Traduction de la fiction de kindheitstraum. – Merci à Béné (qui s'est enfin mise à regarder Arrow !) pour son aide.

Je suis surprise par le nombre de vues et les retours positifs sur le premier chapitre, ça nous a fait très plaisir à l'auteure et à moi ! Merci, donc, à Evy 47, Lavigne 126, olicity-love, Guebedou, delicity ainsi qu'à l'anonyme pour leurs encouragements !


« Il n'est certainement pas brisé, Queen. »

- Tu ne pourras plus jamais me forcer à aller à une fête comme ça, Sara ! déclara Felicity en se massant le crâne.

Elle avait encore mal à la tête de la fête de vendredi soir. On était lundi.

- Tu dis ça à chaque fois, répondit son amie en riant tout en remettant son manuel d'Espagnol dans son casier.

- Cette fois-ci, je le pense.

Felicity serra un peu plus les bretelles de son sac lorsqu'elle vit quelqu'un à l'autre bout du couloir. Aussitôt, elle détourna le regard et se focalisa de nouveau sur sa meilleure amie.

- Tu m'as laissée toute seule à la seconde où on est arrivées. Et tu sais exactement à quel point je déteste la foule. Surtout quand je ne connais personne.

Sara soupira et referma son casier.

- J'ai dit que j'étais désolée. Et d'ailleurs, fit-elle en commençant à marcher vers la cafétéria, ce n'est pas comme si tu ne t'étais pas fait des amis.

Felicity laissa échapper un grognement de frustration.

- Je te l'ai dit. Je ne me suis pas fait d'amis. J'étais ivre et j'ai cru que ce serait hilarant de me moquer d'Oliver Queen. Et ensuite, c'est moi qui ai été humiliée.

- Tu exagères.

- Non ! la contredit Felicity d'une voix plus aiguë au fur et à mesure que sa contrariété augmentait. J'ai littéralement donné un verre de vodka à Oliver Queen en lui disant qu'il ne séduirait aucune fille s'il continuait à se comporter en enfoiré.

- Et ensuite son meilleur ami est arrivé et a dit qu'il était d'accord avec toi.

- Il s'est moqué de moi, Sara ! Pourquoi personne ne comprend ça ?

Sara commença à rire.

- Ta mère était aux anges, je suppose ?

Felicity leva les yeux au ciel tandis qu'elles entraient dans la cafétéria et faisaient la queue pour le déjeuner.

- Tu n'as pas idée. Elle a essayé de me convaincre d'inviter Oliver Queen et Tommy Merlyn à dîner hier soir.

Sara rit de nouveau en imaginant Donna Smoak devant ses yeux, essayant de cuisiner.

- Tu aurais dû la voir, continua Felicity. Elle a pratiquement commencé à planifier mon mariage. Et quand j'ai demandé qui était le marié, elle a dit que ce n'était pas important que ce soit Tommy ou Oliver, du moment que c'était l'un des deux.

- J'adore ta mère, déclara Sara lorsqu'elle réussit à arrêter de rire. Elle est géniale.

Felicity poussa un petit grognement.

- C'est sûr qu'elle est unique en son genre. J'aurais voulu ne lui avoir rien dit de tout ça. Elle va me casser les pieds pendant des semaines, voire des mois, à ce sujet.

Sara toucha le bras de Felicity.

- D'accord. Je ne te laisserai plus seule à des fêtes. Promis.

Felicity savait ce qu'elle était en train de faire, et répondit donc tout de suite.

- Évidemment. Parce que je n'irai plus avec toi à une fête.

Sara était sur le point de commencer à protester lorsqu'elle vit quelqu'un et changea d'avis. Elle afficha plutôt un sourire entendu.

Elles étaient en train de marcher vers une table libre qu'elles avaient repérée dans un coin de la cafétéria quand ce quelqu'un passa un bras autour des épaules de Felicity.

- Je crois que là, c'est une autre fois, déclara Tommy en volant une de ses frites.

Felicity, prise au dépourvu, ne comprit pas de quoi il parlait, donc elle arrêta de marcher et adressa à Tommy un regard bizarre avant de reporter son regard sur sa meilleure amie pour demander de l'aide. Mais Sara essayait de se retenir de rire et elle se contenta d'hausser les épaules, pas sûre de savoir elle-même de quoi voulait parler Tommy.

- Pour quoi ?

Le footballeur relâcha Felicity et arqua les sourcils.

- Tu ne te souviens pas ? Tu as promis de nous enseigner, à Oliver et à moi, comment garder une fille. J'veux dire, je n'ai pas besoin de cours, mais je veux voir Oliver en prendre un, précisa-t-il avec un clin d'œil, veillant à ce que Felicity perçoive bien le message.

Elle se contenta de soupirer, maudissant le moment où elle avait décidé que ce serait une bonne idée de taquiner Oliver Queen sur le fait qu'il n'était pas capable de séduire une fille.

- Je ne suis pas sûre que ce serait malin, répondit-elle au lieu d'être grossière et de juste dire non. J'veux dire, j'étais ivre quand j'ai proposé ça et je n'avais aucune idée de ce dont je parlais, se justifia-t-elle en recommençant à marcher quand elle vit que Sara était déjà en train de s'asseoir à la table. Je ne connais strictement rien aux relations. Je suis sûre que tu trouveras quelqu'un d'autre pour donner un cours à ton ami.

- N'importe quoi. Et d'ailleurs, ça ne serait pas à moitié aussi drôle que si c'était toi, insista-t-il en la suivant jusqu'à la table pour s'asseoir juste à côté d'elle.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Felicity, et Sara éclata de rire.

- Ce qu'elle veut dire, c'est… essaya-t-elle d'expliquer, mais elle ne pouvait s'empêcher de rire, ce qui lui fit gagner un regard assassin de la part de Felicity.

- Ce que je voulais demander, c'est pourquoi tu t'assois avec nous alors que tu peux partir t'asseoir avec tes amis. Non pas que je te dise de partir ou quoi que ce soit. Ou de faire quoi que ce soit. C'est un pays libre. Tu peux faire tout ce que tu veux. Enfin, pas vraiment tout ce que tu veux. Tu ne peux pas blesser ou tuer des gens. Tu ne peux pas boire, non pas que tu ne le fasses pas. On a même fait ça ensemble. Oh mon Dieu.

Elle regarda Sara en articulant Arrête-moi, s'il te plaît ! avant d'essayer de former un sourire et de se retourner vers Tommy.

- Je suis désolée.

Mais Tommy n'était aucunement offensé. Il affichait plutôt un sourire narquois.

- Tu es adorable.

- C'est ce que j'ai dit quand elle a débité des banalités la première fois qu'on s'est vues, raconta Sara en souriant.

Felicity acquiesça.

- Elle a vraiment dit ça. Même si on aurait plus dit qu'elle souriait, pas qu'elle se moquait, comme toi.

Tommy haussa les épaules et se leva soudainement.

- J'te verrai en classe, marmonna-t-il avant de partir.

- Je l'ai effrayé, conclut Felicity en l'observant.

Il était de retour à sa table habituelle, où le reste de l'équipe de foot était également installée.

- Dommage pour lui, tenta de la rassurer Sara avant de commencer à manger les frites de son amie.

- Oh, non.

- Je suis désolée, mais elles étaient en train de ref…

Felicity secoua la tête.

- J'parle pas de mon déjeuner, Sara, la coupa-t-elle en faisant un signe de tête vers Tommy, en train de parler avec son meilleur ami à sa table quand Oliver leva les yeux. Super, marmonna-t-elle avant de détourner le regard. Et maintenant il pense que je suis une sorte de bête curieuse.

Sara mit son coude sur l'épaule de Felicity et remua la main en direction d'Oliver et ses amis.

- Qu'est-ce que tu fais ? siffla Felicity en virant au rouge tout en repoussant le bras de Sara.

- Je croyais que tu te moquais de ce qu'il pensait de toi, fit Sara avec un sourire narquois entendu, ce qui fit encore plus rougir Felicity.

- C'est le cas.

Et comme si elle essayait de prouver ses dires, elle se concentra sur sa nourriture et tourna les pages de son devoir d'Histoire pour vérifier qu'elle avait tout.

- Tu es tellement geek.


Barry était en retard en classe, comme d'habitude, et ce fut comme cela que Tommy Merlyn eut la possibilité de prendre la chaise derrière Felicity. Elle soupira, imaginant à quel point le cours allait être long : Tommy lui demandant d'enseigner à Oliver ce qu'elle avait promis. Étonnamment, il ne parla pas vraiment. Il se contenta de sourire quand elle se tourna vers lui. Alors elle l'avait vraiment effrayé. Même si elle savait que c'était probablement mieux ainsi, elle était un peu triste. Elle se souvenait qu'elle avait bien aimé Tommy pendant la fête. Il était sympa avec elle, avant de soudainement se lever et partir.

Heureusement, elle n'eut pas vraiment le temps d'y penser, parce que son professeur arriva et commença le cours. Il était là depuis cinq minutes quand un coup à la porte l'interrompit et Barry s'excusa d'être encore en retard.

Ce ne fut que pendant les dix dernières minutes que les choses devinrent vraiment intéressantes.

- Puisque les partiels se rapprochent et que je suis sûr que vous avez suffisamment d'examens à préparer… commença M. Burke, et Felicity put entendre Tommy marmonner qu'il restait des semaines d'ici là… j'ai décidé que vous alliez écrire une dissertation pour ce cours. La note que vous recevrez comptera pour cinquante pour cent dans votre note finale.

Toute la classe commença à protester, mais le professeur se contenta de secouer la tête et le silence revint.

- Puisque cette dissertation n'a pas un petit pourcentage et va avoir une grande influence dans votre validation de ce cours, je veux que vous travailliez en binômes.

Le regard de Felicity se dirigea immédiatement vers Barry. Il était en train de lui sourire. Leur A était garanti.

- J'ai déjà choisi avec qui vous alliez travailler, intervint M. Burke avec un sourire diabolique, ce qui fit soupirer Felicity.

Elle allait probablement être coincée avec une pom-pom girl qui se moquerait de la note qu'elles allaient avoir, et Felicity devrait tout faire toute seule. Son professeur fit passer une feuille personnalisée pour tout le monde avec le sujet et le partenaire auquel ils étaient assignés.

La blonde était sûre que c'était une sorte de blague. Ou alors l'univers en train de lui dire qu'elle n'aurait pas dû boire avant d'être assez âgée. Il n'y avait pas d'autre explication, puisque Felicity ne croyait pas aux coïncidences. Elle faisait équipe avec Tommy Merlyn.

Elle ne le remarqua pas quand il se pencha en avant. Sa bouche était soudainement juste à côté de son oreille.

- Salut, partenaire.

La sonnerie de fin de cours retentit et Felicity commença à ranger ses affaires. Tommy, qui ne s'était même pas donné la peine de sortir son manuel, était déjà debout juste à côté d'elle et lui tendait la trousse sur sa chaise.

- J'ai entraînement de foot juste après les cours, commença-t-il à dire. Si ça ne te gêne pas d'attendre, on peut aller à la bibliothèque juste après et commencer à travailler sur ce qu'on sait déjà et ce qu'on devrait rechercher ? On peut aller chez moi ou chez toi si tu préfères.

Felicity fut surprise qu'il prenne autant ce devoir au sérieux. Elle avait été tellement sûre qu'elle devrait tout faire par elle-même et juste ajouter le nom de Tommy à la fin.

- Je peux attendre. J'ai cours d'Informatique, de toute façon. Et la bibliothèque devrait faire l'affaire, je crois ?

- Bien sûr. Mais on ne peut pas vraiment y parler. Un jour, Mme Moore m'a jeté dehors parce que je chuchotais trop fort.

Felicity acquiesça. Elle avait elle-même été mise à la porte plusieurs fois.

- Chez toi, alors ?

Il était hors de question qu'elle l'invite chez elle. Sa mère commencerait à chercher un lieu de mariage dès qu'elle le verrait.

- Ok, dit-il en souriant. Je t'accompagne au cours d'Anglais ?

- Ouais, répondit-elle en attrapant son sac-à-dos avant de faire un signe à Barry en suivant Tommy dehors. Je suis désolée pour tout à l'heure. Je n'ai vraiment pas de filtre entre mon cerveau et ma bouche.

Tommy rit.

- J'ai remarqué. Mais ne t'inquiète pas. J'aime bien ça. Comme je l'ai dit, c'est adorable.

- Je m'souviens, fit Felicity en rougissant.

- Ce serait plutôt à moi de m'excuser, continua-t-il. Je n'aurais pas dû partir comme ça. J'avais juste un truc important à dire à Ollie avant d'oublier.

- Pas grave, dit-elle en souriant.

Lorsqu'ils entrèrent dans la salle de cours, elle sentit une douzaine de paires d'yeux sur elle. Elle marcha vers sa chaise habituelle au deuxième rang, se rapprochant de plus en plus de la couleur d'une tomate à chaque seconde. Elle n'avait aucune idée de la raison pour laquelle elle était soudain si embarrassée.

- Salut, lui lança Dig.

Felicity prit une profonde inspiration avant de lui répondre.

- Hey.

- Ne t'occupe pas des autres. Ils ont juste besoin d'un sujet de discussion. D'habitude, Tommy ne traîne pas avec - et je le dis de la façon la plus positive possible - des geeks.

Elle eut un petit rire.

- Je sais. Et merci.

- De rien, répondit-il en lui adressant un sourire, petit mais sincère.

Et comme s'il avait surgi de nulle part, Oliver se retrouva debout juste à côté de la chaise de Dig, toute son attention portée sur Felicity. Il ne dit rien, ce qui la rendit nerveuse.

- Salut ?

Elle n'avait pas eu l'intention de le faire sonner comme une question, mais elle était curieuse de savoir ce qu'il attendait d'elle.

Dig se leva lorsque Lyla entre dans la salle et Oliver prit sa place un moment.

Il affichait un sourire narquois, ce qui rendait Felicity mal à l'aise. Elle savait qu'il était sur le point de la mettre en colère.

- Salut, répondit-il, son sourire s'élargissant. Je me demandais si tu savais sur quoi porte notre devoir de Calcul.

Un peu plus tôt, il avait découvert qu'ils avaient ce cours ensemble, à présent qu'il savait qui elle était.

Felicity arqua les sourcils, se demandant où il voulait en venir.

- Il se trouve que oui.

- Super ! Tu pourrais m'envoyer par email les solutions ce soir ?

Elle n'en revenait pas qu'il lui ait vraiment demandé ça.

- Bien sûr que non.

Ne s'étant pas attendu à cette réponse, Oliver en resta sans voix quelques secondes.

- Je peux demander pourquoi ?

- Oui, tu peux.

Sa voix était pleine de sarcasme. Elle était encore en train de se moquer de lui et il le savait. À présent, c'était au tour de Felicity d'avoir un sourire narquois.

- Pourquoi ? demanda finalement Oliver, après lui avoir laissé le temps de continuer, ce qu'elle n'avait pas fait.

- Parce que je ne suis pas ta faiseuse de devoirs personnelle, ou un truc du genre. Il faut que tu utilises ton cerveau. Peut-être qu'il marche mieux pour les équations que pour séduire les filles.

Oliver eut un petit rire, ne s'étant pas attendu à ce qu'elle soit si effrontée.

- Pourquoi brises-tu mon cœur ? plaisanta-t-il, ce qui la fit sourire.

- Il n'est certainement pas brisé, Queen. Contusionné, au pire. Tu ne serais pas capable de te tenir debout comme ça, fit-elle avec un geste de la main, s'il était brisé.