Heyyy ! Voici venu le temps du nouveau chapitre ! Je dois dire que, au début, j'étais vraiment pas inspirée (il faut dire que c'est tout de la faute de keep calm and love Hermione qui m'a refilé son syndrome de la page blanche) mais que, dès que j'ai commencé à écrire, plein d'idées se sont imposées à moi et, au final, j'ai pas tout compris. Les personnages en ont un peu fait qu'à leur tête. J'ai l'impression qu'à un certain moment de la vie d'une auteure de fanfictions, tu es tellement complice avec tes personnages qu'ils finissent par faire un coup d'état et prendre le rôle de l'auteure. Beaucoup d'autres auteures sont déjà passées par là et je viens d'entrer dans le clan des auteures délaissées et abandonnées par leurs persos dictateurs et tyraniques. BREF ! Bien que je n'aie pas tout compris, j'ai réussi à sortir un truc et à organiser mes idées alors PROFITEZ !

Réponses aux reviews :

Nedwige Stew : Ah moi aussi c'est le genre de premier baiser que j'aime et que j'adore ! Ils sont tellement craquants tous les deux ! Voici donc la suite que j'ai réussi à bricoler et je te souhaite une bonne lecture !

Swangranger :Alors, comme tu l'as si bien dit, par quoi commencer ? Réponse par rapport à la réponse chapitre ou réponse par rapport à la réponse reste ? Bon, on va faire comme toi et on va répondre à la réponse chapitre ! Je suis super contente que ça t'ai plu ! Le fait que tu me dises que tu as ressenti toutes les émotions me touche vraiment beaucoup parce que c'est absolument ce que je veux faire ressentir. Ça prouve que j'ai au moins réussi ça (chez toi tout du moins) ! Tu imagines très bien parce que j'étais vraiment en train de rire machiavéliquement derrière mon ordi pendant que j'écrivais ! C'est super bizarre parce que d'un côté j'ai envie de tout dire au sujet de l'homme et de la fille et de l'autre, je veux garder le truc secret jusqu'à l'épilogue ! Bon, je te rassure, je n'irai pas jusque là ! Maintenant, je reprends ton exemple et je dis réponse à réponse à réponse. Déjà, ça ne me gène pas que tu mettes tes reviews sur le chapitre, j'aime bien voir le nombre de mes reviews augmenter, je suis comme une folle devant mon écran quand je vois que ça augmente de un alors… Et puis à mon avis on a largement prouvé toutes les deux qu'on méritait d'aller voir un Psychomage à Sainte-Mangouste alors un peu plus ou un peu moins c'est pas grave ! Et en plus c'est vrai qu'on est réellement folles alors, comme tu dis, prout ! Je suis à fond d'accord avec toi sur les temples. Alors ce qu'on va faire, c'est que je vais aller acheter des terres au Mozambique (parce que j'aime bien le nom, ça fait trop classe de dire genre « J'ai mon propre temple dédié à moi au Mozambique. ») et je demanderai à Astérix et Obélix de me prêter de la potion magique pour faire vite les travaux. Et dedans je te ferai pas que un recueil à l'entrée mais une énorme salle avec une statue géante en or massif de toi avec un écriteau dessous qui dit « Swangranger, déesse de le review et idole de Elomione, née le XX-XX-XXX et devenue immortelle après avoir rejoint le Mont Olympe suite à le demande de Zeus. ». Bon, je m'égare. On est donc deux à connaître des réincarnations humaines de Blaise alors ! Alors ouais carrément on est des grosses furies en mode on arrive sur et on est tellement folle qu'un jour on se laissera des réponses qui feront la taille du chapitre mdr ! Pour conclure, t'as totalement raison. Au départ je me disais « Ouais, écrire une fiction, bof quoi. Personne n'aimera et tout… ». Mais en fait j'avais pas encore compris. On fait pas ça que pour faire plaisir aux lecteurs ou à nous même, c'est un moyen de rencontrer des nouvelles personnes qui ont les mêmes centres d'intérêt que nous, de partager, d'apprendre tous ensembles. Et ça c'est carrément génial. Le concept en lui-même est génial. Je me dis que, si je n'avais jamais rien posté, je n'en serais pas là ! Je ne suis peut-être pas une des plus grandes auteures de Dramione qui écrivent sur ce site mais ça ne m'a pas empêché de partager mon plaisir avec toi et tous les autres mais aussi d'apprendre. De beaucoup apprendre. Et donc, encore une fois, c'est juste génial. Pour ce qui est du feu de joie, je suis partante ! Je me charge des chamallows ! Sur ce, bonne lecture et enjoy it !

Kikou :Merci merci merci ! Je suis contente que ça te plaise et que le centrage du texte ne te gène pas et j'espère que ça va te plaire !

tilupine :Hihi ! Trop mimi ta review ! Elle me fait super plaisir et bonne lecture !

OoO

Chapitre 15 : Changement d'idées

-Il ne lui aura rien fait, assura Blaise Zabini.

-Rien ? Rien ?! hurla Ginny Weasley, la voix suraigüe. C'est Malefoy, Zabini ! Il n'est pas du genre à être indulgent ! Je veux que tu ailles le voir !

-Ginny, écoute-moi… Déjà, calme-toi…

-Que je me calme ? Que je me calme ?! Comment veux-tu que je me calme tout en sachant que ma meilleure amie est en train de se faire torturer par un Mangemort ? Comment veux-tu ?!

-Drago ne la torturera pas, garantit le métis.

-Ah oui, cracha la jeune rousse ? Et qu'est-ce qui te fait dire ça ?

Blaise se mordit la lèvre, hésitant visiblement entre tout lui raconter ou garder le silence. Finalement, il choisit la sincérité et raconta tout à sa rouquine préférée. Au fur et à mesure de son récit, les yeux de Ginny s'ouvraient de plus en plus grand. Lorsqu'il eu terminé, elle fronça les sourcils, l'air sceptique, et demanda froidement :

-Alors Malefoy aimerait Hermione ? Désolée Zabini, mais permets-moi de ne pas te croire. C'est irréaliste…

L'interpelé souffla. Elle était dure à convaincre.

-Si tu veux Ginny… Comme je viens de te le dire, il me l'avait plus ou moins avoué, mais, si tu ne me crois pas, laisse-moi au moins te raconter des faits passés qui prouvent que Drago éprouvait – et éprouve certainement toujours – quelque chose pour Granger. Mon premier soupçon est arrivé en deuxième année. Ça remonte à loin, hein ?

Blaise arborait un sourire nostalgique et son regard fixait le vide. Il semblait passionné par ce qu'il disait. Replonger dans ses souvenirs lui inspirait une sorte de mélancolie inexplicable.

« Le premier message funeste avait été écrit sur le mur. Tu sais, à propos de la Chambre des Secrets… Drago s'était moquée de Potter et sa bande, bien entendu, et j'avais trouvé cela tout à fait normal. Ça ne changeait pas de d'habitude… Cependant, une fois dans la salle commune, il était tout de suite monté dans les dortoirs, demandant qu'on le laisse seul. Crabbe et Goyle, idiots qu'ils étaient, n'avaient pas bronché. Toutefois, j'avais compris que quelque chose clochait. En tant que meilleur ami de Dray, je me suis permis de monter. On était gamins et il n'était pas aussi austère qu'aujourd'hui. Tu n'imagines pas ma surprise quand je suis arrivé et que je l'ai découvert faisant les cent pas dans le dortoir en se rongeant les ongles jusqu'au sang. Il leva brusquement la tête et me regarda, avant de lancer :

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-Tu avais l'air chamboulé, alors je suis monté.

Sans que je ne sache pourquoi, il s'est mis à crier :

-Je ne suis pas chamboulé ! Je ne m'inquiète pas pour elle ! Jamais ! Pas pour elle !

Elle. Je ne savais alors pas qui c'était, mais j'ai tout de suite pensé que Drago était inquiet pour cette fille. Malgré mes questions, il ne me dit rien de plus et nous nous couchâmes sans un mot de plus. Cependant, vers une heure du matin, je fus réveillé par la voix de Drago qui criait. Fatigué et ne souhaitant que retrouver mon sommeil, je me levai pour aller lui dire de se la boucler. Au pied de son lit, je le vis, empêtré dans ses couvertures, les joues humides, visiblement en train de faire un cauchemar. J'allais le réveiller, lorsque quelques mots sortirent de sa bouche :

-Pas elle… Pitié, pas Hermione !

Choqué, je reculai, trébuchai, et faillis tomber sur Goyle qui dormait à poings fermés dans son lit. Il avait appelé Granger par son prénom. Il l'avait défendue. C'est là que je fis le lien. Elle. C'était Granger. Et c'était une née-Moldue. Je comprenais tout maintenant. L'inquiétude de Drago et sa réaction. Il ne savait sûrement pas ce qu'il éprouvait pour elle. Il n'a qu'un piètre avis de l'amour et sait de toute manière qu'il n'a pas le droit de tomber amoureux. Mais moi, qui n'ai pas reçu son éducation, j'ai vite compris. Mais je ne lui ai rien dit. »

Blaise se tut, et tous deux restèrent plongés dans le silence durant deux bonnes minutes.

-Tu… Tu as d'autres exemples ? demanda soudain Ginny, la voix tremblotante.

-Je pourrais t'en citer une centaine de milliers mais je vais juste partir sur un fait plus récent.

Ses yeux se voilèrent de nouveau. La mélancolie reprenait sa place.

« Quelques mois avant aujourd'hui. Pour te situer, Granger n'avait pas encore ressurgit dans sa vie de cette façon et Lucius Malefoy n'était pas encore mort. On était chez moi avec Drago et on plaisantait sur la vie, comme d'habitude. Je ne sais plus comment, mais on est arrivé à Potter. On se demandait où il était, ainsi que Granger et Weasley. Il m'a soudain demandé d'une voix blanche, fait rare chez lui :

-Blaise ? Tu penses que s'ils sont attrapés ou tués, on le saurait ?

-Bien sûr que oui ! avais-je répondu, étonné par cette question. Pourquoi demandes-tu ça ?

-Même si la Sang-de-Bourbe est tuée, ils le diront ? Elle est quand même considérée comme impure… Pour eux, sa mort ne serait pas importante, si ?

Tiens, encore Granger. Cela faisait pourtant longtemps qu'ils ne s'étaient pas vus, et il pensait toujours à elle. Note aussi le « considérée comme impure ». Si ça avait été une autre personne née-Moldue, il aurait dit « Elle est quand même impure ». Tu comprends la différence ? J'avais donc sous les yeux une preuve que Drago Malefoy éprouvait encore quelque chose pour Hermione Granger. Et qu'encore une fois, il s'inquiétait pour elle. Mais, de nouveau, et comme à chaque fois, je n'ai rien dit, je n'ai pas fait une remarque. Il ne le savait pas lui-même et se serait mis dans une colère forte… »

Ginny avait les yeux comme des soucoupes. Elle n'en revenait pas. Drago Malefoy. Alors tout ce temps…

-Mais pourquoi toutes ces insultes ? S'il avait été plus gentil, peut-être se serait-il passé quelque chose entre eux ? demanda-t-elle.

Le métis secoua la tête.

-J'ai pensé ça aussi, avoua-t-il. Mais je me suis rendu compte il y a peu que, peu importe l'attitude de Drago envers elle, il n'aurait rien pu se passer. Il était destiné à devenir Mangemort, il n'avait pas le choix, et Granger était son totale opposée. Elle était destinée à agir à droite de Potter, à faire triompher la Lumière. Ils étaient incompatibles. Et Drago le savait. Je pense que c'est pour ça qu'il se montrait infect avec elle. Peut-être pensait-il que la haïr ferait disparaître ses sentiments. Peut-être essayait-il d'oublier. Je ne sais pas… Je comprends juste à quel point il a du souffrir à chaque fois qu'il la voyait en compagnie de Potter et Weasley. Je comprends bien cette sensation. Tu as l'impression que ton cœur se brise en mille morceaux, que tu tombes du haut de la Tour d'Astronomie… Tu as envie de tous les tuer et, au fond de toi, derrière la colère, tu es tellement triste que tu en souffres presque plus physiquement que mentalement. Ton estomac se tord, ta gorge se contracte, tu as l'impression de ne plus respirer. Tu as l'impression de devenir fou, de perdre toute ta conscience…

Blaise avait une expression de pur chagrin affiché sur le visage. Ginny le dévisageait d'un air étrange. Elle murmura :

-Tu parles comme si… Comme si tu vivais ceci tous les jours. Tu ressens ce type de souffrance Zabini ?

« Oui, j'ai l'impression d'être écartelé à chaque fois que le nom de Potter sort de tes lèvres, et d'être disséqué vivant dès que je vous vois ensemble ! Je t'aime bordel Ginny ! Mais tu n'as d'yeux que pour Potter. Tu te fiches de moi ! Tu me fais mal sans le savoir ! Je t'aime tellement Ginny… »

-Je l'ai vécu, comme tout le monde…

Ginny ne remarqua pas la larme qui, rapide comme l'éclair, dévala la joue du jeune homme pour aller se perdre dans son pull.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Une jeune femme sirotait d'un air distrait une tasse de thé de jasmin. Elle ne buvait que très rarement d'alcool, ça faisait grossir. Ses traits étaient fins, sa peau lisse et délicate était blanche comme la neige, sans aucune imperfection. Ses lèvres carmin provoquaient un furieux contraste avec le reste de son teint pâle. Son petit nez gracieux les surmontait. Elle avait des yeux d'un vert étonnant. C'était un mélange de vert émeraude et de vert anis. On aurait pu se perdre dedans. Son regard mystérieux débordait d'assurance et de charme. De longs cils épais bordaient ses yeux, surmontés de sourcils noirs parfaitement épilés. Le maintient courtois de cette jeune femme, la façon de bouger ses mains fines, celle de cligner des yeux, tout laissait penser qu'elle venait d'une famille fortunée, mais aussi qu'elle était légèrement orgueilleuse. Elle avait un corps que l'on pourrait sans hésitation qualifier de « magnifique ». Les parcelles de peau qu'elle laissait apparaître sous sa robe faite d'étoffes raffinées et coûteuses étaient aussi blanches que son visage. Ses bras étaient longs et fins, sa poitrine était assez généreuse, juste ce qu'il faut. Elle avait la taille fine et des hanches suffisamment prononcées, sans être trop imposantes. Ses jambes étaient minces et semblaient ne jamais se terminer. Ses petits pieds étaient recouverts d'escarpins noirs vernis dont le simple talon devait coûter le même pris qu'un Éclair de Feu. La jeune femme avait d'épais cheveux d'un noir corbeau, légèrement ondulé, qui tombaient en cascade jusque sous ses omoplates.

Oui, on pouvait bel et bien dire que Pansy Parkinson avait un physique de mannequin.

-Pansyyyyy ! Tu voudrais pas m'aider peut-être ?

L'interpelée haussa un sourcil et dirigea son regard envoûtant vers un jeune homme blond platine qui grimaçait sous le poids d'une table basse qu'il portait tout seul.

-Ah non Dray, répondit la jeune fille. Quand j'ai dit « Pour m'aider à installer les meubles dans mon nouveau manoir », je n'ai pas émis ne serait-ce que l'hypothèse que j'allais participer. Et puis, ça abîmerait ma robe. Elle est neuve d'hier, tu n'imaginerais pas combien je l'ai payée. Et puis ce n'est pas bon pour mon corps, je risquerais de me faire mal au dos. Ou aux bras. Ou aux jambes. Ou…

-Ouais ça va, j'ai compris, râla Drago. Mais j'ai vraiment besoin d'aide là. Je sens que ça va tomber. Je pourrais pas utiliser la magie pour celle-là ? S'il te plaît Pans' !

-Ah non, hors de question ! rétorqua la brune. Ça, je peux le faire toute seule ! La magie, sans qu'on s'en aperçoive, ça abîme les meubles. Je les ai pas payé le prix auquel je les ai payés pour les pourrir le jour de l'installation. T'as qu'à appeler Blaise et Théo pour t'aider.

-Pas disponibles, grogna le Mangemort. Bon, je la pose où celle-làaaaaaaaaaïïïïïïïïeeeeeeee ! Saloperie !

La table base avait glissé des bras de Drago et un coin de la table avait heurté son pied. Le jeune homme sautillait à présent sur place en se tenant son pied douloureux.

-Ah ben c'est malin tiens ! C'est du bois de vrai Bonzaï du Japon que tu viens de laisser tomber là ! Non mais vraiment…

Pansy soupira, attrapa sa baguette et se dirigea vers le Mangemort. Elle soigna son pied d'un sortilège et demanda :

-Ça va ? T'as plus mal ?

-Non, merci, répondit Drago.

-Bon, ben on va continuer à la magie je pense, ce sera plus simple. Locomotor Barda !

Les meubles s'envolèrent d'eux-mêmes et Pansy s'amusa à les placer et à les déplacer selon ses envies. Une fois remis de ses émotions, Drago la rejoignit et marmonna :

-On aurait dû faire ça depuis le début, ça aurait été cent fois plus facile.

-Oh ça va hein ! reprocha la jeune femme. Arrête de râler, j'aurais très bien pu continuer à t'exploiter.

Lorsque tous les meubles furent en place, les deux amis s'affalèrent sur le canapé, épuisés. Ils avaient dû monter, descendre et remonter tous les étages du nouveau manoir de Pansy un nombre infini de fois. Drago fit apparaître de la citronnade et ils en burent jusqu'à être totalement désaltérés.

-Dis Dray, commença Pansy. T'en as pas marre de cette guerre ?

Surpris, Drago tourna la tête vers elle si vite qu'il fit craquer les os de son cou.

-Comment ça ? demanda-t-il.

-Ben… Tu sais… Le bien, le mal. L'Ordre, les Mangemorts. Quand je pense qu'on est enfoncés dedans jusqu'au cou… Si je pouvais, je partirais loin d'ici, j'oublierais tout… Je n'aime pas ce que je suis. Si seulement je pouvais…

Drago soupira. D'abord Blaise, après Pansy… D'un autre côté, il en avait réellement marre lui aussi. Il avait beau avoir une place de choix en tant que bras droit de Voldemort, il en avait assez d'être considéré comme le méchant de service. Mais il n'avait pas le choix…

-Tu sais Pansy, c'est notre destin. Comme c'est celui de Potter de se battre contre nous. On est nés là où on est nés, on ne peut pas faire autrement…

La jeune femme se redressa.

-Nous agissons sur notre propre vie. On peut très bien briser le destin…

Puis, Pansy retomba lourdement sur le canapé.

-Si je peux, si j'en ai l'occasion, je te jure que j'abandonnerai le Maître. On en a déjà parlé avec Blaise. On n'en peut plus. On a envie de se battre, mais de l'autre côté. On s'est dit que, dès qu'on en aurait l'occasion, on partirait. On trahirait le Maître. On te laisse le choix de faire ce que tu veux, mais on a décidé ça.

Le silence les enveloppa. Pansy attendait visiblement une réponse, mais Drago restait muet. D'un côté, sa place de Mangemort était satisfaisante. Et puis, il pensait que basculer d'un coup du côté de Potter n'était pas dans son caractère et qu'il risquait de devenir une larve rêvant de paix, de liberté et d'amour. Il voulait tout de même conserver son caractère de Malefoy ! D'un autre côté, le Maître était vraiment malsain et Drago supportait de moins en moins bien les multiples séances de torture auxquelles il devait sans arrêt assister. Et il en avait marre d'être sans cesse rejeté par sa Gryffondor préférée. Et son père n'était plus là pour le punir. Après de longues minutes de ce même silence, il se décida à murmurer :

-Je pense que le Maître subira alors trois trahisons…

Un sourire franc éclaira le visage de la brune.

-Je savais que tu nous suivrais. On voit dans ton attitude que tu n'es pas mauvais Drago. Ne pense pas le contraire, tu es bon. La décision que tu viens de prendre, celle de renier ton sang, ton nom, ta famille, ton Maître, le prouve.

-Mais, Pansy… Ils nous retrouverons. Et même s'ils ne nous retrouvent pas, les membres de l'Ordre ne nous croirons jamais.

Pansy eu un faible sourire.

-Nous les convaincrons. Et puis, Granger et Weasley pourront plaider notre innocence, non ?

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

-Granger ! beugla Drago Malefoy en entrant à la volée dans les appartement, si on pouvait appeler ça des appartements, d'Hermione Granger.

-Aaaaaaahhh ! cria à son tour la jeune femme. Malefoy ! Combien de fois je t'ai dit de frapper avant d'entrer ?! J'ai l'impression que chaque jour est un éternel recommencement !

Le blond remarqua alors que la brune venait certainement de sortir de la douche. Certes, elle était habillée, mais ses cheveux trempés étaient plaqués sur les côtés de son visage et les pointes gouttaient sur le sol, humidifiant au passage son t-shirt noir. Son visage était encore mouillé et ses lèvres déjà très roses habituellement viraient ici au rouge sang. Des gouttes d'eau minuscules pendaient sur le bord de ses cils. Drago secoua la tête. Ce n'était pas le moment de penser à ça.

-Granger… Je ne suis pas méchant.

-Pardon ? demanda l'ancienne Gryffondor, interloquée.

-Je ne suis pas un monstre comme tu l'as dit avant-hier.

-Excuse-moi Malefoy mais je ne comprends où tu veux en venir.

-Cet après-midi, tu viendras avec moi. On ira chez Blaise.

Les yeux de la jeune femme s'ouvrirent comme des soucoupes.

-Mal… Malefoy… risqua-t-elle. Tu as bien dit ce que j'ai cru entendre ?

-Oui Granger. Bon je vais te laisser te sécher moi. Oh et…

Drago, qui avait commencé à sortir de la pièce, revint sur ses pas, se posta face à une Hermione pétrifiée et déposa un baiser sur son front. Puis, il lui adressa un clin d'œil et un sourire typiquement Malefoyen avant de partir pour de bon.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Voldemort poussa un cri de rage. Drago n'avait toujours pas réussi à dompter Hermione Granger, et le Hyacintho était donc toujours hors d'usage. Mais il en avait tellement besoin ! Rageur, il hurla :

-Dragoooooooo !

Son bras droit apparu devant lui et s'inclina devant sa grandeur.

-Drago. Tu n'as pas réussi à convaincre la Sang-de-Bourbe de nous aider. On va passer à la seconde option : la torturer jusqu'à ce qu'elle accepte. Dans tous las cas, quoiqu'on lui fasse, elle ne mourra pas. Va me la chercher. Nous commencerons à une heure, cet après-midi.

-Je suis désolé, Maître. Bien sûr, Maître.

Une fois sortit de la Grande Salle, Drago perdit son masque d'impassibilité et toute l'inquiétude ressentie pendant que son maître lui donnait des ordres se lisait maintenant clairement sur son visage. Il fallait qu'il contacte Blaise et Pansy. Ils allaient devoir passer à l'action plus vite que prévu. Il sortit du château et pénétra dans la Forêt Interdite. Là, il murmura « Spero Patronum » et un tigre argenté sortit de sa baguette. Drago lui confia son message et le tigre s'envola vers Blaise, qui se trouvait chez lui en compagnie de Pansy et Ginny. Tous trois sursautèrent lorsque le Patronus apparu devant eux et les deux Mangemorts se jetèrent un regard soucieux alors qu'ils le reconnaissaient. Le tigre ouvrit sa gueule et la voix angoissée du blond se fit entendre :

« Le Maître en a assez. Cet après-midi, à une heure, il va torturer Granger jusqu'à ce qu'elle accepte de coopérer. Je pense que notre heure est arrivée plus vite que l'on ne l'avait prévu. Rendez-vous chez Granger à dix heures pétantes. Venez avec Weasley. »

Les trois personnes présentes dans la pièce se dévisagèrent, effarée. Blaise jeta un œil à sa pendule. Neuf heures trente-sept. Ils se levèrent d'un même mouvement et transplanèrent, Pansy seule tandis que Blaise et Ginny étaient main dans la main.

Le moment était venu.

Fin de ce chapitre ! Alors dans le prochain, je vous promets de l'action, évidemment, avec de l'action en accompagnement et encore un peu de sauce d'action ! Le tout sur un plat de tactique. Mouhahahahaha ! Bon, en attendant toute cette action, une pitite review pour la route ?

Bisous

E