Traduction de la fiction de kindheitstraum. – Merci à Béné pour son aide.
Merci également à Lulzimevelioska, olicity-love, Delicity-Unicorn, Evy 47, audelie et Odessa.
« Comme un rencard. »
Oliver voulait plus que tout préparer une grosse surprise pour l'anniversaire de Felicity et la faire se sentir comme la personne la plus précieuse de tout l'univers, mais il n'était pas stupide et il savait qu'elle paniquerait s'il apparaissait à sa porte. Alors au lieu de ça, il se contenta de l'appeler et de lui souhaiter un joyeux anniversaire. (Il ignora Tommy, qui lui suggérait de lui envoyer des douzaines de roses en lui déclarant son amour.) Mais elle sembla heureuse au téléphone et c'était suffisant pour lui. Pour le moment.
Felicity ne s'attendait pas à quoi que ce soit le lundi. D'accord, c'était peut-être un petit mensonge. Sara avait pris l'habitude de faire un gros truc pour Felicity la première fois qu'elle voyait la pro de l'informatique au lycée après son anniversaire. Et ça ne comptait pas si elles s'étaient vues le jour même de l'anniversaire de Felicity. Sara en faisait quand même toute une affaire.
Alors Felicity ouvrit grand la bouche sous le choc quand elle sortit de sa voiture parce que ce n'était pas Sara qui l'attendait sur le parking du lycée avec une demi-douzaine de ballons lui souhaitant un joyeux anniversaire, c'était Oliver. Il marchait vers elle alors qu'elle ne bougeait pas d'un poil, se faisant encore à l'idée de ce qui était en train de se passer.
- Joyeux anniversaire, marmonna-t-il en ignorant tous ceux qui regardaient dans leur direction avant d'embrasser Felicity sur la joue. C'est pour toi, ajouta-t-il en lui tendant les ballons pour qu'elle les prenne, et quand elle ne fit pas, il eut un petit rire.
Ce fut cela qui sortit Felicity de sa torpeur.
- Merci, parvint-elle à dire en prenant les ballons pour les mettre dans sa voiture.
Il était hors de question qu'elle se promène partout avec ça toute la journée.
- Je voulais passer hier, admit Oliver pour combler le silence, et il le regretta à l'instant où les mots sortirent de sa bouche.
Felicity écarquilla les yeux et il sut qu'il devait continuer de parler.
- Tu sais, passer et te féliciter en personne. Mais je n'étais pas sûr que tu n'aies rien de prévu avec ta mère et tes amis alors j'ai décidé de juste appeler.
- Merci encore, fit Felicity en souriant, enfin capable de contrôler ses réactions faciales. J'étais déjà très contente que tu t'en rappelles.
- Bien sûr que je m'en rappelais, dit Oliver sans réfléchir. C'est toi.
Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais réalisa qu'elle ne savait pas quoi répondre à ça. Alors elle la referma en serrant plus fort les bretelles de son sac.
Ils restèrent comme ça quelques secondes qui parurent des heures sans réaliser que l'attention de la moitié du lycée était sur eux.
- Je crois que les cours commencent dans quelques minutes, dit Felicity au moment même où Oliver commençait à parler.
- J'me suis dit que toi et moi on pourrait peut-être fêter ça ce soir ?
Felicity en resta sans voix (encore), ce qui habituellement n'arrivait pas souvent, mais ce matin-là semblait être une exception. Mais elle se força à dire quelque chose, juste pour être sûre de ne pas avoir mal compris.
- Juste nous deux ? demanda-t-elle, surprise (pas vraiment) d'espérer une réponse positive.
Et comme s'il était capable de lire ses pensées, Oliver acquiesça avec un sourire.
- Oui. On pourrait passer prendre de quoi dîner si tu veux. Ou aller au cinéma, si tu préfères.
Avant que Felicity n'autorise les papillons à voler dans son ventre, elle avait besoin de savoir une chose de plus.
- Comme un rencard ?
Le sourire d'Oliver s'agrandit.
- Oui. Comme un rencard.
Felicity lui adressa un sourire rayonnant tandis que les papillons dans son ventre faisaient la fête.
- Bien sûr, répondit-elle.
Le sourire d'Oliver s'agrandit encore plus et si elle n'avait pas été aussi heureuse elle se serait demandé si ça faisait mal.
- Alors, c'est un rencard.
- Qu'est-ce que je vais me mettre ? demanda Felicity en se tenant devant son placard, frustrée, parce qu'elle ne pouvait se décider sur rien et qu'Oliver était sur le point de passer la prendre dans environ une demi-heure.
- Je t'aiderais bien, répéta Sara, si tu me disais où vous allez.
Felicity leva les yeux au ciel. Sara avait tenté toute la journée de lui soutirer une quelconque information.
- Je n'sais pas. Oliver ne me l'a pas dit. Il a juste suggéré un dîner ou le cinéma et n'a rien dit après que j'aie accepté.
Sa meilleure amie soupira.
- D'accord. Je te crois.
- Merci.
- Mais tu ne peux pas porter ça, reprit Sara en attrapant la chemise que Felicity avait dans les mains. Tu vas à un rencard, pas à un entretien d'embauche, expliqua-t-elle en poussant la blonde sur le côté pour chercher la tenue qu'elle avait en tête, et elle la trouva. Voilà. Un débardeur blanc, une petite jupe à fleurs et un cardigan rose.
Felicity prit Sara dans ses bras, qui se contenta de rire en secouant la tête mais répondit à son étreinte.
- Merci ! Merci, merci, merci !
- J'te donnerais bien mes talons mais tu seras probablement plus à l'aise avec une de tes paires de chaussures plates.
Felicity aurait argumenté avec n'importe qui d'autre, mais il n'y avait rien à argumenter. Sara avait raison.
Tommy se moquait de lui par le biais de son ordinateur.
- Je ne savais vraiment pas que tu craquais pour elle à ce point-là, mec.
- La ferme, Tommy, répliqua Oliver en tenant une cravate devant sa gorge, se demandant si c'était trop.
- C'est trop, répondit Tommy à sa pensée, et Oliver était peut-être un peu reconnaissant envers son meilleur ami. Vous allez où, au fait ? Tu n'as rien dit.
- Nan. N'essaye même pas, fit Oliver en secouant la tête avant de balancer la cravate sur son lit pour arranger le col de sa chemise. Je suis sûr à 80 % que tu le dirais à Laurel, qui enverrait un message à Sara, et je parie que Sara est avec Felicity en ce moment. Elle saurait où on va avant même que j'aie quitté ma chambre.
- Tu sors ? demanda la voix de la personne préférée d'Oliver en interrompant sa conversation avec Tommy.
- Oui, Speedy. J'ai un rencard.
Les yeux de Thea s'illuminèrent et elle entra dans la chambre pour sauter sur le lit de son frère.
- Avec Lissy ?
- Oui, répondit-il en acquiesçant. Je devrais y aller. Je veux lui prendre des fleurs avant.
Il fit un geste de la main à Tommy avant de refermer son ordinateur après un « à plus tard ».
- N'achète pas de fleurs, parvint à dire Thea avant qu'il n'ait pu lui ébouriffer les cheveux. Achète de la glace.
- Pourquoi ? s'étonna Oliver en penchant la tête.
- Lissy a dit qu'elle adore la glace plus que n'importe quoi d'autre quand elle me coiffait dans ma chambre hier. Menthe chocolat.
Oliver lui adressa un sourire extatique et l'embrassa sur le front avant de quand même lui ébouriffer les cheveux.
- T'es mon héroïne, Speedy !
Oliver avait trois minutes et vingt-trois secondes d'avance quand il sonna à la porte et Felicity sauta pratiquement de sa place sur le canapé.
- Salut, lui dit-elle avec un sourire rayonnant.
Quand elle vit la façon dont il la regardait, elle rougit.
- Hey, fit-il avec un sourire aussi large et aussi lumineux que le sien. Tu es très belle.
Elle se passa une mèche de cheveux derrière l'oreille.
- Merci. Toi aussi. T'es très beau, j'veux dire. Beau.
Oliver sortit le pot de glace qu'il avait acheté chez le glacier au coin de la rue.
- Quelqu'un m'a dit que tu adorais la glace menthe chocolat plus que n'importe quoi d'autre, expliqua-t-il quand elle écarquilla les yeux de surprise.
- Ce quelqu'un avait raison, répondit-elle en prenant le pot avant de se pencher en avant pour l'embrasser sur la joue. Merci.
- Tu peux la manger dans la voiture, proposa Oliver. On ferait mieux de partir avant qu'il ne soit trop tard.
Felicity acquiesça et rentra récupérer son sac et son téléphone, avant de refermer la porte derrière elle.
- Où va-t-on ?
- C'est une surprise.
Elle soupira.
- Je savais que tu dirais ça. Sara m'a dit que tu ne l'avais même pas dit à Tommy.
Oliver rit.
- Ça, c'est parce que je savais que ma réponse trouverait un chemin jusqu'à toi.
- Tu as probablement raison, admit Felicity.
Elle regarda par la fenêtre pour essayer de se faire une idée. Ils n'allaient pas au cinéma. Elle en était sûre. Le cinéma était dans la direction opposée.
- On n'va pas dans un endroit trop classe, hein ? demanda-t-elle.
Oliver pouvait voir qu'elle était nerveuse parce qu'elle jouait encore avec son bracelet.
- Ne t'inquiète pas. Rien de trop classe. Promis, lui assura Oliver tandis qu'ils passaient le panneau « Vous quittez Starling City ».
- On ne quitte pas le Michigan, pas vrai ? Parce que j'ai dit à ma mère que je serais à la maison à minuit.
Ça le fit rire.
- Non. Il y a un parc près du port Benton que j'aime beaucoup. J'me suis dit qu'on pourrait y pique-niquer.
Felicity eut un sourire rayonnant.
- J'adore pique-niquer.
Elle se pencha pour l'embrasser sur la joue, ce qui surprit Oliver, et s'il n'avait pas été en train de conduire, il n'aurait pas été capable de se contrôler. Mais un accident était la dernière chose qu'il voulait, donc il se contenta de sourire largement.
- C'est vraiment génial, Oliver, parvint à dire Felicity avant de mordre dans une fraise recouverte de chocolat. Merci beaucoup.
- Tu sais que Raisa a préparé tout ça ?
- Bien sûr que j'le sais, répondit-elle en riant. Tu n'aurais jamais pu préparer ces sandwiches et ne parlons pas des cookies.
- Je devrais être vexé, mais c'est la vérité. Et tu peux toujours me donner un baiser de remerciement. Je serais ravi de le lui transmettre dès que je la verrai.
Felicity sortit les pieds du petit lac et croisa les bras par-dessus ses genoux.
- Oliver…
Ce n'était rien de plus qu'un murmure, mais Oliver comprit ce qu'elle voulait dire.
- Je t'apprécie vraiment beaucoup, Felicity, dit-il en se tournant vers elle. Et je sais que je n'suis pas le genre de gars à se mettre en couple, mais j'aimerais essayer. Avec toi.
Il tendit la main vers les bras de Felicity pour les décroiser pour pouvoir lui tenir la main. Elle parut contrariée.
- Je t'apprécie beaucoup aussi, Oliver, mais…
- Pas de mais, la coupa-t-il en niant de la tête en prenant sa main dans les deux siennes. On s'aime bien. Donnons-nous une chance.
- J'en ai envie. J'en ai vraiment envie, répondit-elle en se dégageant la main. Mais on va tous les deux partir pour la fac à la fin de l'été…
- L'été n'a même pas encore commencé !
Elle sourit faiblement.
- Et on ne pourra pas se voir. Je n'veux pas d'une relation où la fin est en vue. Je ne pourrais pas en profiter, Oliver. Je verrais toujours ce rencard où on devrait se séparer et ce n'est juste pour aucun de nous.
- Mais…
Elle ne le laissa pas parler et continua.
- Restons amis. Et peut-être que, dans quelques années, si on ressent toujours la même chose et qu'on est tous les deux de retour à Starling City…
Oliver se leva et fit le tour de la couverture du pique-nique afin de s'asseoir à côté d'elle.
- Si tu voulais bien juste écou…
Les lèvres de Felicity tremblaient quand elle l'interrompit de nouveau.
- S'il te plaît, ne rends pas les choses si difficiles. J'ai vraim…
- Je vais à Harvard.
Felicity ouvrit grand la bouche de surprise et le fixa du regard, les yeux écarquillés.
- Tu… Quoi ?
- Je sais que tu vas au MIT et c'est pour ça que je vais aussi à Boston. Oui, il est possible qu'on ne puisse pas se voir tous les jours, mais on aura tous les weekends. Et peut-être que, si nos emplois du temps le permettent, on pourra prendre le petit-déjeuner ensemble une fois par semaine, par exemple.
Elle secoua la tête en se levant, entraînant Oliver avec elle.
- Tu n'peux pas faire ça.
- Pourquoi ?
- Et si ça ne marche pas ? Et si on croit seulement qu'on s'aime bien et qu'ensuite quand on se donne une chance, on réalise à quel point c'était une mauvaise idée et qu'on se sépare au bout d'une semaine ? Oh, et si on décide à Boston qu'on ne peut pas le faire ? Et si on se déteste l'un l'autre ? Et si tu me détestes parce que tu m'as juste suivie à Boston et que les choses n'ont pas marché ? Et si tu penses que j'ai détruit ton avenir ? Et si tu m'en veux de ne pas être heureux là-bas ? Je n'peux pas prendre ce risque. Non. Tu n'peux pas faire ça.
Oliver ne put s'empêcher de sourire. Il savait qu'elle allait réagir comme ça et la confirmation le fit se sentir plus à l'aise avec sa décision.
- Respire, Felicity. Respire une seconde. J'y ai réfléchi, lui dit-il en la faisant se rasseoir sur le coin de la couverture, face à lui. Je n'ai jamais rien prévu pour après le lycée, contrairement à toi. Je me moque de la fac où j'irai. Je veux faire des études de commerce et pouvoir continuer à jouer au football. Et pratiquement chaque fac peut m'offrir ça. Mes parents veulent que j'intègre une des huit grandes universités privées du nord-ouest, donc je suis libre de choisir une d'entre elles. Et Tommy va aussi à Harvard. Donc je ne fais pas que te suivre là-bas. Il semble juste qu'on va se retrouver dans la même ville.
Il pouvait voir l'espoir grandir dans les yeux de Felicity.
- Tu es sérieux ?
- Je l'suis, acquiesça-t-il.
- Tu ne fais pas que me suivre ?
- Non. Il se trouve juste que tu seras là-bas aussi, répondit-il en lui prenant la main pour entrelacer leurs doigts.
- Et si on se sépare ?
- On ne le fera pas.
- Et si on le fait ?
Il soupira.
- Tu ne vas pas abandonner, avec cette question, pas vrai ?
Felicity haussa les épaules et il y eut une pointe de sourire à la commissure de ses lèvres.
- Alors on sera séparés et toujours amis.
- Promis ?
- Promis, acquiesça-t-il.
Et Felicity le crut, c'est pourquoi elle pressa ses lèvres contre celles d'Oliver, et après la première seconde de surprise, il répondit à son baiser, tenant sa joue de sa main libre. Ils ne savaient pas depuis combien de temps ils étaient assis là, à s'embrasser, comme si c'était la chose la plus naturelle au monde, mais ils furent tous les deux à bout de souffle au bout d'un moment, ce qui les força à mettre fin au baiser.
Tandis qu'ils reprenaient tous les deux leur souffle en souriant comme des idiots, Oliver sortit quelque chose de sa poche.
- Je t'ai apporté quelque chose, dit-il en lui donnant la petite boîte, et elle plissa les yeux, perplexe.
- Vraiment ?
Elle sembla curieuse.
- Bon anniversaire en retard.
Ce n'était rien de plus qu'un murmure, mais Felicity l'entendit quand même et lui donna un rapide baiser.
- Merci.
- Tu ne l'as même pas ouvert.
- Tu y as pensé. C'est suffisant.
Lorsqu'elle ouvrit la boîte, elle trouva une chaîne en argent avec un pendentif. Il y avait un oiseau assis sur une branche sur le pendentif. C'était simple, mais vraiment beau.
- C'est magnifique ! s'exclama Felicity avec son plus grand sourire en le prenant.
- C'est une clé USB, expliqua Oliver. J'ai vu dans une série qu'une fille en avait toujours une avec elle en collier et je me suis dit que ça te plairait peut-être aussi.
- J'adore !
Elle l'embrassa une fois de plus, et même si elle n'avait pas prévu d'approfondir le baiser, ça arriva quand même. Lorsqu'ils s'écartèrent l'un de l'autre, de nouveau à bout de souffle, Oliver se rappela de leur rencontre.
- Felicity, lança-t-il contre ses lèvres avec un sourire narquois.
- Oui ?
- C'est comme ça que tu séduis la fille.
Il commença à rire quand Felicity se libéra de son étreinte et le frappa à l'épaule. Elle était sur le point de dire quelque chose, quand il lui attrapa la main.
- Je plaisante, même si ça a vraiment marché.
Felicity lui adressa un regard noir, mais le laissa quand même la prendre dans ses bras. Il était peut-être un idiot, mais au moins il était son idiot à présent.
Et voilà, il ne reste plus que l'épilogue…
