Salut à tous ! J'espère que vous passez de bonnes vacances ! De mon côté, c'est la fin dans deux jours… Sniiiiiiif ! Triste vie… Bref ! Pour remonter le moral à ceux de ma zone qui me lisent et dépriment à cause de la fin des vacances ou pour ceux qui ont déjà repris ou qui entament leur deuxième semaine, je vous poste un chapitre que je trouve plus long que mes autres chapitres ! Juste pour vous faire plaisir ! Bon, peut-être aussi parce que je m'ennuyais, mais bon… En attendant, bonne lecture ! (Et merci aussi pour vos reviews en quantité plus qu'abondante qui m'ont chauffé le cœur !)
Réponse aux reviews :
La Bgard :Eh bien merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaira aussi et bonne lecture !
Jenoxa :Merci, j'espère que le reste de la fic te plaira autant que le prologue ! Je suis contente que tu lises une de mes fics, et j'espère que ça te donnera envie d'en lire d'autre ! (Même si mes premières ne sont pas fameuses, je suis d'accord)
Swangranger :Merci merci merciiii ! Je t'aime vraiment tu sais ? Tes reviews sont toujours plus gentilles les unes que les autres et le fait que tu me suives toujours autant me fait vraiment ultra plaisir. Pour le sang, c'est plutôt sang de serpent je dirais. Merci encore de ta reviews si sympa et touchante et booooonne lectuuuure !
Nedwige Stew :Merci beaucoup pour ta review ! Et oui c'est moi qui décide (rire sadique) niark niark ! Mais voilà la suite que tu attendias avec tant d'impatiente et j'espère qu'elle va te plaire !
Kikou :Merci et voici le suite qui répondra peut-être à tes questions !
Maraille :Merci beaucoup d'avoir mis cette review, même si tu n'avais pas grand-chose à dire, c'est un effort que beaucoup ne prennent pas souvent (je me vise particulièrement parce que je mets moi-même très peu de reviews, hum hum). Voici la suite, qui, j'espère, sera encore mieux !
tilupine :Hihi ! Merci encore ! Je suis contente que tu me comprennes et que tu aimes autant ce chapitre, et je te souhaite une bonne lecture !
Enora Stew :Merciiiii pour ta review ! Il y a cependant quelque chose que je ne comprends pas… Pourquoi me souhaites-tu de bonnes chances pour mon bac ? Je veux dire… Pourquoi dis-tu que je passe mon bac ? A part ça, merci encore pour ta review qui m'a fait beaucoup plaisir et bonne lecture !
Chapitre 12 : Sentiments
Hermione ouvrit les yeux et les referma immédiatement. Une lumière éblouissante venait de l'aveugler au réveil. Elle grogna de façon peu féminine et se frotta les yeux avec les poings.
-Très sexy, Granger, fit une voix narquoise que la jeune femme détestait par-dessus tout.
Elle bondit sur ses pieds, ignorant la petite piqure infligée par la trop forte luminosité. Avant de répondre, Hermione prit soin d'observer l'endroit où elle se trouvait. C'était une grande pièce entièrement blanche. Le plafond, les murs et le sol étaient d'un blanc immaculé. Voilà ce qui lui faisait mal à la rétine. Elle venait de sortir d'un lit de la même couleur que le reste de la chambre. La pièce était ronde et grande et une vague odeur de renfermé flottait dans l'air. Il faisait très froid et les bruits résonnaient. Devant elle se tenait un jeune homme à la beauté stupéfiante. Il avait des cheveux d'un blond si pâle qu'ils semblaient blancs. Sa peau blanche, presque translucide, paraissait douce. Il avait les traits fins, et un maintient clairement aristocratique. Ses lèvres roses, assez fines, s'étiraient en un rictus railleur, en une moue moqueuse. Dans ses yeux – et quels yeux ! bleu orage, gris acier, impossible de savoir – dansait la flamme de la victoire, accompagnée par la lueur traîtresse de la malice. Drago Malefoy dans toute sa splendeur. L'espace de quelques secondes, l'anglaise se demanda comment autant de beauté pouvait régner dans un même être. Elle fronça les sourcils et grogna imperceptiblement en se disant que ce qu'il y avait à l'intérieur compensait largement le physique. Son âme était noire. Aucune once de pitié ou d'amour n'avait sa place chez Malefoy, si ce n'est l'amour propre. La voix tant haïe de celui qu'elle analysait silencieusement la coupa dans son élan psychologique :
-Granger, je sais que je suis beau, mais tu me reluques tellement fort que je vais finir par me sentir gêné.
Et voilà, qu'est-ce que je disais. Imbu de lui-même comme pas possible.
-Même pas dans tes rêves les plus fous, Malefoy.
-Rassure-toi, tu fais plutôt partie de mes cauchemars.
Et voici la noirceur de l'âme !
Hermione ne prit pas la peine de répondre et demanda :
-Où suis-je ? Qu'est-ce que tu fiches ici ?
Le blond lui adressa une moue déçue, signifiant qu'il aurait aimé la voir répondre à ses piques, mais répondit tout de même à ses questions :
-Tu es dans une grotte à quelques minutes de Poudlard. Evidemment, on a arrangé la caverne pour qu'elle soit plus… agréable à vivre.
Son regard désapprobateur indiquait clairement que c'était Voldemort qui avait voulu la mettre ici. Malefoy, quant à lui, aurait certainement préféré les cachots.
-Il y a une chambre, une salle-de-bains et une cuisine, reprit-il. Ne t'avises pas d'essayer de tuer qui que ce soit avec des couverts, ou tu finirais noyée dans le lac ou dévorée par le Calamar Géant.
La jeune femme ouvrit la bouche pour répliquer mais il l'en dissuada d'un geste de la main.
-Je n'ai pas fini. Je vais être direct : le Maître te veut dans ses rangs.
Hermione ne le laissa pas finir et éclata d'un rire froid.
-Et tu penses vraiment que je vais accepter Malefoy ? Plutôt mourir de la pire des manières que de servir un malade mégalomane !
Le jeune homme pointa sa baguette sur elle, son visage froid et noir, les yeux débordant de colère.
-Aurais-je oublié un détail ? murmura-t-il, ses paroles résonnant en écho contre les murs de la grotte. Tu m'appartiens. Vois-tu, le Maître m'a accordé cette faveur étant donné que je t'ai trouvée et en vue de ce que tu m'as fait avant de t'enfuir. Si tu oses encore une fois l'insulter lui ou m'insulter moi, je t'assure que tu tâteras de ma baguette.
-Eh bien j'ose Malefoy ! Après tout, même si tu me blessais, tu reculerais devant mon sang ! Tu crois que je ne t'ai pas vu reculer et blêmir devant la couleur de mon sang quand celui que tu suis comme un chien m'a ouvert le ventre ? Quant au fait de t'appartenir, il est tout relatif. Je ne suis pas ta propriété, je ne suis pas un objet, je suis libre de mes choix et de mes actions.
Un rictus à faire pâlir la Mort en personne anima les lèvres de l'ancien Serpentard. Un rictus dédaigneux et méprisant.
-Je ne ferais pas la maligne à ta place Granger. Tu n'es pas libre étant donné que tu es enfermée ici, et que tu es à ma merci. Par rapport à la couleur de ton sang, il m'a juste surpris.
-À ta merci, sérieusement ? Tu ne peux pas trouver mieux Malefoy ? C'est drôle, je me sens en pleine forme !
À ces mots, un halo de lumière bleutée émanant de son corps commença à se propager dans toute la pièce, réchauffant l'atmosphère. Malefoy recula d'un pas. D'un geste de la main, Hermione le désarma et s'approcha de lui. Plus elle s'approchait, plus il reculait. Un sourire en coin creusa une fossette sur la joue de la jeune femme qui semblait s'amuser comme une petite folle.
-On fait moins le malin Malefoy ! Alors, moi, qui suis censée t'appartenir, Sang-de-Bourbe de surcroît, effraie le grand méchant Drago Malefoy ?
Elle le voyait qui bouillonnait de rage, impuissant. Elle ne savait pas d'où sortait cette force, cette lumière. Le Hyacintho y était forcément pour quelque chose, c'était évident. Comme si, avec le temps, ses pouvoirs étaient de plus en plus forts. Elle n'avait plus besoin de baguette. Si elle voulait faire quelque chose, elle le faisait. Ni plus, ni moins.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Blaise soupira. Ginny Weasley le fatiguait. Elle ne se laissait pas faire, et cela l'exténuait. Toutes les femmes succombaient à son charme, sauf celle qu'il fallait. Elle passait ses journées enfermée dans la chambre que Blaise lui avait indiquée. Elle ne pleurait pas, ne se plaignait pas. C'était peut-être pire. La jeune femme l'ignorait royalement à chaque fois qu'elle le voyait lors de ses rares sorties. Elle se faisait apporter ses plats dans sa chambre et se débrouillait pour y rester le plus possible. Cette fille allait le rendre fou. Depuis combien de temps déjà la désirait-il ? La cinquième année à Poudlard. Au départ, c'était juste du désir. En sixième année, c'était devenu une sorte d'obsession. Il ne supportait pas de ne pas l'avoir dans son champ de vision et avait envie de hurler quand il la découvrait avec Thomas ou Potter. En septième année, il s'était rendu compte qu'il l'aimait désespérément. Mais hélas, il n'était pas assez proche d'elle, et même ! Elle le haïssait. Et toujours Saint Potter pour la coller. Tssss, Potter. D'un côté, il avait envie que ce balafré détruise le malade qu'il servait à contrecœur d'un autre côté il avait envie de l'avadakédavriser à chaque fois que Ginny prononçait son nom. C'était quand mêmesa Ginny à lui ! Foi de Zabini, il allait la faire sienne. Il voulait se faire désirer, se faire aimer par la jeune rousse. Lui faire oublier le binoclard. Sans qu'il ne s'en rende compte, ses pas l'avaient mené jusque devant la porte de son obsession. Il toqua et, bien sûr, elle ne répondit pas. Le métisse ouvrit la porte et croisa deux yeux bleus qui le foudroyèrent sur place. Il aimait tant ce regard de haine…
-Zabini ? aboya la plus jeune des Weasley. Il me semble que mon silence signifiait clairement que je n'avais pas envie de te voir.
L'interpelé leva les deux mains en signe de capitulation et répondit :
-Wow wow wow. Calme-toi chérie. Je ne veux pas t'embêter. Je suis pour la paix moi.
Elle éclata d'un rire glacial.
-La paix ? Tu appelles « paix » tuer des innocents, séquestrer des jeunes filles et obéir à un taré paranoïaque ? Laisse-moi rire !
Elle rejeta ses cheveux flamboyants derrière ses épaules et lui adressa un regard venimeux, comme un défi silencieux.
-Pour ma défense, je n'ai jamais tué personne. Je ne te séquestre pas, c'est toi qui veux rester enfermée dans cette chambre. Enfin, je veux que Potter tue le « taré paranoïaque », comme tu le dis si bien. Je ne suis un Mangemort que pour ma survie et celle de ma famille. Ma mère a beau être très riche et avoir eu un grand nombre de maris, elle est faible au fond, et ne résisterait jamais au Seigneur des Ténèbres.
Ginny fronça les sourcils.
-C'est drôle de t'entendre parler comme ça Zabini. Je ne sais pas si je dois te croire et supposer que tu as un cœur ou estimer que tu ne fais ça que pour te faire bien voir de moi et obtenir ce que tu souhaites.
Blaise fit une moue déçue et murmura :
-Je ne suis pas comme ça…
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Hermione, largement plus petite que Malefoy, semblait pourtant le surplomber de toute sa frêle silhouette. Le blond, le visage impassible mais terrifié à l'intérieur, reculait de plus en plus face à l'étrange magie qu'opérait la jeune fille devant lui. Ce qu'elle lui disait lui donnait envie de la torturer à mort – bien qu'il sache parfaitement que c'était impossible à cause du Hyacintho – mais la lumière bleue qui se rapprochait de plus en plus de lui et les cheveux d'Hermione qui flottaient au-dessus de sa tête comme dotés de vie le terrorisaient. Et en plus cette garce l'avait désarmé ! Impossible de se protéger ! Son dos heurta le mur et il se maudit. Non seulement il ne pouvait plus se sauver, mais en plus lui, un Malefoy, se retrouvait coincé contre un mur et apeuré par une Sang-de-Bourbe ! Alors qu'elle levait la main vers lui, visiblement pour le gifler, tout cessa. Comme ça. D'un seul coup. La pièce redevint froide et blanche en un quart de secondes et les cheveux de la jeune femme se posèrent délicatement sur ses épaules. Pendant deux minutes, les deux sorciers présents dans la pièce restèrent pétrifiés. Drago, collé contre le mur, les bras le long de son corps, les poings serrés, la mâchoire crispée. Hermione, à quelques millimètres de lui, la main à une quarantaine de centimètres du visage du blond, le fixant dans les yeux, la bouche entrouverte.
Leurs deux cerveaux fonctionnaient à mille à l'heure et pensaient à deux ou trois détails près la même chose. Au bout d'un certain temps, un sourire sauvage étira les lèvres du blond, laissant apparaître ses dents blanches comme la neige, tandis qu'Hermione blêmissait à vue d'œil. Il était plus grand, plus fort, plus rapide… En bref, il avait maintenant l'avantage. L'ancienne Gryffondor désespérait. Pourquoi est-ce que tout s'était arrêté ? Il allait la torturer jusqu'à la fin de sa vie ! Tout à coup, la lumière se fit dans son esprit et l'espoir envahit son corps. Elle l'avait désarmé. Il n'avait plus sa baguette. Elle était tombée à l'autre bout de la pièce. Malefoy vit qu'un changement radical d'attitude s'effectuait chez son ennemie et en devina bientôt la cause. Sa baguette. Merde ! Tout se qui arriva ensuite se passa en quelques secondes.
Hermione esquissa un mouvement pour aller chercher la baguette, mais Malefoy saisit son poignet toujours en l'air et la projeta violement contre le mur. Elle poussa un gémissement quand son dos heurta la paroi glacée tandis que le jeune homme se précipitait pour saisir sa baguette. Alors qu'il se retournait vers elle, un sourire victorieux sur les lèvres, elle se jeta sur lui et les fit tous deux tomber au sol, elle au-dessus. Malefoy poussa un grognement de rage et rua, ce qui fit tomber la demoiselle devant lui. Sans plus attendre, il monta à quatre pattes sur Hermione, emprisonnant ses jambes avec les siennes et maintenant ses poignets d'une main par-dessus sa tête, l'autre main pointant sa baguette contre sa gorge.
Baguette qui lui semblait d'un coup bien petite…
La jeune femme, qui n'avait cessé de se débattre sous son assaillant, se stoppa d'un coup. L'ancien Serpentard tremblait de fureur.
-Granger… Ma baguette… murmura-t-il, les dents serrées, tentant vainement de contenir sa colère.
Lorsque Hermione lui était tombée dessus, sa baguette avait chuté sous lui et s'était cassée en deux.
-Je… hésita la jeune femme qui commençait à vraiment craindre pour sa vie.
La main de Malefoy serrait tellement fort ses poignets qu'elle poussa un petit gémissement de douleur. Gémissement qui sembla faire revenir le blond à lui. Il se calma. Mauvais signe. Il sourit. Encore plus mauvais signe. Il jeta sa moitié de baguette derrière son épaule et fit langoureusement glisser sa main dans le cou de sa prisonnière qui frissonna. Ses yeux métalliques la transperçaient et elle se mordit la lèvre inférieure, ne sachant pas trop à quoi s'attendre. Il jeta un bref regard à ses lèvres et ses pupilles s'ancrèrent de nouveau dans les siennes, encore plus sombres qu'avant. La main qui caressait son cou se dirigea vers sa nuque, l'obligeant à relever un peu la tête, remonta dans ses cheveux, et se perdit dans ses boucles brunes. Soudain, il tira brutalement sur ses cheveux, la forçant à se cambrer. Elle poussa un petit cri de douleur alors que le jeune homme se levait, l'entraînant avec lui, la tirant toujours par les cheveux et les poignets. Tandis qu'elle se débattait férocement sans succès, il parlait :
-Tu es une imbécile Granger. J'aurais pu simplement te torturer d'un ou deux Endoloris et tout aurait été terminé. Maintenant que tu as cassé ma baguette, non seulement je suis deux fois plus en colère, mais en plus il va falloir que je trouve une autre manière de te faire du mal. Et vu que je ne me complais pas particulièrement dans le viol et que je n'aime pas frapper les femmes en bon gentleman que je suis, il n'y a plus aucune solution.
Hermione se statufia, écoutant attentivement les paroles de Malefoy.
-Le problème, c'est que je veux te punir. Je dois donc choisir entre ces deux choses qui me répugnent. D'un autre côté, les deux ont aussi un bon côté. Étant donné que tu n'es pas moche et que tu parais pas mal foutue, cela ne me pose pas un gros blocage. Et puis, si tu aimes – et tu aimeras, c'est certain -– tu te détesteras toi-même pour ça, ce qui serait une super occasion pour moi. Te frapper, c'est te blesser purement, physiquement. J'en ai toujours rêvé. Encore plus depuis que tu as bousillé mon manoir. Si tu savais le nombre de façons de te faire mourir que j'ai imaginé ! Alors dans tous les cas, je suis gagnant, et tu es perdante. Même si ça ne me plaît pas plus que ça.
La jeune femme avala difficilement sa salive. Elle n'était vraiment pas sortie de l'auberge. Elle ouvrit la bouche et demanda d'une voix rauque :
-Je rêve ou tu m'as fait des compliments Malefoy ?
Eh oui. Ca pouvait paraître idiot, mais c'était tout ce qu'elle avait trouvé à répliquer. Le blond tourna la tête vers elle, assise à ses pieds, les bras en l'air, poignets dans sa main, et ses cheveux dans l'autre. La surprise se lisait clairement sur son visage.
-Pardon ? demanda-t-il.
-Si. Tu as dit « Étant donné que tu n'es pas moche et que tu parais pas mal foutue, cela ne me pose pas un gros blocage ». Si ce n'est pas un compliment, je ne sais pas ce que c'est.
Malefoy paraissait de plus en plus surpris. Toute trace de colère avait disparu de son visage.
-Tu es sérieuse Granger ? Je te parle de te violer ou de te frapper et tu ne fais attention qu'à une phrase sans importance ?
Hermione haussa les épaules et rétorqua :
-Dans tous les cas, je sais que je suis fichue, alors…
Le blond n'en revenait pas. Comment pouvait-elle faire preuve d'un pareil sang froid ? Il lui parlait de choses affreuses et elle s'en moquait ! Pire, elle essayait de le faire se sentir gêné ! Décidément, il ne comprendrait jamais cette fille. En attendant, il n'était plus du tout en colère, juste surpris et amusé. Amusé par une Sang-de-Bourbe ? On aura tout vu… Son père serait fier de lui tiens… Il n'avait cessé de dévisager la jeune femme qui fixait résolument son genou. Elle avait une peau assez pâle, mais plus foncée que la sienne. Ses lèvres étaient d'un rouge rosé soutenu, de part le fait qu'elle les mordillait constamment. Son nez était recouvert de tâches de rousseur. Ses yeux, il l'avait déjà remarqué auparavant, étaient d'un ambre-noisette étonnant, parsemé de filaments d'or. Ses cheveux étaient bruns et bouclés, très épais. Ils avaient un aspect moins sauvage que lors des premières années à Poudlard mais gardaient un certain côté indompté. Voldemort avait ordonné qu'on change ses vêtements. Elle était simplement vêtue d'un pull noir, d'un jean moulant de la même couleur et de bottines à lacets tout aussi noires. Pourquoi est-ce qu'il l'avait fait habiller en Moldue ? Il n'en avait aucune idée. Ceci dit, cela lui permettait de mieux détailler son corps. Il lui paraissait plus athlétique que lorsqu'elle était dans son manoir. Ses longues jambes semblaient plus musclées, mais sa taille était toujours aussi fine et son ventre toujours aussi plat. Sa poitrine était peut être légèrement trop petite et ses fesses étaient rebondies et musclées, pas dignes d'une bombe sexuelle en soit mais pas trop petites non plus. Le physique de Granger n'avait rien à voir avec celui des filles avec lesquelles il couchait en général. Cependant, elle était sans hésitations belle. Son corps était musclé et fin et son visage avait beaucoup de charme. Il fallait qu'il l'ai dans son lit. Sa partie intime qui tendait le tissu de son boxer en témoignait : elle l'attirait. Drago secoua sa tête à ces pensées, mais ne pouvait démentir ce qu'il venait de penser. Malgré le fait que Granger soit une Sang-de-Bourbe et bien qu'il la déteste, elle l'attirait.
De son côté, Hermione avait senti le regard insistant du blond sur sa personne, mais avait préféré ne rien dire. D'une petite voix, elle demanda :
-Tu peux me lâcher ? S'il te plaît ?
Cette voix fit revenir Drago à lui. Il sourit, tira sur les cheveux de la lionne pour qu'elle le regarde dans les yeux, résista à l'envie brutale de la plaquer sur le sol et de l'embrasser, et déclara, toujours souriant :
-Je ne sais pas ce que tu m'as fait, mais je ne suis plus dut tout en colère. Cependant, je ne peux décemment pas te laisser tranquille après ce que tu m'as fait. Tu vas donc rester enfermée ici.
-Sans blague ! Je croyais que tu aller me laisser m'en aller sur le champ après m'avoir offert une séance de massages !
Il serra la prise sur ses poignets et tira un peu plus sur ses cheveux, comme pour la rappeler à l'ordre.
-Je reviendrai te voir dans deux ou trois jours. Réfléchis bien à ma proposition de te joindre à nous. Personne n'aura l'autorisation de venir te voir, ni humain, ni elfe, ni hybride, ni rien. Fais ce que tu veux de ton temps, je m'en contre-fiche, mais ne vient pas te plaindre que tu t'ennuies ou que tu veux parler à quelqu'un ou ce que tu veux. Pour manger ou boire ou te saouler, tu vas dans la cuisine et tu demandes tout haut ce que tu veux. Ca apparaitra sur la table. Si tu veux te laisser crever de faim, tu le fais si tu veux, c'est pas mon problème (il avait dit ceci en haussant les épaules comme s'il s'en moquait alors qu'il en pensait tout le contraire). Et surtout, n'oublies pas. Je suis ton Maître. Tu es ma propriété et, indirectement, la propriété du Seigneur des Ténèbres. Si tu essaies de te sauver, de me nuire ou quelque chose dans le genre, tu en paieras les conséquences. Est-ce que tout est clair ?
-Aurais-tu oublié que le but de ma vie est de nuire à Voldemort – aïe ! mes cheveux ! – et de te nuire à toi aussi ? Que tout ce que je dis ou fais a pour but de te desservir ? demanda Hermione avec insolence.
Contre toute attente, Malefoy sourit de nouveau.
-Je le sais, chérie. C'était pour t'entendre dire ça que je l'ai précisé. Vois-tu, si tu n'avais pas tant de répartie, la vie serait monotone ! Après tout, le but de ma vie et de nuire à Potter et de te nuire à toi aussi ! Tout ce que je dis ou fais a pour but de te desservir ! déclara-t-il en parodiant ce qu'elle venait de dire. Allez, à plus princesse !
Il la lâcha enfin, enfila sa cape et sortit de la grotte en de grandes enjambées souples, éclatant de rire en entendant sa chère ennemie crier :
-Ne m'appelle pas princesse et chérie !
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Après leur altercation, Ginny avait formulé le désir de rester seule. Blaise lui avait jeté un regard de chien battu, mais n'avait pas vu de colère dans le visage de sa belle. Il était donc sortit en murmurant un faible « Salut princesse ». Il avait prit l'habitude d'appeler les filles qu'il désirait « princesse » lorsqu'il était encore à Poudlard. C'était partit d'un joyeux délire avec son meilleur ami, Drago, et il savait que lui aussi aimait les appeler par ce nom. Ensuite, le délire avait évolué et, quand ils étaient seuls et qu'il parlait de Ginny à Drago, il utilisait les termes « Ma chérie » ou « Ma princesse ». Le blond faisait de même avec Hermione Granger. Oui, Blaise avait mit son ami au courant de son désir pour la jeune rousse, et le blond avait fait de même pour son désir pour la brune. Tous deux avaient été surpris. Cependant, Blaise n'avait jamais dit à personne qu'il l'aimait. Il avait toujours affirmé à Drago que ce n'était que du désir. En ce qui concernait Granger, Blaise était perplexe. Le blond lui avait avoué qu'elle l'attirait, mais il ne cherchait pas à se faire apprécier d'elle. Lors de leur scolarité, c'était comme si Drago voulait seulement qu'ils se haïssent. Le métis avait appris que Granger avait détruit le manoir de Drago et que celui-ci voulait se venger personnellement, mais il ne savait rien de plus. Il faut dire qu'il n'était plus sortit de chez lui depuis longtemps. Il faudrait qu'il voie Drago. Qu'il lui demande des nouvelles. Lors de leur sortie de Poudlard, le blond avait en effet affirmé qu'il ne ressentait plus rien du tout pour elle. Mais maintenant qu'elle ressurgissait si soudainement dans sa vie, que ce soit en bien ou en mal, il se pouvait que son ami en soit profondément chamboulé. Après tout, Blaise avait toujours pensé qu'il y aurait pu avoir une romance entre les deux ennemis jurés.
Le métis s'approcha de la cheminée de sa chambre, mit la main dans une coupe contenant une poudre orangée, la jeta dans l'antre de la cheminée et dit distinctement
-Drago Malefoy.
Quelques secondes plus tard, la tête de l'interpelé apparu dans les braises.
-Salut vieux, fit Blaise.
-Blaise ! Ca fait un bail qu'on s'est pas vus ! Tu ne sors plus de chez toi !
-Je sais. Faut que je te raconte deux trois trucs.
-Moi aussi. Attends je vais à Londres pour m'acheter une nouvelle baguette et ensuite je viens chez toi. C'est possible ?
-Bien sûr ! se réjouit le meilleur ami du blondinet. Tu n'as plus ta baguette ?
Drago sembla se renfrogner.
-Moi aussi faut que je te raconte deux trois trucs. Je t'expliquerai tout après.
-Ok ! Salut, à toute à l'heure mec !
La tête de Drago disparu et Blaise, le sourire aux lèvres, se dirigea vers la chambre de son « invitée ». Il toqua. Personne ne répondit. Levant les yeux au ciel, il ouvrit la porte et entra, s'apprêtant à affronter le regard outrée de la rousse. Mais non. Elle s'était tout simplement endormie sur son lit, couchée de travers, une main sur son ventre et l'autre près de sa tête. Blaise soupira, s'approcha d'elle, attendri. Elle avait l'air si faible ainsi ! Ses cheveux flamboyants étaient auréolés autour de son visage calme. Il replaça avec douceur une mèche de cheveux derrière son oreille, déposa un léger baiser sur son front, et se dirigea vers le bureau pour rédiger une lettre expliquant que Drago allait arriver et qu'ils seraient dans le salon numéro trois du deuxième étage. Il plia la lettre et la déposa à côté de la belle endormie, lui adressa un sourire amoureux qu'elle ne pouvait voir, et quitta silencieusement la chambre.
Deux heures plus tard, un certain blondinet franchissait clandestinement la porte d'entrée du manoir Zabini, un paquet dans la main. Il s'essuya les pieds, déposa sa cape dans le vestibule, et monta au salon numéro trois du deuxième étage. C'était toujours dans ce salon qu'il allait lorsqu'il était chez son meilleur ami. Comme Blaise avait prit l'habitude d'aller dans le salon numéro cinq du quatrième étage dans son manoir à lui. Quand Drago entra dans la pièce, Blaise était déjà installé sur un canapé.
-Dray ! Je t'ai pas entendu venir !
Il lui donna une petite claque sur l'épaule et Drago fit de même avec lui.
-Alors, reprit le métis, comment ça avance les réparations ?
-Comme on peut… Dans un mois, il devrait être comme neuf. Mais peu importe. Parlons de toi. Quels sont ces « deux trois trucs » dont tu voulais me parler ?
Blaise se trémoussa, sur le canapé, comme mal à l'aise. Attitude qui ne lui ressemblait absolument pas, nota son invité.
-Eh bien… Tu te rappelles de cette attirance pour Ginny Weasley à partir de la cinquième année à Poudlard ?
-Ouiiiiiiiiii… hésita Drago qui ne savait pas où il voulait en venir.
-Hem. En fait, je ne t'ai pas tout dit… Il se peut que je me sois rendu compte que… Me hurle pas dessus, hein ! Que je me sois rendu compte lors de la septième année que… Je l'aimais ?
L'ancien Prince des Serpentard se retint de lui crier qu'il aurait dû le lui dire, qu'ils étaient meilleurs amis, qu'il ne fallait rien se cacher, et demanda plutôt :
-Donc tu aimais Weasley fille. Et ?
-Etjel'aimetoujoursetelleestencemomentmêmeentraindedormirdansunechambredemonmanoir, récita Blaise d'une traite.
-Pardon ? J'ai rien compris, tu peux parler moins vite ?
- Et je l'aime toujours et elle est en ce moment même en train de dormir dans une chambre de mon manoir et je sais que tu vas me dire que c'est une Traitresse à son Sang, que c'est malsain de l'aimer et qu'en plus c'est la copine de Potter mais c'est pas ma faute, ok ?
Drago le fixa, puis un grand sourire éclaira son visage et il s'écria :
-Mais c'est génial ! Je suis trop content pour toi mec ! En plus elle est parfaite pour toi ! Même si c'est une Traitresse à son Sang, si tu l'as choisie, c'est qu'il y a une raison donc je le respecte totalement.
-Tu es sérieux ?
-Oui mec. Parfaitement sérieux.
-Oh c'est génial, sourit Blaise. On ira la voir après si tu veux.
-Elle sait que tu l'aimes ?
Le métis fit la moue.
-Non. Elle arrête pas de m'ignorer et si elle me parle, c'est pour me demander des nouvelles de Potter… Sinon, quelles sont ce choses que tu voulais me dire ?
Drago se passa la main dans les cheveux et commença :
-Tu te rappelles que j'ai dit que je n'éprouvais plus rien pour Granger ? C'était… partiellement vrai. Et elle a détruit mon manoir. Mais avant ça, elle s'est fait violer par Yaxley. Et ça m'a énervé. Profondément. Ensuite elle s'est enfuie et ça m'a mis en colère, mais ça m'a aussi blessé. Je me suis juré de me venger. Je l'ai attrapée il y a quelques jours. Tu sais que c'est elle qui a absorbé le Hyacintho, le Maître nous l'a dit à tous, mais il n'y a pas que ça. Son sang est devenu bleu. Je ne sais pas ce que ça signifie, les minces choses que je sais sur le Hyacintho ne parlent pas de ce phénomène. Tout à l'heure, il s'est passé une chose bizarre. Une lumière bleue est sortie de son corps et la rendait extrêmement forte. C'était effrayant. Puis tout s'est arrêté d'un coup. On s'est disputés, la routine quoi, et elle a cassé ma baguette en se jetant sur moi. Après, tu imagines bien que j'étais vraiment énervé, mais en une phrase, elle a dissipé toute ma colère, m'a même amusé alors que je lui parlais de la violer ou de la frapper ! Et après, en la regardant, je me suis rendu compte que… je la désirais encore. Même plus qu'avant. C'est vraiment frustrant mec ! Je la hais de tout mon être, mais je la désire en même temps ! J'ai envie de coucher avec elle mais aussi de la torturer à mort ! J'en peux plus ! C'est…
-Drago, le coupa son ami. Tu es sûr que tu vas bien ?
-Quoi ? Bien sûr que je vais bien !
-On ne dirait pas. Tu me fais flipper mec. Tu as vu comment tu parles de Granger ! Elle a cassé ta baguette et tu ne lui a rien fait pour te venger. Pareil pour ton manoir, mais rien ! A mon avis, ce n'est pas que du désir, c'est plus…
Drago lui lança un regard noir et lui coupa la parole :
-Si tu termines ta phrase Zabini, tu as beau être mon meilleur ami, je t'étrangle à mains nues.
Blaise haussa les épaules.
-Ce ne sont que des suppositions. Je ne suis sûr de rien…
-Bon j'y vais moi. A plus Blaise.
Drago se leva, lui serra la main, et sortit du salon. Il enfila sa cape, passa de nouveau la porte d'entrée et transplana. Ce que lui avait dit son ami le faisait douter comme jamais. Mas non ! Blaise disait n'importe quoi, comme toujours… Lui, Drago Malefoy, ne pouvait pas résolument pas aimer Hermione Granger.
De son côté, Blaise était toujours dans la même position dans le salon. Il murmura pour lui-même :
-On verra bien, Dray. Comme disait Romeo, ou plutôt Shakespeare : « My only love sprung from my only hate ».
Fin de ce chapitre ! Alors ? Qu'est-ce que vous en dites ? Je veux tout savoir ! Aura-t-il autant de succès que le dernier ? Mystère et boule de gomme… En tous cas, j'espère que ça vous aura plu et, pourquoi pas quelques reviews ?
Bisous
E
