Hey :D Voici un OS du concours et on demandait un crossover, j'ai donc mêlé l'univers de Doctor Who avec celui d'Harry Potter. Je préviens par contre que le couple dans l'univers d'HP n'est pas apprécié par tout le monde, néanmoins moi j'adore alors... Il s'agit d'un Drarry, je préfère prévenir à l'avance, voilà ! Bonne lecture :D


OUI MAIS...


La vitre sur laquelle reposait son dos était glacée mais il refusait d'y bouger. C'était sa punition. La preuve qu'il valait mieux avoir des remords que des regrets. Son dos avait cogné la vitre quand il s'était rendu compte qu'il avait voulu agir trop tard. Quand il les avait vu main dans la main au bout du couloir. Quand il s'est rendu compte que c'était foutu pour lui, qu'un autre l'avait devancé. Il était arrivé trop tard. Comme il aurait aimé remonter le temps. Pouvoir revenir en arrière et faire autre chose, agir autrement. Pouvoir marcher sans trembler, s'approcher de lui et oser lui dire tout ce qu'il ressentait. Oser faire le premier pas. Ne pas à voir l'homme qu'il aimait partir avec un autre. Les larmes refusaient de couler, ses mains ne réussissait pas à trembler, son cœur gardait un rythme à peu près normale. Mais tout ce qu'il savait, c'est qu'il avait froid. Très froid. Il avait l'impression que, plus jamais, il ne réussirait à se réchauffer, à retrouver une température normale.

Quand Hermione l'avait trouvé, la nuit était tombé. Il était toujours contre la fenêtre, à regarder un point invisible, l'endroit où il les avaient vu s'embrasser : Draco Malfoy et Théodore Nott. Il lui avait demandé de l'examiner, de vérifier sa température. Mais elle n'avait rien trouvé d'anormal. Pourtant il était sûr que ce n'était pas normal d'avoir aussi froid, d'avoir l'impression que son cœur s'était brisé en milles morceaux. Hermione l'avait ramené dans le dortoir des Griffondors et l'avait recouché. Il lui avait alors demandé si elle avait toujours le Retourneur de Temps mais elle avait fait un signe négatif de la tête avec une moue désolée. Il avait alors fermé les yeux et, pour la première fois de sa vie, avait prié pour qu'on l'aide, pour qu'il arrête d'avoir mal, pour revenir en arrière et changer ses décisions.

Car Harry Potter était tombé amoureux et il espérait de tout son être que cela n'arriverait plus jamais.


Le fauteuil sur lequel il était assit n'était pas très confortable mais c'était sa punition. Sa punition pour ne pas avoir suivi son cœur. Il aurait du ... Il aurait du avouer ses sentiments et non pas faire comme s'il ne ressentait rien. Il avait été stupide. Stupide. Stupide. Stupide. Stupide d'avoir refusé ses avances, stupide de ne pas l'avoir écouté, stupide de l'avoir laissé partir. Bien sûr, elle avait été en colère et il la comprenait. Il avait fait une betise et il avait peur. Peur qu'elle ne revienne pas. Peur qu'elle refuse de le revoir. Peur qu'elle trouve quelqu'un d'autre, qu'elle passe à autre chose. Car elle avait claqué la porte en partant. Et elle l'avait insulté. Il l'avait mérité. Il avait même mérité qu'elle le frappe. Mais elle ne l'avait pas fait. Même pas. Et ça le Docteur n'en revenait pas. Il le savait qu'il méritait que Clara le frappe. Il l'avait repoussé, il lui avait mentit. Il avait voulu la protéger. Non, ça ce n'était qu'un piètre mensonge, une excuse bidon pour justifier son refus. Mais alors pourquoi l'avoir repoussée ?! Pourquoi avoir fait fuir sa Clara ?! Il ne le savait pas. Si en fait. Il avait peur. Juste peur. Et tout ce qu'il voulait, c'était revenir en arrière. Cette fois, ne pas avoir peur. Accepter ses sentiments et enfin se déclarer à Clara. Ne pas lui mentir, ne pas la repousser.

Mais si seulement, il pouvait remonter le temps ...


Ombrage marchait dans le chateau, ses talons claquant sur le sol. Sew petits pas résonnaient dans le couloir vide. Hermione et Harry la suivait, cote à cote. Harry ne comprenait pas le plan d'Hermione. Ombrage avait demandé l'Arme qu'avait l'intention d'utiliser Dumbledore et Hermione lui avait répondu qu'elle était dans la Foret Interdite. Elle leur avait donc demandé de lui montrer le chemin tandis que Ron, Neville et Luna étaient coincés dans le bureau d'Ombrage avec Malfoy, Crabbe et Goyle. Malfoy l'avait regardé avec dégout et dédain comme à son habitude. Et Harry avait eut un pincement au coeur. Il avait baissé la tête, dépité, et avait eut du mal à réécouter Ombrage parler. Le regard de Malfoy sur lui l'avait tétanisé au début. Puis il avait entendu Ombrage lui avouer que c'était elle qui avait envoyé les Détraqueurs pendant l'été. Elle avait voulu le faire taire.

- Il fallait bien que quelqu'un agisse, avait dit Ombrage dans un murmure, sa baguette pointait sur le front d'Harry. Ils étaient tous là à gémir qu'on devait absolument vous faire taire, vous discréditer, mais j'ai été la seule à agir en ce sens ... L'ennui, c'est que vous avez réussi à vous en sortir, n'est-ce pas Potter ? Aujourd'hui, en revanche, vous ne vous en sortirez pas, plus maintenant ...

Elle avait prit une profonde inspiration et s'était écrié :

- Endol...

Hermione était alors intervenue en criant qu'elle savait à qui parler Harry dans la cheminée. Elle mentit et dit que c'était Dumbledore. Elle lui parla ensuite d'une Arme. A partir de ce moment, il n'avait plus rien comprit. Ils avaient ensuite prit tout trois la direction de la forêt interdite.

Il faisait froid dehors et encore plus dans la forêt où la lumière ne passait plus tellement les arbres étaient rapprochés. Hermione et lui n'avait pas de baguette magique, ce qui était dangereux pour eux.

- C'est encore loin ? demanda Ombrage d'une petite voix pendant qu'ils s'enfonçaient de plus en plus dans la forêt.

- Oh oui, répondit Hermione. Elle est bien cachée.

Harry se sentait de plus en plus mal à l'aise. Hermione ne suivait pas le sentier qu'ils avaient pris pour aller voir Graup mais celui qu'il avait prit trois ans auparavant lorsqu'il s'était rendu dans le repaire d'Aragog.

- Heu... Tu es sûre que c'est la bonne direction ? lui demanda t-il d'un ton appuyé.

- Oh, oui, répondit-elle, catégorique.

Leurs robes étaient déchiquetés. Hermione écrasait les broussailles sur son passage en produisant un bruit que Harry estimait tout à fait inutile. Ils avaient prit la tête et derrière eux Ombrage trébucha contre un arbuste renversé. Ni l'un ni l'autre ne l'aida à se relever. Hermione continua d'avancer avec détermination en s'écriant par dessus son épaule :

- C'est un peu plus loin !

- Hermione, pas si fort, marmonna Harry qui accélera le pas pour la rejoindre. Le moindre son peut être entendu ici ...

- Justement, je veux qu'on nous entende, répondit-elle à voix basse. Tu verras ...

Ils poursuivirent ainsi leur marche pendant un temps qui parut très long. Harry retrouvait la même sensation qu'il avait déjà éprouvée en venant ici : celle d'être observé par des yeux invisibles.

- C'est encore loin ? demanda Ombrage avec colère.

- Non, plus maintenant ! lui cria Hermione alors qu'ils arrivaient dans une clairière humide et sombre. Juste un peu plus ...

Une flèche siffla dans l' air et se planta dans un arbre, avec un bruit mat, menaçant, juste au-dessus de sa tête. Des martèlements de sabots retentirent soudain de partout. Le sol de la forêt se mit à trembler. Ombrage laissa alors échapper un petit cri et poussa Harry devant elle, comme un bouclier...

Harry se dégagea et regarda autour de lui. Une cinquantaine de centaures avaient surgi de tous côtés, les flèches de leurs arcs pointées sur eux. Tous trois reculèrent lentement jusqu'au centre de la clairière. Ombrage poussait de petits gémissements de frayeur. Harry jeta à Hermione un regard en biais et la vit afficher un sourire triomphant.

- Qui êtes-vous ? dit une voix.

Harry regarda sur sa gauche. Le centaure au pelage brun du nom de Magorian s'était détaché du cercle et avançait vers eux. Lui aussi braquait la flèche de son arc dans leur direction. A la droite de Harry, Ombrage continuait de se lamenter, sa baguette magique, qui tremblait violemment, pointée sur le centaure.

- Je t'ai demandé qui tu étais, humaine, dit Magorian d'un ton abrupt.

- Je suis Dolores Ombrage ! répondit-elle d'une voix rendue suraiguë par la terreur. Sous-secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Magie, directrice et Grande-Inquisitrice de Poudlard !

- Tu appartiens au Ministère de la Magie ? demanda Mogorian tandis que de nombreux centaures s'agitaient d'un air impatient.

- Exactement ! répondit Ombrage, la voix encore plus aiguë. Alors, faites attention ! Conformément aux lois établies par le Département de controle et de régulation des créatures magiques, toute attaque menée par un hybride tel que vous sur un être humain ...

- Comment nous as-tu appelés ? s'écria un centaure noir à l'air sauvage en qui Harry reconnut le dénommé Bane.

Ils n'eurent pas le temps d'entendre ce que répondrait Ombrage car deux bruits retentirent. Le premier fut un grand fracas causés par un pied géant qui venait d'atterrir au bord de la clairière. Deux gros troncs d'arbre s'écartèrent pour laisser passer apparaître la silhouette monstrueuse de Graup.

Le second bruit fut celui que fit une boite bleue en fonçant droit sur la forêt. Graup se retourna vers elle et lui donna un grand coup qui l'envoya valser dans un gros arbre. Il s'en approcha encore et la renvoya plus loin. La boite bleue était résistante mais tout de même cabossée. Hermione lui cria d'arrêter en voyant la porte de la boite s'ouvrir et un homme apparaître. Mais Graup ne comprit pas, prit la boite dans ses mains et la jeta au loin. L'homme en tomba et s'écrasa dans les branchages avant d'atterrir dans un bruit mat sur le sol.

Les centaures s'étaient enfuis avec Ombrage et Graup s'assit au second ordre d'Hermione. Harry fonça sur l'homme sur le sol. Il l'examina et prit son pouls. Il appela ensuite Hermione et elle l'aida à le soulever d'un sortilège. Ils l'emmenèrent et retraversèrent toute la forêt avec lui au dessus. Ils parcoururent ensuite le parc, passant devant la cabane d'Hagrid. Le hall d'entrée était vide par chance.

- Il faut l'amener à Pomfresh, dit Hermione.

- Et ils vont nous poser pleins de questions. On n'a pas le temps Hermione, il faut aller sauver Sirius.

Hermione grimaça, pas persuadé par l'argument d'Harry mais acquiesça tout de même.

- La Salle sur Demande.

Il montèrent les six étages et arrivèrent devant une tapisserie qui illustrait un troll en train d'apprendre à danser. Harry passa cinq fois devant la tapisserie en pensant très fort à une infirmerie. Le mur se transforma et les laissa entrer dans un endroit qui ressemblait à l'infirmerie de Poudlard. Ils allongèrent l'homme sur un lit et Hermione lui retira ses chaussures et son nœud papillon. Elle l'examina.

- Il respire ... Il a juste prit un sacré choc.

Harry s'approcha de lui à son tour et écouta son cœur battre. Mais il s'en écarta immédiatement en se rendant compte qu'il entendait un peu trop de battement pour un seul cœur. ça y est, il devenait fou. Il n'en parla pas à Hermione et la suivit hors de la salle, le laissant se reposer. Il espérait pouvoir revenir le chercher.

- C'est quoi cette boite à ton avis ?

- Aucune idée. Il faudra que je cherche à la bibliothèque.

Harry aurait levait les yeux au ciel dans une autre circonstance mais là il était curieux. Ils redescendirent les escaliers mouvants et entendirent des pas se diriger vers eux au troisième étage. Une tête blonde apparut et Harry soupira.

- Va chercher les autres, je m'occupe de lui. On se rejoint dehors.

Hermione partit immédiatement en direction du bureau d'Ombrage pour retrouver Ron, Neville et Luna.

- Où est Ombrage ? demanda Malfoy quand il arriva à un mètre d'Harry.

- Pas là, répondit Harry.

Son coeur s'était remit à battre précipitement, comme à chaque fois qu'il était en présence de Malfoy. Il remarqua que ce dernier était couvert d'une substance bizarre à certains endroits et que ses cheveux étaient en désordre.

- Où sont mes amis ?

- Pas là.

- Ils ont réussit à vous échapper, ça ne m'étonne pas.

- A cause de ta copine Weaslette et son sort de Chauve-Furie. Et les bonbons de ces putains de jumeaux. Crabbe et Goyle avaient de spustules partout et elles ont éclatés.

- Je vois ça, dit Harry en exminant Malfoy de la tête au pieds. Tu n'as jamais été aussi crade.

- La ferme Potter ! Tu ne veux certainement pas que l'on parle de ton hygiène personnel. Il faudrait déjà que tu arrêtes de te brosser les cheveux et les dents avec un balai trouvé chez les Weasley.

- Ne parle pas des Weasley de cette manière, s'écria Harry.

- Oh mais je peux aller plus loin Potty... Est-ce qu'ils ont assez de place pour t'accueillir au moins ? Des rumeurs courent comme quoi toi Weasley dormez dans les toilettes, est-ce vrai ?

Harry fonça sur Malfoy et le plaqua contre un mur, les mains autour de sa gorge.

- Retire ce que tu viens de dire immédiatement ! s'exclama t-il avec hargne.

Malfoy regarda Harry droit dans les yeux en lui répondant que non. Les yeux gris de Draco hypnotisèrent Harry et celui-ci se rapprocha de lui, collant son corps au sien. Draco fronça les sourcils, sentant les mains de Harry se détendre contre son cou. Il n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait que Harry posait ses lèvres contre les siennes. Harry se recula immédiatement, comme brulé et se mit à courir dans le couloir, descendant les couloirs restants et rejoignant Hermione, Ron, Luna et Neville.


Le Docteur se réveilla des heures plus tard avec une douleur parcourant son corps. Il bougea ses doigts puis ouvrit doucement les yeux. Il se souvenait avoir voulu retourner dans le passé et tout annuler. Le Tardis n'en avait fait qu'à sa tête et s'était prit une sorte de bouclier puis il y avait eut le géant. Il ne se souvenait plus de rien après. Il se releva immédiatement et posa ses pieds nus sur le sol. Il remit ses chaussures et prit son noeud papillon qui se trouvait sur la table de chevet. Il était dans un infirmerie mais cet endroit était vide et ne lui disait rien. Il marcha et regarda dans tout les recoins. Personne. Il s'approcha de la porte qui se trouvait au bout et l'entrouvrit. Elle débouchait sur un grand couloir. Il fit un pas et se cacha quand il vit et entendit deux personnes discuter au loin. Il y avait un brun et un blond. Le blond venait de se stopper dans sa marche en passant devant le brun et lui chuchota qu'il était désolé pour son parrain. Le brun hocha la tête en signe de remerciement. Le blond reprit sa route et se re-stoppa.

- Au fait, j'ai rompu avec Théo, dit-il au brun.

Ce dernier sourit tandis que le blond prenait un autre couloir. Le brun se dirigea vers le Docteur et fini par l'apercevoir.

- Vous êtes réveillé ..., murmura t-il.

Le Docteur s'approcha du brun et l'examina. Son regard se posa sur une cicatrice au front en forme d'éclair.

- Vous êtes Harry Potter ! C'est pas vrai !

Harry cacha sa cicatrice avec une mèche de cheveux.

- Oui c'est moi... Et vous, qui êtes-vous ?

- Le Docteur ! s'exclama t-il en souriant. Ravi de vous rencontrer ! Où est le Tardis ?

- Le Tardis ?

- La boite bleue, la cabine de police.

- Elle est dans la forêt mais je pense qu'elle est morte. Elle était dans un sal état.

- Oh elle est résistante, il lui en faut beaucoup plus pour s'éteindre, ne vous inquiétez pas, dit-il en continuant de sourire niaisement. Je vous remercie de m'avoir sauvé.

- C'est plutôt à moi de vous remercier. Sans vous, je ne serais pas monté jusqu'à cet étage et je n'aurais jamais croisé Draco. Je ne l'aurais jamais embrassé. Alors merci à vous ... Vous êtes en quelque sorte mon Cupidon.

Le Docteur ne suivit pas le reste de la conversation et suivit Harry s'en vraiment voir où il marchait. Sans s'en rendre compte, il était arrivé dans la clairière où se trouvait le Tardis. Un Cupidon ... Alors qu'il voulait annuler tout ce qui s'était passé avec Clara, il avait atterri ici et créé un nouveau couple impossible. Si deux ennemis avaient réussit à se rapprocher, pourquoi ne pourrait-il pas laisser sa relation avec Clara évoluer ?