Me revoilà ! Bon, certes, je ne suis pas en avance. Pour ma défense, votre auteur est souvent devant sa télé à ne vouloir louper aucune miette de chaque match de foot de cet Euro. Au passage, je félicite l'équipe de France pour cette qualification en quarts et je le souhaite bien du courage pour le match contre l'Islande parce que vu comment l'Islande a écrasé l'Angleterre hier c'est pas gagné d'avance… D'un autre côté, le match Italie/Allemagne risque d'être pas mal non plus ! Bref ! Retournons dans notre monde de fiction. Je vous souhaite une excellente lecture, j'espère que ce chapitre va vous plaire et on se retrouve en bas !

Réponse aux reviews :

Swangranger :Mais je peux t'assurer que je fais exactement de même pour te répondre ! Nos réponses sont tellement longues que c'est mission impossible que d'y répondre sans avoir la dernière sous les yeux mdr ! Je suis bien contente que ce dernier chapitre t'ai plu et j'espère qu'il en sera de même avec celui-ci. C'est super en plus parce qu'à chaque fois que j'écris un chapitre je me dis « Ah j'espère que les lecteurs vont remarquer ça et ressentir ça » et à chaque fois dans ta review tu me dis que tu as remarqué et ressenti ce que je voulais faire remarquer et ressentir ! (Va comprendre ce que j'ai écrit je crois que je suis partie un peu loin dans mon acte de remarquer et ressentir xD) Le truc c'est que c'est exactement la même chose pour moi. Dès que j'ouvre la page des reviews parce que j'ai reçu mon p'tit message de nouvelle review, je suis sûre que, ben, comme toi en fait… Je suis sûre que je vais avoir un grand sourire idiot plaqué sur le visage et, du coup, faire un feu de joie ou un temple. (Non non c'est pas vrai je ne fais pas du plagiat, je ne recopie pas ce que tu as écris. Jeeeeeeee… Je te cite sans guillemets. Voilà) Alors je suis absolument d'accord sur Sainte Mangouste mais au pire on sera internées ensemble alors on pourra bien continuer notre cirque et même inventer un cri de guerre et une danse pour notre temple ! Ok alors j'envoie un message à Zeus pour lui demander si c'est possible mais je pense que oui alors voilà. Cérémonie officielle de la plume magique et du clavier magique pour les deux nouvelles magnifiques déesses, ça fait stylé quand même ! Donc en tous cas merrrrrccccciiiiiiiiii beaucoup pour tout ce que tu dis, c'est trop gentil et je suis ultra méga archi heureuse que ça te plaise ! Bonne lecture !

Nedwige Stew :Hihi oui moi aussi j'adore ces passage ! Voici donc la suite que tu attendais et bonne lecture !

Kikou :Je suis contente que ce chapitre t'ai plu et que tu les aimes de plus en plus ! Merci pour ta review et bonne lecture !

tilupine :Voici la suite qui, j'espère, te plaira, et merci beaucoup ! Profite bien de ta lecture !

OoO

Chapitre 16 : Bal et Mangemorts

Hermione cligna des yeux, ahurie. La scène qui avait lieu sous ses yeux était pour le moins utopique. Devant elle se tenaient Pansy Parkinson, Blaise Zabini et Drago Malefoy et à ses côtés était assise Ginny Weasley. Les cheveux de Pansy étaient lissés et relevés en une élégante queue de cheval. La jeune femme avait les sourcils légèrement froncés, signe qu'elle s'inquiétait. Hermione ne l'avait plus revue depuis Poudlard et elle du avouer que, si elle était surprise de la voir ici, elle avait réellement changé. Loin était le visage de bouledogue qu'arborait Pansy à l'école. Elle était devenue une belle jeune femme. L'ancienne Gryffondor dirigea son regard vers Blaise. Le métis fixait Ginny et un sourire étira les lèvres d'Hermione. Bien qu'elle sache que Harry et Ginny s'aimaient l'un l'autre, elle était persuadée que la rouquine et le métis étaient faits l'un pour l'autre. Enfin, ses yeux se posèrent sur le blondinet. Son blondinet. La jeune femme se gifla mentalement à cette pensée et se concentra sur l'examen de Drago. Son regard brillait, mais Hermione ne parvenait à en discerner la cause. Les bras du Mangemort étaient croisés sur son torse et sa mâchoire était crispée. Visiblement, il était anxieux. Les yeux orageux du blond croisèrent ceux d'Hermione dont le cœur loupa un battement et qui se sentit rougir, prise en flagrant délit. Drago remarqua la rougeur sur ses joues et esquissa un faible sourire narquois, sans détourner le regard. La demoiselle tourna la tête, gênée, et Drago pouffa. Elle seule parvenait à le faire sourire dans des moments pareils. Cette pensée lui rappela la cause de cette venue et il se racla la gorge. Tous les regards convergèrent vers lui.

-Bien. Si je vous ai tous réunis ici, c'est pour imaginer un plan d'attaque.

Drago remarqua que Blaise ouvrait la bouche, sûrement pour demander pourquoi est-ce que cette décision était si rapide, mais le blond ne lui laissa pas le loisir de poser sa question.

-En effet, ce matin, le Maître m'a mis au courant du plan B pour mettre Granger dans nos rangs. Le plan A, qui consistait à la séquestrer et à essayer de la convaincre par de simples paroles, ayant échoué, il exige que Granger se fasse torturer jusqu'à ce qu'elle accepte. Evidemment, ceci est inconcevable pour nous. J'ai donc réfléchi à un plan d'attaque qui… Oui Granger ?

Hermione avait levé la main, demandant la parole. Elle commença, fronçant les sourcils :

-Pourquoi est-ce que tu ne laisses pas Voldemort me torturer, tout simplement ? Depuis quand te rebelles-tu contre lui ?

-Je n'ai pas le temps de répondre à tes questions existentielles maintenant, Granger. Je disais donc que j'ai réfléchi à un plan d'attaque qui, je pense, pourrait fonctionner. J'ai cependant besoin de… Weasley ? interrogea-t-il, agacé.

Ginny baissa la main qu'elle avait dressée en l'air et demanda d'une voix claire :

-Je peux savoir pourquoi je suis inclue dans vos petites manigances ?

Drago allait lui répondre mais Pansy l'interrompit :

-Je pense que Drago imaginait en t'invitant avec nous que tu avais envie de sauver la vie de ta meilleure amie et de vaincre le Maître. N'ai-je pas raison, Dray ?

-Tout-à-fait, acquiesça l'interpelé.

Le regard soupçonneux de Ginny passa de Drago à Pansy, semblant s'interroger sur leur sincérité.

-Je peux terminer ? Je disais que j'avais besoin de vos avis à tous sur le plan auquel j'ai pensé…

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Hermione lança un regard inquiet à Pansy. Le plan en lui-même était vraiment bien trouvé. Chaque détail avait été minutieusement préparé. Mais, maintenant qu'elle s'apprêtait à entrer en scène, l'ancienne Gryffondor commençait sincèrement à avoir la frousse. Ils étaient sur le point de trahir et berner le grand Voldemort. Et encore fallait-il que ça marche ! Tout pouvait basculer d'un instant à l'autre. Déjà qu'elle se demandait la raison pour laquelle Blaise, Pansy et Drago étaient soudainement passé de leur côté… La brune fit un sourire encourageant à Hermione mais cette dernière avait bien vu qu'il était relativement forcé. Pansy aussi était angoissée. La cloche de Poudlard sonna une fois et Hermione aspira une grande goulée d'air. Drago apparu derrière elle et lui saisit doucement mais fermement les bras, les bloquant dans son dos. Il se pencha vers elle et murmura à son oreille :

-Rappelle-toi bien que tout ce que je dirai ou ferai dans cette pièce ne sera en aucun cas l'image de ce que je pense vraiment. Ce n'est que de la comédie. Ne t'inquiète pas…

La jeune femme hocha fébrilement la tête, envoya un sourire crispé à Pansy qui se tenait contre un pilier du hall, se redressa, s'interdisant d'abandonner son courage. Elle contait bien faire face à Voldemort avec bravoure. Elle sortait de la maison Gryffondor !

Les portes de la Grande Salle et Hermione fit mine de se débattre tandis que Drago emprisonnait ses bras dans son dos. Ils arrivèrent ainsi devant Voldemort et la demoiselle le dévisagea avec haine. Un sourire malsain étira les lèvres plus que fines du Seigneur des Ténèbres et il déclara :

-Hermione Granger. La grande détentrice du Hyacintho.

Il pencha sa tête de serpent sur le côté, comme un enfant se posant une question, et l'ancienne Gryffondor réprima un frisson de dégoût.

-Pourquoi donc ne veux-tu pas coopérer ? Cela serait plus simple pour tout le monde… Tu t'obstines à nous résister, et tu m'obliges à utiliser les grands moyens. Te torturer me désole… Une si grande puissance et un si joli minois abîmés pour un rien…

Hermione frissonna clairement cette fois-ci, ne pouvant réfuter cette envie de vomir que ce monstre lui donnait. Elle sentit la pression des doigts de Drago sur ses bras, signe qu'il l'encourageait à tenir, et elle continua de défier Voldemort du regard avec insolence.

-Très bien Granger… reprit le Lord d'un air peiné. Je n'avais vraiment pas envie d'en arriver là, mais tu m'y obliges…

Il leva sa baguette et la pointa sur Hermione qui eu le réflexe de fermer les yeux d'anticipation.

-Endo…

-Attendez Maître ! S'il-vous-plaît !

Voldemort leva la tête et ses pupilles rouges croisèrent les yeux uniques de Pansy.

-Un problème, Pansy ? demanda froidement le Mage Noir.

Celle-ci s'agenouilla devant son Maître, baissa les yeux, et répondit :

-Je ne prétends en aucun cas être plus compétente que vous, Maître, mais j'aimerais parler à Miss Granger. Peut-être qu'une conversation entre femmes permettra de la mettre plus à l'aise et de la décider, Maître.

Voldemort sembla réfléchir à cette proposition, puis il dit :

-C'est entendu Pansy. Ton idée n'est pas mauvaise. Je reviens dans dix minutes.

Le Seigneur des Ténèbres sortit de la Grande Salle en faisant voler sa cape sombre derrière lui et les trois personnes présentes dans la pièce échangèrent des sourires complices. Pour l'instant, tout se déroulait comme prévu.

Lorsque Voldemort revint, il eu le plaisir de voir les deux jeunes femmes plongées dans une discussion enjouée. Il était fier de Pansy.

-Alors, demanda-t-il, Miss Granger accepte-t-elle de rejoindre nos rangs ?

Hermione feignit hésiter puis, devant le regard faussement insistant de la brune, elle déclara :

-Oui, j'accepte.

Le Lord se frotta les mains, tout sourire, et se tourna vers Pansy :

-Je suis fier de toi Pansy. Pour te récompenser, demande-moi ce que tu veux, tu l'auras.

Pansy affecta réfléchir puis un sourire malicieux fleurit sur ses jolies lèvres et elle minauda :

-Eh bien… C'est assez gênant de demander ceci Maître, mais il y a une chose dont je rêve depuis beaucoup de temps maintenant. Il me plairait beaucoup qu'un bal aie lieu à Poudlard. Et puis, je pense que ce pourrait être un bal en l'honneur de l'acceptation d'Hermione de combattre avec nous !

Voldemort accepta et il fut décidé que les festivités auraient lieu le soir même. Hermione s'installa dans son ancien dortoir dans la tour de Gryffondor. Revenir dans cet endroit où elle avait vécu pendant des années l'emplit de nostalgie. Elle se remémora tous les instants passés dans cette salle commune avec ses amis. Où étaient-ils en ce moment ? La jeune femme sentit une présence derrière elle et tout de suite après, Ginny s'asseyait sur le canapé devant la cheminée à se côtés.

-Tu n'as pas peur de te faire repérer ? demanda Hermione.

-Zabini a prévenu Voldemort et il a autorisé que je sois là. On va de nouveau partager ce dortoir, comme dans le bon vieux temps…

-Oui, répondit Hermione en souriant, perdue dans ses souvenirs. Voldemort doit être vraiment très heureux de m'avoir dans ses rangs pour permettre ce bal et admettre ta présence ici.

-Tu m'étonnes ! Quand Zabini m'a dit ça, j'ai pensé que le grand Lord Voldemort s'était transformé en une petite fille rêvant de guimauve et de prince charmant… Enfin bon… Tout ça est bizarre quand même, et…

Ginny ne finit jamais sa phrase car elle fut interrompue par Drago et Blaise pénétrant dans l'antre des deux lionnes. Chacun tenait un paquet. Drago remit le sien à Hermione tandis que le métis le déposait à côté de Ginny. Devant leur regard interloqué, le blond se justifia :

-Avec Blaise, on est allé à Pré-au-Lard pour vous acheter des robes pour ce soir. Il n'y en a pas dans votre dortoir.

Les deux jeunes femmes les gratifièrent d'un sourire et d'un petit « merci » chacune, puis ouvrirent leur paquet respectif. Leurs yeux s'arrondirent tandis qu'elles déballaient deux robes magnifiques qui, à elles deux, avaient dû coûter l'équivalent de toute la richesse des Weasley. Sans compter les accessoires, les chaussures et le maquillage qui complétaient les achats !

-Vous… Vous êtes fous tous les deux… balbutia Hermione. Je veux bien que vous ne désirez pas que l'on paraisse pauvres et sales en votre compagnie et parmi tous les Mangemorts millionnaires qu'il y aura à ce bal, mais vous avez tout de même acheté les articles les plus coûteux des boutiques les plus luxueuses de Pré-au-Lard !

Les deux ancien Serpentard haussèrent les épaules et changèrent de sujet :

-Vous feriez bien d'aller vous préparer, dit Blaise. Le bal commence dans vingt heures.

Les jeunes femmes se confondirent en remerciements face à Drago et Blaise qui les chassèrent en riant, les obligeant à aller se vêtir.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

-Ginny. Je crois que je commence à stresser.

-Ne t'inquiète pas Hermione. Tu es magnifique.

-Merci. Mais je me fiche d'être magnifique. Je stresse à propos du plan.

-Ah. Ça. N'y pense pas. Tout va bien se passer.

Les deux jeunes femmes avaient achevé de se préparer et descendaient dans la salle commune où les attendaient leurs cavaliers. Blaise et Drago étaient vêtus de la même façon. Un costar noir sur une chemise blanche dont le premier bouton était ouvert. C'était simple, mais élégant et sexy. Les cheveux blonds, presque blancs, de Drago étaient artistiquement décoiffés et quelques mèches retombaient paresseusement devant ses yeux gris. Lorsqu'ils virent arriver les jeunes femmes, la surprise se lu clairement sur leurs visages. Elles étaient toutes deux sublimes. Ginny, moulée dans la robe choisie par Blaise, était magnifique. La robe était noire et mettait ses cheveux flamboyants en valeur. Un tissus fluide mais assez lourd la composait. La robe était moulante au niveau du buste jusqu'aux genoux, où elle partait en évasé, rappelant une queue de sirène, et était retenue par des bretelles assez épaisses. Le décolleté n'était ni trop plongeant, ni pas assez. Les pieds de la jeune femme étaient enfouis dans de simples escarpins noirs vernis. Ginny ne s'était pas trop maquillée. Elle avait insisté sur les lèvres, appliquant un rouge vif, mais ses paupières n'étaient recouvertes que de quelques paillettes et ses cils allongés de mascara. Ses cheveux étaient laissés libres, cascadant jusqu'au milieu de son dos, parfaitement lisses. Des diamants brillaient à ses oreilles.

Et Hermione… Du point de vue de Drago, elle était encore plus belle, si c'était possible. Il n'y avait pas d'adjectif pour décrire sa beauté. Elle était… Elle était… Plus que belle, plus que magnifique, plus qu'adorable, plus que céleste, plus que merveilleuse, plus qu'éblouissante, plus qu'exceptionnelle, plus que féerique… Drago aurait pu citer tous les adjectifs définissant la beauté, aucun n'était à la hauteur de la splendeur de la jeune femme. En la contemplant, il ne pu que se féliciter lui-même pour le choix de cette robe. Et de ces accessoires. Elle était faite pour être sienne, c'était indéniable. La robe était parfaitement ajustée. Elle était d'un rouge éclatant. Le haut était un bustier qui moulait parfaitement bien sa poitrine et son ventre. Elle était cintrée, soulignant sa taille fine, et s'évasait jusqu'au sol, cachait ses pieds que Drago savait couverts de sandales à talons noires. La robe avait tout d'une robe de princesse élégante. Pas de tulle, pas de frou-frou, pas de nœuds papillons roses affreux ou de fleurs immenses. Non. Elle avait la grâce délicate d'une robe d'héritière qui se respecte et elle allait parfaitement à la jeune femme. Au niveau du maquillage, Hermione avait fait la même chose que Ginny en plus discret encore. Si elle avait appliqué un rouge à lèvre rosé plutôt nude sur ses lèvres, elle n'avait pas insisté non plus sur ses mystérieux yeux d'ambre qui étaient juste relevés de mascara et d'un trait d'eye-liner noir. Ses cheveux bruns formaient de belles boucles et étaient relevés en une queue de cheval travaillée et charmante. Des diamants noirs brillaient dans sa chevelure. Non, décidément, il n'y avait aucun adjectif pour décrire sa splendeur. Drago lui tendit sa main, qu'elle prit en rougissant légèrement. Adorable. Blaise fit de même avec Ginny qui, elle, ne rougit pas mais lui adressa un petit sourire de remerciement. À ce sourire, le métis sentit son cœur faire un looping.

Les deux couples sortirent de la salle commune de Gryffondor et se dirigèrent vers la salle de bal, où ils rejoignirent Pansy qui était en compagnie de Théodore Nott. Ses cheveux noir corbeau étaient relevés en un chignon d'où s'échappaient quelques mèches folles et où brillaient des paillettes argentées. Ses yeux magnifiques étaient maquillés comme ceux d'Hermione et ses lèvres recouvertes de gloss. Elle portait une robe d'un vert bouteille au décolleté dans le dos, qui était taillée dans un tissu fluide mais qui lui collait au corps et qui descendait jusqu'au sol. Les trois couples attiraient beaucoup de regards. Non seulement deux des trois hommes étaient les plus beaux et les plus désirés des Mangemorts, mais en plus les jeunes femmes, dont deux se révélaient être des amies de Harry Potter, étaient aussi splendides que leurs cavaliers. Drago se pencha vers ses compagnons et murmura :

-Deuxième partie du plan d'attaque entamée.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Hermione Granger n'aimait pas du tout draguer. Elle trouvait que profiter du fait d'être une fille pour faire tomber ces messieurs sous son charme était abject. Cependant, quand il s'agissait de Mangemorts, cela la gênait un peu moins. Le seul problème était qu'elle n'avait pas l'habitude de draguer, et qu'elle ne savait donc pas comment s'y prendre. Lorsqu'elle avait vu qu'elle était la seule du petit groupe qui n'avait encore amené personne dehors, elle avait commencé à se poser des questions quand à sa soit disant bravoure de Gryffondor. La jeune femme prit son courage à deux mains et s'approcha de Vincent Crabbe. Cet abruti défiait Grégory Goyle de boire le plus de verres de Whisky Pur Malt et les deux amis étaient à présent bien ivres. Un point de plus pour Hermione qui entama la conversation avec le duo d'imbéciles, minaudant, roulant des hanches, parlant d'une voix suave et mystérieuse loin de sa vraie voix, gloussant comme une idiote, gémissant en se plaignant de la chaleur… Bientôt, elle pu remarquer le furieux désir apparaître dans les yeux de ses interlocuteurs et elle se félicita elle-même. Hermione se caressa légèrement la poitrine à travers le tissu, ce qui rendit fous Crabbe et Goyle, et déclara d'une voix haletante :

-Il fait vraiment chaud, vous ne trouvez pas ? J'ai l'impression que ma robe me colle trop la peau… Vous m'accompagnez faire un tour dans le parc pour prendre l'air ?

Les deux jeunes hommes acquiescèrent, la bave coulant presque sur leur menton et suivirent la jeune femme à l'extérieur, où elle rencontra Drago. Celui-ci dévisagea Crabbe et Goyle pendant quelques secondes puis se pencha vers la lionne pour lui murmurer à l'oreille, une lueur malicieuse brillant dans ses yeux :

-Deux à la fois ? Tu ne fais pas les choses à moitié Granger…

L'ancienne Gryffondor rougit et jeta un regard aux deux abrutis qui regardaient jalousement Drago. Le blond réprima une envie d'éclater de rire, leva les mains en signe de capitulation et leur dit :

-Je pars, je ne vous la vole pas…

Puis Drago partit, non sans lancer un clin d'œil à la jeune femme.

-Allons à un endroit où personne ne viendra nous déranger, ordonna Hermione.

Comme hypnotisés, Crabbe et Goyle se dirigèrent derrière des buissons touffus et Hermione sortit discrètement sa baguette que Drago lui avait rendu. Elle jeta un Stupéfix informulé aux jeunes hommes qui, sans avoir eu le temps de comprendre quoi que ce soit, se retrouvèrent dans l'impossibilité de bouger. Normalement, Hermione devait les tuer mais, ne désirant pas utiliser le sortilège de mort, Drago l'avait autorisée à simplement Stupéfixer ses victimes.

Alors que la jeune femme regagnait le château, elle entendit des éclats de rire sournois se diriger vers elle. Hermione sortit de nouveau sa baguette et la serra fortement entre ses doigts. Soudain, devant elle, surgirent Bellatrix et Rodolphus Lestrange suivis de tout un groupe de Mangemorts. La jeune femme fit un pas en arrière devant ce troupeau de serviteurs du Mage Noir et pointa sa baguette sur eux, ignorant les ricanements du groupe.

-Que me voulez vous ? demanda-t-elle d'une voix qu'elle voulait assurée.

Ce fut Bellatrix qui prit la parole :

-Nous ? s'étonna-t-elle d'un air innocent. Trois fois rien… Nous avons juste remarqué l'attention abusive que notre Maître te portait en ce moment. Il ne s'occupe plus de nous. C'est triste, hein ?

-Toi, immonde Sang-de-Bourbe et la Weasley, Traîtresse à son Sang, n'avez rien à faire ici, rugit Rodolphus. On va prendre les mesures adéquates pour vous faire disparaître.

-Qu'avez-vous fait à Ginny ? interrogea Hermione, paniquée.

-Rien, répondit Rodolphus. C'est un autre groupe qui se charge de la rouquine… Mais c'es nous qui nous chargeons de toi, et nous avons de beaux projets pour toi…

-Arrête, Rodolphus, ordonna Bellatrix. Tu vas lui faire peur.

Au fur et à mesure qu'ils avançaient, Hermione reculait, serrant sa baguette de plus en plus fort entre ses doigts fins, s'apprêtant à attaquer à tout moment.

-Endolo

-Protego ! Stupéfix ! coupa la jeune femme, stoppant Rodolphus Lestrange dans son élan.

L'homme s'écroula à terre et tous les Mangemorts sortirent leurs baguettes. Hermione savait très bien qu'elle était fichue. Ils étaient en évidente supériorité numérique. Pourtant, bien qu'elle sache sa mort proche, elle décida de mourir aussi dignement qu'elle le méritait. Elle ne mourrait pas sans combattre.

-Incendio ! rugit Hermione.

L'herbe se trouvant entre elle et le groupe de Mangemorts prit feu et l'ancienne Gryffondor en profita pour fuir en courant. Elle avait espéré que sa barrière de feu attire l'attention des personnes restées dans la salle, mais ils étaient dans une partie beaucoup trop reculée du parc de Poudlard. La demoiselle courait de toutes ses forces, mais elle entendait les cris de ses ennemis se rapprocher. La seule échappatoire était de réussir à rejoindre le château. Tout en jetant des sortilèges à l'aveuglette derrière elle, Hermione courait sans relâche. Soudain, alors qu'elle voyait Poudlard devant elle et qu'elle sentait la délivrance toute proche, des cordes s'enroulèrent autour des ses chevilles, la faisant trébucher et tomber dans la poussière.

-Je l'ai ! se réjouit une voix qu'Hermione identifia comme celle de Bellatrix.

Une main la retourna et elle se retrouva avec le visage hideux de la femme Mangemort devant le sien. Ses yeux sombres brillaient de démence. Bellatrix éclata d'un rire tonitruant qui fit frissonner sa prisonnière et déclara :

-J'ai toujours eu envie d'égorger une Sang-de-Bourbe en tenue de soirée dont le corps est plein de Hyacintho !

Hermione ne releva presque pas la folie de Bellatrix, son esprit tourné vers le dernier mot que venait de dire la sorcière. Le Hyacintho… Bien sûr… Pourquoi n'y avait-elle pas pensé avant ?

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

-Laissez-moi tranquilles espèces de sales pervers !

Ginny Weasley était fermement tenue, les bras bloqués derrière le dos, par un Mangemort tandis qu'un autre la regardait avec gourmandise, comme si elle était un morceau de viande particulièrement appétissant.

-Tu as beau être une Traîtresse à ton Sang, tu es plutôt pas mal, alors on va s'amuser un peu avec toi avant de te tuer…

-Mais lâchez-moi ! hurla la plus jeune des Weasley en se débattant du mieux qu'elle pouvait.

Ils l'avaient coincée dans un couloir alors qu'elle regagnait la salle de bal et l'avaient enfermée dans une salle de cours. Ils étaient cinq dans la pièce et chacun la regardait, les yeux noirs de désir. Elle était mal. Très mal…

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Blaise observa la pièce, cherchant sa Ginny des yeux, se demandant où elle pouvait être. Il remarqua qu'Hermione avait aussi disparu. Où pouvaient bien être les deux jeunes femmes ? Commençant légèrement à s'inquiéter pour sa bien-aimée qu'il n'avait pas vue revenir de sa première escapade, il se décida à arpenter les couloirs du château à la recherche de la jeune femme. Lorsqu'il croisa Marcus Flint, visiblement ivre, tout seul dans un couloir en train de déclarer sa flamme à une armure, le métis le tua sans ménagements, continuant ses recherches. Soudain, alors qu'il passait dans le couloir de métamorphose, il entendit des cris féminins et masculins. Cette voix…

-Ginny ! beugla-t-il en courant vers l'origine des cris.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Pansy revenait à la salle de balle après avoir tué son quatrième Mangemort lorsqu'il lui sembla entendre des rires. Intriguée, la jeune femme s'arrêta et entendit clairement des rires sadiques venir de quelque part derrière elle. Se demandant qui pouvait bien rire de cette façon au plein milieu de la nuit, la jeune femme saisit sa baguette et se dirigea vers la source de ce bruit. Elle tomba devant un spectacle affreux. Bellatrix se tenait au-dessus d'une Hermione couchée à terre et, à l'aide de son précieux poignard en argent, déchirait petit à petit la robe hors de prix de la jeune femme tétanisée, sans se soucier des nombreuses entailles qu'elle réalisait dans sa peau. Autour d'elles, une horde de Mangemorts se rinçaient l'œil, s'amusant de voir Hermione souffrir et dégustant chaque nouvelle parcelle de peau qui apparaissait. Pour l'instant, aucune partie vraiment intime du corps de la jeune femme n'avait été découverte. En effet, Bellatrix s'affairait à faire du bas de la robe de la jeune femme des franges très fines, se régalant des gémissement de douleur que poussait la demoiselle à chaque fois que la lame du poignard transperçait ses mollets, répandant du sang bleuté sur l'herbe et la robe en lambeaux. Pansy plaqua sa main devant sa bouche en voyant ce spectacle abominable et envoya un Patronus à Blaise et Drago pour qu'ils viennent l'aider à libérer Hermione. Il était évident qu'elle ne pouvait agir seule, les Mangemorts étaient bien trop nombreux.

Alors que l'ancienne Serpentard observait avec angoisse et dégoût le poignard de Bellatrix remonter petit à petit vers les cuisses de la brune, un évènement étrange se produisit. Tout le sang qui s'était écoulé des jambes d'Hermione se réunit et fut absorbé par les genoux de la jeune femme. Effrayée, Bellatrix recula de quelques pas, observant d'un œil effaré la peau de la demoiselle se régénérer comme par magie, de même que la robe qui se nettoya et se recousu d'elle-même. Hermione se releva avec grâce et jeta un regard mortel au groupe de Mangemorts apeurés. Tout d'un coup une vague de lumière bleue s'échappa de son corps pour atteindre les Mangemorts. Ceux-ci, plongés dans la lumière, semblèrent alors soumis au sortilège Doloris. En effet, ils s'écroulèrent tous en un même mouvement, le corps secoué de spasmes, criant de douleur. Pendant quelques minutes, les Mangemorts se tordirent sur le sol sous le regard noir d'Hermione. Puis, ils s'affaissèrent, leurs cris se transformant en râles monstrueux puis en gargouillements épouvantables. Enfin, plus rien. Le silence. La lumière se rétracta, Hermione contempla pendant quelques secondes la marée de Mangemorts inanimés devant elle, puis elle s'écroula au sol, visiblement épuisée. Pansy décida que c'était le bon moment pour sortir de sa cachette et se précipita vers le corps inerte de sa nouvelle amie. Elle fut rassurée lorsqu'elle sentit le sang battre dans ses veines et qu'elle perçut sa respiration. Elle était juste évanouie.

-Pansy ! cria Drago de loin. Qu'est-ce qu'elle a ?

L'interpelée tourna la tête et découvrit Drago et Blaise arriver en courant, Blaise portant une Ginny immobile dans ses bras.

-C'était très étrange, murmura Pansy lorsque les garçons arrivèrent à son niveau. Vraiment très étrange… Mais pourquoi est-ce que Ginny est évanouie ?

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Blaise défonça la porte qui le séparait de Ginny et hurla de rage en voyant ce qu'il se passait dans la salle de classe. Un Mangemort s'aventurait sous la jupe de sa Ginny tandis que deux autres caressaient sa poitrine par-dessus le tissu de la robe. La jeune femme était tenue par un autre Mangemort qui déposait des baisers dans sa nuque. Un dernier homme se tenait derrière elle et fessait son postérieur tout en la traitant de putain. La rousse criait et se débattait du mieux qu'elle pouvait mais rien n'y faisait. Lorsque les six personnes présentes dans la pièce entendirent la porte exploser et le cri poussée par Blaise, un sourire se dessina sur toutes les lèvres. Sourire pervers pour les Mangemorts et sourire rassuré pour Ginny.

-Alors Zabini… Tu veux te joindre à nous ? demanda l'un de ceux qui s'occupaient de la poitrine de Ginny.

Le métis irradiait la fureur mais aucun des hommes ne semblaient le remarquer.

-Qui, demanda-t-il, la voix frémissante, qui vous a autorisé à poser vos mains sur ma prisonnière ?!

Les Mangemorts échangèrent un regard surpris et celui qui avait parlé reprit :

-Personne. Mais nous pensions que…

-Que quoi ? rugit Blaise. Que quoi ? Je peux savoir ? Vous n'en aviez pas le droit ! Maintenant, sortez tous d'ici avant que je vous tue tous !

-Non, reprit le même homme. Nous sommes dans notre droit de sauter l'une des petites putains qui se trouvent à ce bal, et la Traîtresse à son Sang est bien foutue.

Sur ces paroles et pour se moquer du métis, il accentua la pression sur la poitrine de Ginny sans aucune douceur, lui arrachant un gémissement de douleur et, sans se soucier de la rébellion de la jeune femme, il saisit ses lèvres avec brutalité tout en continuant de malaxer durement ses seins par-dessus le tissu. Ginny avait beau se débattre furieusement et mordre les lèvres du Mangemort, ceci ne semblait que l'exciter davantage.

-ASSEZ ! hurla Blaise. Avada Kedavra !

Il répéta le sortilège pour chaque Mangemort présent dans la pièce et proféra les menaces suivantes à leurs cadavres :

-Si jamais vous osez encore traiter ma Ginny de putain et la toucher sans son autorisation, je vous jure que je tue toute votre famille !

La rouquine leva les yeux vers son sauveur et eu à peine le temps de murmurer un vague « merci » avant de s'écrouler, rattrapée de justesse par le jeune homme avant qu'elle ne heurte le sol. Blaise caressa ses cheveux soyeux au parfum suave et déposa un baiser sur son front, puis sur ses lèvres. Il la souleva entre ses bras lorsqu'une louve argentée apparu devant lui. La louve ouvrit la gueule pour dire de la voix de Pansy :

« Rejoins-moi dans le parc. Hermione est en danger. »

Blaise ouvrit de grands yeux affolés et se précipita hors de la pièce, courant aussi vite qu'il le pouvait avec Ginny dans ses bras. Lorsqu'il arriva dehors, il tomba sur un Drago à l'air inquiet qui, visiblement, avait reçu le même Patronus que lui.

-Tu as reçu le Patronus de Pansy ? demanda le blond. Pourquoi est-ce que tu portes Weasley endormie ?

-Oui et je te raconterai plus tard. Allons trouver Pansy et Hermione.

Les deux garçons se remirent à courir comme des fous devant le parc jusqu'à ce qu'ils aperçoivent Pansy au loin, plusieurs corps inanimés à ses côtés.

-Hermione… chuchota Drago d'une voix blanche.

Il cria à Pansy de loin :

-Pansy ! Qu'est-ce qu'elle a ?

La jeune femme tourna la tête vers eux et attendit qu'ils la rejoignent pour murmurer, l'air effrayé :

-C'était très étrange… Vraiment très étrange…

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Pansy avait raconté ce qu'il s'était passé aux garçons et dû retenir un Drago qui voulait torturer le cadavre de sa tante lorsqu'il apprit ce qui était arrivé, et Blaise avait lui aussi exposé la raison de l'évanouissement de Ginny. Maintenant, un silence de plomb régnait, tous pensant la même chose mais aucun n'osant exprimer sa pensée. Ce fut Blaise qui dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas.

-Je crois que le moment de partir est venu, déclara-t-il. Nous avons fait un bon travail, nombre de Mangemorts sont morts, mais le Maître s'apercevra bientôt que la plupart de ses serviteurs ont été assassinés et il va entrer dans une colère noire. Où pensez-vous que l'on puisse aller ?

-J'ai une résidence tertiaire en Espagne, proposa Pansy. Le Maître n'en connait pas l'existence. Pourquoi ne pas aller là-bas ?

-C'est une bonne idée, approuva Blaise. Comme ni Drago ni moi ne savons où elle se situe, tu pourrais d'abord transplaner avec Hermione, puis revenir et emporter Ginny, revenir et emporter Drago et enfin revenir de nouveau pour me prendre moi.

-Pourquoi ne pas tous transplaner en une seule fois ? demanda Pansy.

-Ce serait trop dangereux sachant que Hermione et Ginny sont inanimées et que tu es la seule à savoir où c'est.

-Je comprends. Tu es d'accord Drago ?

Le blond n'avait pas parlé depuis que Pansy avait raconté son histoire, ne quittant pas Hermione des yeux, comme s'il craignait qu'elle disparaisse d'un seul coup. Il grogna, la jeune femme prit ça pour un oui, et tous transplanèrent dans l'ordre qu'avait donné Blaise.

C'est la fin de ce chapitre ! Bon, peut-être un peu moins d'action que prévu, mais j'ai tout remanié en cours d'écriture ! Alors, ça vous a plu ? Dites-moi tout !

Bisous

E