Traduction de la fiction de kindheitstraum. – Merci à Béné pour son aide.
Merci également à Lavigne 126, Lulzimeveliosla, Delicity-Unicorn , olicity-love et Evy 47.
« Quelqu'un t'a dit à quel point tu es mignonne ? »
Felicity n'était pas idiote. Elle savait ce que Tommy était en train de faire quand il l'avait invitée chez lui. Même si elle n'en avait pas été complètement sûre avant, elle l'était à présent. Plus tard, il lui avait dit qu'Oliver se joindrait également à eux, parce qu'il passait toujours l'après-midi chez Tommy.
Elle aurait peut-être dû dire quelque chose quand Tommy lui avait demandé après le cours d'Anglais si elle était d'accord. Mais il affichait ce sourire entendu, et il savait qu'elle comprenait, et s'y opposer aurait impliqué de perdre, et Felicity Smoak n'était certainement pas une perdante, quoi qu'en pense la moitié du lycée.
Donc tandis qu'elle attendait sur le parking près de sa voiture après le cours d'Informatique où elle avait dit au revoir à Cisco et Ray, elle était un peu nerveuse. La seule fois où elle avait été seule avec les gars, c'était à cette fête, et elle ne voulait vraiment pas repenser à cette soirée. Alors elle commença à se mordiller la lèvre et à jouer avec le bracelet que ses amis lui avaient offert pour son dernier anniversaire.
Les footballeurs ne mirent pas longtemps à revenir du terrain. Ils semblaient avoir passé un bon moment, donc on pouvait espérer que l'entraînement ne s'était pas trop mal passé, et Felicity pourrait vraiment parler aux gars. Elle se souvenait d'une fois où l'entraînement s'était tellement mal passé la veille que toute l'équipe n'avait parlé à personne jusqu'à l'entraînement suivant. Ça avait rendu dingues certains professeurs (et certaines petites amies) et tout le lycée avait été tendu. Ça avait été épuisant.
- T'attends les gars ?
Felicity sursauta sur le capot de la voiture, surprise que quelqu'un lui parle puisqu'elle n'avait pas encore vu Tommy ou Oliver. Mais c'était Dig, et le soulagement envahit tout son être.
- Mmm, ouais. J'ai ce projet d'Histoire avec Tommy. Et on voulait se retrouver après l'entraînement pour vérifier quelques notes et ce qu'on sait déjà.
Dig acquiesça en jetant son blazer sur son épaule. Il portait la veste classique des sportifs à la place, ce qui lui allait beaucoup mieux que ce stupide uniforme.
- Tommy en a parlé. Et j'ai entendu dire qu'Oliver se joindrait à vous.
Felicity leva les yeux au ciel.
- Je sais, dit-elle en essayant de ne pas paraître trop contrariée. Je parie que Tommy va transformer cette séance en temps pour me faire faire leurs devoirs, ou un truc du genre.
Et juste à ce moment-là, son téléphone vibra, annonçant un texto - de Sara.
- Je ne crois pas, répondit Dig. En fait, Tommy est vraiment du genre intello, au-delà des apparences.
- Vraiment ? s'étonna Felicity en arquant les sourcils.
Pas pu te parler après l'Ang. T intéressée par T mtnt ?
Felicity leva de nouveau les yeux au ciel et tapa une réponse (pas intéressée par qui que ce soit) tout en écoutant Dig.
- Oui. C'est pour ça qu'il est autorisé à être dans l'équipe.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda-t-elle avec un regard perplexe, mais il secoua la tête.
- C'est pas à moi d'en parler. Je devrais y aller, poursuivit-il en recommençant à marcher après avoir regardé sa montre. Les gars devraient bientôt être là. Le Coach Wilson voulait dire un mot rapide à Oliver. Tommy le suit probablement. À demain !
Le téléphone de Felicity recommença à vibrer. Sara l'appelait, cette fois-ci.
- Salut ! lança-t-elle pour Dig, mais il était déjà assis dans sa voiture.
- Tu ne mens pas à ta meilleure amie, déclara Sara à la seconde où Felicity décrocha.
- Je ne mens pas, Sara.
- Donc tu ne fais que traîner avec les beaux footballeurs et tu vas en cours avec eux ?
Felicity pouvait littéralement entendre les guillemets que Sara faisait, et elle leva encore une fois les yeux au ciel.
- Non. J'ai été mise en binôme avec Tommy en Histoire. On doit écrire une dissertation ensemble et on parlait de comment gérer ça en marchant vers le cours d'Anglais.
- Si tu l'dis, fit Sara sans paraître convaincue.
- C'est la vérité, insista Felicity.
Elle vit alors Tommy et Oliver marcher vers elle en parlant avec Laurel Lance - la sœur aînée de Sara et capitaine des pom-pom girls.
- Je dois y aller, reprit-elle. Tommy et Oliver arrivent.
- Attends, quoi ? Tu es où ?
Felicity imaginait très bien dans sa tête Sara s'arrêter de jouer avec ses cheveux, de la confusion dans ses yeux.
- Sur le parking du lycée.
- Pourquoi tu n'es pas déjà en route pour chez toi ? Et pourquoi Tommy et Oliver sont en train d'arriver ?
Felicity soupira en envisageant de juste raccrocher et de tout expliquer à Sara plus tard, mais c'était un peu réconfortant de parler avec elle.
- Je vais suivre Tommy jusqu'à chez lui pour qu'on puisse commencer cette dissertation. Et apparemment Oliver va venir avec nous. Mais il semblerait que ta sœur s'apprête à nous rejoindre aussi.
- Laurel ? fit Sara en commençant à rire. Oh, je voudrais être là. Ça semble marrant.
- Oh ouais. Je suis sûre que ça va être très marrant, répondit Felicity d'une voix pleine de sarcasme.
- Qu'est-ce qui va être super marrant ? demanda Tommy en imitant la voix de Felicity.
- Je dois vraiment y aller, là, Sara, marmonna-t-elle dans son téléphone.
- Appelle-moi quand tu seras chez toi !
- Je le ferai, promit Felicity avant de raccrocher et de trouver une réponse à la question de Tommy. Écrire des codes pour une application que je développe, mentit-elle. Je veux dire, j'adore faire ça, mais parfois la fin semble être à des millions d'heures de travail, tu vois ? expliqua-t-elle en forçant un sourire, avant de remarquer Oliver et Laurel derrière lui, ce qui lui donna une parfaite opportunité de changer de sujet. Est-ce que Laurel va aussi venir avec nous ?
- Malheureusement, non.
Felicity remarqua le regard que Tommy adressa à Laurel, et son sourire forcé se transforma en un sourire narquois. Il l'aimait bien.
- J'adorerais, s'excusa Laurel, mais j'ai un contrôle demain et il faut que je révise. Mais je suis sûre que vous allez bien vous amuser sans moi. Ne laisse pas les gars te rendre folle, …
Elle hésita, ne sachant pas comment appeler Felicity.
- Felicity, se présenta la blonde.
- Ravie de te rencontrer, Felicity, dit Laurel en souriant.
Elle embrassa Oliver et Tommy avant de partir vers ses amies.
- Le plus simple serait que je vous suive, d'accord ? fit Felicity en ouvrant la portière côté passager pour jeter son sac à dos sur le siège.
Oliver acquiesça, mais apparemment Tommy avait d'autres plans.
- J'ai emmené Oliver, aujourd'hui, alors peut-être que tu peux le conduire ? Il connaît le chemin et ça éliminerait le risque que tu nous perdes dans le trafic et que tu ne trouves pas la route.
Felicity haussa les épaules, ne sachant pas comment montrer son désaccord sans que ce soit trop évident qu'elle n'avait pas envie de rester seule avec Oliver après cette soirée-là.
- Ça ne me gêne pas.
Tommy sourit sans attendre la réaction d'Oliver.
- Super. Je vous retrouve dans vingt minutes chez moi.
Il se dépêcha vers sa voiture, qui était à l'autre bout du parking, et Felicity reprit son sac pour le balancer sur le siège arrière.
- Tu peux mettre ton sac de sport dans le coffre, si tu veux, proposa-t-elle à Oliver.
- Ouais. Bien sûr. Merci.
Elle se retint de faire un commentaire sarcastique sur le fait qu'il ne faisait même pas des phrases complètes et lui ouvrit le coffre sans rien dire de plus.
Ils roulèrent en silence quelques minutes : Oliver parlait juste de temps en temps pour lui donner des instructions sur où tourner. Ça devint gênant assez rapidement et les deux adolescents souhaitèrent être ailleurs.
- Alors, tu as fait quoi la dernière heure ? continua Oliver après lui avoir dit qu'elle devait tourner à droite aux prochains feux.
- J'avais cours d'Informatique, répondit-elle automatiquement. On travaille sur le développement d'applications pour le lycée.
Oliver arqua les sourcils.
- Vraiment ? Comme quoi ?
- Une application qui sera disponible pour chaque professeur et chaque élève du lycée. Les professeurs pourront télécharger des documents pour les cours. Il y a aussi un fil d'actualités pour chaque sujet concernant n'importe quoi au lycée. Tu utiliserais ton identifiant scolaire pour te connecter.
- Un truc comme Facebook ? demanda Oliver. Mais juste pour notre lycée ?
Felicity serra les dents. Elle détestait que leur travail soit comparé à quelque chose qui existait déjà.
- Non, dit-elle, de toute évidence très en colère. Pas comme Facebook. Il n'y a pas de profils où tu peux poster tout ce que tu veux. Il n'y a pas de jeux stupides, pas de publicités.
Il remarqua qu'il avait touché un point sensible et il allait certainement en tirer avantage.
- Quelqu'un t'a dit à quel point tu es mignonne quand tu es en colère ? demanda-t-il avec un sourire charmeur, même si sa voix montrait qu'il voulait seulement l'énerver.
Mais il parvint quand même à embrouiller Felicity.
- Quoi ? Non.
- Pas étonnant.
Son sourire devint très narquois et Felicity se mit à attendre avec impatience la fin de l'après-midi pour pouvoir rentrer chez elle.
Ils passèrent le reste du trajet de nouveau en silence. Felicity ignorait les tentatives d'Oliver pour faire la conversation et se contentait de suivre les indications. À son grand plaisir, Tommy était déjà là et ils n'auraient pas à l'attendre.
- On peut aller à la cuisine, si tu veux, proposa-t-il dès qu'ils entrèrent dans la maison.
Oublie ça, pensa Felicity, c'est un manoir.
- Le personnel y est, si ça ne te dérange pas. Mais on pourrait aussi monter dans ma chambre. On y serait un peu plus au calme.
- La cuisine, c'est bien, marmonna-t-elle, la main de nouveau sur son bracelet.
Elle ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux tandis qu'ils marchaient vers la cuisine et lorsqu'ils arrivèrent, Felicity se retint d'ouvrir grand la bouche. La cuisine à elle seule était plus grande que l'appartement où elle vivait avec sa mère.
- À boire ? demanda Oliver après avoir salué la femme présente, qui semblait être en train de cuisiner, tout en jetant son sac près d'un tabouret au comptoir pour aller droit vers le frigo.
- Felicity ? demanda Tommy, un sourire amusé aux lèvres. Tu veux quelque chose à boire ? De l'eau, un soda, un jus de fruit ? Je peux aller dans le bureau de mon père chercher un peu de whisky, si tu préfères.
Elle leva les yeux au ciel.
- Un jus de fruit, c'est très bien. Merci.
Elle attendit qu'Oliver revienne avec les boissons et sortit son manuel d'Histoire pour être prête à discuter de leur sujet de dissertation. Mais, comme d'habitude, Tommy avait une autre idée en tête.
- Je sais que j'ai dit qu'on allait travailler sur ce qu'on savait déjà et prendre quelques notes pour les comparer et tout, mais je voudrais te demander quelque chose d'abord. Je te promets, on travaillera non-stop sur la dissertation après ça.
Felicity soupira et prit le verre de jus d'orange qu'Oliver lui tendait.
- D'accord, balance.
Tommy sourit comme un idiot et prit une gorgée de son soda avant de parler.
- Comment tu séduis la fille ?
Le regard curieux d'Oliver devint plutôt ennuyé, et Felicity ne put s'empêcher de rire.
- Tu veux vraiment savoir, pas vrai ?
- Oui.
Felicity eut une idée.
- Tu me promets de ne plus jamais me poser cette question après ?
- Non.
Elle soupira.
- D'accord. Mais on travaillera sur la dissertation après ?
Tommy acquiesça.
- En général, je tiens mes promesses.
- C'est vraiment nécessaire ? protesta Oliver. Je n'ai pas besoin de cours sur ça.
Felicity recommença à rire.
- On a vu ça.
- C'était une exception.
- Peu importe, les interrompit Tommy. Je veux savoir. Et je veux que tu écoutes, Ollie. Tu m'en dois une.
Felicity arqua les sourcils, mais ne dit rien sur ça. Plus vite elle répondrait à la question de Tommy, plus vite ils travailleraient sur cette dissertation, et plus vite elle rentrerait chez elle.
- Les relations entre les hommes et les femmes sont basées sur une règle simple : si tu t'enfuis, on te courra après.
Le jeune Merlyn sourit comme un idiot.
- Donc, je pique son intérêt et c'est tout ? Je ne l'invite pas à sortir et je n'essaye plus de l'impressionner ?
Felicity acquiesça.
- Exactement.
- C'est des conneries. Comment sais-tu que l'autre personne ne va pas partir et commencer à sortir avec quelqu'un d'autre, juste parce qu'il ou elle pense que tu n'es plus intéressé ? fit Oliver en croisant les bras, convaincu d'avoir raison.
- Eh bien, répondit Felicity en souriant, si tu as suffisamment piqué son intérêt, elle ne pourra pas penser à quelqu'un d'autre et elle viendra vers toi d'elle-même. Et quand, enfin, tu sortiras avec elle ou quoi que ce soit que tu veuilles faire et qu'ensuite tu la largueras, elle ne le reprochera pas à toi mais à elle-même, parce qu'elle t'aura couru après et pas l'inverse.
Il était évident qu'elle trouvait répugnant de penser à ce qu'Oliver comptait vraiment faire avec les femmes.
- Ça a du sens, pour moi, dit Tommy en acquiesçant.
Et Felicity eut un sourire triomphant aux lèvres quand Oliver n'argumenta plus.
