Salut tout le monde voilà la suite ^^

mumu71 chapter 14 . Aug 11

tu sais que j'aime de plus en plus ta fic lune?

-Merci beaucoup ça me touche

cette relation amicale qu'entretienne bruce et tony me fait tout simplement sourire!

- J'aime leur amitié (et plus si affinité lol )

oh oui il l'aime son bruce, tony!quant à thor et bien il a pu retrouver celui qu'il aime et tout ça grâce à tony qui avait vu juste et qui s'est permis de donner un ordre au grand loki, accessoirement le dieu loki!

- Tony peu donné des ordres a tout le monde c'est Tony c'est lui le chef lol

tout le monde maintenant va savoir pour steve et tony! et alors?autant peper me semble être quelqu'un de raisonnable connaissant parfaitement tony et sachant que de toute façon on ne peut aller contre sa volonté autant c'est totalement le contraire pour fury, qui de ce coup va regretter ses paroles!

-Un peu lol merci beaucoup

MERO chapter 14 . Aug 11

Super chapitre !
J'ai hate de lire la suite !

- Merci j'espère que la suite te plaira

DianeMoon chapter 14 . Aug 11

Loki est quand même un grand salaud! Un salaud au coeur tendre (ça existe ça? o_O) mais un salaud quand même.

- Sa existe lol la preuve

Et le pire je me demande encore si c'est le fait que ce soit un salaud au grand coeur (et que normalement ça n'existe pas) ou le fait que je le kiffe autant...je suis foutue XD

-Je suis un peu du même avis lol
Alors Tony le badboy a un faible pour les enfants de coeur? Je ne sais pas ce qui est le plus mignon : que ce coureur de jupons, de pantalons et autres soit attiré par le gendre parfait ou qu'il ait gardé une fascination/admiration/passion pour son premier fantasme d'ado

- Tout à fait :p
Stark est un génie (au cas où quelqu'un en douterait) et heureusement qu'il n'existe pas d'autres comme lui...il aurait peut être fallu l'inventer mais hors de question qu'il existe en plusieurs exemplaires.
Pour la suite, je crains le pire malheureusement. Et oui Fury aurait mieux fait de se la boucler...

- lol
Bon boulot vraiment et à bientôt pour la suite. Bien à toi, DM.

- Merci beaucoup pour cette review j'espère que la suite te plaira ^^

Fin du chap précédent :

- Nuire à l'image de mes petits copains ? Oh, je m'en voudrais. Pepper, fait la conférence cette aprèm. Jarvis…

- Oui, monsieur ?

- Quel est le prochain évènement médiatique auquel je suis censé participer ?

- Le gala de charité pour l'alphabétisation, ce soir monsieur.

- Très bien. Fais rajouter Steve sur l'invitation.

- Bien monsieur.

Fury grimaça :

- Stark…

Le directeur du SHEILD regrettait déjà ses mots.


0o0o0o0o

Chapitre 15

Nerveusement, Steve effila le costume noir que Tony lui avait fait faire sur-mesure pour aller à ce gala de charité.

Il n'était pas vraiment sûr que ce soit une bonne idée, mais si son amant voulait le faire, ils le feraient. Il leur faudrait bien affronter les journalistes un jour ou l'autre de toute façon. C'était plutôt le coté imprévisible et impulsif de son amant qu'il lui faisait peur.

Mais s'il devait être honnête, ça l'excitait pas mal aussi.

Il descendit jusqu'au parking où Tony l'attendait déjà dans une Ferrari rouge décapotée. Il portait le même costume que lui, noir avec une chemise blanche et une cravate bleu nuit. Tout à fait bandant.

Et le sourire que le milliardaire affichait prouvait bien qu'il avait saisi ses pensées :

- On y va Captain, prêt à affronter les requins ? Rassure-toi hein, je crois qu'ils ne sont pas pires que les nazis.

Steve préféra ne pas relever et grimpa dans la voiture :

- Aller roule, avant que je change d'avis, Einstein.

Ils roulèrent près de dix minutes avant que l'ingénieur ne relance la conversation :

- Je me rends compte que j'aurais dû demander avant, mais bon maintenant, c'est trop tard…

La conférence de presse avait eu lieu. Pepper avait annoncé leur relation comme si elle annonçait une OPA. Elle s'en était plutôt bien sortie, avait répondu à quelques questions et demandé à ce qu'on leur foute la paix, tout ça dans un anglais très poli et respectueux. Cette femme était un ange.

- … Mais qu'est-ce que tu penses de tout ça ?

- Précise ta question.

- Est-ce que tu aurais préféré qu'on fasse un démenti ? Est-ce que tu veux que je me tienne à une distance raisonnable de toi ce soir ?

- Tony, je me fiche totalement de ce que les gens peuvent penser. Quant à la distance raisonnable, je ne crois pas que tu en sois capable.

Il ouvrit la bouche et la referma avant de s'arrêter au feu rouge :

- Je pourrais essayer.

- N'essaie pas, fais-toi plaisir. Mais je dois quand même avouer que je suis un peu… Préoccupé par ce que tu as prévu.

Tony se mit à rire. C'était un son exquis :

- A part montrer au monde que je t'aime, malgré tout ce qu'ils peuvent penser, rien Sugar.

- Je dois être cinglé, mais je te fais confiance.

0o0oo0o

Les journalistes les mitraillaient alors qu'ils remontaient le tapis rouge l'un près de l'autre et Steve tentait vraiment de sourire, mais c'était difficile.

Les questions pleuvaient, leurs noms étaient hurlés de part et d'autre. C'était oppressant. Les flashes crépitaient, le bruit et les cris enflaient à chacun de leurs pas. Il fut surpris quand Tony s'approcha pour prendre sa main. Il la serra fort, aussitôt la pression redescendit et pourtant, les flashes redoublèrent.

Plus que quelque pas, quelques journalistes et ils seraient entrés.

Une question fut hurlée à travers la foule :

- Est-ce que vous couchiez avec Howard Stark, Captain ?

Il faillit s'arrêter, mais Tony serra sa main :

- Sérieusement, est-ce que ce mec a vraiment demandé ça ? Demanda Steve, choqué.

- C'est un journaliste Sugar, il cherche un scoop ou un poing dans la gueule, ce qui, pour lui, serait encore mieux qu'un scoop.

Steve avança encore, tentant de faire abstraction de tout ce qui se passait autour de lui.

Enfin, ils entrèrent dans la salle. Elle était immense. Des tables rondes avec de grandes nappes blanches étaient disposées devant une estrade. Personne n'était encore attablé pour le moment, les gens erraient sur la piste de danse. Des serveurs avec de grands plateaux louvoyaient entre eux, avec des petits fours et des coupes de champagne.

Les invités étaient tous très bien habillés, les hommes en costume, sombre pour la plupart, les femmes en robes étincelantes et aux parures luxueuses.

Il ne fallut que deux secondes à Steve pour décider qu'il préférait largement les tranchées aux dîners mondains. Tony serra encore sa main avant de la lâcher pour s'attaquer à sa cravate qu'il dénoua avant de la retirer.

Parfois, comprendre cet homme était impossible. Un serveur s'approcha avec des coupes de champagne, Tony déposa sa cravate sur le bras de l'homme avant de prendre deux coupes. L'employé ne réagit même pas, il s'éloigna simplement avec le morceau de tissu :

- Tiens Sugar.

- Pourquoi tu as mis cette cravate, si c'était pour l'enlever une fois arrivé ?

- Pourquoi pas ?

Steve prit le verre que lui tendait toujours son amant et trempa ses lèvres dedans. Il n'y connaissait pas grand-chose, mais le champagne était bon. Et probablement très cher. Tony l'avala d'une traite, comme si c'était du jus de pomme :

- Tu veux un petit-four, Sugar ?

- Cette soirée va durer longtemps ?

- Ça va être interminable.

C'était bien ce que Steve craignait.

Il fallut près d'une demi-heure avant que la soirée ne commence réellement. Ils furent invités à prendre place à leur table par une femme avec une minijupe si courte que Steve aurait pu jurer avoir vu ces amygdales.

Ils s'installèrent à la table portant le nom de Tony et il fut ravi de voir qu'ils n'auraient pas à la partager. Ils étaient côte à côte, face à la scène et en plein milieu de la salle. Steve pouvait sentir le regard des gens sur lui. C'était embarrassant :

- Tu peux te détendre maintenant, soldat. On va rester là, à manger, boire et à écouter des boniments avant de rentrer. Il y a des journalistes dans la salle, alors garde juste les yeux ouverts. Tu peux même faire semblant d'écouter.

On leur servit un apéritif pendant que la femme à la mini-jupe indécente montait sur scène. Elle se présenta comme la directrice de l'association. Steve tenta de suivre, vraiment, il essaya. Jusqu'au moment où la main de Tony se glissa sur sa cuisse.

Il ne put se retenir de sursauter quand la dite-main atteignit son entre-jambe, il espérait vraiment que la longue nappe blanche cachait le manège de son amant :

- Tony…

Aussitôt, la main redescendit un peu :

- Oui, Sugar ?

- Est-ce que tu ne viens pas de me dire qu'il y avait des journalistes dans la salle.

Tony se rapprocha de lui pour chuchoter à son oreille :

- Justement.

La bouche de son amant passa de son oreille à son cou, il y déposa un baiser avant de murmurer tout contre lui :

- Mon boxer est vraiment serré. Ou alors c'est que je commence à avoir des petits soucis. Je devrais peut-être te demander de regarder ?

Ce mec était dingue, totalement cinglé, il était en train de le chauffer en plein milieu de la salle bondée de monde…

C'était foutrement excitant.

Tony lécha sa nuque avant de s'écarter légèrement, il reporta son attention sur la femme, mais recommença à caresser sa cuisse, remontant parfois très haut.

Ils étaient tellement proches que leurs hanches se touchaient. Tony avait un bras posé sur le dossier de sa chaise, quant à l'autre, Steve tentait vraiment d'oublier où il se trouvait.

Il jeta un œil aux autres tables, une vieille dame les regardait en fronçant les sourcils. Et à l'autre bout de la pièce, un photographe prit une photo. Elle ferait probablement les gros titres demain. Fury allait être ravi.

Peut-être apprendrait-il enfin qu'on ne joue pas avec Tony Stark. À moins de s'appeler Steve Rogers…

Son amant se pencha de nouveau à son oreille :

- Tu sais que cet idiot dehors, à soulever quelques questions sous mon génial cerveau.

- Pardon ?

- La tête que tu as fait, c'était tordant.

- Un mec suggère que je couchais avec ton père et tu trouves ça tordant ?

Steve espérait vraiment que personne ne pouvait les entendre :

- Non Sugar, c'était ta tête qui l'était ! Allé, avoue.

Steve déglutit difficilement :

- Tu n'es pas vraiment en train de me demander là, maintenant, si je couchais avec…

Impossible de finir cette phrase :

- Ne sois pas idiot Steven, je sais bien que non. Mais tu y as pensé à l'époque, avoue ? Tu en as eu envie.

Les lèvres de Tony se déposèrent sous son lobe :

- T'es pas sérieux, hein ?

Comment allait-il se sortir de cette situation :

- Détend-toi amour, je plaisante. T'es pas obligé de répondre.

Tony se redressa un peu et Steve pu voir les yeux rieurs de son amant, il se moquait allègrement de lui.

Il se vengerait… D'une manière ou d'une autre, il se vengerait !

Sur l'estrade, la femme laissa sa place à un homme bedonnant, l'organisateur de la soirée. L'organisateur de cette interminable soirée.

En plus, il commençait à avoir faim. Il regrettait vraiment de ne pas avoir pioché dans les petits fours.

Un autre photographe s'approcha des tables, prenant les invités en photo :

- Steven.

Sans se méfier, il tourna la tête vers le milliardaire, Tony en profita pour prendre ses lèvres et l'embrasser comme si c'était la dernière fois. Le baiser n'avait rien de chaste, la langue de son amant se glissa dans sa bouche et la main qui reposait sur le dossier de sa chaise vint se perdre dans ces cheveux.

C'était chaud, bien trop, considérant l'endroit.

Les flashes crépitèrent autour d'eux.

Difficilement, Steve s'écarta. Encore quelques secondes et ils se faisaient arrêter pour attentat à la pudeur.

Le sourire qu'afficha l'ingénieur était tout à fait innocent :

- Tony, tu sais que si Fury ne te tue pas demain, c'est moi qui vais le faire ?

- Vraiment ?

La menace amusait clairement son amant, ce n'était pas comme ça qu'il pourrait se venger. Le public se mit à applaudir, quand l'homme quitta la scène. Mais ils ne prirent pas la peine d'en faire autant.

Tony voulait jouer ?

Une jeune femme asiatique monta sur scène, elle se présenta et commença à lire quelque chose qui ressemblait à un poème.

Pourquoi elle faisait ça, Steve n'en avait pas la moindre idée, mais ce n'était pas comme s'il avait suivi jusque-là.

Il se pencha à l'oreille de son amant à son tour et chuchota :

- Tu viens de créer un autre fantasme.

L'étonnement passa sur le visage du brun :

- Quel genre de fantasme ?

Il ne répondit pas. Il laissa l'imagination du génie s'emballer.

À peine quelques secondes plus tard, Tony craqua :

- Mon cerveau est sur le point de me sortir par les oreilles, Captain.

- Oh vraiment ?

Avec sourire amusé, Steve porta son regard vers l'oreille de son amant. Ce qui, bien sûr, le rendit dingue :

- Si tu ne me dis pas quel genre de pensée perverse vient de te traverser l'esprit, je vais t'allonger sur cette table, arracher ton putain de pantalon et…

Impossible de le laisser finir, Steve plaqua sa main sur la cuisse de son amant et serra. Pas la peine de créer d'autres images encore plus inappropriées que celle qu'il avait déjà eue.

Surtout si elles étaient irréalisables.

Sur la scène, la jeune femme finit de lire son texte et laissa sa place à un vieil homme qui commença à lire à son tour :

- Sugar, je suis vraiment à deux doigts de…

Cette fois, l'image s'imposa toute seule. Lui, allongé sur la table devant tous ces gens et Tony s'activant entre ces jambes.

Ok, c'est Tony qui gagna cette fois. Lentement, mais sûrement, son sexe commença à se tendre, il parvint difficilement à articuler :

- Il faut qu'on sorte d'ici.

- J'ai cru que tu ne le dirais jamais.

Aussi naturellement que possible, et espérant vraiment que son début d'érection ne se remarque pas, Steve se leva, suivi de son amant.

Il avança sans vraiment savoir où il allait jusqu'à ce que la voix derrière lui retentisse :

- Le couloir de droite.

Tony le guida comme ça jusqu'au fond d'une galerie, avant de murmurer :

- Jarvis, infiltre-toi dans leur serveur et coupe les caméras.

Sous son regard désapprobateur, Tony ajoute :

- Quoi ? Juste quelques minutes et je te promets qu'on ne va rien voler.

Ils avancèrent encore un peu, des peintures étaient accrochées aux murs, on se serait cru dans un musée. La galerie était plongée dans la pénombre, mais les lumières des indicateurs de sortie de secours faisaient qu'il arrivait quand même à voir son amant.

Comme si d'un coup l'homme avait décidé qu'ils étaient assez loin pour ne pas se faire surprendre, Tony fondit sur sa bouche. La dévorant passionnément, ses doigts reprirent leurs places favorites dans ses cheveux blonds pendant que sa langue le fouillait.

La dernière fois qu'ils ont fait ce genre de chose, c'était dans les toilettes d'un stade bondé et c'était tout aussi chaud et exaltant. Manquant d'air, Tony s'éloigna :

- Tu parlais d'un fantasme, Cap ?

Sans répondre, Steve plaqua son amant contre le mur, peut-être un peu trop fort. Par bonheur, le brun sembla préférer la passion à la douceur.

Entre ses jambes, son érection était, cette fois, tout à fait dressée et quand le soldat parvint enfin à parler, sa voix était rauque et chargée de désir :

- Je vais juste te prendre au plus profond de ma bouche et te faire jouir tellement fort que tu devras te retenir de hurler et d'ameuter tout le monde.

- Oh putain Cap, dis-moi que t'as apporté des préservatifs ?

La question le surprit. Non en effet, il n'y avait pas pensé. En même temps, il n'imaginait pas en avoir une quelconque utilité, avant d'en arriver là :

- C'est toi le génie, tu aurais dû y penser ! On peut peut-être s'en passer ?

- Pas de capote, pas de sexe, Captain.

- Tu me tues, je t'assure.

Steve se laissa aller contre son amant, collant leurs érections l'une contre l'autre :

- Chouine pas, Sugar. Je te promets que tu vas quand même jouir. Et surtout garde ton idée pour quand on sera rentré à la maison, elle me plaît beaucoup.

Il ne fallut que deux gestes à Tony pour s'infiltrer dans son boxer.

La main de son amant s'enroula autour de lui et Steve défit la ceinture du milliardaire pour faire de même et saisir son sexe gorgé de sang. Il commença à aller et venir au même rythme que lui. La situation était plutôt frustrante, mais il s'en contenterait.

Steve n'en revenait pas d'en être arrivé là. De penser ce genre de chose, mais c'était le cas. Et il n'en ressentait aucune honte.

Tony accéléra le mouvement et il fit de même, les vêtements de son amant le gênaient, mais il n'avait pas vraiment le temps de faire mieux ou l'envie de tacher la si précieuse moquette de la galerie.

À partir de maintenant il penserait à emmener des préservatifs tout le temps, partout. Ou peut-être qu'ils leur suffiraient de se faire tester et ils pourraient s'en passer. Les choses seraient-elles vraiment différentes sans le latex ?

Probablement.

Ils haletaient à présent, la frustration enflait pendant que l'orgasme montait. Comment se contenter de cette main quand il savait à quel point la bouche de son amant était agréable. À quel point il avait aimé le prendre, ce qui semblait être des jours plus tôt.

Oui, il fallait absolument qu'ils se fassent tester.

L'orgasme le surprit quand il commença à imaginer les sensations des lèvres de Tony sur son sexe dépourvu de latex.

Sous l'effet de la jouissance, il resserra la main sur la verge de son amant le faisant basculer à son tour.

Steve découvrit qu'avoir du sperme dans son boxer était vraiment loin d'être agréable :

- Et maintenant ?

0o0o0o0o0

Ils retournèrent à leur table aussi discrètement que deux supers héros gays qui venaient de disparaitre pendant plus de 20 minutes pouvaient le faire.

Est-ce que quelqu'un remarquerait qu'il manquait leurs pochettes de costume ?

Tony les avait essuyés grossièrement avec, avant de les planquer dans sa poche de pantalon. Steve n'avait pas pu se retenir, il avait dit à son amant que c'était dégueulasse et bien sûr, ça l'avait fait rire.

Ils se réinstallèrent à la table et sur l'estrade, c'était un adolescent qui lisait quelque chose. Il remercia les gens et quitta la scène. Steve espérait vraiment que ce soit terminé. D'abord, parce qu'il avait toujours faim, ensuite parce que l'humidité dans son boxer était très désagréable et pour finir, la petite vieille à la table d'à côté le fixait méchamment.

Il détourna le regard, persuadé que l'ancienne savait très exactement ce qu'il venait de faire. Par bonheur, l'entrée fut servie.

Enfin bonheur, si on pouvait dire que deux feuilles de salade et un toast au caviar puissent être du bonheur :

- Tony.

- Quoi ? Répondit son amant la bouche pleine.

Comment est-ce que le milliardaire pouvait avoir la bouche pleine avec ce qu'il avait dans son assiette restait un mystère, mais Steve ne releva pas :

- Dis-moi qu'ils vont nous servir autre chose que ça.

- C'est un dîner gastronomique, mon cœur.

En gros, il allait crever de faim d'ici peu :

- Tu sais que même les rations de survie étaient plus appétissantes que ça ?

- Ok Sugar, je vais te révéler l'un des secrets mondains les mieux gardés au monde. Jure sur ta vie… Non, sur l'Amérique toute entière, que tu ne révèleras rien.

- Est-ce que tu n'en fais pas un peu trop ?

- Jure ! Et sois heureux que je ne puisse pas te demander de cracher.

Tony Stark…

Étrangement, son cœur se gonfla, l'amour qu'il ressentait pour cet homme ne cessait de grandir à chaque mot, à chaque bêtise, c'était juste…

Tony Stark…

Le brun continuait de le regardant, attendant. Résigné, il finit par abdiquer :

- Très bien amour, je le jure.

Il plongea aussitôt la main dans la poche intérieure de sa veste et en sortit une barre de chocolat Hershey's.

Discrètement, Tony lui fit passer son trésor, mais bien entendu, rien n'échappa à la vieille de la table d'à côté.

Steve du se retenir de rire.

0o0o0o0o0o

Comment est-ce qu'un dîner où il y avait aussi peu de choses à manger pouvait-il s'éterniser autant ?

Le dessert venait seulement d'arriver et Steve avait juste l'impression d'être là depuis des jours :

- Tiens le coup Sugar, c'est presque fini.

Pouvait-il réellement le croire ?

Quand enfin repu, ou plutôt quand les assiettes furent vidées de leurs contenus, les gens commencèrent à se lever et à se diriger vers la galerie.

Tony l'intercepta avant qu'il n'y entre à son tour :

- Steven, attends.

Il toucha son oreillette :

- Jarvis, quel est le truc le plus cher de cette vente aux enchères ?

Steve n'entendit la réponse, mais son amant apostropha l'organisateur de la soirée :

- Hey vous ! Je veux l'esquisse de Da Vinci. Un virement vient d'être effectué sur votre compte.

- L'esquisse de… Euh bien sûr. Je peux vous la montrer.

- Non, vous n'avez pas compris. Je ne veux pas la voir, je l'achète. Faites la livrer chez moi.

- Sans la voir ?

Tony hocha la tête tout doucement et comme s'il s'adressait à un enfant ou à quelqu'un à l'intellect limité, il répéta :

- C'est ça. Je vous l'achète, donc je vous donne de l'argent et vous, vous me donnez l'esquisse. Ensuite, vous ferez ce que vous faites habituellement avec de l'argent, acheter des livres, dispenser des cours, faites au mieux, quoi. Voilà voilà, vous semblez être un homme très occupé, donc on va vous laisser.

Son amant lui attrapa le bras et l'entraina vers la sortie en ajoutant :

- Dépêche-toi avant qu'il ne demande plus d'explications. Tu conduis ! Arrête-toi dans le premier Mc Do que tu croiseras.

- Du moment qu'on ne s'assoie pas à côté d'une vieille dame, je serais prêt à manger n'importe où et n'importe quoi.

0o0o0o0o

Steve mordit dans son hamburger avec délectation. À ses côtés Tony engloutissait lui aussi la nourriture. Sur la table, il y avait une quantité de bouffe non-négligeable. Steve avala une nouvelle bouchée de son big mac avant de lancer :

- Moi, j'ai un métabolisme particulier. Toi, tu vas devoir faire pas mal de sport pour éliminer tout ça.

- Sugar, attends qu'on soit rentré et je te promets qu'on va faire pas mal de sport.

Leurs regards se croisèrent un long moment et Steve souhaita presque être déjà rentré, presque. Il n'était pas encore rassasié :

- C'est la première et la dernière fois que je te laisse me traîner dans ce genre de… Réception, si on peut appeler ça comme ça.

- Est-ce que tu veux que je promette, Captain ?

- Je pourrais te demander de cracher, méfie-toi...

Steve s'arrêta en sentant quelque chose tirer sa manche, il baissa les yeux. Un petit garçon le regardait. Ses yeux brillaient et son sourire était éclatant. Il marmonna quelque chose, une main à moitié dans sa bouche :

- Pardon ? Je n'ai pas compris.

Il avait quoi ? Peut-être 6 ans ? Il était roux et avait des taches de rousseur. Il répéta plus distinctement :

- Est-ce que je pourrais avoir un orthographe Captain si te plait.

Steve dut se retenir de sourire. Il releva la tête et croisa le regard d'une femme un peu plus loin, elle le suppliait du regard :

- Bien entendu, mon grand, euh je…

Un stylo et un calepin apparurent juste à côté de lui, tendus par Tony :

- Tes poches de costumes sont plus grandes à l'intérieur ou quoi ? Il y en a encore beaucoup des trucs là-dedans ?

- Ouais, pas mal.

- Tout sauf les trucs qui nous manquaient tout à l'heure.

- Promis Sugar, à partir de maintenant, je ne sortirais plus que couvert.

Le petit garçon marmonna encore :

- Est-ce que tu peux aussi mettre ton orthographe ?

Tony fronça les sourcils, tapota son menton de son doigt et regarda l'enfant des pieds à la tête :

- Est-ce que tu vas te servir de mon orthographe pour signer des chèques à ma place ?

Les yeux écarquillés, le petit garçon secoua la tête :

- Est-ce que tu vas le revendre sur internet ?

- J'ai pas le droit d'aller sur l'ordinateur.

- Est-ce que tu vas tenter de conquérir le monde avec cette signature ?

D'une voix pas vraiment assurée, le gamin répondit :

- Non.

- Alors, ok !

Cet homme était juste incroyable…

Steve tendit le carnet à Tony, en secoua la tête. Une chose était sûre, il ne s'ennuyait jamais en présence du milliardaire.

Il signa et détacha la feuille puis la tendit au petit. Le sourire du gamin était énorme :

- Merci !

Il sursauta quand une voix résonna bien trop fort près d'eux :

- Ne laissez pas votre gosse approcher ces pédés.

Doucement, Steve se retourna vers l'origine de la voix. À la table voisine, se tenait un homme avec un embonpoint proéminent, une calvitie très prononcée et une grimace horrible sur le visage.

Steve entendit Tony s'adresser à la mère :

- Vous devriez l'amener jouer maintenant ! Hey gamin, n'oublie pas, interdiction de conquérir le monde !

Le soldat sentit l'exact moment où l'enfant fut hors de portée. Tony venait de se tendre comme s'il s'apprêtait à bondir sur l'idiot. Steve se leva et croisa simplement les bras sur son torse :

- Bien maintenant, monsieur, le pédé que je suis, aimerait que vous approchiez. Pour m'expliquer très précisément les griefs que vous avez à mon égard, sans déranger les autres clients.

Dans son dos, la voix de Tony retentit encore :

- Si tu savais à quel point je t'aime Steven Rogers.

Il se mit à sourire. Les gens les regardaient tout comme s'il était un idiot, mais il devait le faire :

- Veuillez patienter un instant, je vous reprends tout de suite.

Steve s'approcha et vint embrasser Tony. Pas vraiment le baiser promit pour chaque je t'aime, mais un vrai bisou quand même. Il se retourna ensuite vers l'homme :

- Bien. Je suis tout ouïe.

L'idiot les jugea tous les deux et grimaça de nouveau avant de grommeler quelque chose et de sortir, son coca à la main :

- Hey bien, ça ne devait pas être si important, murmura Steve en retourna s'asseoir.

- Je crois plutôt que tu l'as impressionné. Un peu trop de muscles…

- Je crois que je préférais la vieille. Au moins, elle n'a rien dit !

- Si on rentrait chez nous Sugar ?

- Avec plaisir.

0o0o0oo0o0

L'idée trottait dans la tête de Steve de plus en plus souvent, sans qu'elle ne puisse franchir la barrière de ses lèvres. Inconsciemment, il sentait qu'il y aurait un problème. Il releva la tête de son livre pour jeter un coup d'œil à son amant.

Assis à sa table de travail dans son atelier, Tony avait oublié sa présence. Steve aimait le voir travailler, n'en déplaise à Bruce, il s'installait donc de plus en plus dans l'atelier quand l'ingénieur travaillait :

- Tu recommences à me fixer de tes yeux de superman, Sugar !

- Vraiment ?

Comment Tony faisait-il pour sentir son regard sur lui ?

- Tout à fait. Qu'est-ce qu'il y a ?

Tony releva la tête du machin électronique qu'il n'avait pas quitté de la matinée. C'était peut-être le moment après tout. Ça faisait juste deux semaines depuis leur épique soirée/gala de charité.

Deux semaines que c'était dans sa tête :

- Ah Sugar, tu vas me tuer, je t'assure. Quoi ? Crache le morceau.

Tony ne lâcherait pas l'affaire autant ce lancé :

- Je me disais qu'on pourrait se passer de préservatif.

Dit comme ça, c'était peut-être un peu abrupt :

- Quoi ? Pourquoi ?

L'étonnement et une pointe de panique avaient percé dans la voix de son amant.

- Parce que ça fait des mois et des mois qu'on couche ensemble, qu'il suffirait de faire les tests et…

- Tu étais quasiment puceau avant moi, pourquoi tu voudrais faire un test ?

Tony était sur la défensive, il réagissait comme s'il était attaqué, acculé. D'une voix aussi neutre et calme que possible, Steve répondit :

- Je ne peux pas te demander quelque chose sans m'y plier moi aussi, ce ne serait pas honnête.

- Si tu veux mon bilan de santé, il te suffit de demander à Jarvis. Il te le donnera, je n'ai pas besoin d'aller dans un centre pour ce genre de truc. Les actionnaires de Stark Industry me demandent des bilans de santé réguliers, je…

Mieux valait mettre fin à la tirade tout de suite :

- Donc, on pourrait s'en passer.

Tony haussa les épaules :

- Je ne suis pas malade et tu ne l'es pas, donc oui, on pourrait.

- Mais tu ne veux pas.

- Non.

La réponse, bien que franche, lui fit mal. Steve dut se forcer à demander plus :

- Pourquoi ?

Fataliste, il ajouta :

- Tu n'as pas confiance en moi ?

- Ça n'a rien à voir, Steve. Je te fais confiance, je te rappelle que je te confie ma vie tout le temps.

Il pouvait compter sur les doigts d'une main le nombre de fois où Tony l'avait appelé Steve. Quelque chose se passait dans la tête de son amant, mais quoi ? Il commençait à bien le connaitre, le problème ne venait clairement pas de lui. Le problème de Tony Stark ne pouvait donc être que Tony Stark :

- Ce n'est pas ta vie que je veux, Tony. Ça, j'aimerais que tu la gardes très précieusement. D'une certaine façon, à ta manière, oui je crois que tu me fais confiance mais pas vraiment totalement. Pas plus que tu ne te fais confiance à toi-même. Tu as peur de quoi ? De me tromper ou je ne sais quoi ?

L'ingénieur détourna le regard avant de répondre d'une voix sourde :

- Je te l'ai dit, je t'aime, est-ce que tu ne peux pas te contenté de ça ?

- Non, parce que je ne crois pas en un amour sans confiance totale. Le problème ce n'est pas les préservatifs. C'est que tu continues à avoir peur de cette relation. C'est ta volonté de rester à distance, de ne pas t'investir totalement. De vivre notre histoire avec une certaine réserve, comme si j'allais finir par t'abandonner. Et je suis désolé de te le dire Tony mais avec moi, c'est tout ou rien. Je veux que tu sois à moi totalement et si tu ne le peux pas, je ne crois pas qu'on puisse continuer…

Ça ressemblait bien trop à un ultimatum, mais il n'avait pas le choix. Il ne pourrait pas se contenté d'amour, il voulait passer sa vie près de lui et pour ça, il lui faudrait briser les derniers murs derrière lesquels se cachait son amant.

Il poussa un soupir avant de se lever et de partir. Espérant vraiment que ce n'était pas la fin de leur histoire.

A suivre...


(Mot de Bruni : Le retard est tout ma faute, une migraine sauvage m'a sauté dessus, j'ai pas pu corriger, pardon !

Veuillez patienter un instant, je vous reprends tout de suite… Je hurle de rire chaque fois que je lis cette phrase

La fin de ce chapitre est juste horrible, vous ne trouvez pas ?)

Un tout petit jour de retard c'est pas grave ^^ j'espère que ce chapitre vous a plus (comment ça la fin est horrible ? mdr)

Plus que deux chapitre et c'est finie merci Bruni pour toute ces pages de correction