Bonjouuuuuur~
Voilà la suite ! J'espère qu'elle vous plaira autant que le premier chapitre ;)
Merci pour la review, merci d'avoir ajouté cette fic à vos favoris, de la suivre, maintenant j'ai la pression ! /
Je vous laisse avec le texte~
Aussitôt, j'entendis la voix de Steve dans l'oreillette que je ne quittais jamais –et Pepper non plus, de toute évidence :
-Je ne connaissais pas ce café, mais il me paraît très sympathique !
Je murmurai un remerciement à Pepper. Cette femme était simplement géniale !
-Oui, c'est le café préféré de M. Stark, lui répondit-elle.
-Je l'ignorais. Attendez, M. Stark ? Vous… vous n'êtes pas…
-Oh, non, plus maintenant. Cela fait un mois environ.
-Mais pourquoi ?
A l'intonation de sa voix, il tenait beaucoup à connaître les véritables raisons de… Hé, une seconde ! Pepper avait menti ! Nous n'avions jamais rompu –du moins, pas de manière officielle– et pourtant, elle venait de lui dire que nous étions séparés depuis un mois ?
-Nous avions… Eh bien, des… centres d'intérêts et des souhaits pour l'avenir très différents. Nous le savions depuis le départ, mais nous pensions que ces différences allaient s'atténuer.
Elle eut un petit rire.
-C'est plutôt le contraire.
-Je… je suis désolé, Melle Potts.
-Oh, ne vous inquiétez pas pour moi. Et je vous en prie, appelez-moi Pepper.
-Seulement si vous consentez à m'appeler Steve.
-Très bien, Steve.
Il sourit, de ce sourire d'enfant que j'adorais voir sur son visage. Bon sang ! J'allais finir par devenir complètement fou si je ne faisais pas quelque chose. Et en même temps, s'il me rejetait…
Je préférai chasser ces pensées de mon esprit et me concentrer sur la conversation que Steve entretenait avec ma –depuis quelques minutes– ex-petite amie.
-Pardonnez-moi, Pepper, mais puis-je vous poser une question ?
-Vous venez de le faire, répondit-elle dans un sourire. Alors une de plus ou une de moins… Je vous en prie.
Il baissa les yeux vers ses mains et Pepper jeta un coup d'œil interrogateur dans ma direction. Je levai un pouce en l'air en désignant mon oreille de l'autre main pour lui signifier que j'entendais tout. Elle hocha imperceptiblement la tête avec un léger sourire et tourna son regard vers Steve.
Le serveur arriva avec un café pour Steve –il devait l'avoir commandé avant que je n'aie le son. Il en but une gorgée et se lança :
-C'est un peu compliqué…
Il inspira longuement.
-Pepper, pouvez-vous garder un secret ?
-Bien sûr, Steve.
-Parfait, parce que je ne sais pas à qui je pourrais dire ça. Vous êtes –étiez ?– proche de lui, vous le connaissez mieux que n'importe qui, et surtout, je ne pense pas que vous soyez du genre à juger les gens. Et je ne peux pas en parler à un autre Avenger –pas tout de suite, du moins. Mais il faut que cela reste strictement confidentiel, je n'ai pas envie que Tony…
Mon attention, qui s'était focalisée sur le visage d'ange de Rogers, fut rappelée à l'ordre par la mention de mon prénom. Que Tony quoi ?
-Que Tony quoi ?
Bon sang, Pepper lisait dans mes pensées !
Steve leva le regard vers elle.
-Je ne veux pas que Tony s'éloigne de moi.
Aucune chance Capsicle !
-Je doute qu'il le fasse. M. Stark est fidèle à ses amis, Steve. Il ne s'éloignera pas de vous. Si vous avez besoin de soutien, d'une épaule sur laquelle vous reposer, de faire disparaître un cadavre ou de vingt mille dollars, il sera là. Quoi qu'il se passe.
Wouha, merci Pepper ! Enfin, faire disparaître un cadavre… Ca dépend, j'ai droit à un bisou après ?
Malgré cette tirade, un sourire triste apparut sur le visage du Captain.
-Je ne veux prendre aucun risque… Ce que je vais vous dire est plutôt… choquant.
-Oh croyez-moi, Steve, je connais Tony depuis plusieurs années, je crois que plus grand-chose ne peut me choquer !
Il se redressa brusquement et planta ses yeux dans les siens, l'air de dire qu'il relevait le défi.
-Je crois que je suis amoureux de Tony Stark.
Explosion de bonheur. Je me forçai à rester immobile et réussis –par miracle– à réfréner un hurlement de joie. Je me contentai de le fixer en serrant très fort mon poing et en mordant ma lèvre. J'avais envie de traverser la salle et de l'embrasser de toutes mes forces, mais je me retins –bordel, j'allais vraiment finir par exploser. J'inspirai un grand coup et tentai de me calmer.
Pepper n'était pas en reste. Elle le regardait avec un sourire grandissant et sa voix était pleine de bonheur lorsqu'elle lui répondit :
-Je ne suis pas choquée, Steve.
Il eut un mouvement de surprise.
-Je dois avouer que je suis étonné que vous ne le soyez pas. A mon époque, c'était très mal vu, et choquant, de voir deux hommes ensemble. Don't ask, don't tell, même à l'époque. C'est pour cela que j'ai mis du temps avant de m'en rendre compte, et encore plus à l'accepter. Mais c'est cela que je veux, j'en suis certain.
Le visage de Pepper se fit plus grave :
-Lui en avez-vous parlé ?
-Non, et je redoute le moment où je devrai le faire. J'ai essayé de tâter le terrain, de semer des indices, mais…
Ah bon ? Je n'avais rien vu. Et pourtant, j'étais entièrement concentré sur lui dès qu'il se trouvait dans la même pièce que moi !
Pepper rit doucement :
-M. Stark n'est pas du genre subtil, vous savez. Je pense que vous avez des chances de lui faire comprendre en affichant un immense panneau sur la Tour Stark, et encore, je ne suis pas certaine à cent pour cent qu'il comprenne que ce message s'adresse à lui. Il faut que vous lui en parliez de vive voix, c'est le seul moyen qu'il comprenne.
Merci Pepper de m'avoir fait passer pour un attardé aveugle et débile. Mais elle n'avait pas tout à fait tort. J'aurais bien aimé qu'elle lui fasse parler des indices qu'il disait avoir semés, parce que je n'en avais vu aucun. Bon, il est vrai que j'étais tellement convaincu qu'il n'y avait aucune chance que j'avais sans doute ignoré inconsciemment ces indices…
-Le problème, Pepper, c'est que je ne veux pas le perdre.
Elle jeta un coup d'œil vers moi en haussant les sourcils et baissant le menton, un léger sourire en coin, du style « j'ai déjà entendu ça quelque part… ». Je répondis en levant les yeux au ciel –j'étais vraiment très doué pour ça– et me focalisai sur le visage de Steve.
-Comme je vous l'ai dit, M. Stark est fidèle à ses amis.
-Certes, mais je ne veux pas non plus qu'il colporte des ragots sur moi ou…
Pepper l'interrompit avec colère :
-Hé ! Je ne veux pas vous entendre dire une chose pareille. Tony est quelqu'un d'intègre et de loyal, il ne vous trahira jamais. Ce serait contraire à ses principes que d'aller raconter ce que vous lui aurez dit.
Je reconnaissais bien là ma Pepper. Toujours prompte à prendre ma défense et à chanter mes louanges –même quand je ne le méritais pas. Je notais avec un temps de retard qu'elle m'avait appelé par mon prénom, ce qu'elle n'avait pas fait depuis le début de la conversation.
-Vous pensez vraiment que je devrais lui en parler ?
Elle acquiesça.
-Oui. Et le plus tôt sera le mieux.
-Très bien. Dans ce cas, pouvez-vous m'emmener à la Tour Stark ?
Nous avions construit une nouvelle Tour Stark pour Stark Industries, histoire de séparer complètement ma vie d'Avenger et mon entreprise.
-Oh, il n'y est pas. Nous avons eu une grosse réunion ce matin, ce qui veut dire qu'il a le reste de la journée de libre. C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour le faire venir aux réunions importantes… Il doit être en train de bricoler ses armures en ce moment. Mais il vient souvent ici vers midi manger un bout… Ce café sert de très bons burgers.
Je jetai un coup d'œil rapide à ma montre, imitant Steve. Onze heures cinquante, déjà ?
Pepper se levait, et j'en fis autant, avant que le regard de Rogers se focalise sur la porte. J'étais déjà dehors lorsque j'entendis la fin de la conversation :
-Je dois vous laisser, j'ai un déjeuner d'affaires. Je suis touchée que vous m'ayez parlé, Steve. Maintenant, il faut que vous discutiez avec M. Stark.
Ah, tiens, retour au professionnel.
-Je vais l'attendre ici. Je vous en prie, ne lui dites rien.
Elle ne m'a rien dit, c'est toi tout seul qui t'en es chargé !
-Je ne lui dirai rien. En retour, promettez-moi de lui en parler le plus tôt possible.
-Aujourd'hui même, c'est promis.
-Très bien. Bonne journée, Steve.
-Bonne journée, Pepper.
Elle sortit du café et me trouva dans ma voiture, que j'avais déplacée de manière à ce qu'elle soit invisible depuis la salle.
-Merci, Pepper. Merci beaucoup.
-De rien, M. Stark.
-Tu sais, ce n'est pas parce que nous ne sommes plus ensemble que tu n'as plus le droit de me tutoyer.
-Message reçu, monsieur.
Elle s'apprêtait à partir, mais planta son regard sévère dans le mien :
-Oh et, Tony, ne me déçois pas.
-Promis Pepper !
Elle sourit d'un air entendu et rejoignit sa voiture, à côté de laquelle le chauffeur l'attendait patiemment.
J'admirai cette fabuleuse femme d'affaires et conseillère matrimoniale –même si cette étiquette était toute récente. Elle n'avait pas un Iron Man à caser dans les bras d'un Captain America tous les jours ! Encore heureux, soit dit en passant. J'étais le seul Iron Man, et je ne voulais que l'unique Captain America, Steve Rogers, le gendre parfait de l'Amérique.
Je décidai d'attendre un peu après midi pour rentrer dans le café. Les douze minutes qui suivirent me parurent durer une éternité.
Lorsque ma montre indiqua midi passé de sept minutes, je sortis de la voiture. Malgré mes belles paroles, je n'en menais pas large. Mon cœur battait à cent à l'heure, mes mains étaient moites et ma respiration était irrégulière.
J'entrai dans le café de mon pas nonchalant habituel :
-Bonjour ! clamai-je en ouvrant la porte.
Je fis mine de m'asseoir à une table libre tout en parcourant la pièce du regard, et trouvai Steve. Lâchant la chaise que j'avais reculée, je le rejoignis sur la banquette, à la place que Pepper avait quittée quelques instants plus tôt.
-Bonjour, Captain ! Dites-moi, je ne vous ai jamais vu par ici, qu'est-ce que vous venez faire là ?
-Bonjour Stark. Oh, euh, j'ai découvert ce café aujourd'hui grâce à… une amie.
-Vous avez faim ?
-Oh, non, euh…
-Garçon ! tonnai-je. La carte s'il vous plaît !
Un serveur vint en trottinant nous apporter les deux cartes, celle des boissons et celle des burgers.
-Un Iron Man avec double ration de sauce barbecue, et un Coca. Rogers ?
-Oui ?
-Qu'est-ce que vous voulez ?
-Je vais prendre… un… un Classic avec un Coca aussi s'il vous plaît.
-Cuisson du steak, monsieur ?
-Saignant s'il vous plaît.
Le serveur repartit passer la commande en cuisine, et je m'installai confortablement sur la banquette.
-A quel point venez-vous souvent ici pour qu'il y ait un burger nommé Iron Man ?
-Oh, au moins deux ou trois fois par semaine, répondis-je avec un sourire. Ils voulaient l'appeler le Stark mais je trouvais ça un peu trop… Trop.
Il sourit en levant les yeux au ciel.
-Stark, est ce que ça vous ennuie si je… si l'on se tutoie ?
-Oh tu sais, je ne pense pas que ce soit une bonne idée, fis-je avec un clin d'œil. Après tout, tu es Captain America, alors que je ne suis qu'un génie milliardaire playboy philanthrope !
Il leva encore une fois les yeux au ciel et ouvrit la bouche, mais le serveur arriva à cet instant avec nos burgers et nous nous mîmes à manger en silence.
De temps en temps, je levais les yeux de mon assiette et jetais un coup d'œil à Steve. Je me demandais comment il allait s'y prendre pour me dire ce qu'il avait dit à Pepper. Je ne pouvais rien dire, puisque Pepper m'avait fait passer pour un idiot aveugle, et surtout parce qu'il ne savait pas que j'avais écouté toute la conversation via mon oreillette.
Je finis de manger le premier, et me calai confortablement sur la banquette, allant jusqu'à croiser les jambes sur une chaise. Il prit son temps pour finir, et je l'observais en silence. J'avais une envie folle de caresser sa joue, de glisser ma main dans ses cheveux et de l'embrasser à pleine bouche, mais je me retins.
Il termina son burger, et repoussa son assiette vers le centre de la table. Il avait l'air préoccupé, et j'espérais que je n'étais pas le responsable.
-Tony, il faut que je vous parle de quelque chose d'important.
-Je croyais qu'on se tutoyait ?
-Pardon, fit-il avec un petit rire. Tony, reprit-il avec un ton plus sérieux, il faut que je te parle de quelque chose d'important.
-Bien sûr ! Je suis ton ami, je suis là pour ça. Tu as besoin de quoi ? Un avocat, dix mille dollars, un plein d'essence ?
Ma tentative pour détendre l'atmosphère sembla fonctionner, puisqu'il me regarda avec un sourire.
-Non, j'aimerais juste que tu m'écoutes, sans m'interrompre.
Voili voilou, j'espère que ça vous aura plus !
Bientôt, bientôt, la suite... Mais je pense que vous avez deviné ce qui va finir par se passer ;) {tu l'as mis dans ton résumé, débile}
Bisouuuuuuus~
