Bonjour à tous :) Merci à ceux qui ont commenté :) En effet, si vous préfériez le couple Pansy/Drago, il est inutile de lire la suite :) Bonne lecture pour les autres :)
Fin alternative HG/DM
Partie 2 : Samedi
Hermione avait passé une nuit éprouvante. Elle n'avait cessé de repenser au baiser et à la situation dans laquelle est se trouvait à présent.
C'est d'ailleurs à cause de la situation qu'elle avait mis son réveil à sonner si tôt. Il ne fallait pas qu'on la voie sortir du dortoir des Gryffondor. En théorie, le samedi matin, elle avait peu de chance de croiser âme qui vive à sept heures du matin.
La première chose qu'elle avait à faire, c'était se rendre à nouveau dans la salle de potion, afin d'y récupérer une bonne dose de Polynectar. C'est ce qui l'embêtait le plus dans tout ça. Voler une petite quantité à Rogue une fois, c'était déjà risqué, mais voler de quoi tenir plusieurs jours, c'était suicidaire... Pour le coup, si elle avait davantage pris le temps de réfléchir, peut-être qu'elle n'aurait pas accepté si facilement de continuer à prendre la place de Pansy. Mais il fallait bien l'avouer, la décision avait surtout été prise en pensant qu'elle aurait une chance d'être à nouveau regardée avec affection par Drago…
Les cachots étaient encore plus froids à cette heure de la journée. Hermione grelottait malgré sa cape d'hiver fermement enroulée autour d'elle. Elle priait pour que le professeur Rogue ne soit pas matinal, et qu'il ne se soit pas rendu compte du larcin de la veille. Et s'il avait installé une alarme magique ?
Comme précédemment, elle lança des sorts pour ouvrir la porte et fut rassurée de voir qu'elle y était parvenue sans encombre. Le chaudron de Polynectar était toujours à la même place, et par bonheur, il était plein. Elle sortit les deux flasques qu'elle avait emportées et les remplies jusqu'à raz-bord. Hermione ignorait si ça suffirait, mais dans tous les cas, elle pourrait toujours venir en rechercher.
Elle se faufila ensuite jusqu'à l'infirmerie. Pansy dormait encore, madame Pomfresh avait placé un rideau autour de son lit, ce qui arrangeait bien leurs affaires. Elle s'approcha doucement de la jeune fille et lui coupa une mèche de cheveux à l'aide d'un sort de découpe. Avant de repartir, elle avisa la tenue de Pansy posée sur la chaise à côté de son lit, voilà qui était parfait, elle n'aurait pas à aller en chercher une à la laverie !
Maintenant, il ne lui restait plus qu'à affronter cette journée !
Elle sortit silencieusement de l'infirmerie et se dirigea vers la bibliothèque, quand elle entendit deux personnes discuter. En reconnaissant les voix de Harry et Ron, Hermione se cacha vite derrière une statue. Combien y avait-il de chances pour qu'elle les croise à cette heure ?!
Apparemment, ils se rendaient au stade de Quidditch. Les sélections auraient lieu dans la semaine, et Ron avait exigé de passer tout son temps à s'entrainer.
Elle les observa depuis sa cachette. Ron avait l'air morose. C'était certainement dû aux évènements de la veille. D'ailleurs, elle mourait d'envie de savoir pourquoi Lavande était partie de cette manière. Avec une pointe de satisfaction, Hermione se dit qu'il y avait peu de chances pour que Ron continue de courir après Lavande.
Une fois qu'ils furent hors de vue, elle se précipita aux toilettes. Après avoir vérifié qu'elle était seule, Hermione ajouta quelques cheveux dans l'une des fioles et but immédiatement. Il était hors de question qu'elle se fasse surprendre de nouveau. La sensation était toujours aussi désagréable ! Elle se cramponnait au lavabo en essayant de ne pas faire trop de bruit.
Une fois remise, elle se regarda dans le miroir. Et voilà, elle était de nouveau Pansy... Elle enfila son uniforme de Serpentard et décida de se rendre dans la Grande Salle pour prendre un bon petit-déjeuner.
Il y avait déjà quelques élèves attablés. Par habitude, elle se dirigea vers la table des Gryffondor, mais lorsqu'elle croisa quelques regards hostiles, elle se rappela qu'elle n'était pas elle, mais Pansy. Elle tourna donc la tête vers la table des Serpentard et vit que Drago était déjà là. D'un pas hésitant, elle finit par aller s'installer à côté de lui.
— Bonjour Drago.
— Salut...
Hermione observa le blond, les traits de son visage étaient figés, il avait l'air fermé.
— Quelque chose ne va pas ?
Drago tourna la tête et la regarda droit dans les yeux, en haussant un sourcil.
— Tu m'as planté au milieu du bal, et j'attends toujours ton explication.
— Ha... heu...
Mince ! Avec tout ça, Hermione n'avait pas pensé une seule seconde à trouver une excuse. À la base, c'était Pansy qui aurait dû se dépatouiller de cette situation délicate, pas elle...
— J'avais oublié quelque chose sur le feu et heu...
Hermione se sentit se décomposer sous le regard suspicieux de Drago.
— Et j'imagine que je n'en saurais pas plus ?
Pour toute réponse, Hermione lui fit un sourire contrit, ce qui eut pour effet de dérider Drago.
— Ça va, ça va... Je me contenterai d'un baiser pour te faire pardonner.
Hermione avait beau avoir pensé à cette éventualité (même qu'une partie d'elle-même avait espéré avoir l'occasion d'embrasser de nouveau Drago Malefoy), elle ne s'attendait pas à ce que ça se reproduise de si tôt. Mais Drago la regardait avec des yeux pétillants, et Hermione se laissa convaincre.
Délicatement, elle approcha de sa bouche et l'embrassa. Alors qu'elle se reculait, Drago la saisit par la nuque et exigea un autre baiser avec un sourire coquin.
— Houlà ! On en est déjà à jouer les tourtereaux ! J'avais espoir que tu nous épargnerais ça Drago...
— La ferme Blaise, répondit le blond tout en s'écartant d'Hermione.
Cette dernière vit qu'il arborait une expression contrariée. Blaise, quant à lui, avait l'air de quelqu'un de satisfait d'avoir fait mouche. Si son souhait était de voir Drago s'écarter d'elle, il avait réussi... De toute évidence, ce n'était pas l'entente cordiale entre eux.
Ils déjeunèrent en silence. Les regards que Blaise lui lançait la mettaient mal à l'aise, et l'attitude distante de Drago la surprenait. Il semblait lui aussi être gêné par la présence du Serpentard.
Au bout d'un long moment, Drago proposa à Hermione d'aller à Pré-au-Lard, ce qu'elle accepta immédiatement, trop contente de se soustraire au regard inquisiteur de Blaise.
— Blaise s'est levé du mauvais pied on dirait, dit-elle pour rompre le silence qui s'était instauré entre eux.
Drago prit quelques secondes pour parler, il avait l'air gêné d'aborder le sujet.
— Tu sais bien que vous ne vous appréciez pas trop... Et vu qu'il est mon meilleur ami...
— Je vois, il réprouve ton choix d'être avec moi...
Drago ne répondit rien, ce n'était pas la peine, elle avait vu juste.
Ils restèrent silencieux un moment, jusqu'à ce qu'ils soient rejoints par Crabbe et Goyle.
— Hey ! On vous a vus partir vers Pré-au-Lard, on peut venir ?
Les deux garçons avaient le visage écarlate et peinaient à reprendre leur souffle après leur avoir couru après.
— Il y a quelque chose que vous ne comprenez pas dans une balade en amoureux ? rétorqua Drago avec sarcasme.
Crabe et Goyle froncèrent les sourcils, comme s'il leur avait posé une colle.
— Une balade en amoureux se fait à deux, entre amoureux..., reprit-il en expliquant de façon exagérément lente.
Les deux garçons semblèrent saisir l'allusion et perdirent leur sourire.
— Ah... ben... on va vous laisser alors...
Dépités, Crabbe et Goyle courbèrent l'échine et firent demi-tour. Hermione eut soudain de la peine pour eux ; ils semblaient si tristes d'être renvoyés de la sorte.
— Allez les garçons ! Revenez, Drago plaisante, nous sommes contents que vous vous joigniez à nous !
Hermione sourit quand elle les vit retrouver toute leur gaieté, et ignora Drago qui avait la bouche grande ouverte, en proie à l'horreur.
— Mais qu'est-ce que tu fais ?! lui glissa-t-il à l'oreille.
— Ils avaient l'air si triste ! Tu ne peux pas les rabrouer comme ça Drago, ce n'est pas gentil.
— C'est toi qui les traites toujours de gros balourds nigauds et qui refuses d'être en leur présence, et c'est moi qui suis méchant ? dit Drago de plus en plus perplexe.
Pour toute réponse, Hermione lui déposa un baiser sur la joue et glissa sa main dans la sienne.
Drago sembla s'en contenter puisqu'il raffermit sa prise en enlaçant ses doigts à ceux de la jeune fille et lui fit un sourire radieux.
— Oh regardez ! Un Venus vena ! C'est assez rare d'en voir en cette saison, ce n'est pas encore l'hiver.
Hermione suivit du regard ce que montrait Goyle. Il s'était précipité sur quelque chose posé sur une branche et le regardait comme s'il était la huitième merveille du monde. En s'approchant, Hermione vit qu'il s'agissait d'un papillon gris.
— D'habitude, ils apparaissent en même temps que les premières neiges, mais là, il a au moins trois semaines d'avance ! s'enthousiasma le jeune homme.
Drago levait les yeux au ciel, Goyle n'arrêtait jamais avec ces maudits papillons. Il les collectionnait depuis qu'il était tout petit, et était passionné par ces lépidoptères.
Alors que Crabbe aidait son ami à capturer l'insecte pour le conserver, Hermione sourit de voir ce gros garçon s'émerveiller pour quelque chose de si beau et petit. Pour le coup, il ne lui apparaissait plus comme une brute sans cervelle, mais comme un petit garçon fragile et gentil.
— Vous n'avez pas fini avec vos enfantillages ? Si vous ne vous ramenez pas tout de suite, j'arrache les ailes de tous tes papillons qui sont au dortoir Goyle, je te préviens !
— Arrête, c'est méchant Drago ! s'exclama Hermione, outrée par les paroles du Serpentard.
Penauds, Crabbe et Goyle avaient arrêté de courir après le papillon qui avait repris son envol et tentait de leur échapper.
— Ça va, je ne suis pas sérieux, tu me connais Pansy ! se défendit Drago. Mais s'ils ne viennent pas tout de suite, je vais finir par mourir de froid. Alors à toi de voir. Tu préfères que Goyle ait un papillon, ou que tu aies un petit ami ?
Hermione rit de l'argument de Drago et capitula.
— OK, désolée les gars, mais j'ai fait mon choix ! Si vous voulez, on peut se retrouver dans un moment aux Trois Balais. Comme ça, vous prenez le temps que vous voulez pour attraper le papillon, et nous, on en profite pour se promener seuls, qu'est-ce que vous en pensez ?
Les garçons lui renvoyèrent un sourire presque extatique et Drago la remercia de les avoir débarrassés d'eux.
Drago et Hermione firent le tour des boutiques de Pré-au-Lard, main dans la main. Lorsqu'ils ressortirent de chez Zonko, Hermione frissonna à cause de la différence de température. Drago la prit alors dans ses bras, l'entourant fermement pour la réchauffer. Hermione, qui s'était d'abord raidie à ce contact, finit par se laisser aller et soupira d'aise. Elle posa sa tête contre son épaule et ferma les yeux, se laissant porter par la douce chaleur du garçon et l'odeur de son parfum.
Comment pouvait-elle se sentir si bien dans ses bras en si peu de temps ?
— Tu veux qu'on aille faire un tour à Honeydukes avant de rejoindre les garçons ?
Hermione rouvrit les yeux et s'écarta de Drago avec regret. Elle acquiesça cependant en lui souriant et le suivit volontiers.
Comme toujours, la boutique offrait un choix hallucinant de sucreries. Il y avait un nombre incalculable de variétés différentes, et pour tous les goûts.
Hermione prit plaisir à humer l'arôme des divers bonbons qui couvraient la majorité de l'espace de la boutique.
— Tiens, cadeau !
Hermione sourit de bonheur en voyant que Drago lui offrait une pomme d'amour, elle en raffolait. Elle vit alors qu'il avait les bras chargés de friandises, et elle pouffa de rire.
— Tu vas vraiment pouvoir manger tout ça avant le repas ?
Hermione examina à nouveau le contenu des paquets et en douta sérieusement.
— Non, les dragées sont pour moi, en ce qui concerne le reste, c'est pour Crabbe et Goyle. Qui sait, avec les Fizwizbiz, Goyle aura peut-être l'impression de voler comme un papillon ! dit Drago avec un sourire espiègle.
Hermione était tellement surprise du comportement de Drago qu'elle éclata de rire avant de lui dire qu'il était adorable. Et avant qu'elle ne se rende compte de ce qu'elle faisait, elle se jeta à son cou et l'embrassa passionnément.
Une fois qu'elle eût repris ses esprits, elle se recula, confuse de s'être laissée aller. Mais c'était sans compter sur Drago qui, comme à son habitude, la rapprocha de lui afin d'avoir un autre baiser plus appuyé.
— Est-ce que j'aurais droit à un élan d'affection à chaque fois que je ferais un cadeau à quelqu'un ? Dis-le-moi, car dans ce cas, il faut que j'écrive à mon père pour lui demander d'augmenter mon argent de poche, dit-il avec un sourire charmeur.
Arrivés aux Trois Balais, Hermione et Drago retrouvèrent Crabbe et Goyle qui les attendaient sur l'une des tables qui se trouvaient dans le fond de la pièce.
Ils commandèrent des chocolats chauds, tandis que Drago réchauffait les mains d'Hermione dans les siennes, en attendant. Hermione se sentait bien. Elle tourna la tête et plongea directement dans les yeux gris de Drago. Il était tellement différent de ce qu'elle pensait ! Comment pouvait-on se tromper à ce point sur une personne ? Avec Ron et Harry, ils pensaient qu'il n'était qu'un arrogant fils à papa, méchant et cruel, mais il en était loin. Cependant, une petite voix lui disait qu'avec eux, il l'était... En fait, il ne leur avait jamais laissé voir la personne qu'il était réellement.
Hermione sursauta soudain lorsque quelqu'un posa brusquement quelque chose sur leur table. En relevant les yeux, elle vit qu'il s'agissait de Blaise, qui avait lâché un énorme livre devant eux.
— On peut s'asseoir avec vous ?
C'était une question purement rhétorique puisque Blaise s'était déjà glissé sur le banc en face d'Hermione et laissait de la place pour que Daphnée s'installe à côté de lui.
— Qu'est-ce que c'est ça ? demanda Drago en indiquant du menton l'énorme pavé que Blaise avait lâché sur la table.
Hermione avait senti Drago se crisper depuis l'arrivée de Blaise et Daphnée, et de nouveau, il avait pris ses distances avec elle.
— C'est un livre de sortilèges que j'ai acheté, j'avais envie de me perfectionner dans certains domaines...
Une fois de plus, Hermione sentit peser sur elle le regard mauvais de Blaise. C'était vraiment désagréable à force...
— Qu'est-ce que notre petite princesse fait dans ce bouge au fait ? Je croyais que tu avais horreur de ce genre d'endroit Pansy ? D'habitude, tu as toujours gain de cause, et le pauvre Drago doit se retrouver chez Madame Pieddodu.
— C'est Pansy qui a eu l'idée Blaise, intervint Drago. J'imagine qu'elle a fait une concession pour moi.
— En effet, dit Hermione en souriant à Drago et en se rapprochant de lui.
— Dis-moi Pansy, tu étais où cette nuit ?
La question de Daphnée fit légèrement sursauter Hermione. Où est-ce qu'elle était ? Dans son lit, naturellement. Mais comment expliquer que ce n'était pas celui qu'ils pensaient tous...
— Je... Pourquoi tu me demandes ça ? dit-elle d'un ton sûr d'elle, comme la vraie Pansy aurait sans doute fait.
— Oh rien, simple curiosité. Vu que tu n'es pas rentrée de la nuit, je me disais que peut-être, tu avais passé la nuit avec ton amoureux, glissa-t-elle en faisant un sourire suffisant, passant de Hermione à Drago, mais, continua-t-elle en prenant soin de faire monter la tension, Blaise m'a dit que Drago n'avait pas bougé du dortoir, je me demandais donc...
Daphnée arborait un air satisfait qu'Hermione eut violemment envie de lui faire perdre.
— Si tu veux tout savoir, j'étais à l'infirmerie. Je faisais mon devoir de préfète. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai quelque chose à faire.
Hermione, qui avait vu entrer Harry et Ron, s'était précipitée à leur rencontre, laissant les autres l'observer d'un œil surpris. Elle avait bien vu que Drago avait eu l'air d'avoir avalé un baquet de pu de Bubobulb lorsqu'il avait appris qu'elle avait passé sa nuit hors du dortoir, mais il n'avait rien dit, certainement pour ne pas donner raison à Blaise, qui attendait sa réaction avec délectation...
Heureusement, Harry et Ron lui avaient permis de faire diversion. D'ailleurs, elle se rendit compte seulement en les voyant qu'elle avait totalement oublié de leur dire « qu'elle » était à l'infirmerie.
— Harry, Ron...
Devant l'air surpris des garçons, Hermione se reprit :
— Potter, Weasley ! On m'a chargé de vous dire, en tant que préfète, que votre amie Granger est à l'infirmerie.
— Quoi ?! Mais que s'est-il passé ? demandèrent les garçons à l'unisson.
— Rien de grave, elle a fait une vilaine réaction allergique à quelque chose, et du coup, elle va passer quelques jours à l'infirmerie.
— Nous devrions aller la voir Ron !
— Tu as raison Harry, ...
— Non !
Hermione avait dit ça si fort qu'ils avaient sursauté.
— T'es malade Parkinson, qu'est-ce qui te prend de hurler comme ça ?! se plaignit Ron.
— Je... rien, c'est qu'elle m'a bien dit qu'elle ne voulait recevoir aucune visite !
— Qu'est-ce que tu racontes ? demanda Harry de plus en plus perplexe.
— C'est que... elle a des boutons pleins le visage, vous imaginez le carnage ! Alors c'est normal qu'elle refuse d'être vue dans ces conditions, enfin, moi, c'est ce que je ferais ! Bref, faites ce que vous voulez, mais n'allez pas la voir, c'est compris ?
Harry et Ron acquiescèrent, les sourcils froncés, et allèrent s'installer à une table opposée à celle des Serpentard.
Hermione, quant à elle, reprit une longue respiration et retourna s'asseoir auprès de Drago, en espérant que Daphnée en aurait fini avec les questions piège.
— Depuis quand tu discutes avec les deux abrutis ? demanda Blaise à la seconde où Hermione s'assit.
Apparemment, les questions étaient loin d'être finies...
— Depuis que j'ai dû les prévenir que Granger était à l'infirmerie. Tu sais, là où j'ai passé toute la nuit à voir avec elle les choses à faire pour la remplacer dans son rôle de préfète-en-chef.
Blaise ne sembla pas convaincu, mais il ne pouvait pas continuer à l'accuser ouvertement sans preuve.
— Granger est malade ? demanda Drago pour dévier la conversation sur un terrain moins glissant.
— Oui, enfin non, elle a fait une réaction allergique. Enfin bref, rien d'important, elle s'en remettra vite.
— Pauvre Granger, elle va devoir rater des cours, je suis sûre que ça va l'achever, se moqua Daphnée.
Les garçons pouffèrent de rire tandis qu'Hermione fulminait. Mais prendre sa propre défense ne pourrait que la desservir...
— Drago, tu te rappelles quand tu m'apportais des fleurs, lorsque j'étais malade ? demanda soudain Daphnée en minaudant.
Malgré elle, Hermione jeta un regard interloqué à Drago, qui semblait vraiment mal à l'aise.
— Oh allez, ne fais pas le timide Drago, après tout, toi et Daphnée êtes sortis ensemble durant trois mois, tout le monde est au courant, renchérit Blaise.
Drago lui lança un regard noir et serra les mâchoires. Hermione, quant à elle, se sentit trahie, ce qui était ridicule puisque Drago ne lui devait rien, mais c'était plus fort qu'elle. Elle ignorait que Daphnée et lui étaient sortis ensemble, surtout qu'elle avait toujours cru qu'il était avec Pansy... Est-ce qu'il l'aurait trompée ?
Hermione aurait voulu en savoir plus, mais Drago ne répondait pas. Et puis, elle n'allait pas se permettre de poser des questions à ce sujet à la vraie Pansy...
Voyant que l'ambiance s'était dégradée et que Drago continuait de l'ignorer, Hermione finit par se lever, prétextant devoir se rendre à la bibliothèque.
Blaise et Daphnée émirent un ricanement sournois, et Drago ne la regarda même pas. Seuls Crabbe et Goyle, qui ne semblaient pas comprendre que l'ambiance n'était pas joyeuse, la saluèrent gaiment.
Hermione avait passé le reste de la journée entièrement seule. Être une Serpentard était bien plus éprouvant qu'elle ne l'avait imaginé.
Elle avait envie d'en savoir plus concernant Daphnée et Drago, ainsi que Blaise, et la façon de ne plus se faire harceler par ses regards pleins de sous-entendus, mais Hermione n'avait pas le courage d'aller voir Pansy. Elle n'avait pas la force de faire semblant et de lui mentir sur le fait qu'il ne se passait rien avec Drago.
Elle regrettait également que Drago lui-même ne soit pas venu la chercher, pour lui expliquer, ou qu'il n'ait même pas pris sa défense lors des attaques répétées de Blaise et Daphnée.
Avec tout ça, elle n'avait même plus faim. Hermione décida de se rendre au dortoir des Serpentard pour se coucher. Lorsqu'elle se trouva devant le mur pour accéder au dortoir, elle s'arrêta. Quel était le mot de passe déjà ?
— Un problème ?
Hermione sursauta, elle se croyait pourtant seule ! Dans l'ombre, derrière elle, se tenait Blaise. Il fallait que ça soit lui, évidemment...
— Qu'est-ce que tu fais là Zabini ?! Tu m'espionnes ?
— Prends pas tes rêves pour une réalité Parkinson !
— Qu'est-ce que tu veux alors ?!
Hermione ne se sentait pas en confiance. Instinctivement, elle glissa la main jusqu'à sa baguette. Enfin, la baguette de Pansy. Elle espérait qu'elle lui obéirait un minimum si elle devait se défendre d'une quelconque attaque.
— Rien... Je me pose certaines questions...Je trouve que tu es... différente, ces derniers temps.
Hermione fit de son mieux pour garder un air impassible. Est-ce que Blaise s'était rendu compte de la supercherie ? En attendant, c'était apparemment le seul à soupçonner quelque chose...
— Je te trouve très bizarre Pansy, toutes ces cachoteries, ce n'est pas de toi, et ta nouvelle personnalité...
— Je ne vois pas de quoi tu parles Zabini !
— De ça par exemple... Tu m'appelles Zab' d'habitude.
— Eh bien peut-être que je commence à en avoir marre de toi, et que les surnoms familiers me tentent moins...
— Je ne vois pas ce que Drago te trouve ! Qui sait, tu lui as peut-être fait boire un philtre d'amour...
Hermione fut surprise par la haine qui se dégageait des yeux du Serpentard. Elle ne pensait pas qu'il détestait la jeune fille à ce point.
— N'importe quoi ! Tu ne sais plus quoi inventer ! Tout le monde sait que je suis amoureuse de lui depuis des années, et je ne lui suis pas indifférente apparemment, je ne vois pas en quoi ça te pose un problème. Tu es jaloux ? Tu es amoureux de Drago ou quoi !
Malgré l'explication, Hermione voyait bien le regard calculateur de Blaise. Elle crut même voir une lueur de jubilation lorsqu'il reprit :
— Bien, je ne vais pas te déranger plus longtemps Pansy. Je te laisse rentrer dans le dortoir...
Hermione réfléchit à toute allure, elle connaissait le mot de passe de tous les dortoirs, c'était normal, elle était préfète-en-chef, mais sa mémoire lui faisait défaut. Elle avait envie de hurler de frustration !
— Frustration !
Une once de fierté s'empara d'elle lorsque le pan de mur coulissant laissa apparaître la salle commune. Avec un regard de triomphe, Hermione entra dans la salle et attendit patiemment que le mur se referme sur un Blaise qui avait l'air d'avoir avalé un Strangulot vivant. De toutes évidences, il ne s'attendait pas à ce qu'elle connaisse le mot de passe.
Merci d'avoir lu :)
