Bonjour ou bonsoir ! Désolée de ce retard mais, entre les cours et le swap que j'effectue avec keep calm and love Hermione, j'ai plus trop le temps d'écrire. Dans ce chapitre, on parle pas trop de Mione, mais bon… J'espère que vous allez aimer, et je vous retrouve en bas !
Réponse aux reviews :
Swangranger : :D :D :D ! … Bref ! Merci encore de ta fidelité, j'espère que ce chapitre va te plaire !
Nadra :Ha ha ! Oui c'est vrai qu'on se croirait un peu dans leur appartement, maintenant que j'y réfléchis ! En tous cas, merci pour ta review et bonne lecture !
Kikou :Voici la suite que tu voulais, dis moi tout ce que tu en penseras sans exception ! :)
Bonne lecture !
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Chapitre 9 : Le vent souffle
Le vent soufflait fort. Hermione, malgré la température réglable de sa veste, frissonnait. Elle avait décidé de suivre les rails du Poudlard Express. Le brouillard blanc, vaporeux, floconneux, tremblait et lui donnait l'impression de marcher sur un nuage. Elle ne voyait pas à plus d'un mètre devant elle et avançait à tâtons. Les bourrasques violentes et dépourvues de sens la faisaient osciller dangereusement et projetaient ses cheveux tantôt devant ses yeux, tantôt en arrière. Mais elle ne renonçait pas. Elle n'avait pas le choix. Les nuages voilaient le ciel d'un noir d'encre. Aucune étoile n'était visible. Seul un quart de la lune transparaissait et l'éclairait un tant soit peu de sa lumière blafarde. Hormis les cris de douleur du vent qui ne cessait de mugir, le silence flottait. Les mains devant elle, Hermione progressait lentement. Soudain, une énorme forme noire émergea du brouillard, sur le bas côté. Intriguée, la jeune femme s'avança, pistolet au poing. Elle posa l'autre main sur la forme. C'était froid. Glacé. La lune éclairait brièvement les couleurs. Hermione devina du rouge écarlate et du noir. C'est là qu'elle comprit. C'était le Poudlard Express. Ce qu'il faisait là ? Elle n'en avait aucune idée. Seulement, l'ancienne Gryffondor était glacée jusqu'aux os et, dans le train, elle pourrait se réchauffer un minimum. Cependant, en voulant monter à l'intérieur, elle se rendit compte qu'il était couché sur le côté. Hermione soupira et monta à l'aveuglette. Elle pénétra dans le premier compartiment en marchant sur les murs et se calla tant bien que mal sur une banquette. Et elle écouta. A l'intérieur, le vent n'était plus qu'un sifflement lointain. Le silence pesant et angoissant enveloppait la jeune femme, seulement coupé par les grincements sinistres de la carcasse du train. Dehors, elle pouvait voir le ciel d'un noir d'encre et les arbres plier sous les rafales de vent. Hermione resserra sa veste sur elle. Bercée par les mugissements du vent auquel elle commençait à être habituée, elle papillonna des yeux et s'endormi.
La mer défilait devant ses yeux, l'écume blanche moussant à ses extrémités. Le ciel bleu brillait sous le soleil, et le fin sable blanc glissait sous ses doigts. Des cocotiers, bananiers et palmiers de toutes sortes l'entouraient. Elle était allongée sur le sable chaud et portait un simple bikini noir. Elle se sentait bien, à sa place sur cette île de quelques mètres de diamètre. Seule avec la nature. Un mouvement à sa droite attira son attention. Un rouquin s'approchait d'elle, vêtu comme elle d'un maillot de bain. Une joie sans nom saisit l'esprit de la jeune femme qui sourit à son bien-aimé. Ron se coucha à ses côtés et posa une main sur le ventre d'Hermione, le caressant distraitement. Son visage s'approcha de celui de la jeune fille, et ils s'embrassèrent. Hermione passa ses bras autours du coup du jeune homme qui en demandait déjà plus. Ses lèvres humides avaient quitté les siennes pour trouver sa mâchoire, son cou, le lobe de son oreille. Tantôt il léchait, tantôt il mordillait. Ses mains défirent le nœud du cou de son maillot et Hermione frissonna. Qu'est-ce qu'elle pouvait l'aimer ! Soudain, des voix se firent entendre. Ron et elle levèrent la tête en même temps, brusquement. Comment se faisait-il ? Ils étaient seuls sur l'île…
Hermione émergea de son rêve. Elle avait vu Ron. Ron, son bien-aimé. Ron. Elle ne savait même pas s'il était encore en vie… Subitement, elle dressa les oreilles. Les poils de ses bras se hérissèrent d'anticipation. Des voix. Ce sont elles qui l'avaient réveillée.
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Harry Potter serra la main de Ginny Weasley. La jeune rousse avait un coup de blues et pleurait à chaudes larmes la disparition de sa meilleure amie.
-Et si… Harry… Et si elle était morte ?
-Elle n'est pas morte, mon ange. Sinon, ils s'en seraient vantés et auraient placardé partout des affiches avec écrit en gros « Hermione Granger est morte ! ».
-Tu as raison. Merci Harry.
Ils s'embrassèrent tendrement. La Survivant passa délicatement ses mains dans les épais cheveux au parfum suave de Ginny. Sa Ginny. Soudain, un bruit sourd retentit à l'extérieur. Ron, allongé sur un lit superposé et feuilletant distraitement un magasine, se leva d'un bond et descendit l'échelle en moins de deux secondes. Luna et Neville surgirent de la pièce d'à côté, mains dans la main, jetant un regard surpris à leurs amis. Dean Thomas, l'air effaré, arriva dans la chambre en courant. Il paraissait hagard mais affolé. Quatre mots sortirent difficilement de sa bouche.
-Les Mangemorts… Ils attaquent…
Fred et George sortirent leurs baguettes d'un même mouvement. Tout le monde les imita. Ils sortirent du chalet et tombèrent devant un groupe d'une vingtaine de Mangemorts parmi lesquels Rosier, Macnair, les Carrow, Mulciber, Rowle, Crabbe et Goyle seniors et d'autres. Aucun ne devait avoir moins de quarante ans. Visiblement, Voldemort, après avoir découvert leur cachette, avait souhaité garder les jeunes, plus vigoureux. Sans mot dire, ils attaquèrent. Sans grande surprise, les sbires du Mage Noir ouvrirent le bal des Sortilèges Impardonnables. Harry eu soudain une idée. Alors qu'il combattait férocement contre Rowle d'une main, l'autre main saisit un objet dans sa poche. Il le jeta à terre, et une poudre d'un noir d'encre se propagea dans l'air.
-Dans la forêt ! cria-t-il. Il leur sera plus difficile de nous atteindre séparés !
Aussitôt dit, aussitôt fait. Les membres de l'Ordre coururent vers la forêt proche, laissant, pantelants, les Mangemorts errer dans le brouillard provoqué la le Poudre d'Obscurité Instantanée du Pérou qui commençait à se dissiper.
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Voldemort se frottait les mains de contentement. Ses fidèles étaient aller déterrer de leur trou perdu Potter et ses amis. Peut-être que Granger avait réussi à les rejoindre ? Si c'était le cas, il l'aurait enfin attrapée. Les recherches dans Londres pour retrouver la jeune fille s'étaient avérées vaines et le Seigneur des Ténèbres commençait à s'énerver durement. Il avait besoin de cette fille, Sang de Bourbe ou non.
Non loin de là, Drago Malefoy se rongeait les sangs. Cette fille n'arrêtait de lui filer entre les doigts. Sans le savoir réellement, elle empirait son châtiment. Chaque seconde d'absence lui était décisive. Elle condamnait ses amis et des innocents. Il voulait la voir, à ses pieds, le corps salit de sang, supplié pour elle et les autres. Il la voulait soumise à lui. Il désirait ses supplications. Oh oui, il les obtiendrait. Elle l'avait largement mérité, cette petite garce de Granger. Avec ses yeux ambre et or. Avec son air angélique sur ses traits fins. L'innocence incarnée. Et pourtant… Il la tuerait de ses mains, la marquerait de ses doigts, la blesserait de sa baguette, la souillerait avec ses mots, maltraiterait jusqu'à son cadavre. Pour se venger. Venger son manoir. Venger son père.
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Seule, Ginny courait. Le plus vite possible. Elle sentait son cœur cogner fort dans sa poitrine et son souffle, de plus en plus saccadé, s'entrechoquait avec le souffle du vent. Ses cheveux roux volaient en tous sens, semblaient dotés de vie. Les doigts crispés sur sa baguette, elle était aux aguets. Soudain, de lourds bruits de pas se joignirent aux siens. Elle déglutit. Ils étaient deux. La jeune femme se plaqua contre un arbre, et attendit. Plus un bruit. Parfois, des cris lui parvenaient des profondeurs de la forêt. Elle espérait que ses amis allaient bien. Brusquement, un maléfice lui frôla la joue. Ginny se retourna vivement pour faire face à Crabbe et Goyle seniors, menaçants, les baguettes levées. Pointant son propre bout de bois devant elle, la rouquine attaqua. Si elle devait mourir, elle mourrait dignement. Tout se passait avec une telle rapidité que, si on assistait au combat de l'extérieur, on ne pouvait deviner qui lançait quels sortilèges, la plupart étant informulés.
-Incendio ! cria soudain la plus jeune des Weasley.
La robe de Goyle prit lentement feu, rongeant avec plaisir le mollet du sorcier qui hurlait de douleur et tomba à terre. Crabbe hésita pendant une fraction de seconde entre venir en aide à son ami et continuer de se battre. Il opta pour la seconde option et para un Sectum Sempra informulé. Ignorant la scène d'horreur qui se passait à quelques mètre d'elle, à savoir un homme en train de brûler vif, jappant, luttant vainement contre les flammes qui l'enveloppaient, Ginny continuait d'attaquer. Mais son ennemi était coriace. Le temps fut alors comme suspendu. Un mouvement à sa droite attira l'attention de son œil qui risqua un regard mauvaise idée. Crabbe l'atteignit en plein ventre d'un Stupéfix. L'homme s'approcha de la rousse, tombée au sol, et laissa ses yeux se balader sur son corps, avait de siffler d'un air appréciateur.
-Je vais te ramener au Maître, il saura quoi faire de toi…
Le Mangemort agrippa le poignet de Ginny, et transplana, sans jeter un regard aux restes calcinés de son ancien meilleur ami.
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Ron et Luna, essoufflés, étaient montés dans deux arbres côte à côte. Autour d'eux, la forêt était calme. Le bruit d'une branche qui craque parvint soudain à leurs oreilles, et ils regardèrent en même temps vers la source du bruit. Avec horreur, ils découvrirent Rosier et Macnair les fixer, un sourire malsain aux lèvres.
-Tiens tiens… murmura Rosier. Qu'avons-nous là… Traître à son sang Weasley et Loufoca Lovegood. Intéressant.
Macnair approuva d'un ricanement et une sueur froide glissa contre la colonne vertébrale de Ron. Subitement, une trainée verte passa à côté de lui et atteignit Macnair en plein dans la poitrine. Ron regarda derrière lui. Luna s'était levée, le regard noir. Il ne la reconnaissait pas. Rosier ricana à son tour, se moquant du cadavre de son collègue.
-Loufoca utilise des Sortilèges Impardonnables maintenant, susurra-t-il. Etrange…
-Il faut savoir faire avec son temps, déclara la blonde d'une voix froide qu'on ne lui reconnaissait pas. Vous ne vous en empêchez pas, moi non plus.
Pendant, leur conversation, Rosier avait levé sa baguette.
-Expelliarmus ! cria Ron.
Le Mangemort contra aisément son attaque, le même sourire sur le visage.
-Pathétique Weasley. Seulement, venant de toi, ça ne me surprend pas…
Ron avait ouvert le bal. Rosier attaquait avec des sorts tout d'abord inoffensifs, qui empiraient à vue d'œil. Ron, tenant fermement une branche pour rester en équilibre, ripostait à merveille, aidé de Luna qui le couvrait dans son dos. Tout se passa très vite. Rosier sourit férocement, laissant apparaître ses dents blanches comme la neige. Luna cria :
-Rooooooooon !
Le jeune homme se retourna, juste à temps pour voir un éclair vert l'atteindre en pleine poitrine, comme Macnair quelques minutes auparavant. Pendant cinq secondes, il eu conscience qu'il mourrait. Ses membres se firent lourds, la tête lui tourna, et il tomba, telle une pierre, au sol. Luna laissa échapper un hurlement de rage mêlée à de la tristesse. Sentant les larmes lui monter rapidement aux yeux, elle lança plusieurs sortilèges mortels tout autour d'elle. Rosier s'écroula, un sourire figé sur le visage. Alecto Carrow, qui avait tué Ron, tomba aussi. Luna continuait de lancer des sortilèges. A quelques mètres en dessous d'elle, Ron Weasley gisait, bel et bien mort.
Mouhahaha ! Alors, qu'est ce que vous en pensez ? Je trouve qu'on commence vraiment à entrer dans le contexte de la guerre. Déjà deux morts, dont Ron. Vous vous attendiez à ce que je le fasse mourir ? Selon vous, comment vont réagir les autres ? Je veux tout savoir !
Bisous
E
