Bon-jour !

La suite est làààààà :3 Si vous saviez à quelle vitesse j'écris, c'est fou ! J'ai dépassé les 100 pages ce week-end, sachant qu'avec ce chapitre on arrive à la page 54... Il reste encore pleeein de chapitres à venir :3

Enjoy !


Je me mordis la lèvre en survolant Steve.

Mon dieu, ce collant était vraiment très, très moulant, et ses fesses absolument parfaites –je l'aurais bien déshabillé sur le champ– me déconcentraient en plein combat. Bon, pour ma défense, j'avais passé huit jours au MIT en tant que parrain de promotion pour la remise des diplômes et la présentation des projets des étudiants, et Steve n'avait pas pu se joindre à moi comme il le faisait d'ordinaire puisqu'il était parti en infiltration avec Natasha. A peine rentrés, nous avions dû repartir : Clint avait localisé une base d'HYDRA dans le Vermont.

Je n'avais donc pas pu dormir –et plus si affinités, évidemment, comme si la question se posait– avec Steve depuis plus d'une semaine, ce qui expliquait ma perte de concentration lorsque son fessier magnifique était malencontreusement –oui, malencontreusement, comment ça JARVIS avait zoomé à ma demande, mais pas du tout enfin, c'était totalement involontaire– entré dans mon champ de vision.

Il fallait vraiment que je me recentre sur le combat.

Nous avions bien progressé, mais il restait encore pas mal d'agents d'HYDRA pour nous barrer la route. Leurs armes tiraient leur énergie du sceptre de Loki –du moins, c'était ce que Thor nous avait dit, après échec de l'analyse par JARVIS de l'alimentation de leurs joujoux–, et ils étaient plus vindicatifs que ceux que nous avions l'habitude de combattre –et surtout mieux équipés, leurs armes tirant des rayons d'énergie et non des balles.

Je montai en altitude, survolant la forêt, pour permettre à JARVIS d'effectuer un scan du champ de bataille et de localiser mes coéquipiers. Je repérai Bruce, toujours dans le Quinjet –nous n'avions pas besoin du Hulk, pour le moment en tous cas–, Thor au milieu des bois, Natasha dans le 4x4 avec Clint, mais Steve était tout seul.

Et en bien mauvaise posture, puisqu'au centre d'un cercle presque parfait formé d'une trentaine d'ennemis.

-Steve ? Tu es encerclé ! l'avertis-je d'un ton légèrement inquiet.

-Je sais Tony, concentre-toi sur la base, c'est le plus important ! haleta-t-il.

Je voulus répliquer qu'il était plus important que toutes les bases d'HYDRA réunies, mais un tir d'énergie alors que je redescendais vers lui m'envoya valdinguer dans les arbres.

-Saloperie.

-Langage !

Bon, la bonne nouvelle, c'était que Steve était toujours vivant. Bien. J'envoyai un rayon d'énergie vers celui qui m'avait tiré dessus et allais rejoindre mon Capsicle lorsque la voix de Natasha résonna dans mon oreillette :

-Stark ! Nous arrivons au pont, avez-vous éliminé les tireurs des remparts ?

Elle n'ajouta pas « comme c'était prévu dans le plan de Rogers » mais à mon avis elle l'avait au bord des lèvres.

-Hmph, non, j'arrive.

Je changeai de trajectoire pour me diriger vers le 4x4 et leur dégager le chemin. Bon sang, les tireurs étaient dopés ou quoi ? Je faillis me faire toucher trois fois avant que JARVIS ne les identifie tous et ne tire pour les neutraliser.

-Merci Stark. Le champ de force ?

-Je m'en occupe. JARVIS ?

-Oui monsieur ?

-Localise-moi la source du champ de force.

JARVIS se fit silencieux un instant, et j'en profitai pour dégommer deux tireurs embusqués dans les arbres, évitant à Natasha de devoir se retourner pour les abattre elle-même, avant que la voix de mon majordome virtuel se fasse entendre de nouveau dans mon oreillette.

-Elle se trouve dans les bois, monsieur, non loin de l'endroit où se trouve le Capitaine Rogers.

Ce qui expliquait le nombre d'assaillants sur Steve.

-Je reviens, Romanoff.

-Rapidement !

Je soupirai –ouais, ouais, cause toujours– et infléchis ma trajectoire pour retourner auprès de Steve. Qui était bien silencieux, d'ailleurs. Cela ne lui ressemblait pas –au moment où Natasha m'avait reproché de ne pas suivre le plan, il aurait dû réagir, il réagissait toujours, au moins en disant que j'en entendrais parler plus tard. Je pris de la vitesse, slalomai entre les arbres, pour rejoindre la source du champ de force qui protégeait le bâtiment d'HYDRA.

J'avais un mauvais pressentiment.

-Steve ? Steve, tu m'entends ?

Pas de réponse. Très mauvais pressentiment.

-Rogers ?

La voix de Natasha se joignit à la mienne, légèrement inquiète. Bon, là, quelque chose clochait vraiment. Très, très mauvais pressentiment.

J'arrivai au milieu d'une boucherie.

Les agents d'HYDRA tiraient sans discontinuer sur Steve, de tous les côtés, l'empêchant de se protéger efficacement avec son bouclier. Il avait du sang le long du visage, et un bras ballant –son épaule était salement amochée, on pouvait voir le muscle sous l'uniforme. Certains tiraient des rayons d'énergies, mais la plupart avaient des armes à feu classiques et attaquaient avec des balles.

JARVIS identifia les tireurs d'HYDRA et je leur envoyai une balle dans la tête à chacun –pas pour les neutraliser comme nous avions l'habitude de faire sur ordre formel de Captain America, mais pour les tuer. Personne n'avait le droit de blesser mon amant. Personne.

Steve leva le regard vers moi et murmura :

-Tony…

J'atterris et me précipitai vers lui pour le retenir alors qu'il s'écroulait, inconscient, dans mes bras. Il perdait beaucoup trop de sang, son uniforme était déjà imbibé du liquide vital, et le simple fait de le tenir essorait le tissu, faisant goutter le sang sur mon armure, sur le sol, partout.

-Stark ?

La voix de Natasha me semblait lointaine, très lointaine, alors que je m'agenouillai pour allonger Steve contre moi, le plus délicatement possible, essayant de ne pas lui faire mal.

-STARK ! QU'EST-CE QU'IL SE PASSE ?!

OK, là, elle était énervée. Je répondis d'une voix tremblante, alors que mon casque se relevait :

-Steve est à terre.

-Quoi ?

Clint et Thor réagirent de concert. Je répétai d'une voix blanche, alors que ma vue se brouillait de larmes :

-Steve est à terre !

Natasha réagit immédiatement et prit les commandes sans flancher, voyant que je ne pouvais pas le faire –en temps normal, j'étais le second de Captain America, mais je n'étais actuellement pas du tout en état de prendre la direction du groupe–, et ordonna d'une voix qui ne tolérait aucune discussion :

-Stark, ne bougez pas, restez avec Rogers. Thor, rejoins-les, vite. Il faut désactiver le bouclier le plus rapidement possible, et ramener le Captain au Quinjet immédiatement. Bruce devrait pouvoir s'occuper de lui, je le préviens que vous arrivez, mais ne traînez pas !

Il ne répondit pas, mais je l'entendis atterrir près de moi, et le vrombissement caractéristique de son marteau fendant l'air retentit alors qu'il le lançait pour détruire le petit bâtiment qui protégeait la source.

-Bouclier désactivé, monsieur.

La voix de JARVIS fut suivie par les remerciements de Natasha. Elle et Clint allaient pouvoir pénétrer dans la base et récupérer les documents pour lesquels mon amant avait risqué sa vie. Je m'en foutais royalement. La seule chose qui avait de l'importance, c'était Steve, toujours inconscient dans mes bras.

Thor me proposa de le porter jusqu'au Quinjet, mais je refusai, me levai et le pris dans mes bras le plus délicatement possible, puis décollai vers la clairière éloignée où nous nous étions posés, une heure auparavant.

J'allongeai Steve sur un brancard présent à l'intérieur du Quinjet avant de retirer l'armure. Je ne savais pas quoi faire. Malgré mon génie de renommée internationale, je ne savais pas soigner les gens. Je n'avais pas de concurrent pour réparer des machines, mais je ne savais pas comment faire pour les êtres humains. Bordel ! J'étais au bord du désespoir lorsque Bruce me prit par les épaules et me décala pour se rapprocher de Steve, en me murmurant :

-Je vais regarder, d'accord ?

J'acquiesçai en silence, incapable d'articuler un mot, et pris la main de l'homme qui partageait ma vie. Il ne se réveillait toujours pas.

-Je vais faire un bandage compressif sur l'épaule, mais il va falloir que tu m'aides à localiser les autres plaies pour que je puisse extraire les balles s'il y en a et les refermer avant qu'on puisse le transfuser, sinon ça ne servira à rien.

Je hochai la tête, complètement sonné, et prêtai mes mains à Bruce pour retirer le haut de l'uniforme de Steve. J'eus un hoquet devant le nombre de plaies barrant son torse –certaines avaient déjà commencé à cicatriser, merci le sérum, mais beaucoup d'entre elles saignaient encore.

Le dos était pire.

Bien sûr, puisque ces enfoirés visaient les parties qu'il ne protégeait pas avec son bouclier ! Je retins un hurlement de rage, mais ne pus empêcher mes yeux de se remplir de larmes. HYDRA allait payer pour ce qu'ils avaient fait à Steve.

Bruce, en bon médecin, ne perdit pas son temps et entreprit immédiatement d'extraire les balles qui étaient accessibles, de nettoyer les plaies, de recoudre les plus profondes et de panser les moins graves. Une fois qu'il eut fini avec le torse, il me demanda de maintenir mon amant en position assise, et je tentai de ne pas toucher à ses blessures tandis que je le serrai contre moi pour que le médecin de l'équipe puisse soigner les plaies de son dos. Bruce banda ensuite entièrement le torse de Steve, et finissait de fixer la perfusion de sang –fort heureusement, j'avais prévu un stock de O négatif à la demande du médecin, et je le remerciai mille fois en cet instant– et d'antibiotiques lorsque les autres rentrèrent dans le Quinjet.

-On a pu récupérer quasiment tout, annonça Natasha d'une voix neutre. Comment va Rogers ?

-Mal, répondis-je d'une voix blanche.

Je sentis deux mains fines se poser sur mes épaules et les serrer, fort. Natasha n'était pas du genre démonstrative, mais elle savait –de temps à autre– être compatissante. Je pris une de ses mains dans la mienne et ne pus retenir plus longtemps mes larmes. C'était faible, indigne du playboy que j'étais, et pourtant, je ne pouvais pas lutter. Steve était blessé, peut-être mourant, et je ne voyais pas comment maintenir le masque devant ça.

-Il va s'en sortir, me dit Clint avec une voix rassurante.

-Tu n'en sais rien.

Mon ton était bien plus dur que je ne l'aurais voulu, et j'allais m'excuser mais Bruce répondit avant que je n'aie pu ouvrir la bouche :

-Moi je le sais. Il va s'en sortir. Il absorbe le sang rapidement, et il n'en perd plus, c'est bon signe. Il a déjà repris des couleurs. Et le sérum l'aide à cicatriser plus rapidement.

Je levai la tête vers son visage dans un espoir fou, mais Steve n'avait toujours pas ouvert les yeux.

-Je l'ai mis sous sédatif pour diminuer la douleur, expliqua le médecin. Il ne se réveillera pas avant plusieurs heures. En plus, à cause du sérum, j'ai dû forcer la dose donc je ne sais pas exactement quand il reprendra conscience. Mais il le fera, je te le promets Tony.

Je n'étais pas plus rassuré, mais je ne pouvais rien faire, alors je me contentai de prendre la main de Steve et de la serrer de toutes mes forces. Bruce s'installa en face de moi, les doigts sur le poignet de Steve pour surveiller son pouls –nous n'avions pas d'électrocardiogramme dans le jet, parce que je ne pensais pas, lorsque je l'avais conçu, que nous en aurions besoin un jour. Et je me maudissais en silence pour ça, alors que Bruce regardait sa montre pour estimer le rythme cardiaque de l'homme qui partageait ma vie.

Clint prit les commandes du Quinjet pour rentrer à New York. Contrairement à son habitude, Natasha ne s'installa pas avec lui, mais resta debout derrière moi en me tenant l'épaule tout le trajet.


A notre arrivée à la Tour Avengers, Maria Hill –qui avait rejoint l'équipe après la dissolution du SHIELD– nous attendait, entourée de deux infirmières. Elle avait apparemment pris les devants pour qu'on s'occupe du mieux possible de Steve. Bon point, il fallait que je pense à l'augmenter.

Bruce avait tout de suite pris la tête des opérations, guidant le brancard sur lequel reposait mon amant vers le scanner pour en savoir plus sur ses éventuelles blessures internes.

Lors de la conversion de la Tour Stark en Tour Avengers, j'avais fait réhabiliter un étage entier en centre médical, que j'avais équipé d'une IRM, d'un scanner, d'un bloc opératoire, de six chambres tout confort et rempli de tout un tas de matériel de pointe, juste au cas où.

Et j'avais bien fait.

Le scanner montrait deux côtes cassées, qui ne semblaient pas avoir perforé les poumons, cinq encore balles logées dans son torse et onze dans ses jambes.

Néanmoins, d'après l'une des infirmières –qui était en fait une résidente en chirurgie traumatique, d'après ce que j'avais compris, même si je ne savais pas ce qu'était une résidente– avait, après auscultation, préconisé une IRM : l'abdomen de Steve était rigide, ce qui indiquait un traumatisme important, d'après elle.

J'avais donc attendu avec Bruce dans la petite salle que l'IRM soit terminée, l'angoisse serrant ma poitrine.

Et le diagnostic était tombé : hémorragie interne, causée par les balles.

Je n'avais pas suivi leur discussion pleine de jargon médical –j'étais plus doué en mécanique qu'en médecine. Bruce m'avait demandé si JARVIS pouvait appeler deux chirurgiens dont je n'avais pas retenu le nom pour opérer Steve dans les plus brefs délais. Sa vie était en jeu.

Mon majordome n'avait pas traîné, et deux des chirurgiens les plus réputés de New York s'étaient bientôt présentés à la Tour.

L'opération avait commencé depuis deux heures et demie.

Je tournais en rond dans le salon de l'étage, qui faisait actuellement office de salle d'attente. Bruce était au bloc, sortant pour me donner des nouvelles de temps à autre mais cela faisait quarante-sept minutes qu'il n'était pas venu me rassurer sur le sort de mon amant.

Clint, Natasha et Thor me regardaient faire les cents pas.

-Bon, Stark, ça suffit maintenant, soupira Natasha en se levant brusquement. Je n'en peux plus de vous voir tourner en rond comme ça. Asseyez-vous bon sang !

Je m'étais figé le temps qu'elle finisse sa tirade, mais fis non de la tête et repris mon petit manège. Je ne pouvais pas rester inactif alors que Steve était en train d'être opéré.

-Tasha a raison, Tony. Tu vas me rendre fou, renchérit Clint. S'il te plaît, pose tes fesses sur une chaise et calme-toi.

-Que je me calme ? Que je me calme ?!

Toute l'anxiété et la colère que je ressentais me firent exploser :

-Steve est ouvert sur une table d'opération, quelque part entre la vie et la mort, et tu voudrais que je me calme ?

Thor se leva et prit la parole de sa voix grave :

-Calmez-vous, Stark. Il est, je pense, entre de bonnes mains, et le docteur Banner est là pour veiller au grain. Cessez de marcher en tous sens et prenez un siège.

J'allais répliquer vertement que j'étais dans ma Tour et que je faisais ce que je voulais dans ma Tour, mais Bruce sortit à cet instant du couloir menant à la salle d'opération, et j'inspirai, anxieux, attendant son rapport :

-L'hémorragie du foie est presque contrôlée, mais il y a une deuxième source et nous n'arrivons pas à la localiser pour le moment.

J'eus l'impression qu'on avait retiré l'air autour de moi, et haletai, comme si ma poitrine était prise en étau.

Bruce posa ses mains sur mes épaules et tenta de me rassurer :

-On le transfuse, il perd moins de sang que ce qu'on lui donne. Et nous allons finir par trouver la deuxième source de l'hémorragie. Et nous allons le sauver, parce que je t'ai promis qu'il se réveillerait et qu'il irait mieux. Et je tiens toujours mes promesses.

Je le remerciai vaguement alors qu'il retournait vers le bloc, et mes jambes refusèrent de me porter davantage.

Je m'écroulai dans les bras de Natasha, qui avait vu le coup venir.


Cette fois-ci, les deux chirurgiens sortirent du couloir en même temps que Bruce. Mes coéquipiers et moi nous levâmes d'un même mouvement :

-Comment va-t-il ? demandai-je d'une voix tremblante.

-Bien.

Le soupir de soulagement que je poussai n'échappa à personne, et Bruce me sourit. L'un des chirurgiens –celui avec les cheveux gris– continua :

-Il est dans une chambre actuellement. Il sera maintenu sous sédation pendant encore huit heures, il devrait donc se réveiller aux alentours de six heures du matin. Je ne vous cache pas que, malgré le sérum, il a failli y passer. Mais son état est stable.

L'autre chirurgien –le blond– prit la parole :

-Nous reviendrons demain vers quatorze heures pour vérifier son état. D'ici-là, nous le laissons entre les mains expertes du docteur Banner. Vous pouvez le rejoindre dans sa chambre.

Je ne le fis pas dire deux fois, et courus vers la chambre qu'occupait mon amant. Je m'assis au bord du lit, tenant sa main dans les miennes. Il avait un tube dans la gorge, et des tas de fils le reliaient à des machines qui bipaient sans arrêt.

Mais il était en vie.


Je me tournai et me retournai dans mon lit, incapable de dormir.

Il était près de quatre heures du matin.

Bruce m'avait ordonné d'aller dormir à minuit malgré mes protestations, me menaçant de laisser sortir le Hulk si je ne rejoignais pas ma chambre dans les plus brefs délais. J'avais donc obéi, de mauvaise grâce.

Cela faisait donc quatre heures que je me retournais dans mon lit, incapable de me détendre, incapable de fermer les yeux, incapable de penser à autre chose qu'à Steve, huit étages plus bas, seul, blessé, inconscient.

Décidant que c'en était assez, je me levai et replaçai l'oreillette qui m'assurait la communication avec mon majordome.

-JARVIS ? chuchotai-je.

-Oui monsieur ?

-Dans l'oreillette. J'ai besoin que tu m'avertisses s'il y a des gens sur mon chemin. Je descends voir Steve.

-Bien monsieur. Je scanne la tour.

J'attendis une poignée de secondes avant que la voix de JARVIS ne se fasse entendre dans mon oreille :

-Melle Romanoff est dans l'unité de soins, mais elle semble endormie dans le salon. Le Capitaine Rogers est seul dans la chambre.

-Bruce ?

-Le docteur Banner est dans ses appartements, monsieur. L'agent Barton se trouve dans la cuisine, à l'étage commun, et Thor est reparti il y a trois heures.

-Très bien. Merci, JARVIS.

-C'est toujours un plaisir, monsieur.

J'enfilai rapidement un jogging et un tee-shirt sombres –un vrai cliché du ninja amateur–, et me dirigeai vers les escaliers de secours –le bruit de l'ascenseur aurait réveillé Natasha.

JARVIS reprit la parole alors que j'arrivais à l'étage voulu après avoir dévalé les escaliers sans faire trop de boucan :

-Monsieur, Melle Romanoff quitte l'étage de soins et se dirige vers l'ascenseur. Je pense qu'elle retourne dans ses appartements.

Parfait !

A pas de loup, je rejoignis l'unité médicale et me glissai dans la chambre que Steve occupait. Il respirait profondément et, sans la sonde d'intubation, on aurait presque pu croire qu'il dormait. Bruce avait éteint le son des machines qui se trouvaient autour de lui –le bip de l'électrocardiogramme avait failli me rendre fou– mais un ronronnement de fond baignait la pièce.

Je m'approchai doucement, attentif à ne rien déranger –c'était un vrai foutoir de câbles et de tubes, encore pire que mon atelier, c'est dire–, et m'assis sur le bord du lit pour embrasser très tendrement mon amant sur le front. Il paraissait tellement fragile, tellement impuissant, le grand Captain America, seul au fond d'un lit d'hôpital, maintenu en vie par des machines.

Doucement, je levai la main pour caresser sa joue du bout des doigts.

Un énorme pansement blanc recouvrait la moitié gauche de son crâne, et d'autres plus épais sortaient de sa blouse pour remonter dans son cou. Je n'osais pas relever ladite blouse, ne voulant pas découvrir –redécouvrir, en fait– l'étendue des dégâts causés par HYDRA.

Je restai là longtemps, à caresser son visage, m'abreuvant des battements de son cœur, de la chaleur de sa peau, de son odeur que j'aimais tant. Il ne pouvait pas mourir, il n'avait pas le droit de me laisser. Pas alors que je l'avais tout juste trouvé.

Pas alors que j'avais enfin trouvé le bonheur.


Et voilàààààà :D

Alors ? J'ai été méchante avec Steve, mais ça me permet d'explorer une nouvelle face de Tony, alors j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop :3 Et puis, un peu de angst au milieu du fluffy, ça ne fait pas de mal, non ? ;)
A votre avis, Steve va s'en tirer ou pas ? :D

Une petite review pour me donner votre avis ? :3

Des bisous, à vendredi pour la suite !