Bonjour à tous,
ça y est, on est lundi. Merci pour les encouragements, c'est super. Merci également aux guests pour leur review. Je pense que ce chapitre plaira à un grand nombre.
A toute suite
Ailleurs qu'au près d'elle
Partie 3
La porte de ton appartement se ferme doucement et au loin tu vois ton amante remonter dans sa Mercedes. Tu restes nue face à la fenêtre d'où tu vois la ville qui s'éveille doucement. La chaleur dans tes draps est encore présente et cela fait maintenant quatre mois que cela dure. Le soleil frappe doucement tes carreaux tandis que les feux de la Mercedes s'éloignent. Tu ne sais pas si cette situation n'est pas pire qu'avant. Etre la maitresse d'une femme qui va se marier dans deux mois n'est vraiment pas la place dont tu rêvais. Pourtant, certaines fois lorsque tu rentres du travail, une berline que tu connais bien t'attend en bas de ton immeuble. La première fois que tu l'as remarquée, tu as cru rêver. Le baiser que tu avais échangé avec Régina à ton départ de Storybrook était empreint de colère et de pulsion. Quand ses doigts avaient commencé à être entreprenants, tu l'as repoussée et tu t'es enfuie. Néanmoins, une fois rentrée chez toi, tu ne savais plus quoi faire. Ton billet d'avion était là mais tu l'as annulé, perdue entre douleur et sentiments. Finalement, tu as passé ta nuit avec Killian à boire pour finir par te réveiller chez tes collègues en cellule de dégrisement.
La sonnette de ton appart retentit t'obligeant à enfiler rapidement un peignoir qui traînait par terre. Evidemment c'est celui que Régina a utilisé il y a moins d'une heure après la douche qu'elle a prise pour effacer les traces de vos ébats. Son odeur corporelle imprègne le tissu et ton cœur réagit à cette stimulation. La sonnette retentit un second coup et tu finis par aller ouvrir sur Killian. Il t'apporte le petit déjeuner avec un sourire rayonnant, bon sang à jouer comme ça sur plusieurs tableaux tu vas finir par te perdre ! Il faut absolument que tu mettes fin à ce qu'il se passe avec Régina !
- Salut Love !
Il te dépose un baiser sur les lèvres et tu ne sais pas si c'est la barbe naissante ou son odeur de mâle qui provoque le haut ce cœur qui t'enserre la poitrine. Tu le laisses entrer et il se dirige vers ta cuisine pour te préparer le petit déjeuner. Cette vision qui devrait te sembler idyllique n'a que l'écho d'un cauchemar. Bon Sang ! Régina te tourne la tête à ce point ? Killian revient près de toi avec un chocolat qu'il pose sur la table et t'observe avec inquiétude.
- T'es sûre que ça va Love ? Je te trouve bien silencieuse depuis quelques temps. J'ai fait quelque chose de mal ?
- Non Killian, tu n'y es pour rien. Je suis fatiguée en ce moment.
- T'as des problèmes, tu veux en parler.
- Y'a rien à dire, je te l'ai dit, je suis tendue et fatiguée.
- Peut-être que je peux t'aider à te détendre…
Il te souffle ça avant de t'amener contre lui, ses mains commençant à se balader sur ton corps. Sa bouche vient s'écraser sans délicatesse contre la tienne et cette fois tu ne te retiens pas et le repousse sans ménagement ! Loin de toi, il te regarde avec incompréhension et colère.
- Qu'est-ce que tu fous Em' ?! Ça va pas de me repousser comme ça ! Qu'est-ce qui te prends en ce moment !?
- Je suis désolée Killian mais j'ai pas envie de coucher avec toi aujourd'hui…
- Alors quand ?! Putain Swan ça fait quatre mois que t'es rentrée de ton patelin paumé et on ne baise presque plus… alors c'est quoi ? ! T'as été là-bas rejoindre un mec ! Putain mais réponds ! J'en ai marre de te servir de petit toutou mignon…
Tu baisses la tête, incapable de le regarder en face. Te disputer avec lui était la dernière chose que tu aurais voulue mais Killian n'est pas dupe. Pourtant tu ne peux décidemment pas coucher avec Killian dans les mêmes draps que tu as usés avec Régina. Il continue de t'interroger mais aucun mot ne veut sortir de ta bouche. Finalement, perdue dans ta bulle, tu ne remarques pas que ta porte claque et que Killian est parti.
Cela fait maintenant plus d'une heure que Killian t'a laissé, tu n'as pas eu le courage de l'appeler ni de lui courir après. Finalement cette histoire t'arrange bien et quand tu auras démêlé le bordel avec Régina, il sera peut-être temps de chercher à construire quelque chose avec lui. Tu sais que Régina est à New-York pour encore quelques jours. Ses missions dans la grosse pomme sont devenues régulières depuis que tu es allée la revoir. Evidemment chaque escapade est une excuse pour vous revoir et même si vous avez convenu de ne pas parler DU sujet qui fâche, tu ne peux pas t'empêcher d'y penser.
Ton téléphone bip et un texto de ton amante s'affiche à l'écran. Un lieu et une heure, rien de plus. Quelques fois, tu te demandes pourquoi tu n'arrives jamais à lui dire non, à elle !
L'orgasme qui traverse ton corps te fait pousser un râle de plaisir. Les lèvres de ton amante se perdent sur ta peau et les milles et unes sensations qu'elles te procurent raisonnent comme un feu d'artifice dans ton ventre. Délicatement, elle se retire de ton intimité et tu entends au loin le son de la boucle du jouet qu'elle détient toujours entre ses jambes. Bon sang, tu ne l'avais pas vu venir celle-là, toi qui n'aurait jamais imaginé utiliser ce genre d'accessoires, l'expérience s'est avérée bien plus qu'agréable. Régina vient se replacer dans tes bras et ses ongles griffent gentiment ta poitrine dénuée. Si elle continue comme ça, tu ne mettras pas longtemps avant d'entamer un autre round. Finalement, ses caresses ralentissent pour finir par s'arrêter et tu crois que ton amante s'est endormie.
- J'ai besoin d'un témoin…
Le son de sa voix te surprend et tu réprimes ton sursaut avec difficulté. Tu mets quelques secondes avant de réaliser ce qu'elle vient de te demander. Quand l'information monte enfin à ton cerveau, tes abdominaux se contractent plus vite que l'éclair et tu la regardes comme si elle incarnait une actrice dans un de ces films de mauvais goût.
- Tu plaisantes j'espère.
Ta voix est sombre et ton ton un poil menaçant. Tu la fixes toujours et quand tu remarques qu'elle ne te répond pas, un rire froid s'échappe de ta gorge.
- C'est une blague… Dis-moi que j'ai rêvé ! On baise depuis trois heures, ça fait des mois que je suis ta putain de maîtresse et tu me demandes à moi d'être ton témoin de mariage. Dis-moi que j'ai mal compris !
- Em'…
Sa voix est coupable et son air transparaît encore plus ce sentiment. Elle ne dit rien pour infirmer ce qu'elle a énoncé précédemment et ce simple fait te met dans une colère énorme. D'un bond tu sors du lit où elle est toujours assise.
- J'en reviens pas que tu ais le culot de me demander ça ! Non mais franchement Régina t'as un putain de problème de compréhension des normes sociales. On ne demande pas à sa maîtresse d'être son témoin de mariage, bordel ! Et puis ça ne t'es pas venue deux secondes à l'idée que je n'avais pas du tout envie de savoir ce qui se passe entre toi et l'autre crétin de bûcheron. Putain Régina ! J'en crève de te savoir avec lui dans ses bras, tu peux comprendre ça ! J'en crève de penser aux soirées que vous passez ensemble alors que moi je suis juste la pauvre conne qui n'a jamais su te dire non ! Tu sais quoi, j'en ai marre de jouer les maîtresses trop soumises pour dire ce qu'elles pensent. Si ton mec ne te satisfait pas, mais bordel quitte le !
Elle ne bronche pas d'un pouce pendant toute ta tirade, sa tête baissée vers le matelas. Si tu ne la connaissais pas si bien tu penserais qu'elle s'en fou mais les soubresauts de ses épaules t'indiquent qu'elle pleure en silence. Sauf que ça t'agace autant que c'est douloureux. Néanmoins ce qui t'agace par-dessus tout, c'est qu'elle ne répond rien. Pas une pique, pas une remarque blessante visant à se protéger. Et soudain ça te frappe, elle est vulnérable et encore pire, elle ne sait plus quelle décision prendre. Sauf que c'est la pire blague cosmique… c'est pas à toi de jouer les conseillers conjugaux ! Tu souffres suffisamment de cet effet qu'elle a sur toi sans pour autant encaisser encore sa culpabilité. Tu la trouves égoïste dans un sens car toi tu n'as rien demandé de plus, tout est de sa faute ! Si tu te sens si mal, si tout part en vrille dans ta vie ! Cette fois, tu suffoques pour de bon et il devient impératif que tu t'en ailles très vite. Tu sais que si elle réagit et qu'elle dit la moindre chose, tu seras faible alors avant que ça n'arrive, tu te rhabilles en quatrième vitesse et tu claques la porte en sortant. Comment pourrais-tu être capable de l'oublier après ça…
Le jour de son enterrement de vie de jeune fille tu as l'impression que c'est toi qui finit six pieds sous terre. Même le soleil le matin te fais comprendre que ta journée sera merdique. Evidemment, tu enchaînes bourde sur bourde, du chocolat renversé au pigeon qui te chie sur la veste en passant par la saucée de flotte qui s'est abattue sur toi au moment où tu es sortie. Finalement tu décides de rester enfermée dans ton bureau tout l'après-midi pour éviter une quelconque autre catastrophe. Ton chef t'as envoyé un dossier à traiter en urgence. Ton coéquipier a du sentir que ce n'était pas la journée pour venir te poser des questions car bizarrement il ne vient même pas te proposer un café. Cela te va bien finalement car tu n'as aucune envie de penser à cette journée de merde. Soudain, le bruit d'un texto te sors de tes pensées. Un coup d'œil sur l'écran t'indique qu'Henry t'a envoyé un message. Tu t'y es attaché finalement à ce môme et même si ta relation avec sa mère te fait vivre des sensations pires qu'un grand huit, tu ne peux pas oublier que ton fils ne mérite pas tant d'indifférence.
- Tu seras là ce soir ?
- Salut gamin, non pas ce soir, tu sais, on en a déjà parlé. Je travaille à New York et Storybrook n'est pas si près.
Tu sens bien que le gamin aimerait passer du temps avec toi mais tu ne veux pas t'attacher. Tu sais très bien que ce n'est qu'une manière de le décevoir. Tu as finalement repris des billets d'avion pour Londres et ton chef a fait ce qu'il faut pour que ton transfert se fasse au plus vite. Evidemment ton dossier est fait depuis ce fameux jour où tu t'es rendue compte qu'elle et toi ne mènerait à rien. Seulement il semblerait que le destin ait un goût assez prononcé pour les blagues de mauvais goût ; tu décolleras de Boston dans trois jours, le lendemain du mariage de Régina. Un soupir de frustration traverse tes lèvres et tes mains se mettent à trembler. Non ! Tu ne dois pas pleurer, c'est fini ce temps où elle contrôlait la moindre partie de ton corps.
Henry t'envoie encore deux ou trois messages auxquels tu ne réponds pas. La nuit tombée à l'extérieur t'indique qu'il est temps de rentrer chez toi. En passant devant un fast-food, tu en profites pour prendre ton repas du soir que tu comptes bien déguster avec une grande dose d'alcool.
Les litres de whisky s'écoulent dans ton organisme au point où tu te souviens à peine qui tu es. La musique est mise à fond dans ton appartement et tes voisins gueulent. Ils ne vont pas tarder à venir frapper ou à appeler les flics mais tu t'en fous. Le seul truc qui te maintient encore debout est cette douleur poignant qui te rappelle que la femme que tu aimes, celle pour qui tu donnerais tout, va épouser un pauvre type.
Le bruit du vibreur de ton téléphone te fait sursauter et d'un geste tu l'attrapes, non sans te vautrer par terre dans le mouvement. Tu laisses sortir un grognement avant d'essayer de te remettre sur pied. Ta vue est tellement troublée par l'alcool que tu distingues à peine le nom du correspondant affiché. Après avoir difficilement éteint la musique, tu décroches mais il n'y a plus personne au bout du fil. Le voyant lumineux t'indique tout de même que tu as reçu un message vocal et, sans vraiment t'en rendre compte, tu lances l'écoute laissant la voix de ton amante raisonner dans l'appareil.
- Emma, s'il te plait rappelle-moi ! Je sais que tu m'en veux pour la dernière fois mais je ne veux pas qu'on se quitte sur ça. Cela fait une semaine que j'essaye de te joindre. Je pensais qu'en te laissant du temps tu allais revenir vers moi mais j'en peux plus. Em', je sais que tu fuis volontairement mes appels, Henry m'a dit que vous vous parliez parfois. S'il te plait, j'aimerais te voir avant… avant tout ça, mettre les choses au clair. Je tiens à toi, vraiment et je ne veux pas finir sur une dispute… j'aimerais…
Ton doigt coupe le message et même si l'alcool t'a empêché d'assimiler l'intégralité du message tu en as compris le sens principal. Les larmes reviennent et cette fois tu ne peux pas les contrôler. Tu finis par t'allonger dans ton lit, un grand sentiment de vide autour de toi. Tu aimerais vraiment qu'elle soit là pour te tenir dans ses bras.
La nuit est tombée et seuls quelques invités sont encore dehors à fumer une clope. Evidemment tu fais partie de ce lot-là. Tu ne sais pas bien ce qui t'a décidé à venir à cette mascarade. Henry sûrement, avec ses grands yeux de chien battu et son air incompris. Evidemment, il est content que sa mère puisse être heureuse mais visiblement le fait que ce soit Robin qui y contribue ne l'enchante pas vraiment. Donc quand il t'a contacté par Skype en te suppliant de l'accompagner car sa mère n'aura pas te temps à lui consacrer, tu n'as pas su lui refuser. Ce môme est bien trop attachant à ton goût mais maintenant que tu l'as rencontré et que tu as accepté de lui laisser tes coordonnées pour qu'il puisse discuter avec toi, tu n'as plus vraiment la possibilité de le repousser. Tu secoues la tête pour envoyer valser tes pensées au sujet de ton amante, celle-là même qui se marie aujourd'hui et pour qui tu as pris la radicale décision de fuir en Europe une fois cet horrible mariage passé. Quand tu y penses, ça te fais sourire ; tu as quasiment hésité à arriver bourrée mais tu t'es finalement dit que tu le ferais pendant la soirée pour éviter de penser.
Tu as quand même trouvé le moyen d'arriver en retard et le regard courroucé que ton amante t'a jeté n'a fait que confirmer la raison pour laquelle tu as fait ça. Puisqu'elle n'est pas capable d'assumer, la mettre en rogne est une simple vengeance que tu t'accordes. Henry ne t'a pas lâché d'une basket et c'est pas plus mal car cela t'a évité d'errer toute la journée. Sauf que maintenant il a été attiré par une bande de gosse et il s'amuse avec tout le monde et toi tu restes dehors à te peler les fesses car tu ne veux surtout pas rentrer car cela impliquerait de voir Régina et Robin… ensemble.
Ta cigarette est finie depuis longtemps et les gens autour de toi sont rentrés. Tu marches doucement dans le parc qui borde la propriété louée pour l'occasion. Tu finis par t'adosser à ta voiture, profitant du calme tandis que tout le monde semble s'amuser au loin dans la salle de réception du manoir. Pensive, tu ne fais pas attention à l'ombre qui te suis et tu te retrouves avec une main plaquée contre tes lèvres alors qu'un corps se presse derrière toi. Le cri qui vient de t'échapper est étouffé tandis que tu te retournes pour voir la personne responsable de ton effroi. Ton amante se tient devant toi, dans sa robe de mariée sublime et quelques mèches dépassent de son chignon, témoignant de la fin de journée. Avant que tu ne puisses lui faire une remarque sur sa présence dans le parking plutôt qu'en salle de réception, elle te plaque contre la carrosserie jaune de la vieille coccinelle. Ses lèvres cherchent les tiennes avidement, sans douceur ni retenue. Ses mains commencent à déboutonner ta chemise mais tu ne te laisses pas faire.
- Bon sang Régina, qu'est ce qui te prend ?
Son regard rencontre finalement le tien et tu regrettes de l'avoir croisé. Ses yeux sont cernés, rougis et il leur manque cet éclat que tu connais si bien et qui signifie qu'elle est heureuse. Cependant ce soir, tout ce que tu y lis c'est que son masque habituel, celui qu'elle a porté toute la journée, est tombé. Il ne reste plus que la femme que tu connais, celle vulnérable, celle qui, tu l'espères, est un peu amoureuse de toi. Alors cette fois c'est toi qui comble la distance pour l'embrasser et la sentir contre toi. Tu ne sais pas qui de toi ou elle soupire mais le soulagement est visiblement partagé. Tes lèvres dansent sur les siennes et tes mains caressent son buste à travers la dentelle de sa robe. Sa bouche quitte la tienne et descend le long de ton oreille, sur cette partie si spéciale de ton corps qu'elle connait bien. Ses mains ont fini de déboutonner ta chemise et ses lèvres se dirigent maintenant sur ta poitrine encore enserrée dans un soutien-gorge crème. Ses dents attaquent ta peau, s'attardant pour laisser une marque de propriété. Grisée par ces sensations tu lui laisses le plein contrôle et tandis que ses lèvres caressent toujours tes seins, ses mains viennent déboutonner le bouton de ton pantalon. Sa main passe rapidement dans l'espace créé pour trouver tes boucles humides dans le tanga assorti au haut. Ses doigts glissent le long de ton sexe avec empressement et tu ne saurais dire qui de toi ou elle est la plus impatiente. Après un mois de séparation depuis cette fameuse demande, tu sens qu'elle n'aura pas la patience de te faire languir. Ta pensée est confirmée lorsque ses doigts entrent en toi entamant rapidement des va-et-vient. L'orgasme ne tarde pas à monter et tu le laisses s'échapper alors qu'elle vient l'étouffer d'un baiser.
A peine remise de ce contact brûlant, tu la déstabilises pour prendre le dessus. Son dos cogne contre la carrosserie tandis que vos bouches ne se sont pas lâchées. Vos gémissements sont peu discrets et tu pries pour que personne ne soit assez près pour les percevoir. Tes mains longent le tissu de sa robe et cela t'énerve quand tu vois que tu ne peux pas lui retirer comme ça. Heureusement le décolleté généreux et extrêmement ouvert te permet de laisser ta bouche parcourir la peau dévoilée.
La partie raisonnable de ton cerveau clignote rouge mais tu fais la sourde oreille tandis que ton amante te guide plus bas pour venir te glisser sous sa robe. Tu remontes les différents tissus et tu crois ne jamais en voir le bout quand tu finis par trouver le trésor de ta belle. Impatiente, tu fais glisser son string avant que ta bouche ne décide d'explorer les pliures intimes de ton amante. Au-dessus de toi des gémissements et des soubresauts difficilement étouffés te parviennent. Tu sais qu'elle ne mettra pas de temps à venir dans ta bouche si tu continues à la torturer de cette façon. Cependant, tu ne peux pas t'arrêter et tandis que ta langue s'occupe de son bouton de chair, deux de tes doigts viennent rejoindre son intimité. Cette fois elle ne retient pas le râle de plaisir que ta dévotion lui procure. Ses hanches bougent frénétiquement en rythme tandis que ton prénom est supplié.
- Plus fort… Emma
Cette fois tu te relèves et la fais taire d'un baiser sans ralentir tes pénétrations. Ses yeux sont fermés de plaisir mais tu lui demandes de les ouvrir pour les voir être possédés par le plaisir. Tes doigts se recourbent dans son antre et cette fois l'orgasme la fauche. Elle ne peut plus maintenir votre connexion visuelle et après quelques caresses intimes, tu retires tes doigts de son intimité la laissant récupérer. Sa tête repose délicatement dans ton cou tandis que tes bras la soutiennent contre ton corps. Tu as presque l'impression d'une poupée de chiffon.
La bulle extra-temporelle dans laquelle vous sembliez être enfermée explosa soudain lorsqu'une voix que tu rêverais de faire taire raisonne dans le parc toujours désert. Robin cherche sa femme et cela la fait se redresser plus vite que son ombre. D'un geste de la main elle tente de remettre ses cheveux comme il faut et tu ne peux t'empêcher d'avoir un étau autour du cœur. Tu as été faible, encore une fois. Tu fermes à la va-vite ton chemisier ainsi que le bouton de ton pantalon.
Régina finit par sortir de derrière la voiture et retrouve Robin. Tu remarques qu'il regarde à peine sa femme avant de la saisir par la main et de retourner vers la salle. Aucun regard ne t'a été adressé de la part de ton amante alors que tu sens un grand vide dans tes entrailles. Perdue, tu entres vite dans ta voiture et une fois Régina hors d'atteinte, tu embrailles pour t'éloigner au plus vite. Quelques secondes auraient suffi pour apercevoir le regard larmoyant qui te cherchait parmi le parking vide.
L'avion a décollé depuis quelques minutes déjà et tu ne sais pas si c'est de la tristesse, de la colère ou bien un sentiment de libération qui t'habite alors que tu quittes le sol américain. Seul ton chef connait la véritable raison de ton départ puisqu'il a transmis ton dossier aux bureaux de Scotland Yard. Avoir l'appui du chef de département de criminologie de la NYPD était semblait-il un bon passe-droit. En repensant aux dernier évènements, à ton départ précipité, au fait que tu n'aies pas pris le temps de dire au revoir à Henry, des larmes coulent sur tes joues. Cela finira bien par passer, tu as bien réussi à survivre depuis dix ans.
Tu renifles, cause des larmes qui t'ont échappées et tu cherches un mouchoir dans ta poche. Tu ne t'es même pas changée depuis le mariage, tant chamboulée par ce qu'il s'est passé. Ta main rencontre du tissu dans la poche de ton pantalon et sort ce qui semble être un sous vêtement. Cette fois tu serres les points de colère et de frustration. Tu as gardé le string que tu as enlevé à Régina hier.
Non... on ne tue pas l'auteur ! Promis la suite arrive lundi prochain avec la fin.
A très vite et en attendant pensez à laisser un petit mot c'est toujours très apprécié.
