Le lendemain arriva vite. Elle se leva assez tard car Athéna vint la réveiller pour lui annoncer qu'il lui fallait se lever si elle comptait partir en excursion. Elle se rua dans la douche et s'habilla. Elle mit une robe fleurie très colorée!

Elle sortit et rejoignit Athéna.

Athéna : On dirait que tu as beaucoup dormi !

Eris : Oui.

Athéna : Alors, il y a Sisyphe, El Cid, Albafica, Manigoldo, Shion, Degel et Kardia qui sont disponibles.

Eris : Sisyphe sera parfait !

Athéna écarquilla les yeux.

Athéna : Tu ne va pas les voir ?

Eris : Non, dis à Sisyphe de venir m'aider avec mes affaires…

Athéna partit rejoindre les chevaliers. Eris vit les chevaliers s'en aller par la fenêtre du balcon. Sisyphe frappa par la suite à sa porte.

Ensemble, ils allèrent au colisée (Sisyphe avait retiré son armure). Il l'aida à installer son matériel.

Sisyphe : Regardez-moi ces petits jeunots !

Eris : Ils s'entraînent pour servir ma chère sœur…

Sisyphe sentit la pointe de mépris dans la voix d'Eris.

Sisyphe : Ils ne font pas que servir votre sœur. Ils se préparent aussi à protéger ceux à quoi ils tiennent contre les ténèbres et la désolation. Ils se battront pour que leurs êtres chers aient un futur.

Eris : Pourquoi ?

Sisyphe : Hein ?

Eris : Pourquoi vouloir protéger les autres ? Pourquoi vouloir se battre… comme ça ?

Sisyphe : Parce qu'ils n'imaginent pas un avenir sans ces personnes !

Eris baissa les yeux puis commença à peindre.

Eris : Et ma sœur ? Pourquoi tient-elle tant à protéger les humains ?

Sisyphe : Votre sœur est une déesse au grand cœur qui chérit l'humanité. Et elle pense qu'un futur sans les Hommes est inconcevable.

Eris le regarda. Il semblait très convaincu de ses dires. Ils discutèrent ainsi des heures durant. Sisyphe la fascinait. Il était droit, honnête et franc. Et il n'avait aucune arrière pensée, et avait des principes. Il avait le cœur sur la main. Elle l'appréciait. Eris termina deux superbes toiles. Sisyphe émit un sifflement en signe d'admiration.

Sisyphe : Vous avez un sacré talent dis donc !

Eris : Merci.

Sisyphe : Voulez-vous encore visiter d'autres endroits ? Nous avons encore du temps avant le coucher du soleil.

Eris : J'aimerais me balader un peu au bord de la mer. Tu pourrais ramener les toiles que j'ai peintes au sanctuaire !

Sisyphe : Et vous laisser seule ?

Eris : Je ne vais pas me perdre. Je serais juste au bord de l'eau.

Sisyphe céda et la laissa se balader seule. Eris marcha donc le long de la plage. Elle aperçut Shion à quelques mètres. Un frisson la parcourut et son estomac se noua. Son pouls s'accéléra. Il portait son armure et se dirigea vers elle.

Shion : Eris-sama ! Que faites-vous seule ici ?

Eris : J'attends Sisyphe à qui j'ai demandé de ramener mes affaires au sanctuaire. Il reviendra bientôt !

Shion : Dans ce cas, je resterais avec vous.

Eris : Ce n'est vraiment pas la peine…

Shion : Je ne veux pas vous laisser seule livrée à vous-même !

Comme malgré elle, les joues d'Eris rosirent. Elle baissa la tête pour cacher son embarras.

Shion : Au fait, je m'excuse pour la dernière fois… Je vous ai contrarié.

Eris : Mais… mais pas du tout !... C'est juste que…

Shion : Juste que ?

Eris : Juste que vous vous sentez comme obligé quand vous êtes avec moi…

Shion écarquilla les yeux.

Eris : Vous étiez avec moi puisque ma sœur et le Grand Pope vous l'a ordonné. Je me suis donc sentie mal à cette idée.

Athéna : Eh bien vous êtes la sœur d'Athéna-sama. Je me dois donc de vous protéger. Et suivre les ordres de la déesse Athéna est mon devoir !

Eris réprima une exclamation.

Eris : Je vois. Je pense que Sisyphe va bientôt arriver, vous pouvez me laisser à présent.

Shion : Vous avez hâte de vous débarrasser de moi on dirait !

Eris rougit de plus belle.

Eris : Non, non…

Shion : Alors assoyons-nous là pour l'attendre !

Eris s'assit à côté de Shion. Elle ne put s'empêcher de glisser ses doigts dans les cheveux de ce dernier. Shion rougit à son insu. Elle lui caressa les cheveux et retira ensuite sa main.

Eris : Ce que je viens de faire vous embarrasse ?

Shion sourit timidement comme pour dire « oui ».

Eris : Excusez-moi mais j'adore vos cheveux !

Elle rapprocha ses genoux de sa poitrine.

Shion : Ce n'est rien. Oh, je vois que vous portez le bracelet que je vous avais offert.

Eris agita le bras où se trouvait le bracelet.

Eris : Oui.

Shion : Il vous va à ravir, je trouve.

Eris : Merci.

Shion : Je suis sincère. Sisyphe en met du temps.

Eris le regarda. Il était trop mignon avec ses yeux verts et sa crinière blonde.

Shion : Il y a un problème ?

Eris : Passer du temps en ma compagnie est-ce vraiment une corvée pour vous ?

Shion : Pas du tout ! Vous êtes d'une très agréable compagnie.

Eris : Alors pourquoi mettez-vous ce mur entre nous ?

Shion la regarda perplexe. Eris sourit et lui ébouriffa légèrement les cheveux avant de se lever.

Eris : Voilà Sisyphe !

En effet Sisyphe arriva avec un pullover.

Eris: Merci, Sisyphe.

Sisyphe: Oh, Shion! Tu es resté avec Eris-sama ?

Shion : Oui, je ne pouvais pas la laisser seule.

Eris : Et si on allait visiter le jardin de la maison de la Vierge ? J'ai cru apercevoir un magnifique jardin avec des arbres jumeaux là-bas.

Sisyphe : Euh… Je ne sais pas si Asmita sera d'accord.

Eris : S'il te plaît !

Sisyphe sourit puis se tourna vers Shion.

Sisyphe : Tu nous accompagnes. Je vais avoir besoin de renforts aves Asmita… Tu le connais.

Shion hésita une seconde puis accepta de les accompagner. Ils se rendirent ensemble à la maison de la Vierge. Ils rencontrèrent Asmita le chevalier d'or de la Vierge devant la maison. C'était un jeune homme aux cheveux aussi blonds que le blé. Il gardait ses yeux fermés. Il était un peu plus grand que Shion et Sisyphe. Il ne souriait pas et affichait un air placide. Mais il était extrêmement beau.

Sisyphe : Salut, Asmita !

Asmita : Sisyphe, Shion et…

Sisyphe : La petite sœur d'Athéna-sama : Eris-sama.

Asmita fut un peu surpris mais se détendit ensuite.

Asmita : Ravi de vous rencontrer.

Il se tourna à nouveau vers Sisyphe.

Asmita : Que me vaut l'honneur de votre visite ?

Sisyphe : Nous aimerions visiter ton beau jardin !

A la grande surprise de Sisyphe et Shion, Asmita accepta. Mais il les escorta lui-même.

Eris : La maison de la Vierge est magnifique…

Asmita : Chaque maison du zodiaque a son architecture propre à elle.

Ils arrivèrent au jardin.

Eris : Wouah ! Ce jardin est aussi magnifique que celui d'Albafica !

Elle se mit à courir à travers les fleurs.

Asmita : C'est étrange, je ne ressens rien, aucun cosmo se dégageant de cette jeune fille.

Shion : C'est vrai !... Comment cela se fait-il ?

Sisyphe : J'ai entendu dire qu'elle n'avait pas encore d'attributs… C'est à cause de cela peut-être. Elle n'a pas encore pris connaissance de son potentiel…

Asmita : Pourtant hier j'avais senti un très puissant cosmo… écrasant et terrifiant venant la maison des Poissons.

Sisyphe : En effet, Albafica a parlé de cela hier…

Asmita : Ah, vraiment ?... On devrait garder un œil sur elle.

Shion : Elle a pourtant le même âge qu'Athéna-sama.

Asmita : Détrompe-toi ! Athéna-sama a plus d'un millénaire. Elle ne cesse de se réincarner tous les 200 ans pour combattre l'Empereur des Ténèbres Hadès.

Shion : Et de plus, elle m'avait dit que contrairement à Athéna-sama, c'était son vrai corps.

Sisyphe : Albafica a aussi mentionné ce détail. Elle a parlé d'un corps immortel.

Asmita : Tout s'explique. Elle n'a pas encore trouvé sa voie.

Ils continuèrent à discuter un moment. Eris de son côté huma les fleurs de Lys du jardin. Puis elle les rejoignit.

Eris : Ce jardin est vraiment envoûtant. Est-ce que je pourrais revenir pour peindre les fleurs demain ?

Asmita : Impossible !

Sisyphe et Shion : (Rapide !)

Asmita : Je ne serais pas là demain. Le Grand Pope et Athéna-sama m'ont demandé de faire quelque chose.

Eris soupira.

Sisyphe : Et si je revenais avec elle ?

Asmita fronça les sourcils.

Asmita : Je n'aime pas qu'on vienne chez moi pendant mon absence !

Eris : Mais on ne va rien faire de mal ! Je veux juste peindre les lys.

Asmita : Désolé de vous décevoir mais c'est non ! Et inutile de débattre sur le sujet. Si vous voulez bien quitter les lieux à présent. Je vais méditer.

Ils partirent donc.

Sisyphe : Je suis vraiment désolé ! J'aurais aimé vous aider !

Eris : Ce n'est pas grave…

Shion : Asmita est vraiment inflexible.

Eris : On verra donc quand on pourra revenir à nouveau. Si vous voulez bien me ramener !

Sisyphe : D'accord. J'espère que nous passerons une autre journée comme celle-ci.

Eris : Moi aussi, je me suis bien amusée !

1. Une proposition étrange

Eris dîna seule car Athéna était encore en réunion. Elle était donc seule au sanctuaire. Elle avait enfilée une légère longue robe rose à manches mi-longues. Elle se balada sur la terrasse après avoir mangé. L'air du soir était frais et apaisant. Le ciel était constellé d'étoiles. Elle sursauta en entendant des pas derrière elle. Elle fit un bond en arrière en apercevant Kardia. Elle fronça les sourcils en le voyant. Elle ressentait une aversion indescriptible pour ce type.

Kardia : Bonsoir, Princesse.

Eris : Qu'est-ce que vous faites ici ?! Athéna va bientôt rentrer et je vais tout lui dire…

Kardia : Je ne pense pas. Leur réunion semble s'être prolongée.

Eris : Comment sais-tu ça ? Tu as assisté à cette réunion ?

Kardia : Non.

Eris recula en voyant Kardia s'approcher mais elle ne put plus faire un pas de plus car elle avait atteinte la rambarde.

Eris : Ne m'approche pas ! Reste là !

Kardia sourit.

Kardia : Vous avez peur de moi ?

Eris se sentit prisonnière, son cœur tambourinait contre sa poitrine. Il lui fallait s'enfuir mais Kardia ne lui laissait aucune ouverture. Elle tenta de filer mais Kardia la rattrapa par le bras.

Eris : Aaaaaah ! Lâche-moi !

Kardia posa sa main sur la bouche d'Eris pour qu'elle ne crie pas et l'emmena à l'intérieur. Elle se débattit mais peine perdue, il était plus grand et plus fort qu'elle.

Kardia : Calmez-vous !

Eris s'immobilisa.

Kardia : J'aimerais juste m'entretenir avec vous, ma jolie princesse.

Quand il lui murmura ces mots à l'oreille, Eris rougit violemment. Kardia fut satisfait de sa réaction.

Kardia : Vous êtes adorable quand vous rougissez !

Eris détourna le regard et Kardia rit.

Kardia : Je vais vous relâcher mais calmez-vous et ne hurlez pas !

Eris hocha la tête à contrecœur. Kardia retira sa main.

Eris : Je te déteste ! Que veux-tu ?

Kardia : Oh ! Est-ce une manière de traiter une personne qui veut vous aider ?

Eris : Tu ne m'aides pas là, tu me maltraites !

Kardia : Je ne le fais pas de bon cœur !... Je voulais vous dire que je pourrais vous aider si vous désirez peindre les lys du jardin d'Asmita.

Eris le regarda avec les yeux ronds.

Kardia : Alors… On dirait que j'ai capté votre attention.

Eris : Tu me fais marcher.

Kardia : Non, je n'oserais pas. Je suis des plus sérieux !

Eris : Pourquoi ferais-tu cela ?

Kardia : Pour vous faire plaisir !

Eris : Ne te moques pas de moi Kardia.

Il rit à nouveau.

Eris : Qu'y a-t-il de drôle dans ce que j'ai dit ?

Kardia : J'ai remarqué que vous me tutoyez !

Eris rougit.

Eris : Ce n'est pas drôle ! Si tu lâchais mon poignet à présent.

Kardia : Il paraît que c'est votre corps de déesse…

Eris le regarda avec des yeux effarés. Ce que Kardia venait de lui dire lui faisait peur.

Eris : Cela ne te regarde pas ! Lâche-moi. Je n'ai aucune intention d'aller où que ce soit avec toi !

Eris était plaquée contre un mur et elle ne pouvait pas bouger. Kardia avait emprisonné ses mains. Elle frémit en sentant son autre main dans ses cheveux puis sur sa nuque. Il rapprocha ses lèvres de son oreille.

Kardia : Je ne pense pas que vous soyez en mesure de négocier. Sinon, il pourrait arriver des choses pas très bien à ce joli corps…

Eris : Tu me menaces ?...

Kardia : Loin de moi cette idée.

Elle se mordit la lèvre puis sursauta en sentant le souffle de Kardia sur son cou. Tous ses sens étaient en alerte mais elle ne pouvait pas réagir, elle était pieds et poings liés. Elle ferma les yeux et pria pour que s'arrête.

Eris : Stop, c'est bon !...

Kardia : Parfait. Je vous laisse le soin d'annoncer le programme à votre sœur. Et ne me jouez pas de mauvais tour, vous risqueriez d'avoir une mauvaise surprise !

Il lui donna un baiser dans les cheveux puis partit. Eris rageait. Et Athéna qui n'était pas toujours rentrée ! Elle courut dans sa chambre et ferma la porte à double tour. La seule idée de penser à Kardia lui donna la chair de poule. Elle eut du mal à s'endormir. La même nuit elle fit un horrible cauchemar où Kardia la poursuivait. Il allait l'attraper quand elle hurla et tomba de son lit. Elle était en sueur. Elle se leva et vit son reflet dans la glace : ses cheveux étaient ébouriffés et ses joues toutes roses… Elle se leva et alla se passer de l'eau sur la figure et les la nuque quand elle entendit frapper. Elle alla ouvrir et vit Athéna.

Athéna : Ca va, Eris, Tu as hurlé si fort.

Eris se jeta dans les bras de sa sœur. Elle voulut tout lui raconter mais elle se rappela ce que Kardia lui avait dit et se tut. Mais elle ne put retenir ses larmes, tellement elle avait peur.

Athéna : Du calme, Eris.

Eris : J'ai fait un horrible cauchemar ! J'ai eu si peur !

Elles allèrent prendre le petit déjeuner ensemble.

Athéna : Tu as fait un cauchemar.

Eris : Ca ne m'est jamais arrivé auparavant…

Athéna : Raconte-moi.

Eris : La seule idée d'y penser mais fait très peur. A quelle heure es-tu rentrée hier ?

Athéna : Je viens de rentrer à l'instant quand je t'ai entendu hurler.

Eris : Je vois.

Athéna : Alors comment s'est déroulée ta journée d'hier ?

Eris : Sympathique !

Athéna : Et ?

Eris : Et, je me suis amusée ! Et toi ?

Athéna : Je suis exténuée. Pour aujourd'hui, tu penses passer la journée avec qui ?

Eris hésita longuement.

Eris : Je… hum… Kardia…

Athéna : Kardia !... D'accord, je vais le faire appeler.

Eris se leva et prépara ses affaires puis elle s'assit sur le bord du lit. Elle avait attaché ses cheveux et portait un T-shirt et une salopette. Elle sursauta en entendant frapper à la porte. Elle fut surprise de voir Kardia avec un panier.

Kardia : Bonjour, Eris-sama.

Eris : Bonjour… Qu'est-ce que c'est ?

Kardia : Un panier à pique nique !

Eris : Un pique nique… ?

Kardia : Ce sera le déjeuner. Ce sont vos affaires ?

Eris acquiesça et Kardia prit le matériel de son autre main.

Kardia : Allons-y !

En route Ils ne parlèrent pas. Eris le détestait tout simplement et elle ne voulait rien avoir avec cet individu. Kardia trouva un chemin assez escarpé qui mena au jardin. Eris installa son matériel et commença à peindre. Elle termina sa toile au bout de deux heures. Elle faillit le gâcher en bondissant à cause de la voix de Kardia près d'elle.

Kardia : Vous avez un sacré talent !

Eris : Arrête de surgir derrière moi de la sorte !

Kardia : Je vous ai fait peur ?

Eris : Je n'aime pas !

Il lui effleura la nuque comme elle lui tournait le dos et avait les cheveux attaché. Eris trembla légèrement.

Eris : Et arrête de me toucher comme ça !

Kardia : Vous n'aimez pas non plus ?

Elle lui jeta un regard noir.

Eris : Pourquoi me tourmentes-tu ?! Pourquoi me maltraites-tu ?

Kardia : Parce que ça m'amuse de vous voir rougir quand vous êtes mal à l'aise ou quand vous êtes en colère. Et j'adore voir cet éclat dans vos yeux quand vous avez peur… J'aime votre réaction…

Eris rougit.

Kardia : Comme maintenant !

Eris : Stop ! Tu me crois sous ta coupe ?

Kardia : A vous de me le dire !

Eris lui tourna le dos et s'éloigna de lui. Elle se dirigea vers ses affaires et prit une autre toile. Elle commença à faire un croquis. Elle termina de le peindre quand le soleil commençait à décliner légèrement.

Kardia : Votre toile est magnifique ! Et si nous déjeunions à présent ?

Kardia installa une couverture et étala les couverts et le repas. Il avait emmené beaucoup de choses : du pain, des légumes, de la viande et deux bouteilles de jus de fruit. Eris fut un peu étonnée.

Kardia : Surprise ?

Eris : Un peu oui !

Ils déjeunèrent en silence et Kardia tendit une boîte à Eris.

Eris : Qu'est-ce que c'est ?

Kardia : Vous pouvez ouvrir et vous verrez !

Eris l'ouvrit et fut surprise en voyant une rose dans un cube en cristal. C'était magnifique. Elle regarda Kardia d'un air à la fois perplexe et méfiant.

Eris : Pourquoi m'offres-tu ça ?

Kardia : J'apprécie grandement vous voir surprise, c'est encore mieux que quand vous avez peur ou quand vous êtes furieuse.

Eris en resta sans voix. Ils terminèrent de manger et Kardia la raccompagna au Sanctuaire. Kardia déposa les affaires d'Eris dans sa chambre. Eris observa ses faits et gestes dans l'encadrement de la porte.

Kardia : Vous désirez aller autre part ?

Eris : Non… J'ai passé une bonne journée, à mon grand étonnement. Je te remercie, Kardia.

Kardia : Ne me remerciez pas…

Il s'approcha d'elle et se pencha pour lui murmurer.

Kardia : Votre opinion sur moi a-t-elle déjà changée… ?

Eris : Je ne sais pas… Mais tu n'es pas le monstre que je croyais.

Kardia sourit et fixa Eris dans les yeux. Celle-ci détourna les siens en premier. Et Kardia déposa un baiser au creux de son cou. Eris rougit et son cœur battit à tout rompre. Kardia resta là sans bouger.

Kardia : Votre cœur bat très vite.

Eris avala péniblement sa salive.

Eris : Ca suffit ! Va-t'en !

Kardia : Pourquoi ?

Il passa sa langue sur le cou d'Eris. Elle faillit laisser échapper un gémissement. Elle le repoussa du mieux qu'elle put et s'éloigna.

Eris : Va-t'en ! Je retire ce que j'ai dit !

I l lui adressa un sourire moqueur.

Kardia : C'est fou comme votre corps réagit comme les femmes humaines.

Eris : Ne te moques pas de moi ! Va-t'en je te dis.

Kardia rit et partit. Il fut très surpris en voyant Albafica dans le hall. Avait-il entendu ce qu'ils s'étaient dit ? Il s'avança et resta à côté de lui.

Kardia : Eh bien, eh bien ! C'est mal d'écouter aux portes tu sais ?

Albafica : Tu oses me parler comme si de rien n'était alors que tu maltraites la sœur d'Athéna-sama ?

Kardia : Je ne la maltraite pas ! C'est un jeu entre nous.

Albafica : Ce n'est pas ce que j'ai entendu ! Tu as intérêt à rester à carreaux, sinon, je te le ferais regretter !

Kardia : Oh ! Mais que fais-tu ici ?

Albafica : Cela ne te regarde pas !

Kardia : Très bien, très bien !

Il partit. Eris resta longtemps sous la douche priant pour que les marques et les sensations laissées par Kardia s'en aillent. Elle sortit au bout d'une heure. Il faisait encore clair pour se coucher. Elle ne portait qu'un peignoir éponge rose. Elle entendit frapper et fut prise de panique. Kardia serait revenu ?

Eris : Un moment ! J'arrive.

Elle enfila une robe en coton bleue et un pull puis alla ouvrir. Elle fut soulagée en voyant Albafica