Coucouuuuuuu~

Bon, d'abord, j'aimerais pousser un coup de gueule. Pas contre vous hein, mais contre le réalisateur de Civil War. Parce que je l'ai vu avant-hier et BORDEL CA DEVRAIT ETRE INTERDIT DE FAIRE CA, MERDE. Voilà. (Sinon, j'ai adoré le film hein !) Je ne m'en suis toujours pas remise (d'ailleurs je retourne le voir ce soir, histoire d'enfoncer le clou).

Ensuite, du coup, je ne tiens toujours pas compte ni de l'Ere d'Ultron ni de Civil War dans cette fiction !

J'espère que la suite va vous plaire ! N'hésitez pas à laisser une petite review, ça me fait plaisir ! :3


-Tony, il faut que je vous parle de quelque chose d'important.

-Je croyais qu'on se tutoyait ?

-Pardon, fit-il avec un petit rire. Tony, reprit-il avec un ton plus sérieux, il faut que je te parle de quelque chose d'important.

-Bien sûr ! Je suis ton ami, je suis là pour ça. Tu as besoin de quoi ? Un avocat, dix mille dollars, un plein d'essence ?

Ma tentative pour détendre l'atmosphère sembla fonctionner, puisqu'il me regarda avec un sourire –oh bon sang, son sourire.

-Non, j'aimerais juste que tu m'écoutes, sans m'interrompre.

J'aurais préféré qu'il me demande d'aller exploser une base d'HYDRA tout seul, c'aurait été plus facile ! Moi, me taire ? Et pourtant, j'acquiesçai, légèrement tendu, serrant les dents –ce n'était qu'un mauvais moment à passer. Je pouvais le faire. Non, rectification, je devais le faire. Pour lui –pour nous ?

Son regard se perdit au loin. Il fronça légèrement les sourcils et poussa un léger soupir. Puis il se lança :

-Lors de la bataille contre les Chitauris, lorsque tu as décidé de faire passer l'ogive nucléaire par le portail et toi avec, j'ai cru que mon cœur allait s'arrêter de battre. Je venais de te trouver, et déjà tu allais disparaître.

L'émotion dans sa voix était palpable, et je me rendis compte à ce moment précis de la difficulté qu'il devait éprouver à me dévoiler ses sentiments –il venait d'une autre époque où les relations entre hommes étaient proscrites, sinon très mal vues, je ne devais pas l'oublier.

-Et puis j'ai dû prendre l'une des décisions les plus difficiles de ma vie : fermer le portail et sauver des milliers de gens, mais te perdre, ou te laisser le temps de revenir et prendre le risque de voir plus de Chitauris envahir la Terre.

Il reprit son souffle, et je me rappelais comment respirer, durant une seconde.

-Lorsque tu es revenu, sans vie, j'ai cru que j'allais m'effondrer. Et puis tu t'es réveillé, et je ne me suis jamais senti aussi heureux que lorsque tu as recommencé à respirer. Nous étions au milieu de ruines, et pourtant j'étais le plus heureux des hommes. Tu étais en vie…

Il eut un petit rire :

-Et tu as demandé si quelqu'un t'avait embrassé. Je mourais d'envie de le faire. Tout ce que je voulais, c'était t'embrasser de toutes mes forces. Oublier la bataille, oublier le monde, tout oublier et t'embrasser.

Il soupira, alors que je me retenais de ne pas pleurer de joie.

-Cela fait deux mois maintenant. Deux mois que je respire mieux et que mon cœur bat plus vite quand tu rentres dans la pièce où je suis, deux mois que je tente de garder mon calme lorsque tu es dans les parages, deux mois que j'ai réussi à ne pas rougir quand nos regards se croisaient…

Un léger sourire triste apparut sur son visage.

-Je ne te demande rien. Je suis soulagé de t'en avoir parlé, même si je doute que tu ressentes la même chose pour moi…

Maintenant, j'avais le droit.

Les yeux humides, je tendis la main vers son visage. Je caressai sa joue du bout des doigts, et, alors qu'il se tournait vers moi avec un regard interrogateur, glissai ma main dans ses cheveux et l'attirai fermement à moi pour l'embrasser. Il se figea, mais la surprise fut de courte durée puisqu'il enroula une main autour de mon cou et l'autre autour de mes reins pour me serrer contre lui.

Cela me paraissait tellement normal, tellement bon. Je posai ma deuxième main sur le haut de son bras lorsque je remarquai le silence autour de nous. Il me surprit d'ailleurs, le café étant d'habitude très animé. Je me demandais si je devais regarder lorsque Steve empoigna mes cheveux pour m'attirer encore plus près de lui, et j'oubliai tout.

Lorsque nous relâchâmes notre étreinte, je souris doucement, en réponse au sourire qui se déployait sur ses lèvres. Et puis il se figea, remarquant sans doute le silence. Il regarda autour de nous, et prit une grande inspiration lorsque je lui demandai, le plus naturellement du monde :

-On y va ?

Il acquiesça –je pouvais lire le soulagement sur son visage– et nous nous levâmes d'un même mouvement.

Je posai un billet sur la table pour payer nos consommations, enfilai mon manteau, pris la main de Steve comme si je faisais ça depuis toujours –en même temps, j'en avais pas mal rêvé ces derniers temps– et nous sortîmes du café, sous le regard insistant, presque inquisiteur, des autres clients. Certains –beaucoup– avaient leur téléphone dans la main, l'appareil photo dirigé vers nous. Captain America et Iron Man en train de s'embrasser, la nouvelle allait faire la une des journaux du lendemain ! J'eus un petit rire.

-Qu'est-ce qu'il y a ? me demanda Steve.

-Avec toute la bonne volonté du monde, je doute être capable de garder ça secret…

Il comprit et rit doucement, en réponse à mon sourire en coin. J'adorais le voir rire, sourire, j'adorais voir la joie sur son visage d'ange. Il était magnifique, tout le temps, en permanence, mais il s'illuminait de l'intérieur lorsqu'il souriait –bon sang, je commençais sérieusement à verser dans le gnian-gnian. Bah, tant pis.

Je glissai mes mains derrière sa nuque pour l'attirer vers moi, et il enroula les bras autour de ma taille avant de poser sa bouche contre la mienne. J'entrouvris les lèvres pour que ma langue se fraye un chemin entre les siennes, et l'embrassai passionnément. Il me serra encore plus fort contre lui, et, après une seconde d'hésitation, enroula sa langue avec la mienne.

Mais c'est qu'il savait y faire, le Capsicle !

Je l'aurais bien déshabillé sur le champ, mais d'une part nous étions au milieu d'un parking et je devinais les gens collés aux fenêtres, et d'autre part je ne voulais pas le brusquer. Il était –de manière totalement paradoxale bien entendu– plus jeune que moi, et d'après les recherches que j'avais faites, n'avait jamais eu de relation autre que celle, très platonique, avec Peggy Carter.

Nous montâmes dans la voiture, et je fis rugir le moteur.

-Je te dépose quelque part ?

Ma question, si elle semblait innocente, ne l'était pas. Il savait que j'avais ma journée, Pepper lui avait dit. Je voulais savoir s'il pouvait –voulait !– venir chez moi pour être tranquilles, où s'il avait quelque chose à faire. De tout mon cœur, j'espérais qu'il était libre.

-En fait… J'ai une réunion aux Vétérans à 14h, mais c'est une réunion informelle donc je ne suis pas obligé d'y aller. Tu as quelque chose de prévu ?

Je fis mine de réfléchir durant une poignée de secondes –j'étais un homme très occupé avec une réputation à tenir– puis lui répondis d'un ton que je souhaitais le plus neutre possible.

-Oui, j'ai des plans pour l'après-midi.

Du coin de l'œil, je le vis baisser la tête. Je notais son expression déçue, un peu triste aussi, et je m'en voulus d'avoir dit ça. Je continuai rapidement :

-T'emmener chez moi et te serrer contre moi le plus fort que je peux pendant très, très longtemps.

Il tourna son visage vers moi et me fit le sourire d'ange le plus parfait du monde. Et Natasha qui trouvait qu'il avait une bonne influence sur moi –tu parles, je me transformais en guimauve à son contact.


Anthony Edward Stark, tu n'es qu'un crétin !

Ce fut ma première pensée en me réveillant. D'autres suivirent, encore moins charitables pour ma personne.

Tu réussis enfin à embrasser Steve Rogers, à le ramener chez toi, sur ton canapé, dans tes bras, et tu trouves le moyen de t'endormir ?! Imbécile ! Le fait que tu n'aies pas beaucoup dormi ces deux derniers mois n'est en aucun cas une excuse ! Andouille ! Il doit penser que tu n'en as rien à faire de lui maintenant, pour être un hôte si stupide ! Espèce d'abruti de première ! Tu n'es qu'un idiot de classe internationale, Stark !

Il faisait nuit.

Les derniers souvenirs que j'avais étaient d'avoir proposé un café à Steve, que nous avions pris dans le canapé, puis je m'étais allongé sur lui et j'avais dû sombrer dans le sommeil pendant qu'il caressait mes cheveux –très agréable, comme sensation, d'ailleurs. Je sentais ses mains : l'une sur ma nuque, l'autre sous mon épaule, posée sur son ventre. Je levai légèrement la tête, pour voir qu'il s'était également endormi.

Bon sang, qu'il était beau. Un visage d'ange, rendu paisible par le sommeil. Ses beaux cheveux blonds lui tombaient sur le front. Tiens, je n'avais jamais remarqué qu'il avait de si longs cils –Stark, reprends-toi, on dirait une collégienne en chaleur.

Je n'osais pas bouger mes bras, enroulés autour de lui, de peur de le réveiller. N'ayant aucun moyen de connaître l'heure sans compromettre le sommeil de Steve, je choisis de poser à nouveau ma tête sur son torse parfait –j'étais vraiment la pire des groupies– et fermai les paupières pour glisser dans les bras de Morphée.


Lorsque j'ouvris à nouveau les yeux, il faisait grand jour. Steve jouait avec mes cheveux –c'est probablement ça qui m'avait réveillé, d'ailleurs– et son autre main caressait ma joue.

Je levais les yeux vers lui –bon sang, m'habituerai-je un jour à son sourire ?– et lui souris à mon tour.

-Bonjour, Tony.

-Mmm, bonjour Steve. Bien dormi ?

Il hocha la tête :

-Ma meilleure nuit depuis deux mois ! Et toi ?

Je me redressai sur mes coudes et vins déposer un baiser sur ses lèvres :

-Tout pareil. Tu fais un très bon oreiller…

-Et toi une très bonne couverture, répliqua-il avec un sourire.

Je m'assis sur le bord du canapé et m'étirai en baillant.

-JARVIS ? Quel jour on est ?

-Bonjour monsieur, bonjour Capitaine Rogers. Nous somme le mercredi sept mars, il est onze heures et vingt-six minutes. Vous avez dormi une vingtaine d'heures, messieurs.

-Tant que ça ? s'exclama Steve.

-J'en avais bien besoin, lui répondis-je avec un sourire. Et toi aussi je pense.

Il acquiesça et se redressa sur un coude. Il m'attrapa derrière la nuque de sa main libre et m'attira à lui pour un baiser.

Je crois que je ne me lasserai jamais de l'embrasser. Il avait les lèvres douces et fermes, et elles avaient un goût absolument parfait.

Nous fûmes interrompus par JARVIS :

-Monsieur, Melle Potts a appelé trois fois ce matin. Il semble que vous ayez oublié de signer l'un des documents à la réunion d'hier, pour le dossier Z82B33. Elle ne peut envoyer le dossier sans cette signature, et j'ai cru comprendre que c'était assez urgent.

Je soupirai et me décollai à regret de Steve –franchement, je doutais qu'elle en ait tant besoin que ça, elle voulait dans doute savoir ce qui s'était passé la veille.

-Rappelle-la et dis-lui que je serai à la Tour Stark dans une dizaine de minutes. Je prends l'armure, il faut que l'héliport soit dégagé.

-Bien, monsieur.

Je me tournai vers Steve avec un sourire d'excuse :

-Je serai de retour très vite. Et je ramène des croissants pour le petit-déjeuner !

-Je t'attendrai. Juste, est ce qu'il y a moyen que je prenne une douche ?

-Bien sûr, la salle de bain est à l'étage. Il y a des serviettes dans le placard de… euh… gauche je crois.

-Les serviettes sont dans le placard de droite, monsieur.

-Merci JARVIS. Bon, il faut que je file. A tout de suite !

Je déposai un ultime baiser sur ses lèvres et descendis dans mon atelier pour enfiler une armure. Ma chemise était toute froissée, mon pantalon de costume aussi, mais tant pis, je voulais être de retour au plus vite.

Je passai l'armure et m'envolai vers la Tour Stark.


-M. Stark, Melle Potts est dans son bureau.

-Merci Janet.

Sur les indications de la réceptionniste de l'étage, je me dirigeai vers le bureau de Pepper. Je toquai trois fois et entrai dans la pièce à l'immense baie vitrée donnant sur la ville.

-Bonjour, Tony.

-Bonjour, Pepper. Comment vas-tu ?

-Très bien. Et je suppose que toi aussi, à en croire ta tenue… Eh bien… débraillée.

Je souris.

-J'ai dormi, Pepper. Enfin, nous avons dormi. Près de vingt heures d'après JARVIS. Je suis requinqué.

Un immense sourire s'afficha sur son visage.

-Vous ?

-Oui. Steve et moi. Je suis arrivé dans le café, on a commandé, mangé, et puis il m'a tout déballé d'un coup. Ses sentiments pour moi. Et puis il a commencé à parler de la possibilité que je ne ressente pas la même chose…

Nous rîmes tous les deux.

-Alors je l'ai embrassé.

Elle eut ce drôle de sourire, à la fois profondément heureux et infiniment triste, et hocha la tête.

-Merci mille fois, Pepper. Je ne sais pas ce que nous aurions fait sans toi.

-Vous auriez rendu fou le monde entier !

Elle me fit un clin d'œil. Ouais, elle n'avait pas tout à fait tort, remarque. Pepper passa derrière son bureau. Elle ouvrit un dossier, d'où elle sortit une feuille de papier qu'elle me tendit, avec un stylo.

-Tiens, j'ai besoin que tu signes ça pour le dossier Z82B33.

Je signai, puis la remerciai encore une fois et pris congé. Cette femme était extraordinaire. Elle était capable non seulement de me laisser partir, mais aussi de tout faire pour que je sois heureux avec un autre. Peu de gens seraient capables d'un tel altruisme.

Je réenfilai l'armure, passai prendre des croissants dans cette petite boulangerie française où j'avais mes habitudes, et rentrai à la maison le plus vite possible. Steve me manquait déjà…


Je le trouvai dans ma chambre, allongé sur mon lit, la tête enfouie dans ma peluche Captain America, qu'il avait dû trouver sous mes oreillers –le petit curieux. Au son de sa respiration, paisible, je devinai qu'il dormait.

Je m'approchai et m'assis sur le bord du lit. Il avait les cheveux humides, signe qu'il avait utilisé ma douche. Un frisson me parcourut l'échine lorsque j'imaginai son corps parfait –décidément, Stark, t'es une vraie groupie !– sous le jet d'eau…

Il ne portait que son pantalon de la veille, d'où dépassait un caleçon –un de mes caleçons ! Je tournai la tête pour voir que mon armoire était ouverte et un tee-shirt mal replié posé sur le dessus de la pile. Il avait dû essayer de l'enfiler mais il était plus massif que moi, le tee-shirt devait être trop petit –en même temps, je n'étais pas shooté au sérum, moi. Je souris.

S'il dormait, c'est qu'il en avait besoin. J'attrapai un plaid dans le placard et le couvris pour qu'il n'ait pas froid.

Je descendis à la cuisine, mis les croissants dans le micro-ondes pour qu'ils ne ramollissent pas et me servis un grand verre de jus d'orange. Je lui donnais deux heures pour finir sa sieste –c'est le temps qu'il me fallait pour aller faire un jogging et prendre une douche.

-JARVIS ? Si Steve se réveille, dis-lui de faire comme chez lui le temps que je revienne. Je serai de retour dans moins de deux heures.

-Bien, monsieur.


Voilààààààà~

J'espère que vous aurez aimé ! J'en viens peut-être un peu vite à ce moment mais que voulez-vous, il me suffit d'un wagon de train (vide) et de mon reflet dans une vitre pour que j'imagine une conversation entre Pepper et Tony, puis Steve... Alors voilà :3

Comme dit, c'est très, trèèès fluffy et ça risque de le devenir encore plus ;) {encore pire que ça}

Des bisouuuuuuus~

PS : les accolades de type {blabla} sont des incursions de ma conscience !