Bonjour !
J'ai mis un peu plus de temps à poster ce chapitre part rapport aux autres, mais week-end de l'Ascension, vacances, pas internet, voilà voilà ! J'espère qu'il vous plaira ! On continue dans le fluffy même si j'essaye de me limiter un maximum (le traumatisme de Civil War est un peu passé).

Merci pour vos reviews, encore une fois, merci de suivre cette fiction, ça me fait très plaisiiiiiir ! :D


Lorsque je me réveillai, il était sept heures et demie du matin –ben dis donc, je dormais beaucoup en ce moment ! Le lit était chaud et lorsque je risquai un bras hors des draps, je frissonnai –la chambre était glaciale ! Normal, la fenêtre était ouverte. Bizarre ça, je n'ouvrais pour ainsi dire jamais mes fenêtres –JARVIS le faisait lorsque je n'étais pas chez moi. Je me tournai vers le côté où avait dormi Steve, mais ne trouvai que des draps. Inquiet, je me redressai d'un coup.

Avais-je tout rêvé ?

L'angoisse me saisit brutalement. Je me levai et, sans prendre la peine d'enfiler quoi que ce soit par-dessus mon caleçon, me dirigeai vers la cuisine. Je poussai un soupir de soulagement en voyant Steve s'affairer autour de la table. Il m'entendit, leva les yeux vers moi, me sourit mais me reprocha ma présence :

-Oh non, je voulais te faire la surprise !

Les yeux humides, je m'approchai de lui, pris son visage entre mes mains, et l'embrassai le plus tendrement du monde. Il enroula ses bras autour de moi et me serra doucement contre lui.

Je lovai ma tête dans son cou pour profiter encore de cette étreinte. Il sentait tellement bon ! J'adorais son odeur.

-Hé, qu'est-ce qu'il se passe ?

Je sentis l'inquiétude dans sa voix, et répondit dans un murmure :

-Quand j'ai trouvé le lit vide ce matin, j'ai cru que j'avais tout rêvé. Je suis soulagé de voir que non.

-Je voulais te préparer le petit-déjeuner. La prochaine fois, je resterai dans le lit jusqu'à ce que tu te réveilles.

Je ne répondis pas, mais me serrai encore plus contre lui. Il était la meilleure chose qu'il me soit arrivée depuis des années, je ne voulais surtout pas le perdre –je commençais vraiment à ne plus me supporter, à force de verser dans le niais.

-C'est prêt, si tu veux bien prendre place.

Il me relâcha, et je m'installai à table. Deux verres de jus, un café pour moi et un bol de lait pour Steve, des confitures, du sirop d'érable et du beurre de cacahuète.

-Je n'ai pas osé sortir pour acheter des croissants, alors j'ai fait des pancakes, annonça-t-il en sortant du four une assiette où la pile de pancakes la plus monstrueuse que j'avais jamais vue tenait miraculeusement en équilibre.

-Woah, merci !

Il sourit et posa l'assiette sur la table.

-Je t'en prie, sers-toi pendant que c'est chaud !

J'en prélevai un sur le dessus de la pile et, sans prendre la peine de le faire passer par mon assiette, l'enfournai en entier dans ma bouche. C'était délicieux ! La bouche pleine, je tentai un sourire assorti d'un pouce levé à destination de mon beau Capitaine –très, très sexy avec ce tablier, d'ailleurs. Dommage qu'il soit habillé en dessous… Enfin, ça pouvait toujours s'arranger.

-Ch'est chuper bon !

Il me fit ce sourire en coin que j'adorais et se servit à son tour, en passant par son assiette pour recouvrir son pancake de confiture.


J'étais sous la douche lorsque Steve entra dans la salle de bains. Je ne m'en aperçus pas tout de suite, occupé que j'étais à me laver les cheveux. Je ne le vis qu'au moment où je tendis la main pour actionner le jet d'eau. Il ne m'avait jamais vu nu, et, bien que très à l'aise avec mon corps, je rougis –comme une jeune écolière.

Il sourit, mais je notai que ses joues se coloraient également de vermillon. Donnant-donnant, mon beau Capitaine –il fallait vraiment que je l'appelle autrement, je ne me supportais plus.

-Je voulais savoir si tu avais fini… Je vais t'attendre dans la chambre.

-Et si tu venais plutôt me frotter le dos ?

Il me regarda d'un air surpris, la bouche légèrement entrouverte, et je le trouvai infiniment attirant en cet instant. Mon ton était légèrement aguicheur, avec une pointe de timidité justement dosée –j'avais l'habitude d'utiliser ce ton lors des nombreuses soirées que je ne finissais pas seul.

Je me mordis la lèvre et le gratifiai d'un regard entendu.

Il se figea un instant, mordit la sienne et entreprit de se déshabiller, rougissant un peu plus à chaque fois qu'il enlevait un vêtement. Il était magnifique, et tellement désirable. Je mordis ma lèvre plus fort.

Il fut bientôt nu, et me rejoignit dans l'immense douche à l'italienne que j'adorais, à cause de ses multiples jets. Je basculai l'eau du petit jet frontal à l'énorme pommeau qui permettait à deux personnes de se doucher ensemble.

Je me retournai et enroulai mes bras autour de son torse pour me coller à lui et l'embrasser tout à mon aise –épaules, pectoraux maaaaagnifiques, creux de la clavicule, gorge, arête de la mâchoire, joue rougie, lèvres si douces. Il me serra contre lui, et nos érections se touchèrent, provoquant des frissons et des gémissements chez lui comme chez moi.

Sans desserrer mon étreinte, j'approfondis le baiser, ma langue jouant avec la sienne. Il gémit et sa respiration se fit plus rapide. Haletant moi aussi, je commençai à descendre mes mains le long de son dos, dessinant les muscles parfait, traçant la colonne vertébrale, effleurant le haut de ses fesses.

Il poussa un gémissement anxieux et immobilisa mes bras. Je ne cherchai pas à me soustraire à son étreinte –il avait une sacré poigne !–, mais continuai d'embrasser son cou et l'arête de sa mâchoire comme si de rien n'était.

Lentement, je remontai mes mains vers ses épaules, et il se détendit doucement. Sa voix était hésitante lorsqu'il reprit la parole :

-Tu voulais… tu voulais que je te frotte le dos ?

Je compris le sous-entendu –Pepper aurait été fière de moi– et acquiesçai, avant de me retourner pour couper l'eau et lui passer le gel douche au bois de santal que j'utilisais. Je l'entendis ouvrir le flacon et verser une bonne dose de savon dans sa main, puis il referma la bouteille, la posa et commença à me savonner le dos.

Il avait les mains larges et puissantes, fermes et douces à la fois. Je gémis, relâchant ma tête et fermant les yeux pour profiter du massage.

Steve me massa longtemps, et, en même temps que moi, je le sentais se détendre. Moui, j'attendrais peut-être un peu avant de lui sauter dessus. Je voulais qu'il apprécie sa première fois, pas qu'il en ait peur, alors j'attendrais. Après tout, si l'on enlevait les soixante-sept ans pendant lesquels il avait dormi sous la glace, Steve Rogers avait quinze ans de moins que moi –ironique, étant donné qu'il avait connu mon père bien avant que je naisse.

Il ralluma l'eau pour me rincer, et il me murmura de fermer les yeux pendant qu'il me massait le crâne pour enlever toute trace de shampooing –très, très agréable ça aussi. Il se colla à moi sous le jet d'eau, et posa son front dans le creux de ma nuque :

-Je suis désolé, je ne veux pas… Je voudrais prendre mon temps pour…

Je l'interrompis en me retournant et plantai mon regard dans le sien :

-Ne t'excuse pas. Je comprends, ajoutai-je d'une voix plus douce.

Je passai une main derrière sa nuque et l'embrassai encore, très tendrement cette fois, puis éteignis l'eau et attrapai sa serviette pour la lui tendre. Je remarquai à cet instant que j'avais oublié de m'en sortir une.

-Tu pourras m'en passer une ? Elles sont dans le…

-Dans le placard de droite, répondit-il avec un clin d'œil. Je m'en occupe.

Il se sécha rapidement et m'envoya une serviette, avant de retourner dans la chambre. Il avait récupéré une valise de vêtements chez lui la veille, pour ne plus avoir à piocher dans mes caleçons –dommage, ils lui allaient bien.

-Steve ?

-Oui ? fit-il en se redressant alors que j'entrais dans la chambre.

-Tu peux t'installer ici si tu veux. Je veux dire, déménager ici. Je te ferai de la place dans le dressing, et tu peux prendre le deuxième bureau, celui à gauche de la bibliothèque, pour en faire ton coin à toi.

Un sourire naquit sur ses lèvres.

-C'est vrai ? J'en serais ravi.

Je soupirai, soulagé :

-Je sais que c'est un peu rapide, mais la Tour Avengers est loin, et même là-bas tu peux t'installer à mon étage d'ailleurs, sauf si tu veux rester discret –ce que je comprends aussi, du moins pour le moment. Mais je suis souvent ici, alors je me disais que ce serait l'idéal, enfin je…

Il ne me laissa pas le temps de finir ma phrase et plaqua sa bouche contre la mienne, prenant mon visage à deux mains. Allais-je un jour me lasser de l'embrasser ? Aucune chance, pensai-je en l'enlaçant.

-Je me fiche que ce soit rapide, c'est ce que je veux.

Son ton était ferme et posé, et encore une fois la joie m'inonda en pensant que cet homme parfait était mien –je sonnais comme une écolière énamourée, mais tant pis, j'étais heureux, alors merde quoi.

Parfait, mais déstabilisant. Un instant, il voulait prendre son temps, l'instant d'après, il acceptait d'emménager chez moi. Ne cherchant pas à comprendre son raisonnement, j'attirai son visage vers le mien pour un nouveau baiser.

Je ne sais qui de lui ou de moi lança le mouvement, mais nous basculâmes sur le lit, faisant voler les oreillers –et ma peluche Captain America. Une fois n'est pas coutume, il se retrouvait au-dessus de moi, seulement vêtu de son caleçon. Je fis courir mes mains sur son torse, sur son dos, ne me lassant pas de dessiner encore et encore les muscles parfaits du gendre idéal de l'Amérique, tandis que je l'embrassais à pleine bouche. Il détacha ses lèvres des miennes, et entrepris de semer des baisers dans mon cou, le creux de ma clavicule, pendant que je traçai les contours de ses abdos et remontai pour effleurer son dos.

J'étais une vraie groupie !

Cette réflexion me fit rire, et je répondis au regard interrogateur de Steve :

-Je me disais que beaucoup, beaucoup de filles rêvent d'être à ma place. Mais c'est moi ton plus grand fan !

Il rit à son tour, avant de fondre sur moi et de m'embrasser à pleine bouche, mordillant mes lèvres de manière très suggestive.

Il se redressa brusquement, l'air vaguement inquiet :

-Rassure-moi, tu n'as pas une pièce entière consacrée à ta collection de posters, photos, peluches, figurines, porte-clés, dessous de verres et autres goodies Captain America n'est-ce pas ?

Je fis mine d'avoir l'air coupable, mais ne pus tenir très longtemps et éclatai de rire devant son air déconfit :

-Non, le seul goodie que j'ai c'est la peluche avec laquelle tu as dormi.

Il sourit et soupira, soulagé. Il avait l'air un peu honteux lorsqu'il reprit la parole :

-J'ai eu peur de n'être qu'un goodie en plus sur la liste de tes possessions, pendant un instant.

-Hé !

Je l'embrassai.

-Tu es bien plus que ça !

Je l'embrassai encore, et profitai de son manque d'attention pour le faire basculer et passer au-dessus de lui.

-Tu es tellement plus que ça.

Mon ton était grave et sérieux. Je voulais qu'il sache à quel point il comptait pour moi. La peluche était tout ce que j'avais avant qu'il ne soit mien.

Son intonation se voulait légère lorsqu'il me répondit, avant de m'attirer à lui dans un baiser :

-J'espère bien.


Je pris ma tête entre mes mains et frottait mon visage pour tenter de me donner un peu d'énergie. Peine perdue. Mes yeux se fermaient tous seuls, j'étais épuisé. En même temps, je n'avais pas dormi depuis... Bien trop longtemps. Je levai le regard vers le compteur que JARVIS avait pris l'habitude de lancer lorsque je rentrais dans mon atelier, pour me donner la possibilité de visualiser le temps que j'y passais.

Il indiquait quarante-sept heures et douze minutes.

Natasha m'avait envoyé tout ce qu'elle avait pu récupérer dans la base d'HYDRA pour que je passe tous les fichiers au décryptage. C'était mon fort d'habitude –j'avais même réussi à décrypter les données du SHIED sur l'héliporteur– mais cela faisait deux jours que je travaillais là-dessus et je n'avais réussi à rendre en clair qu'une petite centaine de fichiers. Chacun était crypté avec un algorithme différent, qui se modifiait sans cesse, ce qui m'obligeait à traiter les documents un par un. Et même avec l'aide –précieuse– de JARVIS, ça me prenait un temps fou.

Je sentis deux mains puissantes se poser sur mes épaules et commencer à me masser la nuque. Je soupirai de contentement me laissai faire.

Cela faisait maintenant trois semaines que Steve vivait chez moi, et je nageais dans le bonheur –bon sang, je devenais vraiment gnian-gnian. Me réveiller à ses côtés tous les matins, m'endormir dans ses bras tous les soirs –même si nous n'avions encore rien fait– rendait ma vie parfaite –je me donnais presque envie de vomir tant je sonnais niais, mais j'étais heureux alors tant pis.

-Tu t'en sors ?

La voix de Steve était soucieuse. Je n'avais pas bougé de mon atelier depuis deux jours, même pas pour manger –le compteur aurait été remis à zéro–, et il devait s'inquiéter pour moi –malgré son piteux essai pour le cacher.

-Mmm, pas vraiment, avouai-je d'un ton découragé. Ces fichiers sont protégés par des algorithmes différents, qui se réécrivent en permanence.

-Comme celui de la clé qui contenait Insight.

J'acquiesçai :

-Exactement.

Je lâchai un gémissement de plaisir. Cet homme massait comme un dieu ! J'avais une envie folle de me retourner pour l'embrasser, mais je ne voulais surtout pas qu'il arrête ce qu'il était en train de faire. C'était tellement agréable…

-Le dîner est prêt, si tu as faim.

Là je me retournai. Que quoi ?

-Le dîner ? Tu as cuisiné ?

-Oui, répondit-il sur la défensive.

Gendre idéal de l'Amérique hein ? Je souris. Y'avait-il une seule chose dans laquelle il n'excellait pas ? Un sourire plus lubrique se dessina sur mes lèvres quand je l'imaginai nu, dans un lit –ou sur toute autre surface plane, qu'elle soit verticale ou horizontale– avec moi, mais je réfrénai cette pensée –le moment viendrait, lorsqu'il le déciderait.

-Allons-y !

Ce fut à ce moment qu'il remarqua le tee-shirt que je portais : bleu marine, avec un motif de son bouclier sur le torse. Il fronça les sourcils avant de me demander :

-Hé, je croyais que la peluche était ton seul goodie ?

-Ça compte pas, je l'ai acheté hier ! J'ai pensé que tu aimerais, ajoutai-je avec un clin d'œil.

-C'est le cas, répondit-il en m'embrassant. C'est un peu comme si tu disais au monde entier que tu es à moi. J'aime ça. Et maintenant, à table !

Je le suivis dans les escaliers et jusqu'à la cuisine, où la table était dressée pour deux personnes. Je ne savais pas ce qu'il avait cuisiné, mais ça sentait diablement bon ! Je m'assis, essayant de déterminer la teneur du repas en inspirant les odeurs qui sortaient du four.

-J'ai fait quelques courses, pendant que tu travaillais, annonça-t-il. Il y a un marché très bien à deux rues d'ici, et j'ai trouvé le reste dans une grande surface un peu plus loin.

Je fronçai les sourcils :

-Tu as quitté l'Upper East Side ?

-Pas de beaucoup, et pas longtemps. Je te rappelle que ma moto dort dans ton garage, et elle avait besoin de prendre l'air. Tu sais, j'ai connu New York avant toi et cela n'a pas beaucoup changé !

Avant que je n'aie pu répliquer quoi que ce soit, il sortit du four un plat de potatoes et une plaque sur laquelle reposaient deux burgers.

-J'ai cru comprendre que tu aimais ça, sourit-il en désignant ces derniers.

Je hochai la tête, ravi, et me levai pour chercher de quoi servir les potatoes –ce qui me prit un peu de temps, je ne cuisinais jamais. Il avait déjà posé un burger dans chacune de nos assiettes, et je répartis les patates entre nous. Le tout sentait divinement bon, et je me rendis compte à cet instant que je mourais de faim.

-Bon appétit, Steve !

J'attaquai de bon cœur, et il sourit en me voyant mordre dans mon burger à pleines dents.

-J'ai mi une double ration de sauce barbecue dans le tien, me signala-t-il avec un clin d'œil.

Moui, je pouvais la sentir qui me coulait le long du menton. Je reposai le burger et allais prendre une serviette lorsque Steve se leva, passa une main derrière ma nuque pour me rapprocher de lui et entreprit de lécher lascivement la sauce que j'avais dans le cou. Je poussai un soupir qui n'avait rien d'innocent, mais il se rassit et continua de manger comme si de rien n'était.

Ou presque. Je pouvais voir une étincelle coquine dans son regard lorsqu'il leva les yeux vers moi, tentant de prendre un air candide. Mais je ne m'y trompais pas. Il venait de me chauffer. Steve Rogers, alias Captain America, gendre idéal de l'Amérique, celui que tous prenaient pour un saint, un exemple de chasteté, un modèle de perfection, venait littéralement de me chauffer.

Je me mordis la lèvre. J'avais dit quoi, déjà ? Que j'attendrai pour ne pas le brusquer ? J'avais envie de lui sauter dessus et de le prendre sur le sol de la cuisine, là, maintenant, tout de suite. Il se mordit la lèvre à son tour avec un sourire lubrique, les yeux sombres.

Tu veux jouer à ce jeu-là ? Très bien, on peut être deux, Capsicle.

Je pris une potatoe dans mon assiette et enroulai lascivement ma langue autour avant de la mettre dans ma bouche. Le rouge monta aux joues de mon Capitaine préféré –j'étais vraiment gnian-gnian, c'était ridicule–, et sa respiration s'accéléra.


Voilààààà~

J'espère que ce chapitre vous aura plus ! Comme d'habitude, je suis ouverte aux critiques constructives, alors n'hésitez pas à me faire part de vos pensées ! :3
Je vous fais des bisous, et puis à la prochaine !