Partie 5 : Quelques jours plus tard.
Comme à chaque fois qu'il avait besoin de réfléchir sérieusement, Drago s'était rendu dans la tour d'Astronomie. Il adorait le sentiment de solitude qui régnait dans ce lieu. Et puis, il surplombait absolument tout le domaine de Poudlard, ce qui était fascinant.
Il adorait s'asseoir tout contre la rambarde et laisser pendre ses jambes dans le vide.
Drago avait le menton posé sur ses mains croisées sur la balustrade. Le vent froid faisait flotter ses cheveux au vent et fouettait son visage, si bien que quelques larmes s'échappaient de ses yeux.
D'un geste mécanique, il les retira et renifla. Il allait finir par attraper froid s'il restait ici, mais il fallait à tout prix qu'il fasse le point.
Il y avait quelques jours seulement, il aurait juré que Pansy était finalement la femme de sa vie. Mais une fois de plus, elle avait changé, pour redevenir la Pansy qu'il n'aimait pas. Comment était-il possible d'avoir été tellement en phase avec elle, pour finalement redevenir comme des étrangers ?
Même son rire, ses attentions, et ses baisers étaient différents. Il ne savait plus quoi faire.
Il repensa à la fois où ils avaient partagé son lit, et qu'ils avaient bien failli coucher ensemble. Ça lui avait semblé parfait, pourtant, lorsque Pansy était revenue, tout avait changé. Peut-être qu'elle avait pris peur, en pensant que tout allait trop vite ? Drago pouvait le comprendre, et l'accepter, bien sûr, mais pourquoi changer radicalement à cause de ça ?
Surtout qu'elle n'avait pas l'air de vouloir prendre du recul, bien au contraire. C'en était même épuisant de devoir l'embrasser toutes les dix secondes. Elle ne le laissait jamais tranquille. Et puis, elle avait repris cette manie insupportable de l'appeler Dragonichou. À croire que quelqu'un lui avait jeté un sort !
Mais même si les sentiments qu'il éprouvait pour elle avaient changé, il refusait de laisser tomber. Il s'accrochait aux souvenirs heureux qu'il avait d'elle.
Après avoir éternué une paire de fois, Drago se releva. Il allait vraiment finir par attraper froid, et c'est lui qui finirait à l'infirmerie s'il ne rentrait pas au château.
C'est à pas lents qu'il prit le chemin inverse. Il n'avait vraiment pas hâte de retrouver Pansy qui lui demanderait encore combien il l'aimait, et s'il préférait telle ou telle couleur de vernis...
En arrivant près des cachots, Drago croisa Goyle, qui avait l'air de bouder. Il le dépassa sans s'apercevoir de sa présence. C'était toujours très étrange de voir quelqu'un de la carrure de Goyle marcher lentement, le dos voûté, et la tête rentrée dans les épaules, en reniflant. Ça avait quelque chose d'insolite même.
— Un problème Goyle ?
Gregory renifla une fois de plus et se retourna lentement, surpris d'entendre quelqu'un s'adresser à lui sur ce ton. Comme si on se souciait de connaître ses états d'âme, d'habitude. Ce n'était pas du genre de Drago d'agir comme ça, mais depuis qu'il était amoureux de Pansy, il avait changé, et c'était bien mieux comme ça, se disait Goyle, c'est pourquoi il préféra garder le silence.
— Non, ça va.
— Ne me prends pas pour un troll, je vois bien que tu n'es pas dans ton assiette !
Gregory lança un regard penaud à Drago, avant de retirer des bouloches imaginaires de son uniforme.
— Crache le morceau ! insista Drago qui s'impatienta. Il avait suffisamment de ses propres problèmes pour ne pas perdre du temps inutilement avec ceux des autres...
— C'est rien, je prends la mouche pour rien, c'est tout... Elle ne voulait sans doute pas se moquer méchamment. Tu sais à quel point ça me touche quand on se moque de ma passion pour les papillons.
Drago plissa les yeux, il avait peur de savoir de qui parlait Goyle...
— Tu veux parler de Pansy ?
Goyle ne répondit rien, mais vu l'air de chien battu qu'il arborait, il n'y avait aucun doute. Furieux, Drago partit à la recherche de Pansy.
oOo
— Tu ne peux pas me faire ça Drago !
Hermione se stoppa net lorsqu'elle reconnut la voix de Pansy. Et apparemment, elle se disputait avec Drago. Théoriquement, elle aurait dû faire demi-tour et partir, mais c'était plus fort qu'elle, elle voulait en savoir plus.
— Je ne te reconnais plus Pansy ! Goyle était presque en train de pleurer ! Je croyais que tu avais changé et...
— Tu te moques de moi ?! Tu es le premier à insulter tout ce qui bouge, à te moquer de la passion débile de ce gros lourdaud et à faire la plupart des choses que tu me reproches, mais ça, c'est normal ?! De qui te moques-tu !
Hermione aurait donné cher pour voir le visage de Drago. Mais elle était à l'angle du couloir, et elle ne voulait risquer pour rien au monde d'être découverte.
— Pour être honnête, tu as raison, mais justement, j'ai changé. Je croyais que tu l'avais vu, puisque c'est toi qui m'as fait changer ! Tu ne te rappelles pas ton discours le soir du bal, tu m'as fait comprendre que mon attitude était puérile. Et plus encore parce que justement, je te reprochais de critiquer tout le monde alors que moi je faisais la même chose avec Potter et les autres.
Hermione aurait pu jurer que Pansy avait plissé les yeux en grognant. Elle devait la maudire à cet instant même. Tant mieux ! Après tout, elle-même avait fait des dégâts avec Ron en se faisant passer pour elle. Hermione ressentait de la satisfaction et un sentiment de vengeance, mais aussi, de la joie, parce que Drago avouait qu'elle l'avait fait changer, et ça, ça valait tout l'or de Gringotts.
— C'est pourquoi je n'arrive plus à y voir clair, continua Drago. Comment peux-tu agir de façon si différente !
— Écoute Drago, tu m'as reproché quasiment tout ce que je suis, et toute ma façon d'être avec toi, mais s'il faut que je change pour te garder, alors je le ferai...
Hermione ignorait si Drago allait tomber dans le panneau, mais de là où elle était, elle avait clairement perçu le timbre de voix de Pansy, et il sonnait comme tout sauf la sincérité. On aurait dit que les paroles étaient trop amères pour elle.
— C'est inutile Pansy. J'ai pris ma décision.
Drago avait dit ça calmement, avec regrets, mais ça décision était irrévocable, sa voix ferme l'attestait.
— Très bien ! Disparais alors ! cracha Pansy qui semblait plus furieuse que triste.
Hermione entendit les pas de Drago s'éloigner. Elle-même fit demi-tour, il n'y avait plus rien à voir.
— Qui est là ?!
Les battements de cœur d'Hermione s'emballèrent lorsque Pansy se précipita dans le couloir où elle se trouvait.
— Toi !
Si Pansy avait été un chien, elle aurait eu l'écume aux lèvres à cet instant. Elle semblait si hors d'elle qu'Hermione s'empara tout de suite de sa baguette, sur ses gardes.
— Espèce de sale Sang-de-Bourbe ! Tu es fière de toi ?! Tu as vu ce que tu as fait ? Et non contente d'avoir ruiné ma relation avec Drago, tu te réjouis d'assister au spectacle !
— Ce n'est pas ce que tu crois, j'étais là pas hasard, et j'allais repartir et...
— Et tu t'es dit « Tiens, et si on regardait Parkinson se faire plaquer en beauté, ça serait drôle ! »
— Non, je ne savais pas que...
— La ferme ! Je t'interdis d'ajouter quoi que ce soit ! Tu vas me le payer Granger ! Je ne sais pas encore comment, mais crois-moi, tu vas souffrir !
Bien que Pansy soit déjà loin dans le couloir, puisqu'elle était partie comme une furie, Hermione n'avait pas rangé sa baguette magique. Elle avait vraiment cru qu'elle allait devoir lutter pour sa survie, mais c'était peut-être ce qui allait se passer. La Gryffondor voyait déjà Pansy rameuter Blaise et en eut froid dans le dos.
Il était l'heure du repas de midi, et Hermione restait fébrile. Elle s'attendait à être attaquée à tout moment, ce qui mettait ses nerfs à rude épreuve.
— Tu me passes le poulet Hermione ?
Hermione releva la tête et passa la corbeille remplie de pilons de poulet à Ron.
— Tu as l'air pensive, qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Harry qui avait l'air inquiet.
— Rien, ne t'en fais pas, je suis juste un peu fatiguée Harry.
Hermione lui sourit pour le persuader et jeta un coup d'œil distrait à la table des Serpentard. Elle tomba directement sur Pansy, qui avait la mine renfrognée, les bras croisés sur sa poitrine, et qui la fixait avec un regard noir.
Soudain, Pansy se leva, et se rendit aux portes de la Grande Salle. Hermione crut qu'elle allait simplement sortir de la pièce, mais au lieu de ça, elle s'arrêta à leur seuil. Personne ne semblait avoir remarqué son manège à part Hermione, qui se sentit de plus en plus mal.
— Au fait, Drago...
Pansy avait parlé d'une voix forte et distincte, puisque plusieurs dizaines de mètres la séparaient de la place de Drago. Les élèves alertés commencèrent à se taire, observant Pansy avec curiosité.
— Je suis contente finalement que tu ne veuilles plus sortir avec moi. Je commençais à avoir des doutes sur tes goûts douteux...
Tout le monde gardait le silence, le sourire aux lèvres en attendant un scoop détonnant.
— Après tout, tu as filé le parfait amour avec Hermione Granger toute cette semaine ! Ce n'était pas moi mais elle, qui avait pris mon apparence grâce au Polynectar.
Des exclamations extatiques fusèrent de partout. Pour du scoop, on ne pouvait pas rêver mieux ! Tous observèrent tour à tour Drago, qui semblait hors de lui, et Hermione, qui s'était recroquevillée. Elle sentait peser sur elle le regard ahuri de Harry, et celui, plein de colère, de Ron. Mais plus encore, elle sentit le regard noir que Drago lui lançait.
Dès qu'elle l'eût croisé, il se leva, furieux et quitta la salle à grandes enjambées, comme s'il n'attendait que le contact visuel avec Hermione pour confirmer les dires de Pansy.
Il dépassa Pansy sans un mot ni un regard, mais nul n'aurait pu ignorer l'aversion qu'il éprouvait pour la Serpentard à ce moment précis. Hermione croisa le regard de Pansy, cependant, malgré son sourire mauvais, elle vit bien que la Serpentard souffrait également. En voulant la punir ainsi que Drago, elle s'était punie aussi.
Les discussions allaient bon train, et Hermione n'osait même plus regarder autour d'elle tant elle était épiée. Ron lui, avait quitté la salle peu de temps après le départ de Drago, et Harry restait silencieux. À vrai dire, il était trop choqué pour parler. Comment cela pouvait-il être possible ? Comment ça se faisait qu'elle ne leur avait rien dit ? Comment, par Merlin, en était-elle venue à prendre du Polynectar pour remplacer Pansy ?! Dans quel but ?
— Miss Granger, je vous demanderais de me suivre dans mon bureau. J'ai comme l'impression que j'ai retrouvé la personne qui a volé dans ma réserve...
Le ton doucereux de Rogue fit frissonner Hermione. Elle acquiesça de la tête et se leva, afin de le suivre, tête baissée. Elle ne voulait pas affronter les regards moqueurs des autres élèves qui la regardaient partir comme une condamnée à l'échafaud...
— Je suis outré, pour être honnête ! J'ai soupçonné beaucoup de personnes, mais vous n'en faisiez pas partie, croyez-le bien !
Hermione était assise sur un fauteuil qui faisait face au bureau de Severus Rogue. Elle avait les yeux baissés et répondait d'une toute petite voix. Elle se sentait misérable.
— Vous devriez être renvoyée ! Voler un professeur, je ne sais pas si vous vous rendez compte ! Et pour duper outrageusement un élève de surcroît !
— Ce n'est pas ce que vous croyez, dit piteusement Hermione qui ne savait plus où se mettre.
Hermione avait eu beau lui expliquer les raisons de ses agissements, le professeur ne se laissa pas amadouer. La jeune fille écopa malgré tout de deux heures de colles tous les soirs durant la prochaine semaine.
Lorsqu'elle sortit du bureau, elle vit que Harry l'attendait. Il n'avait pas l'air de la haïr, ce qui la rassura, elle n'avait pas la force d'affronter un nouvel ennemi.
— Tu veux qu'on parle ? lui demanda-t-il d'un ton doux.
— Non, oui, je ne sais pas…, souffla Hermione.
Harry ne voulait pas brusquer la jeune fille, il se doutait qu'elle devait se sentir suffisamment mal comme ça, et parler à quelqu'un lui serait certainement bénéfique.
Il lui déposa la main sur l'épaule, pour la réconforter, et elle se laissa aller à pleurer doucement dans ses bras.
Harry la conduisit dans une salle de classe déserte afin qu'ils soient tranquilles, et patienta le temps qu'Hermione se calme, et décide de parler.
— J'imagine que tu as des questions...
— En effet, oui, sourit Harry. En fait, j'en ai beaucoup, je voudrais savoir, comprendre... Est-ce que c'est vrai ? Et pourquoi ? Pourquoi as-tu gardé ça pour toi ?
Hermione réfléchit quelques instants et prit une grande inspiration, puis elle lui expliqua tout. Elle lui parla de la potion ratée, de Pansy et de son idée stupide.
— D'accord, admettons que tu aies voulu lui rendre service, mais pourquoi avoir continué ? Et surtout, pourquoi ne pas nous l'avoir dit ? Ça aurait évité que Ron ne se déclare à la mauvaise personne, pour commencer... Ceci dit, j'imagine qu'il te pardonnera plus facilement en sachant que ce n'était pas toi. Je comprends mieux maintenant, dit Harry.
— Honnêtement, j'ignore pourquoi je ne vous en ai pas parlé tout de suite. À vrai dire, j'étais furieuse que Ron ait emmené Lavande au bal, et ensuite... Ensuite...
Hermione jetait des coups d'œil furtifs à Harry, qui attendait patiemment qu'elle finisse sa phrase. Elle puisa alors dans tout son courage pour continuer :
— Ensuite, je suis tombée amoureuse de Drago.
Hermione s'attendait à ce que Harry cri « QUOI ! » ou qu'il se lève, furieux, mais au lieu de ça, il resta stoïque. Il semblait juste prendre le temps de bien choisir ses mots.
— Hum... J'avoue que je ne m'attendais pas à ça...
— Tu es fâché ? demanda-t-elle, anxieuse.
— Non, juste un peu ... circonspect. J'avoue ne pas comprendre comment ça peut être possible. Hermione, es-tu consciente de ce que tu dis ? Malefoy ?! Tu n'as pas pu oublier comment il est avec toi quand même, et...
— Je sais Harry ! Je ne me l'explique pas moi-même, d'accord, dit-elle brusquement, alors que ses yeux s'humidifiaient déjà. J'ai juste... je ne sais pas, c'est arrivé comme ça, c'est tout. Mais ça n'a plus d'importance de toute façon, tu as vu comme il avait l'air fâché quand Pansy a tout dit... Ça ne fait aucun doute qu'il ne me pardonnera pas, dit-elle en reniflant, l'air pitoyable.
— En même temps, j'imagine que n'importe qui réagirait pareil, dit Harry pour la rassurer. Après tout, il a été berné, et il a tout découvert devant tout le monde. Je pense que moi aussi je t'aurais fusillée du regard, dit Harry avec une grimace d'excuse.
— Qu'est-ce que ça change, reprit-elle. Il va me faire vivre un calvaire maintenant, ainsi que tous les Serpentard !
— Il a pas intérêt ! dit vivement Harry. Et puis, tu n'es pas seule, nous sommes avec toi.
— C'est gentil Harry, mais tu sais aussi bien que moi que Ron ne pardonne pas si facilement. Surtout quand il saura que... j'en aime un autre.
Harry ne répondit rien, mais au vu de son air soucieux, Hermione sut qu'il partageait son avis.
— L'heure de soins aux créatures magiques approche, on devrait peut-être y aller. Tu te sens prête Hermione ?
Hermione acquiesça. Pour être honnête, elle pensait ne plus jamais êtes prête à croiser d'autres élèves, alors maintenant ou plus tard, ça revenait au même...
— Je vais juste me rendre aux toilettes des filles pour me mettre de l'eau sur le visage.
Hermione poussa la porte des toilettes et vit qu'un groupe de Serdaigle était réuni près du lavabo. Sans trop les détailler, elle leur demanda de se pousser, afin qu'elle ait accès à un lavabo, mais une fille assez grande, aux longs cheveux bruns, se planta devant elle, les deux mains sur les hanches.
— Attention les filles ! Granger est là, planquez vos brosses et faites attention à ne pas laisser tomber vos cheveux, qui sait, elle cherche peut-être à s'emparer du petit ami de quelqu'un d'autre...
Les filles rirent et Hermione leur lança un regard noir, avant de sortir, furieuse, des toilettes. Son calvaire ne faisait que commencer, de toute évidence...
Les cours de l'après-midi étaient enfin terminés, et Hermione avait dû subir les foudres de Ron à travers son regard et son silence obstiné, les insultes et moqueries de bon nombre d'élèves, et les regards de désapprobation et de déception des professeurs, tous ayant assisté à la fameuse scène de Pansy à l'heure du repas.
Elle n'aspirait qu'à se blottir au fond de son lit et ne plus jamais en ressortir, mais sa journée n'était pourtant pas finie. Elle devait encore se rendre aux cachots pour effectuer ses deux heures de colle journalière. À tous les coups, Rogue en profiterait pour tester ses potions sur elle...
Alors qu'elle tournait à l'angle du couloir, Hermione tomba nez à nez avec Drago. Celui-ci sembla d'abord aussi surpris qu'elle, mais son regard changea bien vite, et il la foudroya sur place.
— Drago ! Attends, je voudrais te parler.
Hermione avait tenté de retenir Drago qui faisait déjà demi-tour, mais pour être honnête, elle n'avait pas réfléchi à ce qu'elle lui dirait, elle ignorait même si c'était une bonne idée. Il avait l'air d'avoir envie de l'assassiner...
— Tu veux qu'on discute ? Bien ! Je ne sais pas ce qui me retient de te jeter un sort, là, maintenant ! Quand je pense que je me suis brouillé avec Blaise alors qu'il avait raison ! Hors de ma vue Granger ou je ne réponds plus de moi !
Drago partit, furieux, sans même laisser le temps à Hermione de dire quelque chose.
— Qu'est-ce que c'est que tout ce raffut ?! Granger, encore vous ! Est-ce qu'il va falloir que je rajoute des heures de colle ? Celles que vous avez eues ne vous ont pas servi de leçon ? tonna le professeur de potions qui était sorti de sa réserve.
Hermione serra les mâchoires et se retint fermement de pleurer.
Lorsqu'elle eut fini ses corvées, il était vingt heures, mais Hermione n'avait pas le courage d'affronter une énième animosité de la part de n'importe qui, aussi elle préféra remonter dans son dortoir et sauter le repas. À chaque jour suffit sa peine, et cette journée lui en avait apporté suffisamment.
Merci d'avoir lu ;)
