué qui le laissait apparaitre :

- Désolé, s'excusa Steve.

- Pourquoi ?

Steve leva les mains au ciel, comme si la raison pour laquelle il s'excusait était évidente, avant de répondre :

- Ça ne se fait pas de fixer les gens.

- C'est pas moi que tu fixes, c'est cette petite merveille de technologie.

- Tony Stark, toujours aussi modeste.

- Je ne peux pas être modeste. Ça ne colle pas avec mon génie.

Il s'approcha de Steve qui continuait de fixer le réacteur. Le soldat tendit la main, mais s'arrêta juste avant de le toucher :

- Vas-y Cap, tu risques rien.

- Ça fait mal ?

Tony secoua la tête et Steve posa ses doigts sur le réacteur :

- C'est chaud.

- Moi ? Je suis toujours torride.

- Idiot !

Le sourire de Steve était attendri. C'était bien la première fois que Tony le voyait comme ça, il fallait que le soldat continu de sourire. D'une voix amusée, il se moqua :

- Venant d'un mec qui s'engueule avec les caisses automatiques au supermarché, c'est drôle.

Il n'y eut pas de réaction, l'homme était bien trop absorbé par la lumière. Doucement, il fit courir ses doigts sur le pourtour de l'ARK :

- Tu devrais pas faire ça, Cap.

- Pourquoi ?

Steve s'était figé, probablement par peur de lui avoir fait mal :

- Parce que ça me colle la trique.

Le super soldat retira sa main comme si le réacteur venait de le brûler :

- Je te choque, Steven ?

- Je… Non. Tu es…

- Autant attiré par les filles que par les mecs, ouais, on peut résumer comme ça. Et je pensais que tu l'avais compris, puisque je t'ai embrassé.

- C'est toi qui l'a fait ?

Tony pencha légèrement la tête sur le côté, pour mieux observer le Cap :

- Pourquoi ? Tu en doutais ?

L'expression sur le visage de Steve le fit tilter :

- Tu croyais que c'était toi ?

- Peut-être… Je… Un peu… Non…

Voir Steve bafouiller, c'était quelque chose. Ça provoquait une chaleur étrange en lui. Doucement, il s'approcha, susurrant tout près du visage du blond :

- Oui ou non ?

- Oui.

Ça n'avait été qu'un murmure, mais ce fut suffisant. Tony effleura ses lèvres, à peine une caresse. Il voulait que Steve prenne l'initiative de ce baiser-là.

Ce qu'il ne tarda pas à faire.

Si leur premier échange n'avait été que la rencontre de leurs lèvres, cette fois, ce fut bien différent. Tony n'eut pas le temps de réaliser son fantasme.

Autoritairement, Steve avait pris place entre ses lèvres, laissant sa langue découvrir sa bouche. Tony avait embrassé bien des gens dans sa vie, mais jamais il n'avait été embrassé de cette façon.

Qui aurait cru que Captain America soit un tel rouleur de pelle ? Comme s'il avait peur que Tony ne se dérobe, il glissait ses doigts sur sa nuque, le rapprochant encore plus si c'était possible.

Jamais il n'aurait cru vivre ça un jour, ce genre de sensation puissante et dévastatrice. Ces baisers si forts qu'ils vous faisaient perdre la tête. Le genre de truc qui n'existe que dans les mauvais bouquins à l'eau rose.

À bout de souffle, Tony fut obligé de s'écarter de Steve, qui semblait tout aussi déboussolé que lui. Il bafouilla un truc, montra la porte et sortit sans un mot de plus.

0o0o0o0o

Les lumières du labo lui brûlaient quasiment les yeux, il n'aurait pas dû picoler hier. Bon, ça, c'est ce qu'il se disait à chaque fois.

Il se pencha sur son microscope sans vraiment voir ce qu'il y avait dedans. Depuis plus de deux semaines, il était incapable de travailler sur quoi que soit.

Steve l'avait embrassé et puis rien.

Le blond faisait comme si de rien n'était. Ils se retrouvaient devant la télé, discutaient de choses et d'autres, mais le héros de l'Amérique fuyait son regard et son contact.

Et c'était frustrant.

- Tony.

Il releva la tête pour voir Bruce près de lui, dans sa blouse blanche :

- Ça fait trois fois que je t'appelle.

- Pour ?

- Qu'est-ce qui t'arrive ?

- Rien.

Bruce se frotta les yeux en passant sous ces lunettes :

- Ok bon.

- C'est Steve, il me rend dingue.

- Tu veux en parler ?

Tony secoua simplement la tête pour dire non. Ou plutôt si, il voulait en parler, mais pas avec le scientifique :

- Je peux te laisser finir ça ?

- Bien sûr.

- Merci Bro !

Il sortit du labo comme si le diable était à ses trousses. Il se rendit dans la salle commune, espérant y trouver le Captain, mais il n'y était pas :

- Jarvis, où est Steve ?

- Le Directeur Fury l'a appelé pour une mission monsieur.

- Tu plaisantes ?

- Rarement monsieur. Mon programme n'inclut qu'une infime part de blagues potaches.

Tony retint un juron :

- Préviens-moi dès qu'il remet les pieds dans la tour.

- Ce sera fait, monsieur.

0o0o0o0o

23h30 et Steve Rogers n'était pas rentré :

- Jarvis…

- Non, toujours pas, monsieur.

Tony avala son 5ième verre de whisky de la soirée :

- Il est temps de passer à autre chose.

D'un pas plus qu'assuré pour un homme ayant passé plus de deux heures à boire, il se leva pour se diriger vers la cuisine de la salle commune.

Il tâtonna à peine pour trouver de la menthe, du rhum et juste un peu de jus de citron vert :

- Mojito !

Il retourna s'installer sur le canapé.

Une heure, ou peut-être deux, plus tard Tony n'attendait plus, et quand la voix de Jarvis retentit dans la pièce pour annoncer le retour de Steve, il marmonna juste un :

- Grand bien lui fasse. Monte le son de la télé, j'entends rien.

- Elle est éteinte, monsieur.

- Ah bah, rallume-la, alors.

Quand le ding de l'ascenseur retentit, Tony ne tourna pas la tête :

- Qu'est-ce que tu fais là, dans le noir ?

Il avala une autre gorgée de son troisième mojito maison :

- Tony ? Est-ce que ça va ?

- C'est marrant que tu poses toujours cette question.

- Tu as bu ?

- Bingo, monsieur les évidences a encore frappé.

Steve se plaça devant lui, avec cet air réprobateur qu'il avait toujours sur le visage quand Tony faisait des trucs stupides :

- Aller viens, lève-toi. Je te ramène à ta chambre pendant que tu peux encore marcher, tu ne vas pas dormir là.

- C'est MON canapé.

- Toute la tour t'appartient.

- J'ai droit de dormir dedans.

Steve croisa ses bras sur son torse. Ce mec était l'incarnation du mot sexy. Tony laissa son imagination déborder, il tenta de se faire une idée de ce à quoi Captain America pouvait ressembler à poil. Sans vraiment le vouloir, il poussa un gémissement :

- Tu vas vomir ? Demanda aussitôt Monsieur sexy.

- Quoi ?

Bien sûr que non, il n'allait pas vomir. Bander ça, il en était pas loin :

- Vas-y Captain, je suis bourré. C'est le moment de le faire.

- Faire quoi ?

Tony avala une autre gorgée de rhum pour éviter de croiser le regard de son ami :

- Poser la question qui te tourne dans la tête depuis des jours. Celle que tu aurais théoriquement dû me poser dans l'atelier l'autre jour… Ou tu peux profiter de moi, ça m'irait aussi.

Il releva les yeux. L'air réprobateur s'était envolé, il ne restait qu'un étonnement certain. Ils échangèrent un long regard et puis Steve se lança :

- Pourquoi tu m'as embrassé ? Enfin ce jour-là… Je veux dire dans le cagibi. Tu as dit que tu l'avais fait, que c'était toi qui… Mais pourquoi ?

- J'ai compris capsicle ! C'est pas parce que je suis bourré qui faut répéter les questions deux fois. Ça rend pas sourd l'alcool. S'astiquer le manche, il parait que si, et vu le nombre de fois ou…

- Tony !

Quel était la question déjà ? Peut-être qu'il était un tout petit peu plus fumé que ce qu'il pensait.

Ah oui :

- J'en crevais d'envie depuis un moment, Cap.

- Comment tu savais que je ne te foutrais pas mon poing dans la figure ?

Tony haussa simplement les épaules en répondant :

- J'en savais rien, mais ça en valait le coup. À mon tour maintenant. Pourquoi toi, tu m'as embrassé dans l'atelier ?

- Je n'ai pas vraiment…

Tony haussa les sourcils :

- Oui, bon. Si, mais…Steve poussa un profond soupir, avant de continuer. J'en suis le premier étonné, crois-moi, mais j'en avais envie.

Tony se releva, mais avant qu'il n'ait pu fondre sur les lèvres du justicier, celui-ci l'arrêta :

- Certainement pas dans l'état où tu es.

- Tu as peur de finir par passer à la casserole ?

- Je crois surtout que tu pourrais tuer un cheval avec cette haleine. Va te coucher !

Tony tenta de s'approcher encore, mais les mains de Steve se posèrent sur son torse de chaque côté de l'ARK pour l'éloigner.

Il faut avouer que le reste de la soirée fut assez flou.

0o0o0o0o0

Tony se réveilla le lendemain matin dans son lit…

Seul.

Il poussa un grognement, autant de dépit que de douleur. Comme à chaque gueule de bois, Tony se promit de ne plus boire :

- Jarvis.

- Oui monsieur.

- Dis-moi que je me suis pas ridiculisé auprès de Steve, hier ?

La voix de l'IA retentit dans la pièce avec assurance :

- Après votre conversation, le Captain Rogers vous à ramener à votre chambre.

- Aucun souvenir. Je me demande même comment j'ai pu marcher jusque-là.

- Vous n'avez pas pu, il vous a porté sur son épaule.

Tony grimaça :

- Comme un vieux sac de patate ? Mon ego en prend un coup et le romantisme aussi.

- Je ne crois pas que vous soyez un expert monsieur.

- Tu veux dire en romantisme ?

- Bien entendu ! Votre ego se suffit à lui-même.

Il l'avait un peu cherché.

Après s'être douché et habillé, enfin après avoir essayé quatre tenues différentes sans vraiment être satisfait, et être revenu sur son premier choix, une chemise blanche et pantalon noir, avoir avalé un café et deux aspirines, Tony était fin prêt pour affronter Steve :

- Jarvis, où est…

- Au 50ième étage, monsieur.

- Qu'est-ce qu'il fait dans les bureaux ?

- Il discute avec Marie Clark.

Le pic de jalousie fut tellement puissant qu'on aurait dit une douleur. Qu'est-ce que Steve faisait au juste ?

D'un pas décidé, Tony sortit de sa chambre pour se rendre dans l'ascenseur :

- Descend au 50ième et bloque-le.

- Bien monsieur.

L'attente lui parut interminable et puis, finalement, Steve entra avec une feuille dans la main :

- Bonjour Tony.

Son sourire était plutôt timide :

- Je peux savoir ce que tu fais, Steven ?

- Personne ne m'appelle plus comme depuis les années 30.

Tony s'approcha peut-être un peu trop brusquement, puisque Steve eu un léger mouvement de recul. Il fit en sorte d'acculer le blond dans un coin et plongea son regard dans le sien, son visage juste à quelque centimètre du sien :

- Je peux savoir ce que tu fais, Captain ?

- Ce que je fais quand ?

Il le faisait exprès ?

- Maintenant, Steven, ce que tu fais maintenant avec cette Marie je sais plus quoi.

- De quoi est-ce que tu parles, Tony ?

- Je parle de la nana que tu viens de draguer.

- Draguer ? Que… Tu parles de la secrétaire ?

La colère commençait à monter. Lui, Tony Stark, faisait une crise de jalousie, ça n'était jamais arrivé jusque-là. C'était vraiment désagréable :

- Non, je te parle de l'Alien que…

Le rire de Steve l'empêcha de finir sa phrase :

- Donc, on est coincé dans un ascenseur à l'arrêt parce que j'ai parlé à une fille ?

- Si elle a plus de 18 ans, c'est une femme.

- Ok, à une femme.

Où il en était au juste ? Tony fronça les sourcils :

- Donc tu ne nies pas ?

- Que j'ai parlé à Marie ? Non. Mais jusqu'à preuve du contraire, on est dans un pays libre et j'ai le droit de parler à qui je veux.

Un pays libre… Captain America en savait quelque chose, bien sûr :

- Tony, est-ce que tu es en train de me faire une crise de jalousie ?

- Pas du tout.

- Donc, je n'ai pas à te dire pourquoi je parlais à Marie ? Tant mieux.

Ok là, il s'était fait avoir, mais si Steve voulait jouer :

- Et bien, je pourrais aussi lui demander à elle et la virer par la même occasion.

- Tu es totalement cinglé.

- Tout à fait ! Fais-moi un procès.

Agacé, Tony s'éloigna. Aussitôt, Steve décolla son dos de la cabine et se mit à sourire :

- Tony Stark, qu'est-ce que je vais faire de toi ?

- Tout ce que tu voudras, quand tu m'auras dit pourquoi tu traînes dans mes bureaux.

Steve montra la feuille dans sa main :

- Je suis allé lui demander un bon de commande.

- De quoi ? Pourquoi ?

Tony lui arracha la feuille des mains pour vérifier, c'était en effet un bon avec le logo de la Stark Industrie :

- Qu'est-ce que tu veux faire d'un bon de commande ?

- Commander quelque chose.

Pourquoi chaque fois qu'il parlait avec Steve, il avait l'impression de perdre ses neurones par dizaine ?

- C'est-à-dire ?

Le soldat fourra ses mains dans les poches de son jean et soupira :

- Ils n'ont que des feuilles A4. Il me faut un format plus grand et quelques autres trucs.

L'étonnement remplaça la jalousie et la colère :

- Tu n'as pas besoin de passer par l'entreprise pour commander quoi que ce soit.

Steve récupéra la feuille :

- J'ai demandé, la secrétaire m'a dit de remplir ça.

-Oui bah, je suis le patron et je dis que tu as juste à demander à Jarvis. Il te commandera ce que tu veux.

- Et comment je le paie ?

Le Cap était-il au courant qu'il était milliardaire ? Qu'il pourrait même lui acheter une dizaine d'usines de papier sans sourciller :

- Le payer ? Se moqua Tony.

La réponse de Steve fut tout à fait sérieuse :

- Oui ! Je me doute que tu ne sais pas trop comment ça se passe, mais en général quand on veut quelque chose, d'abord, on donne de l'argent. Et ensuite, on reçoit ce qu'on veut. Je sais bien que Jarvis fait tout à ta place, mais je peux t'assurer que les choses n'arrivent pas par magie. Il les paye et ensuite, quelqu'un te les apporte.

Tony du se mordre la langue pour ne pas rire :

- Vraiment ? Et j'ai beaucoup d'argent, c'est pour ça que j'obtiens toujours ce que je veux alors ? Mmmm, c'est marrant comme truc et sa marche avec tout ?

- Comment ça ?

Tony s'approcha de nouveau :

- Par exemple, ça fait juste des semaines que tu me rends dingue et que j'ai sans arrêt envie de t'embrasser. Est-ce que je dois payer avant ?

C'était probablement un peu insultant, mais Steve entra dans son jeu :

- Très mauvais exemple Tony, je ne suis pas à vendre.

- Dans ce cas-là, tu es bien la seule chose qui ne le soit pas.

- Peut-être que tu pourrais tout simplement demander.

Tony s'arrêta à quelques centimètres de Steve, effleurant ces lèvres en murmurant :

- Je ne demande pas, moi, ça ressemble un peu trop à supplier.

- Je pourrais régler ce problème.

- Vraiment, Cap ? Comment ?

Steve ne répondit pas. Il vint simplement l'embrasser sauvagement. C'était dingue l'effet que ce mec avait sur lui. Le soldat était doué pour tout ce qu'il entreprenait, les baisers y compris. Qu'est-ce que ce serait quand ils pousseraient les choses plus loin ? La langue de Steve vint caresser la sienne, entamant un ballet lent et sensuel. Tony glissa ses doigts dans les cheveux du blond en poussant un gémissement.

Steve s'écarta plutôt brusquement, il semblait plutôt fier de lui et fini par répondre :

- En prenant ce que moi, je veux, s'en demander.

- Je suis tout à toi, Play boy.

- C'est là que ce n'est plus drôle. Jarvis, ouvre s'il te plaît, je vais prendre les escaliers.

Les portes s'ouvrirent et Steve fila :

- Il est sérieux lui ?

- J'en ai l'impression monsieur.

- C'était une question rhétorique, Jarvis.

0o0o0o0o

Dans l'atelier Tony releva la tête de sa modélisation d'immeuble :

- Enregistre les résultats, Jarvis.

- C'est fait, monsieur.

- Bien.

La pièce était étrangement vide :

- Est-ce que Bruce n'était pas là, il y a deux secondes ?

- Il était là, mais avait besoin d'un générateur de particules. Il est monté au troisième labo, monsieur.

- Du moment qu'il s'amuse.

Tony attrapa sa tablette et pianota dessus :

- Monsieur, Monsieur Rogers demande à entrer.

- Qu'est-ce qu'il veut ?

- Je ne lui ai pas demandé, monsieur.

- À quoi tu sers franchement.

- À part gérer quasiment tous les aspects de votre vie ? À rien monsieur, et j'ose espérer que ce n'était pas encore une question rhétorique.

Le rire de Tony se répercuta sur les murs du labo :

- Laisse-le entrer, Jarvis.

Steve pénétra dans l'atelier comme s'il entrait sur les lignes ennemies :

- Relax soldat, Hitler est mort.

- Je suis au courant.

- Qu'est-ce qui t'amène dans mon antre ?

Le super soldat hésita, comme s'il tentait de mettre ses idées en ordre avant de les laisser sortir de sa bouche :

- J'ai besoin d'aide… Il me faut des réponses.

- Développe.

- Normalement, après m'avoir injecté le sérum, le docteur Erskine devait faire des tests. Mais il n'en a pas eu le temps. Tout est resté en suspens et ensuite… Enfin, tu connais la suite.

- Ouais Steven, je vois ! Où tu veux en venir ?

- J'ai des questions. Ça commence à me rendre dingue de ne pas savoir à quoi m'en tenir.

Tony hocha la tête et posa sa tablette :

- Parce qu'au bout de 70 ans dans la glace, tu es toujours là.

- Oui.

- Je ne suis pas généticien. Pourquoi tu ne t'adresses pas à Bruce ?

Il vit le blond se tendre en lâchant sa réponse :

- Ton père a participé à la conception de ce projet et…

- Qu'est-ce que tu veux vraiment savoir ?

Steve fronça les sourcils :

- Comment ça ?

- Tu as bien une question précise ? Un truc que tu trouves bien trop personnel pour le confier à Bruce bien qu'il soit un ami, alors ?

- Pour quelqu'un sensé ne s'intéresser qu'à lui Tony Stark, tu es vraiment perspicace.

- Je prends tous les compliments, même ceux qui n'en sont pas vraiment ! Donc ?

Le soldat l'observa un long moment. Il dut juger qu'il pouvait lui faire confiance, puisqu'il se lança :

- Deux choses en fait.

- J'écoute ? Je ne lis pas dans les pensées, du moins pas encore.

La gêne de Steve était palpable, mais sa voix était sûre et ferme :

- Mon métabolisme m'effraie, est-ce que je vais vieillir ou même simplement mourir ? Et…

On y était. C'était cette dernière question qui l'amenait là. Tony le poussa à parler :

- Et ? On en vient à la question qui te tracasse le plus.

Très vite, comme s'il avait peur de se dégonfler, Steve débita :

- Je veux savoir si je pourrais avoir des gosses et ce qu'ils seront.

Voilà pourquoi il n'avait pas été voir Bruce :

- Très bien, on va voir ça. Suis-moi.

Sans un mot de plus, Tony s'engouffra dans l'ascenseur et le conduisit à son labo personnel. Steve s'arrêta avant de passer les portes :

- Je croyais que je n'aurais pas accès à ce truc.

- Je ne tiens pas à te voir jouer au petit chimiste, mais si moi, je peux jouer au docteur avec toi, je vais pas m'en priver !

Tony désigna un tabouret :

- Assis toi et relève ta manche.

Il sortit une seringue et tout ce dont il aurait besoin pour un prélèvement, sous le regard de Steve :

- Comment ça se fait que tu aies tous ces trucs ici ?

- Bruce fait des recherches sur son petit accident. Il en avait marre de faire l'aller-retour de l'infirmerie au labo. Enfin ça, c'est ce qu'il dit. Mais je suis sûr qu'en fait, c'est parce que l'infirmière ne sait pas piquer. Elle n'est pas super douce. Il préfère se le faire tout seul plutôt qu'elle lui fasse mal.

- Quand on sait ce qui pourrait arriver, je comprends.

Tony mit le garrot sur le bras de Steve et serra :

- Bruce se contrôle très bien, Cap.

- Tu l'as aidé à ça.

- J'y suis pour rien.

Bon, peut-être que le fait d'avoir quelqu'un qui l'acceptait totalement près de lui, aidait le médecin à se sentir mieux, mais de là à dire qu'il l'avait aidé…

Il enfonça l'aiguille dans le bras du soldat et prit ce dont il avait besoin. Il étiqueta et rangea le prélèvement. Avant de saisir l'une des mèches blondes entre ses doigts :

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Matériel génétique.

Il choisit un cheveu et tira de dessus. Il vérifia que le bulbe était bien présent et le mit dans un petit sachet en plastique, avant de l'étiqueter à son tour. Il fouilla quelques secondes dans un tiroir et tendit un pot stérile à Steve. Voilà qui promettait d'être drôle. Et puis, ça lui apprendrait à le laisser en plan après chaque baiser.

Il désigna la porte au fond du labo et lui mit le pot dans les mains :

- La salle de bains est là, crache là-dedans.

Steve fronça les sourcils avant d'ouvrir le pot. Amusé, Tony se mit à rire :

- Hey, loin de moi l'idée de t'arrêter maintenant, mais qu'est-ce que tu fais ?

- Craché dans ce pot.

- Ok Cap, je ne pensais pas que c'était à ce point-là, hein. Mais je suis au regret de t'annoncer qu'on ne fait pas des enfants avec de la salive. Maintenant, je serais ravi de t'expliquer le processus complexe pour arriver à une grossesse, je pourrais même te faire faire des exercices pratiques. Mais je ne suis pas persuadé que tu accepterais. Du moins, pas encore.

Tony vit le moment exact où Steve comprit ce qu'il était en train de dire :

- Tu veux que…

- Ton super sperme de super soldat, oui. La salle de bains est là, demande à Jarvis si tu as besoin de stimuli visuels. Ou mieux, demande-moi, je fais ça très bien.

Tony afficha son sourire le plus innocent. En évitant son regard, Steve marmonna :

- Je te remercie, mais je vais me débrouiller.

- Petit joueur.

Steve disparut dans la salle de bains. Il ne se passa rien pendant plusieurs minutes et pourtant, Tony tendit vraiment l'oreille.

Captain America était en train de se masturber dans sa salle de bains.

Il serait probablement brûlé en place publique pour ça. Le silence le stressait. Personne, même pas Steve Rogers, ne pouvait être aussi silencieux en s'astiquant.

Tony fit un pas vers la porte, juste un.

Demander au blond si ça allait maintenant, le couperait peut-être en plein élan. Il attendit encore un peu et pourtant, la patience n'avait jamais été son fort.

Il fut récompensé quelques secondes plus tard. C'était ténu, mais c'était bien là. Des soupirs, des gémissements…

Un long frisson parcourut tout son corps et il dut se faire violence pour ne pas entrer dans la salle de bains et prendre les choses en main. Littéralement.

Il imaginait Steve là-dedans, se mordant les lèvres pour ne pas faire de bruit. Que pouvait-il bien ressentir à le savoir là, dehors, pendant qu'il se faisait plaisir ?

C'était une vraie torture de l'entendre et de ne pas pouvoir agir. Peu à peu, les soupirs et les gémissements se firent plus audibles. Est-ce que Steve hurlerait en se délivrant ? Tony commençait à être à l'étroit dans son pantalon, la situation était bien trop excitante. Il ferma les yeux et commença à imaginer ce qui devait se passer là-dedans…

A suivre...


Alors vous en pensez quoi de ce chapitre ? Perso j'aime bien les répartit entre Jarvis et Tony lol.

On en parle de la fin qui n'est toujours pas la plus sadique ou en on parle pas ?

Prochain chapitre le Mardi 9 Juin (si ma béta a eu le temps de le corrigé d'ici la :p)

J'espère que ça vous a plus en tout cas ^^