Hello comme promit voiçi le chapitre 8
Avertissement :
en faite double avertissement pour ce chapitre.
- Un pour tripotage (hé oui encore )
- Et un autre vers la fin du chapitre pour mention de thorki
vous n'êtes pas obligé de lire arrêter vous au moment de l'entré dans la cuisine si vous voulez évitez ce passage.
Mero chapter 7 . Jun 24
J'ai hate de lire la suite !
et... j'ai rien a ajouté :D
j'ai juste hate !
Super boulot!
-Merci beaucoup je suis contente que ça te plaise ^^
Fin du chapitre 7 :
La pluie redoubla et un autre éclair zébra le ciel, dessinant la silhouette d'un homme sur la plateforme d'envol.
Quelque chose n'allait pas. Au lieu d'entrer le sourire aux lèvres comme à son habitude, Thor resta un long moment sous la pluie.
Il passa les portes de la baie vitrée, la mine défaite et dans les yeux plus de tristesse que Steve n'en avait jamais vu. La voix tremblante de douleur, il murmura juste :
-Mon frère est mort…
Chapitre 8
Tony se glissa sous les couvertures sans grande conviction, ce serait un miracle s'il arrivait à fermer l'œil.
Il passa une main lasse dans ses cheveux, Thor n'avait pas prononcé un mot de plus, il était enfermé dans sa douleur. Loki était soi-disant mort, ce dont Tony doutait fortement. L'homme était un trickster, un tricheur, il était peu probable qu'il se soit fait avoir.
- Monsieur, Monsieur Rogers demande à entrer.
- Ça me fatigue de devoir donner l'autorisation à chaque fois Jarvis, donne-lui accès à tout, tout le temps, on gagnera du temps.
- Bien monsieur.
Il ne fallut que quelques secondes pour que Steve entre visiblement tout aussi las que lui. Sans un mot, il vint se glisser dans le lit tout près de lui :
- T'as fini par te décider, Sugar ?
- Tu veux vraiment faire ça maintenant ?
- Et pourquoi pas ?
Ils se faisaient face, tous les deux allongés la tête soutenue par un bras. Steve ferma les yeux un moment avant de répondre :
- Ok ! Oui j'ai réfléchi et il est possible que tu aies eu raison.
- Jarvis, tu as enregistré ça ?
- Non monsieur, violer l'intimité des gens ne fait pas partie de mes attributions.
Steve leva les yeux au plafond. Il ne parvenait pas à perdre cette habitude ridicule :
- Merci Jarvis, dit-il.
- Je vous en prie monsieur.
- Tu veux que je vous laisse seul Sugar ?
- Tu le ferais ?
Tony se mit à rire :
- Pas vraiment non. Tu m'as rendu cinglé ces derniers jours. Je ne pensais pas qu'il te faudrait autant de temps pour venir me trouver. Si tu savais ce que tu m'as fait faire…
- Frustré ?
- Je n'ai pas l'habitude qu'on me résiste, mais tu es plus fuyant qu'une anguille.
Steve le regarda comme s'il cherchait à lire en lui. Est-ce qu'il allait oser demander ? La question semblait au bord de ces lèvres :
- Ça veut dire quoi ''si tu savais ce que tu me fais faire'' Tony ?
Sans aucune gêne, plutôt fièrement même, il répondit :
- Je ne me suis jamais autant servi de ma main droite que ses derniers jours. Et je te parle même pas du reste.
Il vit Steve déglutir. Tony pouvait voir les rouages dans la tête du blond. Était-il en train d'imaginer ce qu'il voulait dire ?
- Le reste ? Murmura le blond.
- Ça faisait une éternité que je ne m'étais pas doigté.
Les yeux de Steve s'écarquillèrent. Il ouvrit la bouche et la referma deux fois de suite. C'était drôle :
- Quoi, ça ne t'ai jamais arrivé ? Est-ce qu'au moins tu penses à moi quand tu te masturbes Sugar ?
- Je ne… Non… Ce n'est pas correct.
- Arrête avec ta foutu morale. Pense à moi en te branlant, pense à me baiser tellement fort que mon cerveau m'en dégoulinerait par les oreilles. Ça n'a rien de dégradant. Ça ne me choque pas. Je te l'ai déjà dit : oublie cette éducation des années 30.
Tony savait que c'était bien plus facile à dire qu'à faire ; il insista encore une fois :
- Le sexe n'a rien de sale et crois-moi, il n'y rien que je n'ai pas déjà essayé. Rien qui pourrait sortir de ta bouche et qui me choquerait. Je veux que tu aies des fantasmes à mon propos. Je veux que tu les imagines, que tu viennes me les raconter et qu'on les réalise.
Il fallut une éternité à Steve pour répondre :
- Est-ce que toi, tu le ferais ? Et je parle de le faire vraiment, pas de me raconter des trucs édulcorés, mais ce dont tu as vraiment envie.
-Je peux le faire ! Certains fantasmes sont faits pour être vécu, d'autres, juste racontés…
Le regard de Steve se mit à briller légèrement quand il demanda :
- Tu veux dire qu'il y a une sorte de véto.
- Ouais, tout à fait. Pour toutes les fois où tu ne voudras pas faire un truc.
- Ça doit aussi marcher pour toi Tony.
- Il y a très peu de chance que tu trouves un truc que je ne veuille pas faire.
- C'est un défi ?
- Oh bon dieu, ouais !
Doucement, le blond se redressa. Il l'allongea sur le lit pour venir l'embrasser, qu'est-ce que ça lui avait manqué. Les baisers de Steve étaient comme lui, durs, puissants et dominateurs. S'il n'avait pas eu la langue aussi occupée, Tony aurait hurlé : « enfin ».
Jusque-là, il ne s'était pas rendu compte à quel point la retenue de Steve était pénible, mais c'était vraiment le cas. Cette fois, le blond se lâchait vraiment, Tony poussa un gémissement quand l'énorme main de son amant vint se glisser sous son t-shirt.
Pourquoi est-ce qu'il ne s'était pas couché à poil ? Ça aurait été beaucoup plus rapide. Il faillit protester quand Steve quitta ses lèvres avant de se rendre compte qu'il commençait à manquer d'air.
D'un geste souple, il se débarrassa de son t-shirt et la lumière du réacteur éclaira le visage du blond. D'un geste autoritaire, Steve le fit se rallonger, il vint d'abord passer ses doigts sur son torse. Lentement, il dessina le contour du réacteur puis chacun des sillons de ses pectoraux. C'était à peine des caresses, juste des effleurements. Et pourtant, chacun d'eux l'électrisait, doucement, mais sûrement sa queue commençait à se tendre rendant vite le petit manège de Steve comparable à un supplice. D'une voix bien trop rauque Tony ordonna :
- Arrête de jouer Steven vas-y !
- Tu veux que j'ose les choses ? Que je prenne des initiatives, en voilà une. Ne bouge pas reste immobile et n'ouvre pas la bouche pour me dire quoi faire ou j'arrête tout mouvement.
Les derniers mots furent prononcés au moment même où la paume de son amant vint se poser sur son sexe quasiment dur.
Il souleva un peu les hanches pour venir à la rencontre de cette main bienfaitrice :
- Je suis pratiquement sûr que c'est considéré comme une forme de torture Sugar.
- D'empêcher un mec comme toi de bouger et de donner des ordres ? Probablement.
Avec un grognement désespéré Tony abdiqua :
- Fais de moi ce que tu veux mais fait le maintenant.
Le sourire de Steve semblait hésiter entre sadisme et joie. Il pressa un peu plus sa main sur son sexe le faisant se cambrer, aussitôt la pression disparut :
- Est-ce que je ne t'ai pas demandé de ne pas bouger ?
Tony du se mordre les lèvres, il laissa retomber ses fesses sur le matelas en grognant de frustration. Jamais il n'aurait pensé que Steve était un tel sadique.
Il se força à ne pas bouger quand les doigts de son amant reprirent leurs places, c'était une vraie torture. Tout en déposant des baisers humides sur son torse, Steve commença à masser son érection. La chaleur commençait à monter, et son sexe devenait douloureux. Il ouvrit la bouche, mais Steve le devança :
- Est-ce que les mots que tu t'apprêtes à prononcer ressembleraient à des ordres ?
Tony referma la bouche. Avec un rire amusé, son amant pressa un peu plus son sexe.
Le regard du blond ne le lâcha pas quand il vint s'installer entre ses cuisses, lui faisant plier les genoux avant de saisir l'élastique de son pantalon de jogging. D'une simple pression, il lui fit lever les fesses puis les pieds pour le lui retirer, libérant son érection à présent douloureuse.
Tony observa la réaction de son amant, Steve le regarda un long moment avant de reprendre ses caresses. Il glissa ces mains partout sur lui, son torse, ses hanches, ses cuisses. Partout sauf là où Tony les auraient voulus.
Les mots étaient au bord de ses lèvres, mais s'il les laissait sortir son amant cesserait tout. Steve s'approcha planquant sa propre érection contre la sienne pesant légèrement sur tout son corps pour venir l'embrasser.
Tony ne put s'empêcher de frotter son sexe douloureux contre celui de son amant. La réaction fut immédiate :
- Tu es incapable de céder le contrôle.
- Peut-être que si tu allais un peu plus vite…
Steve s'éloigna, reprenant sa place à genou entre ses jambes repliées :
- Tu voulais un de mes fantasmes, le voilà. Je voulais te voir nu, avoir le temps et la possibilité de graver chacun de tes traits dans ma mémoire.
Le regard de Steve le brûlait :
-Et c'est tout ? Je vais terminer le travail tout seul, alors ?
Avec un sourire sadique Tony posa sa main sur son érection poussant un soupir de soulagement.
Il ne lui fallut que deux va-et-vient pour que son sexe commence à fuir entre ses doigts. Un long frisson le parcouru quand les lèvres de son amant se posèrent à l'intérieur de sa cuisse :
- Tu préfères ma main à la tienne Tony ?
- Personnellement, je préférais ta bouche ou ton cul, mais…
Cette fois, Steve vint planter ses dents là où il avait déposé ses lèvres quelques secondes plus tôt, le faisant hurler :
- Qui aurait cru que tu sois du genre à mordre Steven.
- Enlève ta main si tu ne veux pas que je morde autre chose.
- À tes ordres Captain.
Steve embrassa encore l'intérieur de sa cuisse, descendant lentement vers son entrejambe Tony retira sa main, il allait ordonner à son amant de prendre un préservatif dans le tiroir, mais les mots moururent sur ses lèvres quand les doigts du blond vinrent saisir son sexe entamant un va-et-viens instantané.
Les gestes étaient un peu trop bruts, un peu trop forts et pourtant, Tony n'aurait voulu pour rien au monde que ça s'arrête.
D'autres baisers furent déposés sur sa cuisse et l'autre main de Steve vint saisir ses bourses, les malaxant sans grande douceur.
C'était dur et puissant, comme ses baisers, comme lui :
- Plus vite, Steven.
Les mots s'étaient échappés de sa bouche sans qu'il ne le veuille vraiment. Avec un sourire machiavélique, son amant cessa tout mouvement, Tony sentait son sexe pulser dans la main de Steve. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser pourquoi tout s'était arrêté. Haletant, il murmura :
- J'ai rien dit… J'ai rien…
Sans lâcher sa queue, Steve vint embrasser la fine ligne de poils noirs menant à son entre-jambe :
- Ce petit jeu est bien plus amusant que je ne l'aurais cru.
- Je suis ravi que tu t'amuses Sugar. Maintenant aurais-tu l'obligeance de continuer ce que tu étais en train de faire ?
- C'est tellement bien demandé.
Steve recommença à le masturber, cette fois lentement, sans aucune pression. De haut en bas et de bas en haut.
Son pouce vint caresser son gland et le milliardaire dut se mordre l'intérieure des joues pour ne pas lui dire encore une fois d'accélérer le mouvement.
Le soldat reprit ces va-et-vient, cette fois plus fort et plus vite. Il était doué pour ça, combien de fois exactement avait-il joué à touche pipi avec son meilleur ami ?
Ce n'était probablement pas le moment de poser la question.
La main de Steve glissait aisément sur lui, il ne pouvait pas le quitter des yeux. Ces gémissements emplissaient la pièce autant que les bruits humides que produisait la masturbation. Le plaisir montait de plus en plus. Tony aurait voulu que ça dure bien plus longtemps, mais il était très proche du point de rupture.
Il fut tenté d'ordonner quelque chose pour que Steve arrête et que ça retarde son orgasme, mais c'était trop bon pour qu'il le fasse. Il n'eut pas le temps de prononcer un mot, il en aurait même été incapable tellement la jouissance le prit par surprise.
Tony se cambra en se déversant longuement dans la main de son amant.
Quand il retomba sur le matelas, il était à bout de souffle, mais parvint quand même à dire :
- Tu refais ça quand tu veux Sugar.
- Crois-moi, je n'ai plus l'intention de me défiler.
- Voilà la meilleure nouvelle de l'année.
Tony se mit à rire quand son amant grimaça.
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Le bonheur et le bien-être étaient deux sensations plutôt étranges. Tony laissa son regard errer sur son amant. Steve était tout aussi nu que lui. Après avoir récupéré de son orgasme, il avait pris un plaisir infini à rendre la pareille au blond.
Béni soit son génie pour avoir pensé à acheter et stocker des préservatifs XXL en prévision de ce moment. Il commençait à prendre goût aux gémissements de Steve pendant les fellations. Ils avaient fini par s'endormir, repus et épuisés.
Les efforts physiques ne fatiguaient pas le soldat, mais le sexe avait ce pouvoir étrange sur lui, il le laissait pantelant et éreinté.
Steve remua dans son sommeil comme s'il sentait son regard sur lui.
La dernière fois, non la seule fois où il avait ressenti autant de chose pour quelqu'un, c'était Pepper. Mais il avait appris à se méfier de ses sentiments. Il avait aimé la jeune femme plus que tout pendant longtemps et puis, peu à peu l'amour s'était dissipé et maintenant, il ne restait plus entre eux qu'une profonde amitié.
Est-ce que ça valait le coup d'aimer autant pour finir par l'oublier ?
Probablement oui :
- Hey.
- Hey ? C'est tout ce que tu as à dire le matin soldat ?
Steve se gratta le torse et s'étira avant de froncer les sourcils :
- Normalement, je ne dors jamais aussi profondément.
- Tu fais toujours ça.
Il secoua la tête :
- Non. Tu m'as toujours vu faire ça, parce que ça n'arrive que quand tu es là.
Tony savait ce que Steve voulait insinuer par là. L'homme lui faisait assez confiance pour se laisser aller. Assez pour que ses instincts les plus primitifs se mettent en veille.
Il pourrait accepter l'amour de Steve. Il pourrait accepter de l'aimer que ce soit pour toujours ou pour un temps, mais que son amant lui fasse confiance était bien trop risqué.
Tony frappa dans ses mains et se leva :
- Aller Cap, on a un avion à prendre et il faut qu'on s'occupe de Thor.
- Il avait l'air effondré.
Nu comme vers, Tony traversa la chambre en s'assurant que son amant ne manque rien du spectacle.
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Tout le monde avait suivi, tous les Avengers étaient montés dans l'avion. Qui, pour le coup, semblait un peu trop petit.
Bruce semblait nerveux, et ne quittait pas des yeux le hublot. Probablement parce que dehors, la tempête faisait rage. Le jet était souvent secoué, les éclairs zébraient le ciel, une pluie diluvienne tombait. L'orage était le parfait reflet de l'humeur de Thor, le dieu fixait la tablette près de son siège, perdu dans ces pensées.
Steve lui avait prêté un t-shirt et un pantalon. Entre sa nouvelle dégaine et la mine triste qu'il affichait, Thor avait vraiment l'air pitoyable :
- Hey buddy, je sais bien que c'est moi qui ai conçu cet avion, mais je n'ai pas franchement envie de tester son étanchéité. Ou sa capacité à se cracher.
- Quoi ?
Il fronça les sourcils et le tonnerre retentit de nouveau dans l'habitacle :
- Oh désolé…
La pluie cessa d'un coup et les nuages se dispersèrent peu à peu. La tempête avait cessé, mais Tony voyait bien qu'elle continuait de couver sous le crâne de son ami.
Ouais, des vacances leur feraient du bien à tous.
Il y eut une nouvelle perturbation, rien de très impressionnant, mais l'avion fut légèrement secoué. Bruce se crispa sur son siège.
C'était probablement le bon moment. Tony se laissa tomber sur le siège en face du médecin. Il croisa le regard de son amant au fond de l'avion et il dut faire un gros effort pour ne pas sourire stupidement.
Ce que Steve capta tout de suite.
Tony secoua la tête et se reconcentra sur Bruce, il sortit de sa poche le petit cadeau qu'il lui avait fait :
- Je m'ennuyais hier et…
- Tu t'ennuyais Tony ?
- Hey ! Ça arrive. Bref, j'ai fait ça pour toi.
Bruce fronça les sourcils suspicieux :
- Ah bah, la confiance règne Doc.
- Tu avoueras que j'ai des raisons de me méfier.
- Oui bon, peut-être… Un peu.
Il lui tendit l'objet :
- Qu'est-ce que c'est ?
- Sérieusement, Bruce ? C'est une montre, tu vois le genre de truc qu'on porte au poignet. Si on se démerde bien, en la regardant, on peut même savoir l'heure qu'il est.
Le médecin prit le cadran rectangulaire entre ses doigts pour l'observer :
- Elle est en Adamantium, elle résistera aux transformations et le bracelet est extensible.
- Pourquoi…
- Elle va mesurer ta fréquence cardiaque. Le premier bip indique hausse, deux indiquent que ça ne baisse pas et ainsi de suite. Si elle bip en continue, c'est que la transformation est proche.
- J'ai déjà fait un truc comme ça, mais elle n'a pas résisté.
- Ah ben celle-là, si. Elle a un GPS intégré, que seul Jarvis peut activer. Elle fait aussi téléphone et boussole, au cas où. Et bien sûr, elle donne l'heure.
Bruce était touché par le cadeau. Il l'observa d'un peu plus près :
- Je suis déçu.
- Pourquoi ?
- Elle ne fait pas le café.
Tony se mit à rire. C'était un merci :
- Non, elle ne fait pas le café. Jarvis n'a pas voulu, c'est dans ses attributions à lui. Et je préfère ne pas le contrarier, c'est assez moche quand je le fais.
Avec un sourire gêné, Bruce mit la montre à son poignet.
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Tony fut le premier à entrer dans le chalet, ou plutôt le petit manoir où il ne venait là qu'une fois par an, à peu près. C'était isolé, loin de tout, le premier village était à plus de deux heures de route en voiture. Un pur bonheur quand on cherchait à fuir les gens, les paparazzis ou le monde entier, en fait :
- Mes amis, bienvenus ! Une seule règle dans cette maison comme dans toutes les autres d'ailleurs, faites ce que vous voulez, mais ne m'emmerdez pas.
L'entrée donnait sur un salon avec de luxueux tapis, une cheminée, trois énormes canapés disposés en U juste devant et un escalier immense menant à l'étage :
- Les chambres sont là-haut, prenez n'importe lesquelles. J'ai demandé à l'équipe qui s'occupe de la maison de toutes les préparer. Y a de la bouffe dans le frigo et les placards sont censés être pleins. Jarvis est là, comme partout d'ailleurs. Jarvis.
- Bienvenu monsieur, le voyage s'est-il bien passé ?
- Thor s'est bien amusé, Bruce a eu un cadeau et j'ai dormi. Ouvre l'atelier pour le doc, tu veux.
Il se tourna vers les autres, tous agglutinés sur le tapis de l'entrée :
- Hé ben quoi ? Vous ne vous attendez pas à ce que je vous fasse visiter quand même ? Faites comme d'habitude, demerdez-vous. Bruce, y a pas de labo ici, mais l'atelier possède quand même toute une panoplie de petit chimiste, je suis sûr que tu trouveras de quoi t'amuser. C'est…
Tony montra vaguement un couloir :
- Quelque part par là… Bien, si vous voulez bien m'excuser, j'ai à faire.
Les plantant là sur leur tapis, Tony se dirigea vers la cuisine, il avait vraiment besoin d'un verre.
La lumière s'alluma dès qu'il entra dans la pièce. Là aussi Bruce trouverait son bonheur, le piano était énorme, le double frigo ronronnait, probablement plein à craquer et les placards débordaient de tout un tas de trucs. L'approvisionnement ne se faisant qu'une fois par semaine et avec autant de gaillards à nourrir, il avait ordonné qu'on ne lésine pas sur la bouffe.
Tout comme sur l'alcool. Il se dirigea vers le bar et en sortit un verre et une bouteille de whisky avant de s'installer à la table. Elle pouvait facilement accueillir une dizaine de convives, c'était l'idéal à l'époque où son père faisait des fêtes ou des réunions secrètes et où plus d'une quinzaine de domestiques s'activaient en cuisine.
Il se servit un premier verre et laissa l'alcool couler doucement dans sa gorge, la double porte façon western qui fermait la cuisine s'ouvrit.
Entra dans cet ordre : Steve et son air réprobateur, Clint et ses yeux de faucon scannant la pièce, Bruce et sa grimace exaspérée, Natasha et sa moue désabusée et Thor avec ses yeux de chien battu :
- On dirait des canetons suivant leur mère. Sérieusement, vous pouvez pas vivre sans moi ?
Clint s'approcha pour saisir la bouteille :
- Ce n'est pas toi qu'on suit, c'est le pur malt. Où tu ranges les verres ?
D'un doigt, il lui indiqua, Hawkeye servit tout le monde, Bruce excepté pour des raisons évidentes. Tony avala son verre d'une traite avant de faire un clin d'œil à Natasha :
- Nasdrovia.
- Ton accent est vraiment horrible Tony, tu sais ça ?
- Je suis bon dans tout ce que j'entreprends, ma chère.
- Pas en russe.
Tony allait répondre quand Thor attrapa la bouteille pour se resservir, sacré descente les Asgardiens.
Ils finirent tous par s'asseoir autour de la table avec Bruce les observant boire, en se demandant combien de gueules de bois il aurait à soigner le lendemain. Même Steve se servit.
La bouteille changea encore de main et Tony eu plus de mal à la récupérer cette fois. Il se battait encore avec Natasha pour l'avoir, quand Clint donna une tape sur l'épaule de Thor :
- Ce mec ne vaut pas la peine que tu te mettes dans des états pareils !
La voix de Tony fut peut-être un peu plus cassante qu'il ne l'aurait voulu :
- Ferme-la Clint, on t'a rien demandé.
- Qu'est-ce qu'il y a Tony ? Tu vas me dire que Loki te manque à toi aussi ?
Il ne prit pas la peine de répondre, d'abord parce que la question était idiote, ensuite parce que Thor le fixait. Il ne fut pas surpris quand les mots sortirent de la bouche du dieu :
- Tu sais, n'est-ce pas ?
Tony se resservit un verre avant d'affirmer :
- C'est assez évident, la haine dont Loki faisait preuve à ton égard était loin d'être anodine. On n'en vient pas à détester quelqu'un si profondément, si on ne l'a pas aimé tout autant avant. Et… Tu ne souffrirais autant à seulement faire le deuil de ton frère.
Le silence pesait sur la pièce, tous les regards allaient de l'un à l'autre jusqu'à ce que Clint mette les pieds dans le plat :
- Tu parles comme s'il venait de perdre l'amour de sa vie.
Tony serra les dents quand l'Asgardien confirma :
- C'est le cas.
Thor prit la bouteille et rempli son verre jusqu'à la lie. Tony aurait voulu que Clint laisse tomber, mais même le regard que Steve lui jeta n'empêcha pas Hawkeye de dire :
- C'était ton frère.
- Loki était bien plus que ça…
Tony poussa un soupir, c'était une erreur de le dire et le blond allait vite le comprendre :
- Quoi ? Vous ne pouviez pas coucher ensemble…
Steve se servit de la même voix qu'il utilisait en mission pour ordonner :
- Fiche-lui la paix Clint.
- C'était son frère.
- Ils n'étaient pas vraiment frères, murmura Bruce comme pour défendre Thor.
Les gens et leur esprit si petits, si étriqués, Tony avala le reste de son verre avant de lâcher agacé :
- Et même s'ils étaient vraiment, qu'est-ce que ça peut bien vous foutre ? En quoi est-ce que ça peut bien vous regarder ou vous déranger, ça ne concerne qu'eux, il me semble.
- Quand ça a commencé entre nous, Tony… On ne… On ne savait pas que nous n'étions pas frères. Ça ne te dérange pas ?
La colère et l'alcool aidant, Tony frappa sur la table et d'une voix trop forte clos le sujet :
- Rien à battre ! Et si ça dérange quelqu'un, qu'il lève la main, je me ferais un plaisir de le virer à coup de pied au cul de chez-moi.
Tous le regardaient, évaluant probablement l'impact de ses paroles :
- Non ? Personne ? Alors trouvez-vous des chambres et des occupations, on est là pour un moment. Quant à toi…
Il désigna Thor du doigt :
- Ne laisse pas les gens te mettre dans une case, tu vaux bien mieux que ça.
Tony attrapa la bouteille quasiment vide maintenant et sortit de la cuisine.
A suivre...
Alors qu'est ce que vous pensez de ce chapitre ? Moi je l'aime bien je crois.
Chapitre 9 lundi 6 Juillet.
