Hello :)
Voici le chapitre du jour, Bonne Lecture :D
Chapitre 6 : les bouleversements
C'est sur un petit nuage qu'Hermione se leva quelques jours plus tard. Aujourd'hui, elle savait que c'était son dernier jour. Elle avait donné sa démission ainsi que son rapport, et elle était convoqué pour son dernier entretien, afin de sceller son départ. C'est donc heureuse et le cœur léger qu'elle se rendit dans le bureau de son boss – en fait, son patron était absent, donc elle avait affaire à son intérim. Elle s'imaginait déjà avec sa moitié, sur les plages de sable blanc de Bali ou dans les ruines, passant des heures au lit et profitant seulement l'un de l'autre. Impatiente, elle s'installa face à son patron intérimaire, et sursauta lorsque celui-ci laissa tomber son dossier sur le bureau :
- Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je suis extrêmement déçu par votre rapport, et je n'apprécie absolument pas votre lettre de démission. Pour être tout à fait honnête, votre dossier est décevant.
- Pardon ? Comment … comment pouvez-vous dire cela ? Que reprochez-vous exactement à mon rapport ?
S'exclama la jeune femme, prise d'une colère qu'elle tentait de contenir. D'un air très nonchalant, son patron se laissa tomber sur sa chaise et fit la moue :
- Il est très incomplet, il manque de nombreuses informations importantes, sans parler des détails que vous avez volontairement omis ! Très sincèrement, je me demande si ce n'est pas une mauvaise blague de votre part …
Tout ce qu'Hermione aurait voulu faire, c'était hurler. Bien sûr qu'elle avait omis des détails intimes ! Cela ne regardait personne d'autre qu'elle – et à la rigueur Drago. Et en plus, ces détails n'étaient absolument pas pertinents, sinon elle aurait été assez professionnelle pour les inclure ! Jamais personne n'avait trouvé la moindre chose à redire sur son travail – hormis Rogue, mais il était une exception – et encore moins insinué que son œuvre était mauvaise, bonne à jeter à la poubelle, qu'elle n'était pas à la hauteur. Et cet homme, beaucoup moins intelligent qu'elle et qui avait une place uniquement grâce à son ancienneté, c'est scandaleux et dégoutant qu'il lui balance ça au visage. Pas après tout le temps, les efforts et la peine qu'elle a investi dans la rédaction de ce foutu rapport. Elle a fait son boulot, et elle peut jurer qu'il est irréprochable ! Elle est tellement énervée qu'elle en a la tête qui tourne, mais elle est aussi détruite, à tel point qu'elle ne peut pas répondre en lui hurlant dessus. C'est presque comme si elle chuchotait :
- Et qu'attendez-vous de moi ? J'ai rédigé un rapport exemplaire, avec tous les faits pertinents, les résultats obtenus, et mon analyse à la fois en tant que témoin et sujet d'observation. Que puis-je faire de plus ? De toute façon, j'ai rempli ma part du contrat, maintenant que vous avez mon dossier, je démissionne et je pars.
- Franchement, vu la qualité de votre travail, je serai vraiment tenté de refuser votre démission.
- Vous n'avez pas le droit ! J'ai fait ce que l'on attendait de moi, et maintenant, peu importe ce que vous en dîtes, je pars !
Fulminant comme une cocotte-minute, l'ancienne gryffondore se releva et prit ses affaires pour quitter le bureau sans plus attendre. Mais son ancien patron la retient par le bras :
- Honnêtement, vous ne retrouverez jamais un aussi bon poste que celui que vous avez ici actuellement. Qu'allez-vous donc bien pouvoir faire ? Si vous partez, ce ne sera plus la peine de revenir. Il n'y aura plus de poste pour vous ici, ni même n'importe où ailleurs au Ministère …
- Est-ce que vous me menacez ?
- Non, mais je ferai en sorte que tout le monde sache pour votre comportement et votre piètre travail. Plus personne ne voudra de vous, alors réfléchissez bien …
Au comble de sa colère, Miss Granger se dégagea violemment et lui cracha presque au visage :
- Je me fous de retrouver un poste ou non, cela ne m'intéresse plus de bosser ici. Vous n'êtes rien ni personne, et certainement pas celui qui m'empêchera de réaliser mes rêves. Allez-vous faire voir, vous et votre incompétence notoire, j'ai autre chose à faire que de perdre mon temps avec vous !
Tout le monde remarqua Hermione au Ministère, lorsqu'elle prit l'ascenseur, puis lorsqu'elle traversa d'un pas rageux le hall jusqu'à l'air de transplange. Mais elle ne s'en souciait pas, parce que sa seule pensée était de retrouver Drago et de le rejoindre. C'était de lui qu'elle avait besoin, de rien ni personne d'autre en ce moment. Le reste du monde pouvait bien crever, elle ne demandait qu'à être dans ses bras pour que tout aille bien. Car tout ne pouvait aller que bien quand elle se sentait enveloppée par l'amour qu'il lui portait.
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Généralement, une journée type pour le jeune Malfoy se déroulait de la sorte : le matin, Hermione partait tôt pour le travail. Généralement, il traînait un peu au lit, avant de se lever. Hermione laissait toujours du café pour lui qu'il n'avait qu'à réchauffer d'un coup de baguette. Ensuite, il passait sa matinée à ranger un peu l'appartement, faire les tâches ménagères – bon, en fait, il agitait la baguette et elles se faisaient seules, mais c'était déjà bien – et à jouer avec Gatsby qui adorait faire des câlins à ses maîtres. Le midi, il mangeait avec sa douce ou les restes de la veille, puis il partait. Généralement, il rendait visite à ses amis, ou alors à la jeune maman et son magnifique bébé, et il passait quelques heures à discuter avec eux. Ensuite, il passait souvent faire des courses ou simplement pour il se baladait pour ne pas rentrer trop tôt. Sans Hermione à l'appartement, il n'avait aucun intérêt à rentrer tôt. Il arrivait généralement peu de temps avec elle, finissait de ranger et donnait un peu à manger à Gatsby, et parfois même, il préparait à manger – même s'il n'était pas du tout un bon cuistot.
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C'est donc logiquement que lorsqu'Hermione débarque en furie chez elle, cherchant uniquement un peu de réconfort auprès de son homme, elle trouva l'appartement vide. Ce qui n'était pas bon du tout, parce qu'elle ne se sentait pas bien du tout. Elle ne trouva même pas de réconfort quand Gatsby se frotta contre ses jambes, alors elle prit ses affaires et elle repartit. Il fallait qu'elle trouve un endroit où se calmer, alors elle décida d'aller voir sa meilleure amie. Si elle ne pouvait pas voir le visage doux de son amour, peut-être que l'adorable petit bébé de sa meilleure amie pourrait la calmer. Elle frappa à la porte de sa meilleure amie, et la rouquine lui ouvrit, surprise mais heureuse de la voir :
- Hermione ! Je ne t'attendais pas ! Tu tombes bien, James vient tout juste de se réveiller …
La brunette entra, et en effet, voir le jeune Potter qui babillait gaiement dans le salon la détendit un peu. La joueuse de Quidditch lui servit du thé, et dit :
- Est-ce qu'il se passe quelque chose avec Drago ?
- Non, non, pourquoi tu dis ça ?
- Parce que tu as débarqué ici, alors que tu es sensée travailler, et tu as l'air en colère. Et Drago n'est pas avec toi.
Soufflant un bon coup, la brune avoua :
- Je reviens de mon entretien de démission. Mon patron l'a refusé sous prétexte que j'ai redu un mauvais rapport ! Il a insinué que j'avais mal fait mon travail !
- Et pour Drago ?
- Mais quoi Drago ? Tout va bien avec lui ! Je suis venue ici parce qu'il n'était pas à la maison, mais tu te rends compte ? Cet abruti a osé dire que mon rapport était un torchon bon à jeter !
Amusé par sa marraine, le petit garçon tendit les bras pour qu'on le prenne, alors sa mère le souleva pour le déposer dans les bras de son amie. Immédiatement, comme à chaque fois que son fils intervenait, cela calma la jeune femme agitait qui arrêta de vociférer :
- Qu'est-ce qu'il est mignon …
- Je sais, c'est mon fils.
Après quelques instants à tenir l'enfant dans ses bras, elle le rendit à sa mère en soupirant :
- Je ne sais pas quoi faire Gin'. Je suis tellement en colère, à cause de cet imbécile !
- Est-ce que tu as eu l'occasion de parler avec Ron ? Tu as eu un moment pour être seule avec lui ?
- Je … pas vraiment. En fait, Ginny, je crois que j'ai peur …
- De quoi ?
L'ancienne Gryffondore haussa les épaules, mal à l'aise :
- Je ne sais pas. Je sais que ça angoisse Drago que …
- Ne te cache pas derrière Drago ! Tu sais très bien qu'il ne s'agit pas de lui, mais bien de Ron et de toi !
Hermione se sentait vraiment honteuse, et elle ne pouvait plus se justifier maintenant. C'est pour cela qu'elle choisit d'arrêter de se trouver des excuses et avoua :
- J'ai peur Ginny, parce que je ne sais pas vraiment ce que je pourrais lui dire. Tu sais, il me manque tellement, mais en même temps, je comprendrais tout à fait qu'il ne veuille pas me parler …
- Comment peux-tu le savoir si tu ne vas pas lui demander ?
- Je ne sais pas. Je comprendrais s'il m'en voulait, après tout ce que je lui ai fait … je ne suis pas sûre que je puisse supporter qu'il me rejette, même si je le mérite.
La rouquine n'hésita pas à serrer sa meilleure amie dans les bras, et elle la rassura :
- Tu ne pourras jamais le savoir si tu ne vas pas le voir. Et il va bien falloir que tu ailles le voir, parce que ça ne peut pas durer éternellement. Va le voir Hermione.
- D'accord. Je vais faire ça.
- Mais avant, rentre chez toi. Je pense que Drago doit t'attendre. Il est là pour toi Hermione, c'est ton pilier, alors sers-t 'en. Il ne te laissera jamais tomber.
- Je sais. Merci Ginny. Tu embrasseras Harry pour moi ?
L'ancienne employée du ministère la remercia, et elle rentra chez elle pour retrouver son petit-ami.
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Lorsqu'elle arriva à son appartement, elle fut heureuse de constater que l'homme de sa vie était à la maison. Immédiatement, sans même retirer ses talons, elle se précipita sur lui pour se blottir dans ses bras et l'embrasser tendrement. Un peu surpris, le jeune homme l'élança et la serra contre lui :
- Est-ce que tout va bien mon amour ?
- Oui. Oui, maintenant, tout va bien. Je veux qu'on parte enfin, le plus vite possible …
- Bientôt ma chérie … Dans quelques jours, tu verras, ça va vite passer.
Elle s'accrocha encore un peu plus à son cou et caressa ses cheveux :
- Je t'aime Drago, tu le sais, hein ? Je te donnerais ma vie si je le pouvais.
Il ne dit rien parce qu'il n'en n'avait pas besoin. Tout ce qu'il savait, c'est qu'Hermione avait besoin de lui, plus que jamais, et qu'il voulait être là pour elle. Il le serait toujours.
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Hermione se réveilla en sursaut. La respiration haletante, elle se redressa et constata que sa petite chambre à l'internat était vide. Ginny n'était pas dans son lit, et il semblait faire nuit dehors. Elle quitta son lit et s'approcha de celui de sa meilleure amie : personne n'y avait dormi depuis un moment apparemment. Comme par réflexe, elle sortit de sa chambre et se dirigea en marchant vite vers la chambre de Drago et Blaise. Elle devait absolument voir Drago. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle sentait qu'elle devait le voir, tout de suite. Avec précipitation, elle ouvrit la porte de la chambre des garçons et constata avec horreur qu'elle était vide. Agitée, elle se jeta sur leur lit et les défit : tout comme celui de Ginny, personne ne semblait y avoir dormi depuis un moment. Prise d'un doute, elle ouvrit l'armoire des garçons et leur commode, et constata avec peur que tout était vide. Il n'y avait aucune trace de leurs affaires, comme s'ils n'étaient plus là, comme s'ils n'avaient jamais été là. Prise de panique, elle courut jusqu'au foyer et le constat fut le même : il n'y avait personne. La conclusion fut la même à la cantine, et dans les salles de classe. Pourtant, elle en comprenait pas. Ils auraient dû tous être là ! Se sentant soudain oppressée, elle n'hésita pas à s'élancer et ouvrit les portes du pensionnat. Elle s'élança vers la forêt, et se retrouva bloqué à cause de la barrière. Hystérique, elle tenta plusieurs fois de s'enfuir vers la forêt, mais à chaque fois, elle était bloquée par le bouclier. Furieuse, elle essaya de supprimer le sort, mais en vain. Elle dû se résoudre à abandonner, et elle se détourna pour se diriger vers la plaine de l'autre côté. Elle se sentait horriblement oppressée, et la panique commença à la saisir. Elle avait l'impression terrible qu'elle était absolument seule et que personne n'était là pour elle. Et c'était de sa faute, elle se sentait terriblement coupable, sans non plus savoir vraiment pourquoi.
Soudain, elle aperçut une ombre un peu plus loin. Reprenant espoir, la jeune femme s'élança en courant dans cette direction, espérant trouver enfin quelqu'un. Elle suivit un moment l'ombre qui semblait s'échapper à chaque fois qu'elle approchait, et finalement, elle réussit à l'attraper. Avec surprise, ce fut Ron qui se retourna et qui rabaissa sa capuche. La jeune femme recula, et elle s'accrocha à sa manche :
- Ron ! Qu'est-ce que tu fais là ? Est-ce que tu sais comment partir d'ici ?
- Tout est de ta faute ! Tu n'aurais pas dû faire ça ! C'est à cause de toi que tout est arrivé !
Elle recula, effrayée et aussi blessée par les paroles agressives de son ami. Sans qu'elle ne s'y attende, il leva sa baguette et la pointa sur elle :
- Oubliette !
Assommée par le sort, elle vacilla mais parvint à rester debout. Complétement sous le choc, elle lança un regard d'incompréhension au rouquin, mais celui-ci leva de nouveau sa baguette et lui lança encore le même sort. C'était terriblement douloureux, comme s'il la poignardait encore et encore. Désespérément, elle tenta de partir, de s'éloigner de lui, mais elle se retrouva face à Ginny :
- Ginny, s'il te plait, aide-moi à partir d'ici !
- Tu l'as mérité ! Oubliette !
Elle trébucha sur une autre personne, et s'aperçu que c'était Blaise :
- Trainée ! Oubliette !
S'ensuivit une série de personnes qui lui réservèrent le même sort, Pansy, Théodore, Harry, Millicent, et même Drago :
- Tu ne mérites même pas que je t'accorde la moindre attention, tu devrais partir et me laisser être heureux ! Oubliette !
Effondrée, elle tenta de s'accrocher à la chemise de son amant, désespérée :
- Drago, non ! Je ne veux pas t'oublier ! Par pitié …
- Oubliette ! Oubliette ! Oubliette !
Les sorts pleuvaient sur elle, sans arrêt, l'étourdissant à chaque fois un peu plus. Elle se sentait vraiment submergée et l'émotion lui vrillait le ventre encore plus que les sorts. Soudain, dans ce tourbillon de tourmente, il lui sembla entendre la voix de Drago qui l'appelait.
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Hermione se calma doucement, et Drago la serra contre lui. Elle avait arrêté de se débattre, et il caressa ses cheveux en chuchotant pour la calmer :
- Tout va bien Hermione, ce n'est qu'un cauchemar …
Elle s'agrippa à lui avec force, et il tenta de la rassurer du mieux qu'il le pouvait :
- Je suis là Hermione, je ne partirais pas …
Elle finit par ouvrir les yeux, collante de sueur et le cœur battant à la chamade. Elle mit quelques secondes à reprendre ses esprits, et elle s'accrocha à sa nuque avec désespoir :
- Je t'en supplie, ne me laisse pas toute seule !
- Non, je suis là, promis, je reste avec toi …
- Je ne le supporterais pas si tu me quittais …
- Ça n'arrivera jamais, tu m'entends, je resterai pour toujours avec toi mon amour …
Il mit un moment à la calmer, la berçant contre lui pour essayer de lui faire comprendre qu'il était sincère. Quand elle réussit à se calmer, elle décida de se blottir contre lui, et larmoyante, elle lui avoua :
- Drago, j'ai besoin de voir Ron et Harry … Tu comprends ? Ils sont mes moitiés, mes frères, mes âmes sœurs. Je sais que tu n'as pas envie que je passe du temps avec eux, mais je veux les voir !
- Ok mon amour, on va les voir …
- S'il te plait, ne m'empêche pas de les voir, j'ai besoin d'eux … Ne me laisse pas tomber mon amour !
Elle sentit qu'il s'était tendu, mal à l'aise, mais il ne voulait pas la lâcher non plus. Elle prit alors conscience d'à quel point elle le plaçait dans une situation délicate :
- Il faut que tu me fasses confiance Drago, je t'en supplie … Je ne veux pas que tu croies qu'ils … qu'ils peuvent te remplacer ou je-ne-sais-quoi, mais j'ai besoin d'eux ! Notre relation n'est pas comme celle que j'ai avec eux, ils m'apportent quelque chose que tu ne peux pas m'apporter …
- Qu'est-ce qu'ils peuvent bien t'apporter que je ne puisse pas ?
- Leur fraternité. Tu ne m'aimeras jamais comme eux m'aiment, et c'est tant mieux. Est-ce que tu peux comprendre ? Ne me prive pas de mes frères, même s'ils ne sont pas mon sang, c'est tout comme …
Le jeune homme soupira, parce qu'il savait bien qu'elle avait raison. Et de toute façon, même si ça lui faisait du mal de l'accepter, il ne pouvait rien lui refuser, surtout pas quand elle était dans cet état. Il l'aimait, et avait confiance en elle, alors il la laisserait faire en contenant au mieux ses sentiments. Ils méritaient d'être heureux, et il avait conscience qu'en ne la soutenant pas concernant sa relation avec les deux gryffondors, il ne ferait que l'éloigner de lui, et il pourrait bien la perdre cette fois-ci.
Alors, des avis sur ce chapitre ? :)
Pour savoir la suite, c'est mercredi prochain ! ;)
