Coucou tout le monde ! Comme promis me voilà pour la suite :)
Vous avez été pas mal à me répondre lorsque je vous ai demandé si vous vouliez la suite de cette histoire, et je vous en remercie !
Merci à M MADI ANNIA, EmmabaX3, Virginie56, Guest, Pikaworm, Guest, Eva et Marine pour vos réponses ;)
Donc voilà, je tiens ma promesse et vous livre ce chapitre ! J'avoue qu'il est assez court, mais le prochain qui arrivera vous fera plaisir j'en suis sûre :) Je préviens de suite que justement, il y aura un lemon la prochaine fois que nous nous verrons sur cette fiction ... C'est le premier que j'écrirai alors pitié soyez indulgents avec moi.
Sur ce je vous laisse lire, ça fait longtemps que vous attendez ça hihi
Bonne lecture !
Le chagrin comporte cinq étapes. Elles nous semblent à tous différentes, mais il y en a toujours cinq : le déni, la colère, les négociations, la dépression, l'acceptation.
Grey's Anatomy.
Je sentais mes veines se geler, et les voyais noircir beaucoup trop rapidement à mon goût. Une douleur insurmontable s'était emparée de mon corps tout entier. La glace me brûlait au vif, et je n'aurais su dire si j'avais plus chaud que froid. Tout était flou dans mon esprit, mes pensées n'étaient rivées que sur le poison qui s'infiltrait à une allure rapide dans mon sang. Je n'avais pas souffert durant des jours, à présent la souffrance était deux fois pire. L'air commençait à se faire rare, à moins que ce ne soit de nouveau une illusion, comme lors de ma dernière crise. Je respire, mais je n'ai aucun moyen de le comprendre à cause du mal qui me ronge.
Le moment était vraiment bien choisi. J'étais dans la forêt, seule en compagnie de Seth et d'un autre loup. Comment auraient-ils pu m'aider ? La meute allait revenir à l'assaut. C'était extrêmement facile de m'avoir, là maintenant. Surtout vu l'état dans lequel je me trouve. Les autres n'attendaient que ça … Ils étaient comme les Volturis, des vautours attendant la mort ou une faiblesse de leur proie. La plupart me haïssent parce que je suis une « buveuse de sang », comme ils aiment dire. Alors me voir me tordre sur le sol, allait être jubilatoire pour eux. Ce ne l'était pas pour les deux autres.
Et quand je crus m'éteindre dans le bois, une chaleur, comme une piqûre me toucha le bras. Seth était là … Ou plutôt, le Seth humain. J'étais impossible de prononcer son nom, par manque de souffle, pour éviter de hurler et d'attirer tous les prédateurs. Même lui me faisait mal, et ce rien qu'en me touchant. Je me crispais à chaque fois que sa main se posait sur moi. Il regarda partout autour de lui, paniqué. Je sentis ses mains passer en-dessous de mes genoux pour me porter. L'air manquait à mes poumons.
-Tiens bon, Elisabeth. Murmura-t-il
Je m'agrippais à son épaule en guise de réponse, alors qu'il dévalait la pente. L'autre loup n'était plus là désormais. Assez rapidement, je me retrouvais dans la voiture. La route défila devant mes yeux, sans pour autant me faire oublier l'horrible douleur qui tiraillait mon corps. Seth jetait des regards inquiets vers moi toutes les deux secondes, et la vitesse augmentait toutes les deux secondes. Il passait feux rouges, sur feux rouges. Mes ongles se plantaient sur la poignée, le siège … J'étais en pleine agonie. C'était comme un virus vous rongeant le cerveau et tout le reste. Mon humanité me quittait doucement, je sentais déjà mes instincts de vampire reprendre le dessus. Toute ma résistance partait en lambeaux. Pourquoi n'était-ce pas aussi simple que dans les films ? Boire le sang, mourir et se réveiller ensuite. Au moins, ma souffrance n'aurait duré qu'une demi minute et encore … Personne ne pouvait-il abréger cette fichue torture ?!
Je me sentis à nouveau soulevée, sans avoir le temps de comprendre où j'étais. De toute façon, je m'en fichais. Tout ce que je voulais, c'était qu'on me tue avant que le venin ne le fasse. Tout d'abord la voiture de Carlisle entra dans mon champ de vision, puis celle de ma mère. C'est les seules choses que je reconnus facilement, même le paysage était trop flou pour mes pauvres yeux. Tout mon être se réchauffa alors qu'une porte s'ouvrait violemment. Seth me posa avec douceur sur un canapé. J'étais chez moi … Une nouvelle fois, une piqûre me fit revenir à la réalité. Seulement celle-ci était glaciale.
-Carlisle … Réussis-je à dire entre deux spasmes
-Calme toi, d'accord … Si tu te détends la douleur sera plus supportable.
Je voulais faire ce qu'il me disait, laisser s'échapper le mal. Mais c'était impossible, inimaginable. Il était bien présent, et ce depuis trop longtemps.
-Il faut le remède, Mia ! La dose de venin est trop importante, si je ne fais rien ça va la tuer.
La seringue passa brièvement devant mes yeux, cependant, je me rendis compte qu'elle était bien là quand l'aiguille se planta dans ma poitrine. J'accueillis cette délivrance avec bonheur, bien qu'elle fut elle aussi douloureuse. Mon pouls se calma directement, mes veines passèrent du noir au gris clair. Je pus enfin souffler, c'était fini …
-Je n'ai mis que la moitié, Elisabeth. Les effets seront temporaires, tu en deviendras une dans quelques jours.
-Quelques jours ?! S'écria Seth
-Je ne peux pas me permettre de la laisser comme ça des mois … Ou les conséquences seront encore pires.
Je le vis passer sa main sur mon visage lascivement. Le blond se leva et se pencha vers lui discrètement.
-Seth, elle a besoin de toi … Ne la laisse pas tomber, pas maintenant.
Il hocha brièvement la tête pour acquiescer, bien que j'ai toujours su que jamais il n'approuverait vraiment mon choix. Ses doigts se lièrent doucement aux miens. Sa chaleur ne me faisait plus rien, je pouvais de nouveau m'accrocher à lui dans l'espoir de retrouver une certaine normalité.
-Je t'aime, Elisabeth …Plus que n'importe quoi sur cette terre … Souffla-t-il
Un fin sourire se dessina sur mes lèvres, tandis que ma main parcourait sa joue. Avant que je ne puisse répondre, Carlisle parla.
-Que-c'est-il passé dans cette forêt ?
Je me redressais légèrement, grimaçant de la piqûre qui tiraillait mon pauvre palpitant. Il me fixa, attendant l'histoire tout comme ma mère. Et pendant un instant, mes yeux se perdirent dans l'observation d'un rien. Que-c'était-il passé dans ce bois, Elisabeth ? Je n'avais pas les mots pour lui expliquer que là-bas, on m'avait enlevé une partie de moi. Une partie que j'aurais voulu garder à jamais à mes côtés, avidement. J'eus honte d'avoir oublié ce vide, durant les minutes où le poison avait infiltré mon sang. J'avais honte, et j'étais anéantie en y repensant. Elle avait été pour moi, pendant un court laps de temps, mon tout. Une amie avec qui rire, une sœur avec qui parler, à qui je pouvais tout dire. Non … Pas tout … Et c'était ça qui lui avait coûté la vie.
Les trois me regardaient avec un étrange sentiment sur le visage, puis je compris, en les observant de plus près, que c'était de la pitié. Ils avaient vu un tas de sentiments me traverser en seulement 5 secondes. De l'eau se mit à couler sur ma joue, et la note salée que cette dernière avait, m'informa que c'était des larmes.
-Elle est morte … Finis-je par admettre
C'est étrange, mais malgré l'avoir vu sans vie sur le sol, j'avais encore un espoir que tout cela ne soit qu'un rêve. Et dire de vive voix, que la mort l'avait appelé, brisait ce minuscule espoir.
Perdue dans mes pensées, je ne fis pas tout de suite attention à la porte d'entrée qui s'ouvrit. Ce fut uniquement quand Sam et Jacob entrèrent, que je m'en rendis compte.
-Il va falloir qu'on parle. Dit-il sèchement à ma mère qui avait fait barrage avec son corps
-Pas maintenant, Sam.
-Pas maintenant ?! Une fille est morte, mais il ne faut pas en discuter ?! Je t'avais dit qu'elle causerait des problèmes ici ! Je -
-ASSEZ ! M'époumonais-je
Il me regarda avec un air contrarié, comme si je venais de faire la pire erreur de ma vie. Mais j'étais épuisée, éreintée et endeuillée. Tout ce que je voulais c'est être au calme.
-Reste en dehors de ça. Grogna-t-il
Je m'avançais, peinant à marcher droit.
-Sortez de chez moi. Rétorquais-je sur le même ton
-Ce n'est pas sur nous que tu auras l'autorité. Intervint Jacob
-Je ne suis pas un loup, et vous n'êtes pas mes chefs, c'est clair ! Alors sortez de chez moi ! ...Vous pensez que je me fiche de ce qui vient de se produire ? Que je ne sais pas que c'est de ma faute ?! C'était mon amie ! C'est à cause de moi si elle est morte, c'est ma faute ! Et je n'ai pas besoin de deux chiens galeux qui pensent être capables de faire respecter les lois, pour me le rappeler !
-Les paroles d'une buveuse de sang…
-Tu ne sais rien de moi ! Tu ne sais rien, de ce que j'ai affronté ! RIEN DU TOUT ! Tu crois que je suis comme eux ? Que je suis comme ces monstres qui l'ont tuée ? C'est une preuve que tu ne me connais pas. JAMAIS, je ne l'aurais tuée, tu m'entends ?! Jamais ! J'aurais donné ma vie, pour sauver la sienne ! Et là, maintenant, je donnerai n'importe quoi pour qu'on me la ramène ...
Mes yeux furent brouillés par les larmes, mes paroles, coupées par mes sanglots. Mes jambes me lâchèrent sous l'épuisement, mais je sentis quelqu'un me rattraper.
-Seth …
Je sentis la chaleur de ses doigts se répandre dans mon cou, calmant un tant soit peu mon pouls. Ma mère les fixa tour à tour, les iris luisants de colère.
-Emmène-la dans un endroit où elle sera tranquille.
Il acquiesça, et son bras repassa une nouvelle fois sous mes genoux. Le vent frais de l'extérieur agita mes cheveux, me faisant frissonner. Dès que la route défila, mon chagrin s'atténua. Le silence présent dans l'habitacle m'apaisa. Le manque de sommeil se fit enfin ressentir. Mes paupières se fermèrent, mais les images des Volturis et de Lili repassèrent dans mon esprit à une vitesse fulgurante. Je sursautais brusquement, les pleurs reprirent aussitôt. Son pied appuya tout à coup sur le frein.
-Elisabeth … Appela-t-il doucement
Sa main passa dans mes cheveux, mes ongles accrochèrent son poignet pendant que je retenais un maximum mes plaintes.
-Hé, regarde-moi …
Il me redressa, essuyant le liquide sur mes joues.
-C'est fini… Ils sont partis, et il n'arrivera plus rien tant que je serai là, d'accord ? Je t'emmène quelque part où tu seras en sûreté, où il n'y aura que toi et moi.
Je hochais rapidement la tête, et il embrassa tendrement mon front.
-Ne me laisse pas Seth, je t'aime … Geignis-je
-Je ne t'abandonnerai jamais, je t'aime au-delà de ce monde, au-delà de tout.
Il se mit à sourire, ses mains prenant mon visage en coupe. Puis il se détacha, passa sa vitesse et se remit à rouler.
Je ne savais pas où il allait, je n'avais jamais été aussi loin. À travers la vitre, je pouvais voir les maisons indiennes, espacées les unes des autres. Il y en avait une un peu plus écartée, comme au-dessus des autres. Un feu avait été allumé au centre de l'herbe, et une dizaine de personnes étaient assises autour.
-Ils se réunissent parfois pour se raconter de vieilles histoires Quileute. Expliqua-t-il
-Tout le monde ?
-Seulement les membres de la meute et les anciens.
Je ne dis rien d'autre, ramenant mes genoux contre moi et restant captivée par les choses qui se dessinaient au fur et à mesure qu'on avançait. Malgré sa présence, je ne pouvais cesser de penser à Lili. J'avais l'impression de l'avoir trahi, et de l'avoir poussé dans la gueule du loup. Pourquoi avait-elle cherché à savoir qui étaient les Volturis ? Rien qu'à leur nom, je tressaillis et mon poing se serra. J'avais hâte de finir ce calvaire, et d'enfin pouvoir accéder à leur niveau. Pour l'instant, ils riaient de ma faiblesse. Dans quelques jours, ils riraient moins. Aro voulait me pousser jusqu'au sommet de la colère, jusqu'au point de non retour. Quelle erreur il faisait …
Un coup d'œil sur le sol de ma voiture, me fit remarquer que le carnet de ma vraie mère était encore là. J'allais me pencher pour le prendre, puis je me souvins de ce que j'y avais découvert la dernière fois. Fronçant les sourcils, j'oubliais l'idée de mettre la main dessus. Je ne pouvais toujours pas la comprendre. Grâce à elle, j'étais désormais dans un mic-mac généalogique. La page que j'avais lue m'avait pourtant donné une nette clarification des choses, mais j'aurais aimé qu'elle fasse un autre choix que celui qu'elle avait fait.
Nous passâmes dans un chemin étroit d'une forêt, puis il s'arrêta. J'ouvris ma portière, et descendis. Titubant dans le noir, j'essayais de trouver un repère quelque part. La poigne de Seth apparut dans mon dos, me guidant dans l'obscurité environnante. Il me stoppa à quelques mètres d'une porte dont j'arrivais à peine à distinguer le tour. Le bruit de la serrure parvint à mes oreilles, puis il me poussa gentillement à l'intérieur. Le noir m'accueillit encore une fois, causant ma maladresse, je me tapais contre ce qui me semblait être une table. Il alluma la lumière et je pus enfin voir où je me trouvais.
C'était un chalet tout ce qu'il y a de plus banal. Assez grand cela dit. On aurait pu facilement y habiter. L'entrée donnait sur un salon, une arche sur une petite cuisine et deux portes dans le fond, sûrement une chambre. Je me tournais vers lui, le questionnant du regard. Il posa ses clés sur la table contre laquelle je m'étais cognée, puis parti éclairer le reste du bâtiment.
-Je viens ici quand je veux être seul. M'exliqua-t-il quand il revint
Ses lèvres rencontrèrent les miennes un instant, puis ses bras enserrèrent ma taille.
-Tu es en sécurité.
Mes muscles se détendirent petit à petit tandis que son étreinte se resserrait. Je trouvais une place dans le creux de son cou, soupirant. Sa présence était tout ce dont j'avais besoin à ce moment précis. Il ne me fallait que lui et rien d'autre. Il me porta jusqu'à la chambre, se doutant que la fatigue prenait le dessus. Une seule bougie faisait office de lampe. Il me posa sur le lit tout en douceur. Mon nez se fronça en repérant une odeur de citron. Je fus tellement concentrée par ce qui m'entourait que je ne fis pas attention à mes chaussures qui glissèrent une à une de mes pieds.
La chaleur qui m'entoura me fit comprendre que Seth se rapprochait de moi. Et je souris en sentant ses jambes s'entrelacer dans les miennes.
-Tu es mon univers… Susurra-t-il tout en déposant des baisers de part et d'autre de mon visage à mon épaule
Un frisson parcourut mon échine, et il rit en discernant mes joues rougies.
-Tout est de ma faute … Coupais-je
-Tu ne pouvais pas prévoir ça, Elisabeth, tu le sais.
-Si je lui avais tout raconté ça ne serait pas arrivé.
-Je peux t'assurer que la même chose se serait produite. Ils ne laissent aucun humain au courant en vie. Ce n'est pas à cause de toi …
-Mais je l'ai perdu quand même … Peinais-je et les larmes se remirent à couler
Il me serra un peu plus, et ne répondit pas. Tous les deux savions que rien n'aurait pu calmer le mal. Lili était partie pour toujours, une partie de moi avec elle. C'était la seule véritable amie que j'avais eu tout au long de mes 16 ans d'existence. L'unique. Oh Seigneur, pourquoi me l'avoir enlevé … Automatiquement, les gémissements s'évadèrent de ma bouche. Mon cœur et mon estomac se contractèrent. Une énorme boule se forma au fin fond de ma gorge. Il y avait les chagrins d'amour, comme il y avait les chagrins d'amitié. Quelle horreur que de passer par ce dernier.
Eh voilà c'est la fin pour aujourd'hui ! :(
On se retrouve très bientôt pour la suite !
N'hésitez pas à me laisser une review, et j'espère que ce chapitre vous aura plu :)
Je vous souhaite une bonne semaine pour celle qui s'annonce ! A la prochaine ;)
