Bonjour à tous ! Je tiens à vous dire que je suis terriblement désolée pour l'attente, j'étais absolument persuadée d'avoir posté le dernier chapitre il y a longtemps :s

Bref, je ne vous fais pas attendre plus longtemps ;) J'espère que vous aimerez ce dernier chapitre !


Partie 7 : Samedi.


Drago touillait son bol de gruau depuis une bonne dizaine de minutes déjà. D'habitude, il adorait les samedis matin, parce qu'il était libre de faire ce qu'il voulait, et qu'il était entouré de tous ses amis, ou lèche-bottes, mais depuis quelque temps, il n'aspirait qu'à être seul.

Paradoxalement, la seule personne dont il supportait la présence, c'était Blaise. Heureusement, son ami n'était pas rancunier de la façon dont il l'avait traité lorsqu'il sortait avec « Pansy ». Cela dit, le métis n'avait pas hésité à sortir, « je te l'avais bien dit », toutes les dix minutes...

Deux garçons de Gryffondor passèrent à côté de lui, mais finalement, ils ne dirent rien. Drago avait l'ait tellement pitoyable que même les plus dégénérés des Gryffondor rechignaient à se moquer de lui, c'était affligeant...

N'ayant envie de rien, Drago décida de retourner passer la journée dans sa salle commune.

oOo

— J'espère au moins que cette fois-ci, ils me feront un prix !

Hermione sourit à Ron qui se plaignait depuis le matin. Il avait appris par Dean que ses frères, Fred et George, ouvraient leur boutique à Pré-au-Lard le jour même. Depuis, il ne faisait que bougonner, ce qui ne l'avait pas empêché de demander à Hermione de l'accompagner au village pour voir la boutique.

La jeune fille, trop heureuse de voir qu'il était redevenu normal, n'avait pas hésité à lui tenir compagnie. Et puis, sortir de l'enceinte du château lui ferait sans doute du bien.

La neige avait commencé à fondre par endroits, ce qui rendait le chemin assez chaotique. Hermione était sans arrêt en train de glisser, et avait même failli perdre l'équilibre et se retrouver assise dans une flaque d'eau. Heureusement, Ron et ses réflexes de gardien, comme il s'était vanté, avait réussi à la sauver d'une baignade boueuse et glaciale.

Hermione avait décidé de s'accrocher à son bras pour lui éviter tout risque de chute, ce qui ne déplut pas à Ron, heureux de se sentir utile.

Sans surprise, la nouvelle boutique des frères Weasley était aussi conviviale que l'autre, et regorgeait d'autant de philtres et objets en tous genres.

Hermione fit le tour des rayons, tandis que Ron, les bras chargés de boîtes et paquets, suivait ses frères en leur quémandant une ristourne.

— Hermione, fais quelque chose s'il te plaît, ou bien nous utilisons notre toute dernière trouvaille pour le faire disparaître ! plaisanta Fred qui en avait assez des suppliques de son petit frère.

Hermione rigola et se rapprocha d'eux. Les jumeaux en profitèrent pour vanter une variante de leur dernière trouvaille. Hermione, qui écoutait avec une attention polie devint plus absorbée par les paroles des jumeaux lorsqu'elle avait eu une idée...

— Mais à quoi ça va te servir Hermione ? demanda Ron en se grattant la tête, alors qu'ils avaient pris le chemin du retour.

— J'ai ma petite idée, mais j'ignore comment la mettre en pratique... Je te le dirai plus tard, fit-elle, mystérieuse.

oOo

Drago était dans sa bulle. Assis sur l'un des canapés de la salle commune des Serpentard, il ne prêtait pas attention aux discussions qui avaient lieu, il s'en fichait comme de sa première dent de lait.

La seule chose qui lui importait, c'était que Pansy ne lui adresse plus la parole. Il l'avait exigé, alors qu'il avait pris place sur le sofa et qu'elle était présente. Au début, il avait voulu s'isoler dans sa chambre, mais fuir comme une donzelle en détresse n'était pas dans ses habitudes, même s'il en mourait d'envie...

— Oui ! Je les ai vus bras dessus bras dessous ! s'exclama Millicent en riant.

— En même temps, ce n'est pas étonnant ! Pansy, tu m'as bien dit que Weasley lui avait enfin fait sa déclaration, n'est-ce pas ? s'esclaffa Daphnée qui trouvait la situation hilarante, au vu du volume sonore de ses rires.

— Tu vois Drago, tu n'as plus à craindre que Granger te coure après, maintenant qu'elle a trouvé de nouveaux bras pour se consoler, lui dit Théodore Nott sans se rendre compte qu'il exaspérait prodigieusement le Serpentard.

Drago ne répondit pas, il se contenta de serrer les mâchoires et de regarder ailleurs. Il était énervé, mais il n'arrivait pas à définir si c'était à cause de cette histoire avec Granger, ou parce qu'il était jaloux... Pourquoi fallait-il qu'il persiste à penser à elle tout le temps ?

— Dis-moi, tu vas réussir à t'en remettre, cracha Pansy, qui n'avait pas pu s'empêcher de s'en prendre à Drago, tant elle lui gardait rancune.

— Tu devrais la fermer Pansy ! intervint Blaise avant que Drago n'ait eu le temps de le faire. C'est bon, on a compris, t'es pas contente de t'être fait plaquer, mais c'est pas une raison pour le pourrir à ce point, et encore moins pourrir l'ambiance quand on est tous ensemble ! Et si j'étais toi, je me ferais oublier, parce qu'après tout, comme tu le rappelles sans arrêt, Drago a préféré être avec Granger plutôt qu'avec toi, alors tu devrais la mettre en veilleuse…

— Tu dis ça parce que tu es jaloux ! persifla Pansy qui avait cependant les yeux humides, vexée par la tirade de Blaise.

— Pfff ! Il faut t'en remettre, je t'ai demandé de sortir avec moi quand on avait onze ans, c'est du passé ! Arrête de penser que tout ce que je fais ou dis est en rapport avec toi, c'est pathétique !

Drago en avait plus qu'assez. Soit, la conversation, enfin, la dispute, avait dévié entre Blaise et Pansy, mais il en avait assez d'entendre des cris, des reproches, et des méchancetés à tout bout de champ. Alors, même si ça faisait pauvre fille en détresse, il alla s'isoler dans sa chambre.

oOo

Ron avait passé une grande partie de la journée à jouer avec ses chewing-gums à l'hélium qu'il avait eu à la boutique, ce qui les avait fait beaucoup rire, elle et Harry. Il avait également réussi à soutirer un kit de magie moldue et avait tenté toute la journée de faire sortir le lapin du chapeau, mais ni Hermione, ni Harry n'avaient osé lui dire qu'il fallait pour ça qu'il ait un lapin...

Une fois le dîner terminé, les garçons se levèrent de table :

— On va faire une partie d'échecs, tu viens avec nous Hermione ?

— Non, désolée les garçons, mais vous savez bien que Rogue m'a punie. J'ai deux heures de tortures qui m'attendent, se lamenta la jeune fille.

— C'est professeur Rogue, miss Granger, et ça vient de passer à trois heures. Dans mon bureau !

Hermione sursauta lorsqu'elle vit que son professeur était derrière elle, et elle se mordit la lèvre de honte. Les garçons, quant à eux, se mordirent la lèvre pour s'empêcher d'éclater de rire, et ainsi rejoindre Hermione dans sa campagne de récurage de chaudrons.

oOo

Hermione était épuisée. Rogue avait été particulièrement vicieux et lui avait fait, en plus de nettoyer les chaudrons à la brosse à dents, récurer les bocaux dans lesquels .

oOo

— Mais où est-ce qu'il est, bon sang !

Blaise ouvrit un œil et grogna en voyant qu'il était plus d'une heure du matin. Il se redressa dans son lit et se frotta les yeux pour voir qu'un monticule de vêtements trônait sur le lit de Drago, et que pas mal d'autres étaient éparpillés sur le sol de la pièce.

— Tu te lances dans le ménage de printemps ? railla Blaise.

— Très drôle...

— Qu'est-ce que tu cherches à cette heure ?

— Rien, rendors-toi, marmonna Drago.

— Je peux peut-être t'aider ? Si ça me permet d'avoir la paix...

— Très bien, capitula Drago. Je cherche mon T-shirt gris, tu sais, celui avec les armoiries Malefoy.

— Pourquoi tu n'en mets pas un autre, tu en as des centaines ! s'étonna le garçon qui ne comprenait pas l'obsession de son ami.

— Non ! C'est celui-ci que je veux, c'est mon préféré, tu le sais bien !

Blaise leva les yeux au ciel et sortit sa baguette afin de l'aider à chercher. Après quelques sorts, il capitula.

— Attends, j'ai un Cherchetout, rien ne lui résiste !

— Et tu ne pouvais pas le dire plus tôt ? lui reprocha Drago, essoufflé.

Quelques secondes plus tard, Blaise lui tendait fièrement un orbe en verre, dans lequel flottait une fumée mauve.

— Pense très fort à l'objet que tu cherches, et tu n'as plus qu'à le suivre.

Drago remercia Blaise et se concentra sur son T-shirt. Directement, la fumée se regroupa de façon plus compacte et se dirigea vers la gauche de l'orbe.

— C'est comme une boussole, tu n'as plus qu'à faire en sorte que la fumée reste toujours en face de toi. Bonne chance, et prie pour que ton truc ne soit pas au fin fond du lac noir, se moqua Blaise avant de se recoucher.

Drago le remercia vaguement et suivit les conseils de son ami. Après s'être cogné le petit orteil dans un pied de chaise, Drago jura et se saisit de sa baguette. S'aider d'un Lumos ne lui ferait pas de mal...

Le château était silencieux à cette heure, même s'il n'était pas si tard que ça. Drago était concentré sur les mouvements rapides de la fumée, si bien qu'il lui arrivait fréquemment de se cogner ou de percuter les armures qui longeaient les couloirs.

Après avoir passé près de vingt minutes à suivre les indications de la fumée, il vint à l'esprit de Drago que son ami s'était moqué de lui. Il se retrouvait au septième étage, devant le dortoir des Gryffondor. Soit le Cherchetout était foutu, soit Potter et la belette lui avaient volé son T-shirt pour l'accrocher au mur et s'en servir comme d'une cible aux fléchettes...

Malheureusement, la Grosse Dame ne comptait pas le laisser passer la porte...

— S'il vous plaît ! On m'a volé quelque chose, je dois le récupérer !

— Non, non ! Aucun élève d'une autre maison ne pénétrera dans cette salle commune, qu'on se le dise !

Drago soupira et se retint d'invectiver la Grosse Dame, ce n'était pas comme ça qu'il allait l'amadouer...

— Rentrez dans votre dortoir maintenant ! Je suis occupée !

Drago poussa une exclamation de mépris lorsqu'il vit que ce qui occupait la Grosse Dame était un épais roman à l'eau de rose. « Roméo et Juliette ». Il lui vint alors une idée, et empêcha un sourire diabolique de s'afficher sur ses lèvres :

— Je vous en prie. Pour vous dire la vérité, je suis amoureux... Mais nous devons cacher notre relation, vous savez, parce qu'entre la maison Gryffondor et Serpentard, ce n'est pas l'entente cordiale...

La Grosse Dame leva le nez de son livre, et acquiesça, l'air peiné. Drago se réjouit de voir qu'il l'avait ferrée. Elle semblait attendre davantage de détails.

— Et voilà, l'autre jour, j'ai été assez méchant, et je veux vraiment me faire pardonner, elle me manque tellement...

— Oh... C'est si triste...

— En effet Madame, c'est triste... J'ai tellement peur de la perdre si je ne me fais pas pardonner très vite. Vous savez, elle adore lire devant le feu de cheminée jusqu'à très tard dans la nuit, et je suis sûr qu'elle est derrière, tout près. Si vous me laissiez juste... jeter un coup d'œil ? tenta Drago en feignant l'innocence.

Drago sut qu'il avait eu gain de cause lorsqu'il vit la Grosse Dame essuyer discrètement une larme qui perlait au coin de son œil, et que le tableau le laissa passer.

Il la remercia rapidement et s'engouffra dans la salle commune, avant qu'elle ne change d'avis.

Il allait enfin remettre la main sur son T-shirt ! Et si ces deux abrutis l'avaient esquinté, ils auraient à faire à lui !

Il se dirigea vers le dortoir des garçons quand il vit que la fumée se dirigeait de l'autre côté. Curieux, il jeta un œil à l'escalier qui montait au dortoir des filles... Heureusement, en tant que digne Serpentard, il savait comment déjouer la sécurité qui empêchait normalement les garçons d'atteindre le dortoir. C'était un secret qui était transmis à tous les septièmes années depuis des décennies.

Drago lança donc le sort qu'il connaissait et gravit les escaliers sans difficulté. Avec beaucoup de précautions, pour ne réveiller personne, il entra dans le dortoir. La fumée s'agitait et faisait des petits bonds dans le rond de verre, signe qu'il était tout près. Il suivit une dernière fois les indications et se retrouva en face du lit d'Hermione. Le T-shirt était là, fermement serré contre elle. Elle dormait paisiblement, le nez enfoui dans le vêtement.

Le blond ne s'était absolument pas attendu à ce cas de figure, et il se retrouvait figé et penaud, ne sachant pas quoi faire.

La réveiller brusquement pour récupérer son bien semblait un peu trop extrême, et une partie de lui fut flattée d'avoir réellement fait succomber le cœur d'une fille, de Granger.

Alors contre toute attente, il fit demi-tour, abandonnant son T-shirt préféré.

oOo

Hermione avait sursauté dans son sommeil, elle avait rêvé qu'un poulpe l'attaquait dans la salle de bain des préfets. C'était parfaitement terrifiant, d'autant plus que ça s'était déjà passé il y a des années, paraît-il...

Dans un demi-sommeil, Hermione s'étonna de voir une lueur à travers ses paupières closes. Elle devait sans doute l'imaginer, mais lorsque celle-ci s'éloigna, elle préféra en avoir le cœur net. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle vit quelqu'un d'assez grand quitter la chambre, quelqu'un qui avait des cheveux très clairs...

Le rythme cardiaque de la Gryffondor s'emballa lorsqu'elle imagina que c'était Drago qui s'était trouvé là. Mais à vrai dire, elle se posait la question, qu'est-ce qu'il fabriquerait ici en pleine nuit ?...

Hermione décida d'être sûre, elle se leva rapidement, et s'apprêta à sortir de la chambre, avant de retourner rapidement près de son lit. Elle ouvrit la petite boîte qu'elle avait posée sur sa commode et s'empara de ce qu'elle contenait. Elle espérait que les frères Weasley n'avaient pas menti sur les propriétés de l'objet.

— Drago ? Qu'est-ce que tu fais là ?

Hermione était arrivée dans la salle commune, et comme elle l'avait cru, il s'agissait bien du Serpentard, qui avait tourné lentement la tête dans sa direction.

— Rien, je... j'avais perdu quelque chose.

Hermione haussa les sourcils. Elle ne savait pas si elle devait le croire, ça paraissait tellement incongru.

— OK… Mais qu'est-ce que tu fais encore là ?

Hermione ne voulait pas insister, mais voir Drago installé sur le canapé, en ayant l'air absorbé par la danse des flammes dans l'âtre, avait de quoi la surprendre.

— Je voulais savoir quelque chose, Granger, dit-il soudainement.

— Heu... oui, quoi ?

— Tu m'as dit être tombée amoureuse de moi, je me trompe ?

— Non, répondit Hermione qui eut du mal à soutenir le regard de Drago.

— Alors, si je comprends bien, tu comptais juste... disparaître, reprit-il avec détermination. Après avoir passé quatre jours à me dire que tu m'aimais, tu comptais simplement me laisser avec la vraie Pansy et laisser tomber et faire comme si rien de tout ça ne s'était passé. Tu avoueras qu'on a déjà vu mieux comme preuve d'amour...

Hermione était abasourdie par la remarque de Drago. Il avait l'air de lui en vouloir de ne pas tout avoir tenté pour le garder pour elle, c'était un comble !

— J'avais le cœur en miette si tu veux tout savoir ! Mais apparemment, d'après ta façon de réagir lorsque tu as appris toute la vérité, je n'avais pas d'autre choix que de t'oublier, n'est-ce pas ?!

Drago ne répondit rien, il se contenta de serrer davantage ses mâchoires. Hermione ne savait pas ce qu'il attendait d'elle, alors, quand elle vit qu'il s'était relevé du canapé, prêt à partir, elle jeta ce qu'elle tenait fermement dans son poing, et tout devint noir.

Les frères Weasley avaient assuré que la poudre du Pérou absorberait absolument toute la lumière de la pièce durant un moment, et c'était bien le cas. Hermione avait repéré l'emplacement de Drago avant de jeter la poudre et s'était précipitée vers lui. Sans attendre, elle avait entouré son visage de ses mains et approchait sa bouche de la sienne, pour lui donner un baiser.

Lorsque les jumeaux avaient parlé de la poudre, elle avait instantanément repensé à la discussion qu'elle avait eue avec Drago, dans la tour d'Astonomie. S'il la voyait, il ne pourrait pas faire abstraction, alors le mieux pour lui rappeler qu'il tenait à elle était de lui donner un baiser anonyme.

Le baiser qu'ils avaient échangé était magique. Hermione ressentit instantanément les mêmes sensations qu'elles éprouvaient alors.

Lorsqu'elle mit fin au baiser et ouvrit les yeux, elle vit que la poudre ne faisait plus effet. Avec appréhension, elle attendit que Drago rouvre les yeux à son tour.

Dès qu'il le fit, elle plongea son regard dans le sien, comme pour essayer d'y lire sa décision. Et lorsqu'il glissa sa main derrière sa nuque pour l'embrasser de nouveau, comme à son habitude, Hermione ne put s'empêcher de sourire contre ses lèvres.

Ils restèrent quelques secondes enlacés et silencieux, jusqu'à ce qu'Hermione lui pose une question :

— Tu étais vraiment ici pour retrouver quelque chose qui t'appartient ?

— Oui, et je l'ai retrouvé, tu dors avec...

Hermione rougit légèrement et fit un sourire contrit.

— Tu peux le récupérer, il ne sent plus rien, mais j'en veux un autre à la place, je te préviens.

Drago lui sourit tendrement et l'enlaça de nouveau.

— En attendant, tu peux te contenter de moi.

Hermione leva les yeux vers le visage souriant de Drago et lui proposa de reprendre place sur le canapé, afin de se blottir contre lui.

Elle était aux anges. Hermione ne s'attendait vraiment pas à ce qu'il change d'avis à ce point, surtout après son discours enflammé dans la tour d'Astronomie. Mais tout ça n'avait plus d'importance maintenant, elle savait que ce n'était qu'une question de temps avant que tout redevienne parfait entre eux, même si elle sentait qu'il n'était pas tout à fait à l'aise à ce moment même, et qu'il se contentait de la fixer.

— Ça te fait tout drôle ?

— Pour être honnête, oui, carrément... Je ne sais pas comment l'expliquer.

— Je comprends Drago. Moi, j'ai appris à te connaître entièrement, alors que toi, tu dois tout réapprendre. Mais si on passe du temps ensemble, ça te paraîtra vite naturel.

— Mais, ton petit copain ne va pas être jaloux ? demanda Drago avec humour, même si Hermione voyait au fond de ses yeux un peu d'appréhension.

— De qui veux-tu parler ? demanda-t-elle sans comprendre à quoi Drago faisait allusion.

— De Weasley. J'ai entendu Bulstrode qui disait vous avoir vus bras dessus bras dessous... Et vu que Pansy a dit qu'il s'était enfin déclaré, j'en ai conclu...

Hermione rit de bon cœur. C'est trop mignon de le voir jaloux !

— Avec Ron, nous ne sommes qu'amis. Il m'empêchait de tomber dans la boue, c'est tout ! Cela dit, tu vois, tu t'es trompé ! Il a fini par se déclarer...

Drago grimaça, il avait oublié qu'il avait parlé de tout ça avec la demoiselle en face de lui, et non Pansy.

— Tu sais, si tu veux faire marche arrière parce que tu le préfères, il faut me le dire, la taquina-t-il.

Hermione sourit et lui prit les mains.

— Ferme les yeux.

— Pourquoi ? s'étonna-t-il.

— Parce que je veux t'embrasser.

Drago la regarda quelques secondes, puis caressa délicatement son visage avec ses pouces, avant de l'embrasser tendrement, pour le plus grand plaisir d'Hermione. Par ce geste, il lui montrait que c'était elle qu'il voulait, elle, Hermione Granger.

Prise d'une envie soudaine, elle se laissa aller à poser sa tête sur ses genoux. Après tout, Drago n'avait pas la primeur des câlins dans les cheveux. Drago rit et capitula.

— Ce n'est pas très équitable, tes cheveux sont fourchus, c'est assez désagréable !

Hermione poussa une exclamation outrée et lui mordit le genou avant de rire.

— Oui mais maintenant, tu vas pouvoir me confier la formule magique et secrète que tu utilises pour avoir des cheveux ultra doux, se moqua-t-elle.

— C'est donc pour ça que tu t'intéresses à moi... Tu viens de me briser le cœur Granger.

Hermione lui sourit et exigea un baiser, qu'il n'hésita pas à lui donner.

Plusieurs heures passèrent, Hermione finit par s'assoupir dans les bras de Drago, qui lui conseilla de monter se coucher.

Après un ultime baiser, ils se dirent à demain et se séparèrent.

Le lendemain, dans le Grande Salle, lorsqu'Hermione arriva, Drago alla directement à sa rencontre et lui donna un baiser sous les regards surpris des autres élèves, ce qui officialisa leur relation.

Plus personne n'avait rien à dire, même pas Blaise qui, au final, préférait largement voir son ami être aimé pour ce qu'il était plutôt que pour ce qu'il représentait.

FIN

Du 3/09/15 au 11/9/15


Encore merci d'avoir lu, j'espère que vous avez aimé ;) N'hésitez pas à me le dire, ça fait toujours plaisir ^^