Voilà le troisième chapitre ! Je vous remercie encore pour les reviews et d'avoir bien voulu continuer à lire. J'espère que la suite vous plaira.

Chapitre 3: Tommy


- Comment ? S'innocenta Oliver.

- Vous venez de dire que vous étiez au courant. Vous êtes au courant de quoi ?

Rachel ricana à l'autre bout du fil « ça commence bien ! Je sens que je vais bien m'amuser. » Oliver se contenta d'un sourire travesti ne voulant plus empirer la situation.

- Euh… j'ai dit ça ? Non je voulais simplement dire… vous avez de très beaux yeux, lâcha-t-il pour la distraire et dévier ses pensées, ce qui avait l'air de fonctionner à merveille car elle se sentit tout à coup mal à l'aise.

- Ah… ! Écoutez, je vous remercie de tout cœur mais je dois avouer que je ne me sens pas très à l'aise avec les compliments, répondit-elle bêtement.

Felicity était embarrassée et déstabilisée. Elle aurait tellement voulu être elle-même et dire les mots qu'il faut. Mais encore une fois elle laisse sortir les mots avant de réfléchir. Quel genre de femmes n'aimerait pas recevoir des compliments venant d'un homme aussi attrayant que lui ?

- Je ne comprends pas pourquoi, vous devez être habituée à les recevoir, on doit très souvent vous les dire.

La seule chose qui réussit à sortir fut un « humm ! » avec bien sur un sourire.

- Est-ce qu'on peut y aller maintenant ? Dit-elle pour alléger l'atmosphère bien lourde qui se créait, tripotant nerveusement sa robe.

Le trajet était beaucoup plus normal que ce à quoi elle s'attendait. La conversation était morcelée mais ils arrivèrent quand même à apprendre un peu l'un sur l'autre bien qu'Oliver évitasse d'en dire un peu plus sur lui pour ne pas éveiller les soupçons sur sa vraie identité.

Arrivée au département Informatique, Rachel le signala à Oliver tout en lui rappelant le pacte : « Vous y êtes ! C'est le moment où vous lui dites : « Ravi de vous avoir rencontré, prenez soin de vous » et vous la laissez s'en aller. »

- J'ai compris vous n'avez pas besoin de me le rappeler ! Chuchota presque Oliver pour ne pas que la jeune fille l'entende cette fois-ci.

- Et vous recommencez à parler tout seul, hochant la tête pour lui signaler qu'elle l'entendait chuchoter. - Mais ne vous en faites pas je le fais tout le temps moi aussi. Des fois je me mets à parler à moi-même pour me détendre quand je me trouve dans des situations embarrassantes. Comme la fois où Troy m'avait proposé l'aider à faire ses devoirs. Troy était le plus beau garçon de la classe quand j'étais en seconde. J'en pinçais grave pour lui. Lorsqu'on était seul, je n'arrivais plus à me contrôler et j'avais passé les deux tiers de la soirée à vomir. Je m'étais tellement maudite ce jour là. Je ne savais plus où me mettre.

Oliver était à la fois amusé et émerveillé par le flot de paroles qui émanaient de ses belles petites lèvres sans pouvoir s'arrêter. Felicity le constata et se mit à tortiller ses cheveux de ses doigts nerveusement en se mordant les lèvres.

Et voilà ! Il faut toujours que je dise quelque chose qui gâche tout ! Se reprocha-t-elle d'une voix à peine audible.

- Nous voilà arrivés au département Informatique ! Dit Oliver pour changer de sujet et l'aider à sortir de cette situation malaisée dans laquelle elle s'était mise.

- Enfin ! Ils s'arrêtèrent de marcher.

- J'espère juste vous avoir servi à quelque chose.

- Oh! vous m'avez beaucoup servi. Je vous suis très reconnaissante.

- Comment vous appelez-vous ?

- Felicity… Smoak ! Elle resta un moment attendant que le jeune homme se présente aussi mais n'obtint rien, elle prit donc l'initiative de le lui demander. - Et… vous ?

Oliver sembla surpris par sa question. Comment pouvait-elle ne pas savoir qui il était alors qu'elle habitait Starling City et qu'elle était une femme? Est-ce possible ? Même si elle venait de sortir d'un couvent elle devrait absolument savoir qui il était. Il était quand même Oliver Queen, pas n'importe qui, pensa-t-il vexé par la question de la belle blonde. Mais il n'exprima pas son déboire.

- Comment ? Vous ne savez pas qui je suis ? Demanda-t-il comme pour être sur d'avoir bien entendu sa question.

« Et voilà ! Une femme qui ne connait pas le playboy de Starling. Ça doit faire les premières pages des plus grands magazines » taquina Rachel au bout du fil. « Si tu savais à quel point j'aurais adoré filmer ça. »

- Je devrais ? Enfin, je dis ça parce qu'on vient de se rencontrer, ou est-ce qu'on se connaît déjà ? S'enquit Felicity désorientée.

- Euh... Oliver prit le temps de réfléchir comme pour trouver un moyen de tirer profit de la situation.

Définitivement cette jeune femme était en train de se jouer de lui. Ça ne pouvait pas être possible qu'elle ne le connaisse pas. Bien qu'il ne se rappelle pas l'avoir déjà vu elle pourrait très bien faire partie des jeunes filles avec qui il avait flirté dans un bar, à qui il a fait une tonne de promesses et qu'il a laissé en plan dans un lit d'hôtel qui revient pour prendre sa revanche et se faire passer pour une sainte ignorant son existence. Si c'est vraiment le cas il doit la devancer et être plus malin qu'elle en jouant son jeu. Il devrait lui prouver que c'était lui qui menait le jeu. Tout ceci fut sa pensée immédiate et instinctive.

- Oui ! Je suis désolée, j'ai l'habitude d'être connu ici, donc je me disais… laissa-t-il sa phrase en suspens avant de se présenter pour changer de sujet qui sans doute ne mènera pas là où il veut. - Je m'appelle… Tommy !

« Oh merde ! » fut tout ce que Rachel trouva à lui dire sur le coup. « Je crois qu'il faut que je me déconnecte avant d'être plus impliquée dans tes niaiseries. De toute façon j'ai déjà rempli ma part de mission, alors. » Elle s'exécuta et Oliver toucha automatiquement son oreille comme pour la rattraper mais c'était trop tard.

- Tommy ! Vous avez un joli prénom.

- C'est rien comparé au vôtre.

- Et bien, Tommy, je vous remercie de vous être proposé de m'accompagner. Ça me touche énormément dans la mesure où c'est mon premier jour de travail. Ce matin si on me disait qu'il serait aussi agréable, je ne l'aurais pas cru. Et souvenez-vous en, si vous avez besoin de quoique ce soit en informatique ou autre chose… surtout en informatique, vous pouvez me contacter. Et… oublier le tricot, les aiguilles, ça me fait flipper, grimaça-t-elle, et ne pensez pas que je suis en train de vous faire des avances même si je vous trouve très beau… Oh mon Dieu ! Elle s'arrêta un instant sur ce qu'elle vint de dire et se maudit intérieurement, avant d'essayer de se rattraper, - est-ce que je l'ai dit à haute voix ?

Oliver répondit simplement par un sourire. Comment faisait-elle pour laisser sortir les mots avant de les examiner et surtout de cette manière aussi adorable ?

- S'il vous plait, la prochaine fois que j'ouvre la bouche pour parler, arrêtez-moi avant, d'accord? Elle baissa légèrement la tête honteuse.

- Ne vous en fait, remarquant sa gêne, il lui prit le menton pour la forcer à le regarder dans yeux. Felicity crut qu'elle allait s'évanouir en croisant ses yeux bleus, ses joues deviennent tout à coup écarlates, et elle sentit une grosse boule dans le ventre.

« Oh, qu'il est tellement beau ! » fut la seule pensée qui lui vienne en tête. Elle ne pouvait plus réfléchir à rien cet homme la rendait complètement aberrante.

- J'y penserai ! Je suis ravi de vous avoir rencontré. J'espère qu'on se reverra bientôt.

Felicity fut d'abord déçue par le début de sa phrase puis la fin la rassura. Elle le regarda partir sans pouvoir changé de position. Elle était comme figée. Elle fut ramenée dans la réalité par une femme qui devrait sans doute faire partie du service d'accueil. Celle-ci put la conduire à son bureau.

Le reste de sa journée se fut déroulée normalement et calmement. Elle fit la connaissance de quelques collègues sympathiques, Ellie et Matt, qui rendirent sa journée encore plus merveilleuse. En fin de compte, sa journée s'était mieux passée que ce qu'elle espérait. Beaucoup mieux même.

Bien qu'elle se forçat à se concentrer 100% à son travail comme elle l'avait promis à son patron, elle ne pouvait pas s'arrêter de penser à cet homme qu'elle venait de rencontrer. Cependant, songea-t-elle, elle n'aurait jamais du se montrer aussi attiré, cet homme doit croire qu'elle est une fille facile.

Oliver, quant à lui, est fier. Il a pu marquer des points. Cette femme a voulu emprunter le chemin périlleux, lui est encore plus dangereux.

Il retourna voir son père, après un sermon kilométrique et plein de reproches de la part de Rachel, il s'excusa de ne pas avoir respecté ses instructions à la lettre et la remercia pour son aide, il put entrer.

Son père fut à la fois surpris et content de le voir dans son bureau. La dernière fois qu'il y avait mis les pieds remonte à cinq ans et demi plutôt, lorsque les parents Queen devaient aller à Dubaï pour leur anniversaire de mariage pour une semaine. Ils hésitaient à confier toute la responsabilité à Oliver à cause de son irresponsabilité. Il était venu dans son bureau le persuader qu'il était grand et capable de tout gérer en leur absence ce qui sonna évidemment absurde. Mais Oliver insista jusqu'à ce que son père cède. Le résultat était piteux, voire catastrophique. Au retour de Moira et Robert, le manoir était rempli de jeunes filles qui se baladaient en bikini et des petits gars qui buvaient de partout. Depuis ce jour, le couple a du mal à refaire confiance à leur garçon.

- Il est hors de question que je te laisse détruire la réputation de mon entreprise, s'écria Robert fermement.

- Papa ! Tu peux me faire confiance.

- Si tu as vraiment envie que je te prête ces locaux, trouve autre chose, ne me parle pas de confiance. Je te connais fiston.

- Et bien, tu te trompes quand tu dis que cette fête attirera de mauvaises langues à la compagnie, au contraire, j'aimerais l'utiliser pour aider les personnes défavorisées. J'aimerais montrer aux gens que la famille Queen, précisément Queen Consolidated pense aux plus démunis et est prêt à tendre la main aux jeunes qui n'ont pas la chance de vivre pleinement leur jeunesse à cause des moyens. Tu ne peux pas savoir à quel point un jeune peut être meurtri quand il ne peut pas inviter une fille à sortir parce qu'il n'a pas de voiture ou pire quand il n'est pas invité à une fête de tonnerre parce qu'il n'a pas les chaussures adéquates.

- Tu le sais toi ?

- Absolument pas ! Mais… j'imagine, se rectifia-t-il très vite, avant que son père en profite pour refuser.

Après avoir longtemps insisté, son père finit par accepté donnant comme condition de travailler avec lui si jamais sa fête se terminait en catastrophe comme toutes les autres d'ailleurs. Il remercia cordialement son père avant de s'en aller.


Le soir arriva plus vite que ce que Felicity imaginait, elle rentra dans l'appartement avec le double de clé qu'elle avait toute souriante. Kendall était en train de regarder la télé en mangeant des chips ! Dès qu'elle la vit entrer, elle éteignit la télé et se tourna vers elle. Felicity vint et se laissa tombée dans le canapé, épuisée.

Lorsque son amie la vit, elle ne put s'empêcher de sourire elle aussi, ayant compris de suite que sa journée avait été mieux que ce qu'elle espérait rien qu'en considérant l'expression du visage de son amie. Pour briser le silence, elle entama la discussion.

- A ce que je vois tu as touché le point vers au lieu du rouge.

- « Effectivement ! » Fut tout ce qu'elle osa dire.

- Et ce sourire ? Laisse-moi deviner, tu viens d'embrasser un bébé panda ou un lionceau, ou encore mieux… un prince de Disney !

- Kendall ! C'est juste mon…

- Et ne me dit pas que c'est juste ton travail qui te met dans cet état, je te connais mieux que toi-même. La dernière fois que je t'ai vu sourire comme ça c'est lorsque Cooper t'a demandé de sortir avec lui. Tu dois avouer que tu en pinçais vraiment pour ce type. Alors ton patron t'a fait des avances ? La taquina-t-elle gentiment.

- Hein ? Non, beurk ! Il est marié ! Lui rappela-t-elle écœurée.

- Je sais, je plaisantais ! Alors c'est qui ? Un collègue ?

- Euh… il s'appelle Tommy et c'est l'homme le plus séduisant qui existe.

- OOuuh… Il doit y avoir beaucoup d'étincelles qui ont été allumées !

Elles se sourient toutes les deux à la remarque de la journaliste.

Kendall insista pour que son amie lui raconte tout en détail, celle-ci ne put résister longtemps. La journaliste ne perdit pas une seconde à la taquiner quand elle lui expliquait à quel point elle s'était comportée comme une abrutie.

La brune, penaude, resta un instant statique au milieu du récit de son interlocutrice, Felicity le constata.

- Pourquoi tu fais cette tête là ?

- Ça pourrait bien être lui mais pourquoi il ne le lui aurait pas dit tout de suite. Non, elle le reconnaitrait. Tout le monde le connaît, n'est-ce pas ? S'adressant à elle même.

- Allo, la terre ! Felicity, la remarqua perdue, passa sa main devant son visage pour ainsi la ramener à la réalité. – Heho !

- Dis-moi, Felicity ! Cet homme que tu as rencontré, ce ne serait pas Tommy Merlyn?

- C'est qui ce Tommy Merlyn ? Et qu'est-ce qui te fait croire qu'il serait « mon Tommy » ? Oh ! J'ai dit « mon Tommy », c'est ça ?

« Oh, mon Dieu ! Elle ne le connait pas, mais de quel monde vient-elle ? » Marmotta rapidement pour que son amie ne l'entende pas ; ce qui fut un échec vu sa réaction.

- Tu te mets à parler toute seule et c'est moi qui viens d'un autre monde ! Tu veux bien m'expliquer ce que tu avances ?

- Et bien, le Tommy dont je parle est le meilleur ami d'Oliver Queen, le fils de ton patron. Maintenant je ne sais pas s'il s'agit du même Tommy que ton Tommy.


Voilà ! J'espère que vous avez aimé. Désolée si vous trouvez de fautes, je n'ai pas assez relu. Laissez-moi s'il vous plait vos avis. Merci encore. A bientôt pour la suite.

#Nini