Hey! Me revoilà après une longue pause! Navrée pour l'attente mais ce chapitre a été le long. Il fallait que je mette tout en place pour la suite et je ne pouvais pas le diviser. Merci pour les reviews et aussi ceux qui continuent de me lire. J'espère que la suite vous plaira.

Désolée pour les fautes je n'ai pas de beta.

Chapitre 9: Collègues


- Tu vas bien ? Demanda Oliver d'une voix inquiète.

Il se rapprocha d'elle et la prit dans ses bras. Sanglotant, elle le serra fermement contre elle avant qu'il ne l'aide à se relever.

- Est qu'il est… ? Tu l'as… ?

- Non ! Je l'ai seulement assommé. Allez, viens on s'en va. Je vais appeler la police.

Il la tira par le bras voulant l'amener là où il avait garer sa voiture mais soudain, il entendirent la voix de l'agresseur surgir derrière eux d'un ton plus menaçant que jamais. Lorsqu'ils se furent retournés, ils le virent débout tenant son pistolet pointé sur eux.

- Ou allez-vous comme ça? Ils se retournèrent pétrifiés. Une vague de panique s'empara d'eux. - Vous croyiez pouvoir vous en tirer ainsi?

- S'il vous plait! Ne nous tuez pas! Supplia la jeune blonde haletant.

- Qu'est-ce que tu veux? De l'argent?

- Tais-toi,-toi! Voyons! Queen, je ne savais pas que tu pouvais jouer les héros. Nous savons tous qui tu es ici. Un moins que rien qui se croit tout permis gras à des liasses de billets. Toi la garce, tu vas sortir tout ce t'as de la voiture.

Oliver dégoutté par son impolitesse avança d'un pas pour le confronter quand il pointa à nouveau son flingue sur lui. Felicity le retint par derrière pour l'empêcher de faire une bêtise en le rassurant.

- S'il te plait Oliver, j'y vais. Mais je vous en prie ne tirez pas. Je vais tout sortir, s'adressant cette fois à l'agresseur.

Elle alla chercher ses affaires dans la voiture sous la surveillance de l'assaillant et elle les lui tendit toute tremblante.

- C'est tout ce que j'ai.

L'homme la poussa brutalement et jeta lui même un coup d'œil dans la voiture et vit son ordinateur. Il lui sourit sarcastiquement et sortit la machine.

- Pour qui tu me prends petite s***pe? Qu'est-ce que tu croyais?

- S'il vous plait pas mon ordinateur. Tout mon travail est là dedans. Je vous en prie. Supplia-t-elle.

- Et bien, moi je m'en bats les couilles.

Oliver la voyant si désespérée ne le supporta pas, il décida donc d'intervenir. Cette fille ne méritait pas qu'on la fasse souffrir même si lui-même avait été le premier à la blesser. Personne n'avait le droit de lui faire du mal.

- Rendez lui son ordinateur en échange je vous donne ma voiture. Elle est juste garée derrière. Voici ma clé! Il le lui tendit alors que Felicity le regarda d'un air désapprobateur. C'était idiot. Cet ordinateur ne valait même pas un millième de ce Bentley Mulsanne Speed qu'il avait. Elle ne comprenait pas du tout ce qu'il était entrain de faire mais décida de ne pas réagir. Ça devrait surement être du bluffe. Ce véhicule était beaucoup trop cher pour être sacrifié de cette façon pour elle.

- Qu'est-ce qui vous fait croire que je ne vais pas prendre les deux?

- Tant que tu ne lui remettras pas son ordinateur et toutes ses affaires, tu n'auras pas la clé. Et ça fait déjà deux ans que j'ai fait en sorte qu'on ne puisse démarrer mes voitures sans clé sans alerter la police. Et je ne sais que tu ne vas pas me blesser, ni elle parce que tu n'as pas envie de terminer le reste de tes jour derrière les barreaux. Comme tu l'as dit je suis un Queen et on ne joue pas avec les Queen. Je sais que tu tiens à ta vie minable et que tu veux seulement te faire du fric d'une manière très malhonnête. Tu n'as pas envie d'aller loin.

- D'accord mais si tu me mens et qu'il s'agit d'un piège, je m'en ficherai de la prison et je n'hésiterai pas à te tirer une balle dans la tête ainsi qu'à celle de ta p'tite chérie. Il jeta violemment l'ordinateur au sol et prit la clé. Felicity, ne comprenant rien, se précipita de ramassa sa machine tout en jetant un regard qui disait "A quoi est-ce tu joues?" à Oliver.

Lorsque l'homme se dirigea vers l'endroit où Oliver lui avait indiqué, celui-ci se tourna vers l'informaticienne pour s'assurer qu'elle allait bien.

- Tu lui as vraiment...? Oliver, tu n'aurais pas du.

- C'est fou comme un homme aussi stupide peut se permettre d'être un brigand. Il y a un traceur dans ma voiture. Il y en a dans toutes mes voitures, sur chacun de nous dans la famille. Ce qui nous permet d'assurer notre sécurité. Les Queen pensent vraiment à tout, c'est pour ça qu'on est encore milliardaires. Et toi est-ce que tu vas bien? Tu veux que je t'amène voir un médecin?

- Non, tout va bien. Et merci d'être venu à mon secours. Et aussi pour la voiture. C'était un très grand risque. Ce véhicule coûte beaucoup plus que ce que je gagnerai peut être toute ma vie.

- Ne t'en fais pas. On va le retrouver. Je parle bien de cet homme, pas du véhicule. Je m'en fiche. Ta vie et ta sécurité n'ont aucun prix. Allez viens, je te ramène à la maison.


Arrivée chez l'informaticienne, la jeune fille ne résista à l'envie de l'enlacer. Saisi par ce geste, il enroula ses bras autour d'elle.

Pour ce soir seulement, il se devait de se conduire en un véritable gentleman et ne pas avoir des arrière-pensées sordides. Du réconfort et de la protection, c'était les seules choses dont elle avait besoin. Bien qu'il ne put éviter de ressentir des frissons dus à cet effleurement.

Felicity se sentit tout aussi bien que lui, mais commença à redouter ce qu'il pouvait penser en ce moment. Il ne faudrait pas qu'il s'imagine des choses dorénavant impensables et ce genre de rapprochement était à éviter quand bien même elle en aurait besoin.

- Merci. Encore. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans ton intervention. Tu m'as sauvé la vie. Et mon ordinateur. Remercia-t-elle du fond du cœur.

Elle ne mit pas trop de temps à se retirer de ses bras pour ne pas créer une situation inconfortable. Ses bras musclés lui étaient bien agréables mais il y avait des limites à ne pas franchir. Felicity remarqua un léger point de déception sur le visage d'Oliver qu'elle préféra ignorer.

- Je t'en prie. Seulement, évite de dire à tout le monde que la nuit je me transforme en super héros! C'est mon secret. Felicity sourit à cette galéjade. Il ne pouvait pas savoir à quel point ce peu d'humanité lui remontait le moral. Cette soirée avait été horrible pour elle et la seule chose qu'elle voulait c'était l'enlever de sa mémoire pour de bon.

Comme si le fait de le prendre dans ses bras ne suffisait pas, sa bouche la trahit encore une fois en laissant sortir ces mots sans avoir laissé le temps à son cerveau de les analyser.

- Est-ce que tu veux rentrer?

Pour se justifier, elle se dit qu'elle devrait probablement être encore sous les effets de son état de stress post-traumatique.

- Tu en es sur? Çà ne te gêne pas?

- Un peu de compagnie me fera du bien d'autant plus que ma meilleure amie et coloc est en mission et elle ne rentre que dans trois jours. Ça ne sera pas long, juste le temps que je recouvre mes esprits. Tu veux bien? OUI OUI OUI! L'esprit du jeune Play-boy se précipita de répondre. Il le fit immédiatement taire.

- D'accord.

Elle ouvrit la porte et ils entrèrent. Oliver se rappela encore la dernière fois qu'il était venu ici. Ces baisers qu'ils s'étaient échangés. Et ce canapé, le canapé où il avait faillit lui faire l'amour... Il fut sorti de ses fantasmes par la voix de la blonde.

- Pardon? Demanda-t-il déconcerté.

- Je voulais savoir si tu désirais quelque chose à boire. Elle s'arrêta de parler pour l'observer attentivement, alarmée. - Est-ce que ça va?

- Très bien.

- Tu sais, si tu veux t'en aller, dis-le moi je ne te retiendrai pas. Je ne veux pas t'obliger à rester si tu as déjà quelque chose d'autre à faire.

- Non, non! Ce n'est pas ça. Je trouve juste drôle de me retrouver dans cet endroit. Après ce qui s'était passé entre nous, je ne pensais pas pouvoir revenir. Mais je suis très content d'être là.

Il fallait encore remettre ce sujet sur le tapis, se plaignit-elle. Elle préféra changer de sujets afin d'étouffer ce mauvais souvenir des événements antérieurs.

Ce soir là, ils passèrent plus de trois heures à discuter. Ils ne virent même pas le temps passer. Heureusement que c'était le week-end. Felicity s'imaginait déjà entrain de baver sur son clavier au bureau le lendemain si ça avait été un jour de la semaine.

Ils se mettaient à nus, cette fois, il n'y avait plus de secret à cacher, plus de mensonges à raconter. Ils étaient eux mêmes et ne ressentaient plus ces petits malaises et pressions comme à leur premier tête à tête. Tout s'était déroulé naturellement et personne ne jugeait l'autre. Ils avaient l'impression de se connaitre depuis toujours, et ils se comprenaient comme s'ils avaient été meilleurs amis depuis l'enfance.

Felicity découvrit un autre Oliver, un Oliver dont elle n'avait encore jamais entendu parler dans les médias. Un Oliver tout nouveau tellement différent de ce qu'il voulait montrer au gens. Elle ne comprenait pas pourquoi il voulait cacher sa vraie personnalité et endosser ce titre de playboy et du milliardaire pourri gâté, mais elle ne le jugea pas. Elle savait que ce n'était pas facile d'être aussi riche et d'avoir une vie normal, des amis sincères et désintéresses.

Oliver s'étonna même de lui confier autant de secrets. Il se sentait plus soulagé de se vider. Il lui avait même parlé de sa relation avec Sara qui était depuis lors inconnue de tous sans exception. Au début, Felicity ne comprenait pas ses raisons mais se dit qu'il était Oliver Queen après tout. Qui pouvait lui résister ? Même elle, avait failli tomber dans ses éperviers.

Elle pouvait aussi voir à quel point cette vie l'affectait. Il ne voulait pas l'exprimer mais rien qu'en l'observant, elle pouvait constater qu'il n'était pas en paix avec lui-même avec la vie qu'il menait bien qu'il refusait de l'admettre.

Cette personne qu'elle était entrain d'apprendre à connaitre lui plaisait déjà. Bizarrement, ces doutes qu'elle avait sur lui n'existaient plus. Elle se dit que c'était peut être parce qu'il l'avait sauvé et qu'elle devrait le considérer comme son héros, mais ce n'était pas le cas. Et cela avait commencé depuis qu'il s'était pointé derrière la porte de son bureau. Cet Oliver qui lui avait brisé le cœur ne l'aurait fait, il ne se serait pas humilié de la sorte. Cet Oliver dont parlaient les tabloïds ne le ferait. Mais le vrai si. Et c'est lui qui était dans son salon entrain de se confier à elle. Et elle savait dès cet instant qu'elle pouvait lui faire confiance.

Oliver apprit aussi beaucoup sur la jeune femme. Et il la trouvait de plus en plus incroyable. Son humour et sa maladresse étaient plus que craquants. Et tout était naturel avec elle. Il éprouva même de la honte de l'avoir un jour blessé.

- Comment as-tu fait pour me retrouver? Ce n'est pas que je m'en plaigne mais je suis curieuse. J'avais cru te faire comprendre à plusieurs reprises de t'éloigner de moi et je te retrouve en plein milieu de la nuit dans un quartier malfamé pile au bon moment comme par hasard. Rassure-moi t'étais pas entrain de me suivre?

- D'accord tu m'as démasqué. Et oui, je te suivais... mais seulement ce soir... et hier soir, il y a deux jours aussi. Bon, presque tous les soirs après notre dernière conversation.

« C'est pas vrai ! Il m'espionne ! » L'informaticienne sentit des papillons dans le ventre mais revint aussitôt à la réalité. Il devrait assurément avoir ses raisons qui pourraient être très différentes de ce qu'elle imaginait.

- Et je peux savoir pourquoi? Dis-moi ta copine sait que tu passes tes soirée à épier des filles?

- Hey ! Si je n'avais pas été là, pourrais-tu imaginer ce qui te serait arrivé? La dernière chose dont j'ai besoin en ce moment c'est des remontrances. Essaya-t-il de nier cette réalité qu'il cherchait à cacher le plus amicalement possible : cette fille l'intéressait et il était à présent persuadé qu'il ne s'agissait plus de sexe mais de beaucoup plus. - Ce n'est pas prudent que tu rentres aussi tard. Tu te rends compte des risques tu prends? J'ai donc jugé bon de te suivre jusqu'à ce que tu arrives saine et sauve à la maison. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. « Espérons que cette excuse sera convaincant » Pria-t-il.

- Pourquoi?

« Oh merde ! Mais pourquoi insiste-t-elle ? » Il savait que s'il ne répondait pas ce qu'elle voulait entendre, elle ne s'arrêtera pas. Il n'était pas dupe, il savait qu'il lui plaisait mais ne se jugea pas assez bien pour elle. Elle méritait mieux. Alors il essaya de trouver une excuse assez plausible.

- Parce que je tiens à toi, Felicity. Répondit-il calmement et sincèrement, Felicity le regarda avec des gros yeux, surprise d'entendre cette réponse inattendue. Certes, elle espérait qu'il lui dise un truc de ce genre mais ne croyait pas vraiment qu'il le ferait - Qu'est-ce qu'il y a?

- C'est qu'aucun homme ne me l'a encore dit... de cette manière. Aucun homme n'a encore passé toutes ses soirées pendant une semaine à veiller sur ma sécurité. Et quand je dis aucun, c'est vraiment aucun. Tu sais déjà que j'ai passé la plus grande partie de ma vie sans mon père et mes petits amis... je préfère ne pas en parler. Je n'ai pas vraiment eu beaucoup d'amis hommes.

- Felicity, tu es la personne la plus incroyable, sincère et pure que je n'ai encore jamais connue de ma vie. Je sais que je me suis conduis comme un abruti avec toi mais c'était avant de me rendre compte que tu es vraiment extraordinaire. Et je m'en veux sincèrement de t'avoir fait souffrir. J'aurais aimé effacer cet épisode fâcheux de notre vie et tout recommencer. Tu es la seule personne en qui je peux me confier librement sans ressentir la honte ni la peur. Je sais que tu vas dire qu'il y a aussi Tommy mais il y a des choses que j'ai pu te révéler à toi et que je n'ai pas osé lui dire. Et comme tu l'as dit tu as besoin de quelqu'un pour prendre soin de toi et je veux être cette personne là. Pas en tant que petit ami, je sais que c'est impossible et tu mérites beaucoup mieux que moi. Mais en tant qu'ami oui...

Elle fut d'abord émue par son discours cependant déçue qu'il ne la veuille qu'en tant qu'amie. Elle réussit elle même à se convaincre que c'était la meilleure solution. Ils n'étaient pas faits pour être ensemble et elle devrait l'accepter. Alors elle décida de faire ce qu'elle n'aurait jamais cru avoir le courage de faire : lui proposer un travail.

- Et en tant qu'employé?

- Quoi?

- La seule raison pour laquelle j'avais refusé de te recruter c'était que je ne te faisais pas confiance. Je croyais que tu étais un imbécile comme tous les gosses de riches dévergondés. Mais ce soir j'ai appris beaucoup de choses sur toi et je sais que tu n'es pas ce que tu prétends être. Je sais que tu vaux beaucoup mieux que ce que tu veux montrer.

- Qu'est-ce que ça signifie alors?

- ça signifie que j'accepte de t'aider à montrer à ton père qui tu es en réalité pour qu'il soit enfin fier de toi en venant travailler avec moi.

- Alors est-ce qu'on peut tout reprendre à zéro et oublier ce mauvais chapitre?

- Ok ! Je me présente, je m'appelle Felicity Smoak, informaticienne diplômée du MIT promotion 2009. Fille d'une serveuse de bar et d'un expert technicien qui a fui il y a des années. Fausse blonde, j'ai grandis à Las Vegas et je travaille actuellement à Queen Consolidated. Courte biographie, j'en ai plus longue. Elle tendit sa main qu'il attrapa cordialement.

- Oliver Queen, renvoyé de plusieurs écoles, universités et tout ce qui a un rapport avec les études. Arrêté à maintes reprises par la police pour de diverses raisons. Amateur de fêtes, d'alcool. Réputé pour être un coureur de jupons et le dernier mec à choisir pour vos filles... Au fait j'ai oublié de préciser; fils de milliardaire et PDG de Queen Consolidated, fauché et au chômage. Courte biographie... d'après les médias. Felicity sourit de plus belle à une telle franchise de la part de l'homme qu'on considérait comme bad boy le plus infréquentable qui existait.


Le lundi matin, en arrivant à son bureau, Felicity nota qu'il y a au moins un million d'yeux qui la suivaient du regard. Elle pouvait même entendre des gens susurrer derrière elle sans pour autant saisir ce qu'ils disaient.

Au début, elle ne comprenait pas mais avec quelques rapprochements, elle se rendit compte du problème: c'était Oliver. Il devrait surement être déjà là. Elle venait à peine de se joindre à cette société et c'était la cinquième fois qu'Oliver Queen était là pour elle. Elle se refusa de penser à ce que ces commères pouvaient imaginer et ne fit aucun commentaire. Elle se dirigea simplement vers son bureau ignorant ces regards mais elle ne se priva pas de les saluer courtoisement comme à son habitude. Même si de leur coté, tout avait l'air différent.

Felicity fut surprise de voir Oliver devant son bureau entrain de l'attendre patiemment alors qu'elle faisait sa rentrée.

- Tu es en retard, dit-il d'un ton sérieux.

- De cinq minutes. J'avais du mal à me décidée entre cette robe et ma jupe fétiche. C'est ton premier jour de travail et c'est moi qui te forme. J'ai besoin de plus de chance et de moins de pression.

- Ce n'est pas une raison valable.

- Oliver Queen, depuis quand vous êtes-vous métamorphosé en un travailleur posé et ennuyeux?

- Quoi? Ça ne me va pas? Il reprit son air normal.

- Pas du tout! Dit-elle avec un sourire espiègle.

- D'accord, je laisse tomber. On commence par quoi?

- D'abord, voyons ce que tu peux faire!

- Bien que je ne sois pas un idiot accompli, je dois avouer que je ne sais pas grand-chose de ce milieu. Je n'ai jamais cherché à apprendre.

- C'est vraiment encourageant ! Ironisa-t-elle. – Alors voilà ! Je me surprends à dire ça mais tu vas être mon assistant, disons stagiaire. Je vais t'apprendre quelques notions de base de mon domaine qui pourront te servir même en dehors de ce bureau. Toi, tu écouteras attentivement et appliqueras ce que je te dirai. Interdiction d'avoir du retard, intolérance de la paresse. Le dévouement, le respect et le sérieux sont très recommandés voire exigés. Et… interdiction de draguer des filles ici. Je suis très stricte quand il s'agit de mon travail. Je ne veux pas de problèmes et bien qu'apparemment on se tisse des liens d'amitié, nous resterons professionnels pendant les heures de travail. Je ne veux faire de faveur à personne.

- Et bien, c'est plus dur que ce que je pensais, mais je vais essayer.

- Bien ! Alors on peut commencer.

Felicity présenta Oliver à ses collègues Ellie et Matt en tant que nouvel employé. Bien que ravis de l'accueillir, ils ne purent s'empêcher d'être surpris eux aussi et d'avoir leurs petits mots à se murmurer.

Ce premier jour a été plus satisfaisant que ce à quoi ils s'attendaient. Oliver fut étonné par ses capacités à apprendre vite et Felicity était fière d'avoir été celle qui les avait réveillées.

L'unique ennui était qu'à plusieurs reprises le téléphone d'Oliver sonnait mais il ne répondit vu le regard menaçant que lui lançait Felicity. Puis un ultime appel arriva:

- C'est Sara, notifia-il en regardant Felicity désespérément.

- Tu veux dire la petite sœur de ta copine que tu te tapes? Rétorqua-t-elle les yeux figés sur son ordinateur.

- En gros… oui. Est-ce que je peux lui répondre? Je la connais, elle ne va pas s'arrêter tant qu'elle n'aura pas de réponse.

- Dis moi, tes amis ne savent pas que tu bosses ici? Ça ne va pas être comme ça tous les jours. Il y a des heures réservées pour prendre des appels personnels.

- A part toi et mon père, aucune autre personne de mes connaissances n'est au courant. J'aimerais me cacher le plus de temps possible même si je sais que je ne tiendrai pas longtemps avec tous les bavardes que je vois dans mon entourage. Tu sais que ce n'est pas facile pour moi de me montrer ainsi devant mes amis.

- Moi je crois que si tes amis sont vraiment sincères, ils comprendront et t'encourageront. Vas-y !

Il sortit pour prendre l'appel. Ensuite le reste de la journée se passa très bien. Ils réalisèrent en fin de compte qu'ils s'entendaient mieux qu'ils aient pensé.

En rangeant leurs affaires pour regagner chacun sa maison, Ils se permirent de discuter. Oliver insista pour la ramener chez elle mais elle refusa ne voulant lui être dépendante.

La police avait réussi à attraper l'agresseur grâce au traceur dans la voiture d'Oliver et Felicity avait pu retrouver ses affaires même si elles n'étaient en entier.

Moira avait exigé à son fils un garde corps, John Diggle qui devrait le suivre partout et depuis ne le lâcha pas d'une semelle. Ce qu'il n'appréciait pas du tout. Felicity en mourrait de rire quand il se plaignait de celui-ci et avoua être impatiente de le rencontrer.

Leur conversation vira sur la relation entre Oliver et Laurel. Felicity ne voulait pas s'en mêler mais sa curiosité et la folle envie de connaitre la situation amoureuse de l'homme qu'elle commençait à aimer prirent le dessus. Au moins en discutant de cela, elle pourrait peut être être vraiment fixée sur ce qu'elle pouvait devenir pour lui.

- Je ne sais plus ce que je ressens pour elle. Je ne sais pas si c'est ça l'amour ou seulement une grande affection. Je trouve chez Sara ce que j'ai du mal à trouver chez Laurel. Elle me ressemble beaucoup plus et il y a ce désir que je ressens pour elle. Mais d'autre part, il y a aussi beaucoup de qualités propres à Laurel qui me poussent à être avec elle plutôt que Sara. Je pense qu'il y a une sorte de complémentarité entre les deux. Je n'arrive pas à combiner les deux chez une seule d'entre elle.

- Donc tu veux dire que ta relation avec Sara est purement sexuelle alors qu'avec Laurel, il y a des sentiments mais pas vraiment de sexe?

Sara choisit cet instant précis pour faire irruption dans le bureau de l'informaticienne et entendit malheureusement cette dernière phrase prononcée par celle-ci. Elle sentit son corps s'enflammer. Comment était-elle au courant et de quel droit pouvait-elle tirer de telle conclusion. Elle s'en ficha du coup du contexte de leur conversion et de comment ils l'avaient entamée. La seule chose qu'elle voulait c'est de tirer Oliver de ce bureau pour lui révéler ses quatre vérités.

- Salut Oliver! Se signala Sara sur un ton qu'Oliver pouvait très bien discerner: la colère. Mais elle tenta de se maîtriser.

- Sara !? Qu'est-ce que tu fais là? Demanda-t-il, pris sur le fait.

- Bon, je crois qu'il est temps pour moi de vous fausser compagnie. Oliver, s'il te plait n'oublie pas de fermer le bureau derrière toi. Je vous laisse. Felicity se sentant de trop, s'en alla avant que sa bouche ne la mît dans un sale état. Enfin plus que celui dans lequel elle s'était déjà fourrée involontairement. Elle devina aussitôt que cette fille n'allait plus la porter dans son cœur.

Une fois que l'informaticienne soit dehors, la jeune Lance, toujours en rogne, ne put se retenir de tirer des conclusions hâtives.

- Alors c'est elle!

- Comment tu m'as retrouvé ? Je t'avais dit que j'étais avec Tommy à Coast City pour quelques heures.

- Tu es un très mauvais menteur. Et tu oublies que je ne suis pas aussi stupide que ma sœur. C'est pour ça que tu arrives encore à la tromper avec moi et je ne sais quelle autre fille comme cette...

- Ne dis rien. Elle n'a rien à voir avec tout ça. Il ne se passe absolument rien entre nous et elle essaie simplement de m'aider.

- Je vois. C'est pour ça que vous discutiez de nous. Du fait que je ne te sers que d'objet sexuel parce que ma sœur est incapable de te satisfaire?

- Arrête, s'il te plait! Je n'ai jamais dit ça.

- Tu n'as pas non plus dit le contraire. J'étais venu espérant que tu sois plus noble en me présentant des excuses mais je viens de me rendre compte que je n'aurais pas du. Quand tu auras besoin de moi, tu n'auras qu'à m'appeler. Elle s'en va laissa Oliver seul planté dans ce bureau à réfléchir.

En effet, depuis qu'il avait rencontré Felicity, Oliver a remarqué beaucoup de choses changées dans sa vie. Il ne sentait plus cet enthousiasme qu'il avait au début de sa relation avec Sara et même Laurel qu'il croyait aimer. Les sorties, fêtes et filles se faisaient de moins en moins. Il voulait se convaincre que c'était à cause du dernier incident qui s'était déroulé mais il savait pertinemment qu'elle y avait contribué. Il savait qu'il l'aimait bien.

Même s'il ne voulait pas l'admettre, il devenait de jour en jour meilleur. Ce caractère de crétin qu'il montrait souvent à son entourage était à l'agonie. Et la plupart de ses proches l'avait remarqué.

A chaque soleil qui se levait, il se rapprochait encore plus d'elle et il était de plus en plus impliqué dans son travail. Elle représentait son inspiration, sa muse. Elle ne perdait pas une occasion pour lui rappeler qu'il était très bon et que son père serait fier de lui. Leur amitié ne faisait que grandir bien qu'ils savaient que ce n'était pas vraiment platonique entre eux.

Ils passèrent beaucoup de temps ensemble que ce soit au bureau comme ailleurs. Ils préférèrent quand même être discrets pour éviter les mauvaises langues et ils ne se montraient pas publiquement. Oliver ne pouvait compter les fois où il avait posé un lapin à Sara ou il a oublié un rencard avec Laurel seulement pour pouvoir passer du temps avec sa blonde préférée. Felicity commençait à occuper ses pensées. Toutefois, il refusa d'avouer ses sentiments envers elle. Ils étaient juste amis et ça devrait rester comme ça. Il n'était pas fait pour elle et elle n'était pas le genre de filles qu'il avait l'habitude de fréquenter. Elle méritait beaucoup mieux que lui. Du moins, c'est qu'il pensait.


Voilà pour ce chapitre. Laissez-moi vos avis. A bientôt pour la suite. J'espère que vous n'êtes pas trop déçus que je vous fasse attendre aussi longtemps mais je fais de mon mieux je vous assure.

A+

#Nini