Salut! Voilà le nouveau chapitre! J'avoue que j'ai un peu été déçue pour le chapitre précédent. Il y a de moins en moins de reviews. Ce qui m'amène à demander si mon histoire devient aussi nulle que ça. S'il y a quelque chose qui dérange ou si mon style d'écriture ne vous plait pas, faites-le moi savoir afin de m'améliorer.

En tout cas merci quand même pour ceux qui laissent souvent des reviews, particulièrement Mich2112, Mogo1902, Cassiewright et aliceeee. C'est beaucoup encourageant.

Je vous laisse lire la suite, j'espère que ça vous plaira.

Chapitre 6: Démasqué


Felicity était en train de manipuler son ordinateur quand elle entendit quelqu'un toquer à la porte. Elle se leva laborieusement pour aller répondre. Après cette dure journée qu'elle avait encore eue, elle n'était réellement pas disposée à recevoir des invités et surtout pas à cette heure aussi tardive. Elle espéra de tout cœur que ce soit le livreur de pizza que Kendall avait commandé ou un des nombreux prétendants de celle-ci qui venaient chaque soir lui faire des déclarations d'amour à la longue lassantes.

Elle faillit s'écrouler de surprise quand elle tomba nez à nez sur la dernière personne qu'elle aurait imaginé voir; Oliver, enfin, pour elle c'était Tommy. Bouche bée, elle était restée figée devant lui.

- Re-bonsoir, Felicity. Oliver se permit de rentrer, ce qui la surprit encore plus mais elle abdiqua et ferma la porte derrière lui.

- Je t'en prie, fais comme chez toi ! Dit-elle ironiquement. – Alors que puis-je faire pour toi cette fois ? Encore.

- Non, rien du tout. Je voulais juste te remettre cela. Il lui tendit son portefeuille, elle le prit tout en souriant incrédule. – Heureusement que j'ai pu le ramasser à temps. J'ai pensée qu'il était plus sage de te le rapporter… Personnellement. Ajouta-t-il, en gardant les yeux rivés sur elle.

- Merci, mais tu sais, tu aurais pu le confier au service des objets trouvés et on l'aurait apporté demain à mon bureau, tu n'étais pas obligé de faire tout ce déplacement pour rien… elle fuit son regard en reculant de deux petits pas légèrement.

- Ce n'était pas pour rien, la coupa-t-il aussitôt. – C'était aussi un prétexte pour venir te voir.

Felicity leva instinctivement les yeux de vers lui. Mais il n'avait pas le droit de lui dire ça. Elle voulait qu'ils restent professionnels, c'était la meilleure option pour ne pas prendre de mauvaises décisions, songea-t-elle.

Elle espérait en ce moment là qu'il lui dise qu'il était là parce qu'il voulait qu'elle répare son téléphone fétiche qui lui était indispensable ou qu'il voulait qu'elle installe un logiciel dans son ordinateur. Sauf que pour tout cela, il aurait pu attendre le lendemain.

Oliver, de son coté croyait fermement qu'elle voulait qu'il soit là. Elle lui referait la même chose que la fois passée. C'est-à-dire se montrer intéressée pour ensuite le repousser, car c'était en quoi consistait son jeu : le rabaisser. Mais cette-fois, ça serait différent, se promit-il, déterminé à mener le jeu et à ne plus se laisser manipuler. Cette fois, il emploierait les grands moyens, il la surprendrait d'une manière qu'elle se saurait plus où elle en serait.

- Je ne comprends pas… enfin, je comprends que tu sois venu me voir, sauf que je croyais qu'après… commença-t-elle à bégayer, pourquoi lui faisait-il cela ? Se plaignit-elle intérieurement. Il lui rendait la tache plus rude.

Elle pria de tout cœur que Kendall fasse irruption dans la salle pour interrompre cette situation mais malheureusement pour elle, il n'y avait aucune chance. Elle avait des écouteurs dans les oreilles, quand elle rédigeait ses articles, il n'y avait rien qui puisse la sortir de sa concentration.

Elle devrait donc se débrouiller toute seule et prendre sa décision maintenant ; si elle voulait vraiment lui donner le bénéfice du doute et envisager une quelconque relation avec lui ou continuer de le considérer comme le Don Juan qui finirait probablement par lui briser le cœur et refuser ses avances. C'était maintenant ou jamais.

Elle ouvrit sa bouche pour enfin dire quelque chose de sensée mais il ne lui laissa pas le temps et poursuivit sa déclaration.

- Felicity, il se rapprocha encore plus près de son corps qui commençait déjà à trembler sentant la tension monter. Rien qu'en humant son parfum, rien qu'en écoutant sa voix rauque, elle sentit sa température incroyablement monter. – Depuis qu'on s'est vu pour la première fois au bureau, je n'ai cessé de penser à toi. Je sais, tu dois surement te dire que c'est encore une ruse de ma part pour coucher avec toi maintenant que tu sais qui je suis et quelle réputation j'ai. Je ne vais pas te blâmer pour ça surtout après ce qui s'était passé l'autre soir. Je m'étais conduis comme un parfait idiot et je t'ai fait peur. Mais sache que ça ne recommencera plus parce que je n'ai vraiment pas envie que tu t'éloignes de moi. Je t'assure que si ça avait été une autre femme qui m'avait rejeté de cette manière, je l'aurais déjà envoyé au diable. Mais avec toi… c'est différent, je reviendrais encore et encore sans avoir honte jusqu'à ce que tu me pardonnes et que tu veuilles bien de moi.

Felicity ne sut vraiment plus quoi dire, ni comment placer les mots en ordre pour former une phrase correcte et cohérente. Etait-il vraiment sincère ?

- Je… euh…

- Non, ne dis rien. Il se pencha vers elle et déposa un baiser doux et chaste sur ses lèvres. Le baiser fut bref et tendre pour lui donner la liberté de se retirer si elle le voulait.

Mais cette fois, ce fut elle qui se jeta sauvagement sur lui pour un baiser langoureux, intense, lubrique, rempli de passion et de désir.

Au diable les doutes, au diable les précarités, au diable la raison, tout ce dont elle était sure en ce moment était que cet homme la rendait folle et qu'elle était probablement en train de tomber amoureuse de lui. Elle savait qu'elle finirait certainement par regretter son acte, regretter d'être allée trop vite, mais ce qu'elle ne regretterait jamais c'était de répondre à ses sentiments.

Oliver pensait au début que ce baiser ne représenterait rien pour lui. Il était persuadé que tout son discours et ce cours baiser lui ferait gagner des points. Les filles aimaient qu'on leur dise ce qu'elles voulaient entendre, qu'on place des mots sur les sentiments pour qu'elles tombent totalement sur le charme ; enfin c'était ce qu'il pensait. Il l'avait fait et ça avait l'air de fonctionner.

Cependant il n'avait pas planifié d'apprécier autant son baiser. Ce qui n'était pour lui qu'une simple distraction devint quelque chose de plus profond, de plus naturel. Il en éprouva même de la peur, il aurait préféré ne rien ressentir. Qu'importe ce qui leur arriverait, il comptait bien bénéficier du moment, en tout cas le maximum possible.

Le désir commençait à s'intensifier, ils commencèrent à se chercher mutuellement. Leurs deux lèvres emmêlées se câlinèrent passionnément. Oliver la souleva tout en les gardant scellées, il se servit d'une de ses mains pour caresser ses cuisses sous sa robe et l'autre garda sa belle en équilibre. Felicity, quant à elle, avait les deux mains enroulées autour du coup du jeune milliardaire. Il alla la déposer délicatement sur le canapé. Quand il sentit qu'ils manquaient d'air, il abandonna les lèvres de la blonde pour s'emparer de son coup, de ses épaules puis sa poitrine, tout en descendant plus loin, ce qui la fit gémir encore plus. Il revint ensuite à ses lèvres. Felicity qui sentit son corps mourir de plaisir commença à le déboutonner.

C'était précisément cet instant qu'Oliver choisit pour mettre fin à leur étreinte. Il le fit d'une part parce qu'il avait établi de la laisser en plan comme elle le lui l'avait fait. Mais d'autre part, il voulait s'arrêter de ressentir toutes ces choses incompréhensibles qu'il commençait à éprouver. Jamais personne n'avait éveillé en lui un tel désir, aucune des nombreuses femmes avec qui il a couché, ni même sa petite amie. Et il voulait y mettre fin, ne pas trop s'attacher. Mais elle l'avait senti. Elle avait senti qu'il la désirait lui aussi, qu'il s'était retenu malgré lui.

Il se releva à contre cœur, sous le regard confus de l'informaticienne.

- Je suis désolé, il se reboutonna rapidement. Et Felicity honteuse, se couvrit du mieux qu'elle put. Elle commença à se sentir mal à l'aise mais prit quand même le risque se s'informer.

- Désolé de quoi ?

- Je ne voulais pas que ça aille aussi loin. Je… je ne peux pas te faire ça, tu mérites beaucoup mieux. Il mit une pause lui laissant le temps de riposter mais elle ne dit rien et continua à le fixer nerveusement. Il poursuivit donc, - tu m'as dis l'autre fois que tu voulais qu'on prenne notre temps et la raison pour laquelle je suis venu, c'était pour te prouver que je peux attendre… pour toi. Du moins, jusqu'à ce que tu sois prête. Je ne veux pas te forcer la main.

- Tu as raison, je ne sais pas ce qui m'a pris. J'étais…

- Déconcertée ? Compléta-t-il, elle haussant la tête. - Je te prie de m'excuser. Je te respecte beaucoup trop et je ne veux pas que tu penses le contraire. Voilà, je te laisse ! Si tu arrives enfin à mettre tes idées au clair et que tu te décides après mure réflexion sur ce qu'il se passe entre nous, tu peux m'appeler. Je t'attendrais, sur ce, il lui sourit une dernière fois avant de s'en aller et refermer la porte derrière lui.

Felicity faillit mourir de honte. Il y a cinq minutes, elle était sur le point de faire l'amour avec « Tommy Merlyn » dans son salon sachant bien que Kendall pouvait les surprendre à tout moment. Comment pourrait-elle le regarder à nouveau dans les yeux ? Elle laissa couler quelques larmes qu'elle n'arrivait pas à distinguer, si elles étaient de joie ou de peine.

N'ayant plus le cœur à continuer à pianoter sur son ordinateur, elle décida d'aller se coucher. Tout ce qui venait de se passer ce soir lui avait permis de se situer, d'être sure que ce qu'elle ressentait pour cet homme n'était pas simplement du béguin ou un caprice, mais quelque chose de plus fort, et cela n'avait rien à voir avec la personnalité de celui-ci. A cet instant précis, elle s'en fichait déjà de qui il serait d'après la société, ce qu'elle pensait de lui était le plus important. C'était possible qu'elle soit sur le point de commettre une bêtise, pensa-t-elle, mais en l'occurrence ça lui importait peu.


Le soir de la fameuse fête arriva et tout le building de QC pouvait le sentir. Des photographes étaient partout, des journalistes devant l'entrée du hall attendant les invités, plus précisément Oliver et sa bande. On aurait cru une rencontre de tous les jeunes milliardaires.

La salle était débordée, le fil des invités ordinaires était kilométrique, heureusement pour les VIP, leur entrée était assez aérée. La sécurité était renforcée. Enfin, tout pour que cette fête soit toujours gravée dans la mémoire des citoyens de SC. On pouvait ressentir l'ambiance rien qu'en regardant les évènements à la télé.

Robert avait décidé d'arrêter les travaux assez tôt pour ne pas trop être dérangés et permettre à la fête de se dérouler sans gêne.

Cependant tous les employés n'avaient pas pris congé ce soir là. C'était le cas de Felicity qui était toujours dans son bureau pianotant ses ordinateurs. Elle voulait cout que cout terminer ses mises à jour. Ces derniers temps, elle passe ses nuits devant ses machines, surtout après l'incident avec Oliver. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à lui. Seul le travail l'aider à l'oublier pendant un instant.

Elle aimerait tellement aller le voir et lui dire qu'elle l'aimait et qu'elle était prête à lui ouvrir son cœur. Elle ne pouvait plus se mentir à elle même, mais elle ne sut comment l'aborder. Elle avait déjà du mal à se regarder dans le miroir après s'être librement livrée à lui, comment pourrait-elle faire pour le regarder dans les yeux et lui dire qu'elle l'aimait.

Et puis zut! Tant pis, elle irait quand même le voir. Elle ne supportait plus le bruit de son cœur qui lui répétait chaque seconde d'aller le voir. Il fallait qu'elle aille le voir. Elle ne pouvait plus faire semblant. Même si ce soir n'était pas le moment approprié, elle n'avait pas le choix, si elle reportait, peut être qu'elle n'aurait plus l'occasion de le voir ou qu'elle perdrait ce courage qu'elle avait revêtu.

Elle ne pensa plus une minute de plus et descendit en toute vitesse. Arrivée en bas, devant la porte d'entrée de la salle de fête, elle vit une longue queue, et des agents de sécurité vraiment costauds qui la firent flipper à la première vue. Elle pouvait très bien ressentir dehors l'ambiance qu'il y avait à l'intérieur, la musique lui était étourdissante. Elle savait bien que ce n'était son genre de fête, beaucoup trop de bruit à son gout, Kendall serait affolée si elle y était invitée parce c'était son genre.

Mais que pensait-elle ? Qu'elle allait ainsi pouvoir venir et rentrer, il s'agit quand même d'une fête des richards.

Elle se rappela tout à coup du billet que Tommy, enfin « Oliver » lui avait offert la dernière fois. Heureusement qu'elle l'avait mis dans un tiroir de son bureau. Elle n'aurait jamais cru que ça lui servirait. Elle espéra qu'ils l'acceptent vu l'état dans lequel elle l'avait abandonné ; chiffonné et taché par l'ancre de son stylo rouge. Elle sourit en y pensa et se dépêcha de monter le récupérer avant de revenir suivre la queue.

Elle savait que ça allait être long avant qu'elle ne puisse rentrer. Comment allait-elle faire pour pouvoir le retrouver et avoir un petit instant à eux deux ? Il devrait vraiment être très occupé. Mais elle s'en fichait si cela lui permettrait de déballer de tout qu'elle porte dans son cœur.

« Felicity ? » Elle entendit quelqu'un l'appeler par derrière et fut étonné quand elle distingua la voix de Tommy/ « Oliver ».

- Mais qu'est-ce que tu fais là ? S'enquit-il à la fois paniqué et étonné de la voir.

Certes, il l'avait invité l'autre fois pour importuner son ami mais il espérait que la jeune fille refusât l'invitation, et c'est ce qu'elle avait fait. Qu'est-ce qu'elle faisait donc là. Peu importe, il devrait la distraire et l'éloigner pour aider Oliver.

- Si je ne me trompe pas, je suis invitée, non ? Ou est que l'invitation n'est plus valable ?

- Non, non, non ! Ce n'est pas ça du tout. Je pensais que tu ne voulais pas venir.

- Et bien, j'ai changé d'avis. Je dois parler à Tommy. J'ai quelque chose d'urgent à lui dire.

S'il avait bien saisit, elle avait cédé. Oliver avait gagné sa partie. Il avait enfin réussit. Il devait le prévenir mais il ne pouvait pas la laisser entrer non plus, tous ces efforts que son ami avait fait ne serviraient à rien si elle venait à tout découvrir.

- Je peux rentrer ? Demanda-t-elle pour être sure qu'il n'y avait aucun problème vu l'expression du visage de Tommy.

- Non ! Je veux dire bien sur… « réfléchis Tommy, réfléchis ! Oui, je sais » - Et si je t'aidais à rentrer plus vite ? Tu avais dis que ce que tu devais dire à … Tommy était urgent.

Si elle devrait rentrer, il vaudrait mieux qu'il soit avec elle pour mieux contrôler ses faits et gestes, du moins jusqu'à ce qu'Oliver trouve une solution.

- J'ai toujours été contre l'injustice mais bon, pour une fois, je vais essayer de ne pas écouter ma conscience.

Tommy la conduisit jusqu'à l'entrée sous les regards jaloux et curieux des autres invités. Felicity remercia le ciel de ne pas avoir à montrer son passe.

Il l'amena dans un coin peu fréquenté à l'abri des yeux et lui demanda, ordonna presque, de rester là le temps qu'il aille chercher « Tommy »/Oliver. Elle obéit sans contestation. Elle lui devait bien cela après qu'il lui ait donné le privilège d'entrer aussi vite et de se faire jalouser par des bourges.

Heureusement qu'il ne mit pas du temps à le trouver. Il était en pleine discussion avec une bande comprenant Laurel. Ils buvaient et rigolaient. Tommy l'isola pour tout lui raconter.

Le playboy était de front béat et stupéfait. Content parce qu'elle avait enfin cédé et qu'il avait gagné. Content parce qu'il pouvait enfin atteindre son objectif. Content parce qu'elle pouvait enfin être à elle. Mais surpris parce qu'il ne s'attendait pas à la revoir et surtout pas ici.

Au début, il croyait qu'elle plaisantait en lui jurant ne pas le connaitre. Mais après la dernière fois, il pouvait se rendre compte que ce n'était pas le cas. Il avait pu constater cette innocence, cette pureté et cette sincérité qu'il n'avait encore jamais vue chez aucune autre femme.

Il se mit même à se demander si ça valait la peine de continuer son petit jeu et souiller sa vie si saine et si impeccable. Il n'appartenait pas à son monde et elle méritait quelqu'un de bien, pas un imbécile comme lui. Il avait presque tourné la page et espérait qu'elle en ferait de même.

Et la voilà qui se pointe ici le chercher pour lui dire je-ne-sais-quoi. Tans pis, il en profiterait une dernière fois avant de mettre les choses au clair. C'était sur que ça lui briserait le cœur mais ça serait mieux plutôt que de la laisser longtemps dans le mensonge.

Il s'excusa auprès de ses compagnons et alla là où Tommy l'indiqua pour retrouver la belle blonde.

Une fois de plus, quand il la vit, il fut ébloui par sa beauté malgré cette tenue assez modeste qu'elle avait et son maquillage léger, elle arrivait à plus rayonner que toutes ces femmes parées de vêtements de haute couture avec des talons vertigineux, et des bijoux presque introuvables. Elle lui sourit, ce sourire qui lui fit toujours aussi craquer. « Comment ferai-je pour renoncer à elle ? Courage Oliver, ce n'est qu'une fille !» Pensa-t-il.

Elle ne sut par quoi commencer, elle avait écrit et réécrit ce scenario plusieurs fois dans sa tête, mais elle ne savait pas qu'il serait aussi difficile de l'appliquer.

Elle tourna longuement autour du pot, et au moment où elle décida de se lancer ; la lumière disparut et laissa la place au noir.

- Qu'est-ce qui se passe, demanda-t-elle prise de peur. Oliver la rassura et lui demanda de rester sur place, qu'il allait voir ce qu'il se passait. Elle refusa prétextant s'être occupée de la technique donc cela lui concernait.

Oliver se vit mal s'opposer longtemps d'autant plus qu'elle avait raison. De toute façon, personne ne pouvait les remarquer dans le noir et avec le bruit assourdissant de panique que la salle faisait.

Accompagnée d'Oliver, elle arriva en un rien de temps avec d'autres techniciens à régler le problème qui serait apparemment un cours circuit dû à la surcharge. La lumière revint. La fête reprit son cours. Felicity souffla enfin un ouf de soulagement. Elle pouvait enfin tout lui dire.

Au chemin du retour, les deux tombèrent nez à nez sur Laurel.

- Oliver, où t'étais passé ? Je t'ai cherché partout, dit-il inquiète en étreignant son petit ami. Felicity penaude, écarquillait les yeux ne comprenant rien. Ses yeux allèrent de Laurel à Oliver puis Oliver à Laurel. Oliver baissa légèrement la tête sachant que cette fois-ci, il n'y avait plus moyen pour lui de s'en sortir. Elle allait déjà l'apprendre et de la pire manière qu'il avait pensée.

- Oliver ? Répéta la jolie geekette d'une voix à peine audible mais cette fois ses yeux ne se détournèrent plus de lui, comme si elle attendait une explication qui tardait à venir.

Laurel, remarquant enfin sa présence lança un regard correspondant à un million de questions à Oliver qui ne savait pas vraiment comment gérer la situation.

- Laurel, je te présente Felicity Smoak… la technicienne qui nous a aidés à ramener la lumière. C'est aussi elle qui s'est occupée de l'installation et travaille pour mon père. Il regretta immédiatement de l'avoir présentée ainsi. Qu'est-ce qu'elle devait pensée en ce moment ? S'interrogea-t-il plein de remords.

« La technicienne ? Installation ? Aider ? Père ? Lumière ? Travaille ? » Les mots d'Oliver se mélangèrent les uns après les autres dans sa tête. C'est ce qu'elle représentait pour lui ? Il aurait quand même pu dire qu'ils étaient amis, s'il avait honte de ce qu'il s'était passé entre eux l'autre soir. Elle l'aurait mieux pris. Et c'est quoi cette histoire d'Oliver ? Mais de quel Oliver parle-t-elle ? C'était elle qui venait de se tromper de prénom ou depuis le début, elle se faisait avoir ?

Felicity espérait qu'Oliver réagît, qu'il dise que tout cela n'était qu'une plaisanterie de très mauvais gout. Elle le pardonnerait. Mais il ne le fit pas au contraire, lui même troublé.

- Et Felicity, je te présente…

- Laurel Lance, poursuivit-elle, l'unique et la seule petite amie officielle d'Oliver Queen. Elle embrassa son amant pour faire comprendre à la jeune blonde que le playboy était déjà pris.

Felicity ne prit pas beaucoup de temps pour le saisir. Elle s'efforça tout de même à ne pas évacuer les larmes qui menaçaient de tomber. Il fallait qu'elle se montre forte, il fallait qu'elle lui prouve qu'il ne pouvait pas la briser. Elle sentit son cœur se briser en cent, mille, dix milles morceaux.

Elle comprenait tout maintenant, depuis le début, elle avait affaire à Oliver. Ça expliquait beaucoup de choses comme cet homme qui lui avait permis d'entrer. C'était qui lui ? Etait-il au courant du plan sordide d'Oliver. Elle ne pouvait pas concevoir le fait qu'elle était sur le point de faire l'amour avec le fils de son patron et qu'en plus c'était un salaud sans scrupule qui l'avait laissée se faire autant d'illusions.

Oliver se retira délicatement de l'étreinte de sa copine pour observer tristement Felicity. Il se sentait tellement coupable mais ne pouvait rien faire s'il voulait garder sa petite amie. Heureusement que Felicity ne s'était pas mise à faire un scandale, les journaux en parleraient pendant des semaines et il aurait certainement eu des problèmes avec son père, ce dont il n'avait pas besoin pour le moment. Il se contenta de s'excuser du regard.

- Je suis ravie de vous rencontrer enfin mademoiselle Lance, votre petit ami m'a beaucoup parlée de vous. Ça se voit qu'il vous aime beaucoup, jetant un regard assassin à Oliver avant d'offrir un sourire forcé mais assez amicale à l'avocate qui le lui rendit, presque rassurée. – Monsieur Queen, excusez-moi maintenant, sur ce elle s'en aller presqu'en courant.

« Monsieur Queen ? Alors là elle devrait vraiment être fâchée. » Constata Oliver qui la regardait s'en aller sans pouvoir détourner ses yeux.

Elle rêvait d'être déjà dans son bureau pour pouvoir libérer ces larmes et maudire par toute la création Oliver Queen.

Cette soirée qui était censée être magique pour elle, était devenue un véritable cauchemar. Encore une fois, l'homme qu'elle commençait à aimer venait de la ridiculiser. Mais cette fois-ci ça ne sera plus pareille, elle n'allait pas déprimer pour un type dans son genre.

- Dis donc, je ne savais pas que tu étais en relation avec des jeunes blondes assez séduisantes. Devrais-je m'inquiéter ? Demanda Laurel en lui caressant la joue.

- Excuse-moi, Laurel, tu veux bien m'attendre ici ? Je reviens tout de suite. Il l'embrasse et s'en alla rapidement ne lui laissant pas le temps de riposter. Il fallait qu'il la rattrape, il fallait qu'il essaie de s'excuser sincèrement. Laurel perplexe, le regarda s'en aller.


Voilà! Laissez-moi vos avis, je prends tout en compte. Merci d'avoir lu. La suite sera probablement pour Vendredi. Et demain peut être je vais publier le One shot. A+

#Nini