Hello tout le monde !
Excusez-moi pour mon absence, mais je n'ai pas tout de suite eu l'inspiration pour ce chapitre ! Mais finalement c'est venu et je suis plutôt contente du résultat.
J'espère juste que ça vous plaira autant qu'à moi.
Alors c'est un chapitre qui se concentre surtout sur le futur d'Elisabeth, ou tout du moins sur un choix qu'elle va devoir faire pour elle, mais aussi pour Seth et Mia. Il parle aussi un peu de sa mère, je vous laisse découvrir comment ...
Merci encore à LaPlumeDeSucre et lulu22 ^^
Sur ce bonne lecture ! :)
Je m'étais enfermée dans ma chambre. Assise à même le sol, la tête posée sur mes genoux. Il n'y avait plus que la mort qui occupait mon esprit. Imminente et incontournable. J'allais mourir… Et je ne pouvais pas changer les choses. J'allais devoir perdre ceux que j'aimais. Ma mère, Seth… Oh, Seth… Il devait être dans un état pire que le mien. Après tout, c'était lui qui allait devoir vivre sans moi. Vivre à jamais sans amour. Mon sort était encore plus beau que le sien.
La partie résistante de moi me criait de me battre. Seulement, comment vaincre quand on est inférieur ? Les Volturis étaient beaucoup plus forts que moi, plus puissants. Je n'étais qu'un insecte qu'ils pourraient exterminer en un coup.
Je me redressais et me collais au mur. Les larmes coulaient encore sur mes joues. Ma respiration était toujours coupée par mes sanglots. J'aurai préféré mourir sans savoir quand et comment… Ou passer de l'autre côté après une longue vie bien remplie. Car à présent le fait accompli était là, sous mes yeux. Ou tout du moins allait-il l'être bientôt. Mais je le savais déjà. Je me dirigeais vers la salle de bains. Ne contrôlant même plus mes mouvements, ils étaient automatiques. Ou alors était-ce parce que je ne faisais que penser, et que je ne sentais plus l'ordre que je donnais à mes membres ? Oui… C 'était sûrement ça. Je m'arrêtais devant le miroir, et j'eus presque peur de mon propre reflet. Mais où était donc partie la fille toujours souriante ? Aux joues roses malgré sa pâleur. Aux cheveux éclatants de reflets noisette. Elle devait être bien loin de moi… Peut-être était-elle effrayée de la mort ? Très certainement, puisqu'il ne restait devant mes yeux qu'une fille aux cernes noirs marqués. À la peau aussi blanche, dure et froide que le marbre. Aux cheveux assombris presque onyx. Je ne pus m'empêcher de pleure à nouveau en voyant ce que j'étais devenue. C'était un vrai calvaire… J'avais presque envie de retourner en Italie et de leur demander la mort de suite. Plutôt que de continuer à souffrir encore et encore, jusqu'à ce que le jugement ne vienne à moi.
Mais soudain, un éclair traversa mon corps tout entier. La piqûre… Je l'effleurais du bout des doigts. Passant avec lenteur sur les fissures. Et si c'était ça, la solution… ? Et si elle avait été devant moi tout ce temps sans que je ne puisse la voir, tant mon esprit était embué. Je me précipitais dans la chambre, prenant mon sac à la volée. Une fois arrivée dans le couloir, je marchais sur la pointe des pieds. Puis subtilisais les clés de voiture de ma mère. Il fallait que j'aille chez celui qui aurait l'explication qui me manquait. Je fis attention à ne pas réveiller Seth, endormi sur le canapé. J'étais vraiment folle de sortir à deux heures du matin…
Je montais dans la voiture et attendis quelques minutes. Il ne fallait pas que je loupe mon coup. Je n'allais avoir qu'une seule chance. La clé tourna, elle démarra de suite alors je fis une rapide marche arrière. Le temps que je sois sur la route, rien ne s'était allumé. Ils ne m'avaient sûrement pas entendu partir. Je pris le chemin menant hors de la réserve. Je savais où je devais aller. Chez la seule personne capable de m'aider à cet instant précis…
O*O*O*O*O*O*O
Je garais la voiture devant la maison, soupirant. Au moins j'étais arrivée sans problème. Pas comme la dernière fois… Je descendis et me retournant, je vis Carlisle sous le porche, les bras croisés sur son torse. Il devait me prendre pour une cinglée. En même temps, je me soupçonnais moi-même d'être atteinte de quelque chose. J'avançais vers lui, qui me fixait toujours de ses yeux couleur or. Cette teinte me troublait vraiment… J'avais tout le temps du mal à me séparer de son regard.
-Elisabeth, tu devrais être chez toi. Tu n'es pas en sécurité ici.
-Je sais… Mais j'ai besoin de vous.
Il leva un sourcil, mais me fit entrer à l'intérieur en voyant que je grelottais. C'était vraiment incroyable. Magnifique. Ils avaient des meubles modernes et de nuances différentes discrètes. Je me tournais vers lui avec un sourire.
-Je n'aurais jamais pensé que l'antre d'un vampire ressemblait à ça.
Il rit de bon cœur et m'invita à m'asseoir.
-Alors, pourquoi es-tu venue demander mon aide ?
-Je pense que vous êtes au courant de mon don… Et de ce qui va m'arriver par la même occasion.
-Oui… Mia m'en a brièvement parlé. Cependant, je ne vois pas en quoi je peux t'être utile.
-Je ne peux me résigner à me dire tous les jours que je vais bientôt mourir. Et pour cause, je viens de le faire depuis des heures et c'était une vraie torture...
-Que veux-tu faire ? M'interrogea-t-il en comprenant que j'avais un plan
-Arrêter la potion qui retient ma vraie nature.
Ses yeux s'arrondirent, il faillit s'étouffer.
-Que… Elisabeth… Tu ne sais pas ce que cela va engendrer sur ton corps.
-Si… Je l'ai testé cette après-midi. Expliquais-je en dégageant ma chevelure de la plaie
-Il n'y a pas que ça, tu sais…
-Je deviendrai immortelle, oui… Mais je n'ai pas le droit de laisser Seth seul ici. Je préfère encore le voir vieillir et mourir, plutôt que de le laisser vivre sans moi.
-C'est un honorable sacrifice. Je ne suis pas sûr qu'il te laissera faire.
-Ce n'est pas à lui de choisir, Carlisle. Ma vie et mon corps m'appartiennent. Si je veux les sauver c'est moi seule, qui dois en décider. Personne d'autre. Et peut-être qu'après, le sort fera toujours effet.
-C'est un procédé qui va t'être extrêmement douloureux, tu sais. Tu avais encore quelque dose lorsque tu étais avec moi. Là tu n'en auras plus du tout. Le poison sera deux fois plus dévastateur, et tu auras dix mille fois plus mal.
-Qu-est-que-ça me fera exactement ?
-Il va te vider de ton énergie. Va transformer ton sang. La fille d'Edward et Bella est comme toi. Sauf que son cœur bat.
-Quoi ? Ça veut dire que le mien…
-Ne battra plus. Nous avons trouvé un moyen d'arrêter ton côté vampirique, mais nous n'en connaissions pas les conséquences…
-Les conséquences ? Répétais-je
-Tu te rapprocheras plus d'un vampire comme moi ou Bella, plutôt que d'un demi. C'est pour cela que… J'ai quelques doutes quant à la marche arrière.
-Il n'y en aura pas, c'est ça ?
-Je ne pense pas.
Une boule se forma dans ma gorge et au plus profond de mon ventre.
-S'il faut le faire, alors je paierai le prix qu'il faudra.
-Elisabeth, je…
Je pris ses mains dans les miennes.
-Je vous en prie… Vous êtes le seul qui puisse me suivre et m'épauler. Sans vous ils vont mourir… Ou je mourais seule. Je ne peux pas laisser ça arriver. Si mon don est aussi exceptionnel que vous le dites, je pourrais les vaincre. Je pourrais leur faire entendre raison. Pour le reste, nous trouverons bien quelque chose qui me fera revenir à la normale. Et s'il n'y a rien, tant pis. J'apprendrai à vivre ainsi. Je me fiche de souffrir, si c'est pour pouvoir avoir une vie paisible par la suite. Vous devez m'aider, s'il vous plaît…
Je vis que son regard était plein de doute. Il fallait qu'il dise oui.
-Mia, se mettra en travers de ton chemin.
-Je l'en empêcherai.
Il souffla. Je savais qu'il était partagé entre deux camps.
-Si ta mère était là elle ne voudrait pas…
-Mais elle est morte ! Elle a fait tout ça pour moi. Ne faites pas que sa mort soit arrivée pour rien. Car si je meurs, tout ce qu'elle aura traversé partira en poussière.
-….
-Carlisle…
-C'est d'accord… Finit-il par dire
Je poussais un soupir de joie, puis me levais pour le prendre dans mes bras.
-Je savais que je pouvais compter sur vous. Vous étiez mon unique chance…
-Nous commencerons demain. Il faut que tu dormes.
-Oui, vous avez raison. Je vais rentrer. Dis-je en reculant
-Non ! Tu vas rester ici ce soir. Nous affronterons ta mère ensemble.
Il me fit monter les escaliers, et me montra une chambre.
-Si tu as besoin de quoique ce soit, je suis juste à côté.
-Merci, Carlisle. Pour tout ce que vous faites pour moi.
-C'est normal, Elisabeth. Comme tu l'as dit, il n'y a que toi qui peux décider de ton avenir. Et si tu veux que je t'aide, alors je le ferai. Tu es de loin la personne la plus courageuse que je connaisse.
-C'est si terrible que ça la transformation ? Demandais-je en riant
-Disons qu'il faut avoir une bonne maîtrise de soi.
Il descendit les marches sans me quitter des yeux. Puis je rentrais dans la chambre. Il y avait une vue à couper le souffle. Des fenêtres donnant sur toute la forêt. Un lit en plein milieu de la pièce et des livres à perte de vue. Je posais mes affaires par terre, faisant un peu le tour. Il y avait même des ouvrages qui dataient de plusieurs siècles. Je compris enfin comment on pouvait vivre vampire. Mais d'un côté, cela devait être horrible. Voir tant de fois l'Homme devenir fou de pouvoir. Le voir se croire supérieur aux autres. Et le voir se dresser contre la Terre. Observer la Terre partir en fumée. Puis renaître grâce à de nouvelles idées. Cela devait quand même être fascinant.
Si l'on résume, l'immortalité avait de bons et mauvais côtés. Enfin, tout dépend du point de vue de la personne après tout. Pour moi, la balance du pour et du contre n'arrivait pas à se décider. Soit balancer à gauche, soit à droite. Moi-même je n'y arrivais pas.
Je m'avançais vers mon sac et vis que le carnet de ma mère était une nouvelle fois tombé. Je le ramassais quand soudain, l'image de la page coupée en deux me revint. Peut-être avait-elle caché une clé dans ce journal. Quelque chose qui pourrait m'être utile. Je m'assis en tailleur sur le lit et retrouvais l'endroit du livre.
25 Septembre 1997
Cela fait maintenant plusieurs semaines que je suis dans cette maudite tour. Les heures sont longues et ne s'accélèrent que lorsqu'Aro vient me rendre visite. C'est-à-dire une à deux fois par jour. Je ne fais que lire, écrire ou penser. Rêver à ce que j'aurais fait si je n'étais pas tombée amoureuse. Je me demande encore comment je fais pour supporter tout cela. Mais comme on me l'a dit souvent :
Le cœur a ses raisons,
Que la raison ignore
Eh oui… Ma raison ne connaît point celles de mon cœur meurtri. Je ne sais quand je pourrais sortir, ni pour quelle occasion. Pour l'instant, les autres ne se doutent pas de ma présence. Cependant le moment viendra où ils le sauront. J'espère juste que ce jour ne sera pas mon dernier…
14 Octobre 1997
Cela fait plusieurs mois que je suis ici. Encore et toujours dans cette tour. Le soleil manque à ma peau. L'air à mes poumons. Je me lasse de ne plus pouvoir sentir les odeurs de la ville. Cela fait longtemps que je n'ai plus eu un vrai repas.
Mes sentiments pour Aro sont toujours là. Encrés dans mon cœur. Mais je ne pourrais plus rester très longtemps dans cette pièce. Je me dis tous les jours qu'il faudrait que je parte. Mais il me retient tout le temps. Il ne veut pas que je parte. Et je vois cet amour dans son regard, auquel je ne peux dire non. Auquel je ne peux résister, ni lutter.
18 Novembre 1997
Cela fait des jours que je parle à Aro de mon envie de partir. Mais il m'en empêche. Il ne veut pas. Nous ne faisons que crier. Je ne fais que de lui dire que ma place n'est pas ici. Il m'a assuré que bientôt il me transformerait. Cependant, je ne peux plus attendre. Je ne veux plus de cette solitude constante.
Mon instinct me dit que quelque chose va changer bientôt. Que quelque chose va m'arriver. Je ne sais pas encore quoi... Mais je suis persuadée que cela n'aura que du bon. J'ai toujours espoir. Je ne cesserais de me battre pour que la lumière me revienne un jour. Je prie chaque jour pour ceux que j'aime. Même si dans leurs cœurs, je n'existe peut-être plus…
Je refermais le cahier, ne pouvant plus lire un mot de plus. Les dates étaient si éloignées l'une de l'autre. Comment a-t-elle pu faire pour vivre cela autant de temps ? L'amour… Oui, sans doute. Mais comment Aro avait-il pu la garder enfermée ainsi ? En sachant qu'un mal la rongeait tous les jours. Elle n'était même pas devenue folle ou hystérique. À parler seule ou entendre des voix. Non… Elle s'était toujours battue et avait toujours cru qu'un jour, les rayons du soleil auraient retouché sa peau.
Je me couchais sur le lit, fermant les yeux. Le carnet toujours dans mes bras. Je le serrais contre moi aussi fort que je le pus. Comme s'il pouvait remplacer ma mère. Comme s'il pouvait être elle. Même si je ne la connaissais pas, j'avais l'impression qu'elle avait toujours été là. À côté de moi. À me dire si mes choix étaient les bons ou non. À me dire qu'il fallait que je suive mon cœur et non le reste. Qu'il fallait passer au-dessus des avis des autres. Si c'était bien ça, alors effectivement elle avait toujours été là…
Avait-elle eu raison ? Lui était-il arrivé quelque chose de bien par la suite ? Je me demandais encore comment elle avait pu croire que de la lumière allait revenir vers elle, alors que l'obscurité l'aveuglait et la cachait au monde.
Le cœur a ses raisons
Que la raison ignore
Oh oui, j'en étais sûre… Le cœur vous dicte toujours des choses que jamais, votre raison ne vous dirait de faire…
Alors vous avez aimé ? Une petite review pour me donner votre avis ?
J'avoue c'était un chapitre assez basé sur le côté philosophique ^o^
Prochain chapitre : Mia et Seth vont apprendre le choix qu'à fait Elisabeth. Elle va devoir défendre ses droits devant celle qui l'a élevée depuis sa naissance et celui qu'elle aime. Réussira-t-elle à leur faire entendre raison ? Le carnet d'Angelica, a-t-il dévoilé tous ses secrets ?
Je ne vous promets pas encore une date de publication car je ne sais jamais quand je vais être inspirée. Mais il arrivera assez vite :) Sur ce à bientôt ! ;D
