Alleeeeeeez, comme je suis très, trèèèèèès gentille (et que j'avais peur d'être pendue en place publique si je ne publiais pas vite), je vous donne le chapitre avec un jour d'avance !
Bon, c'est aussi parce que j'ai publié un texte triste et que je voulais équilibrer la balance ;)
Bonne lecture !
Je me rendis compte que je m'étais endormi sur son torse lorsque Steve eut un spasme, me réveillant dans un sursaut.
Je me redressai, inquiet, pour le voir tousser et s'étouffer avec le tube qui sortait de sa gorge. Affolé, je me ruai hors de la chambre en hurlant :
-BRUCE ! BRUCE, VITE !
JARVIS relaya mon message au docteur –oui, j'aurais peut-être pu penser à JARVIS avant de beugler comme un demeuré dans le couloir, mais tant pis–, qui dormait dans sa chambre, et il fut là en quelques minutes, alors que, complètement paniqué, je tenais la main de Steve, dont le corps était agité de spasmes de plus en plus violents.
-Tout va bien, c'est excellent ! s'exclama Bruce en découvrant la scène.
J'explosai :
-PARDON ?! MAIS IL S'ÉTOUFFE !
Le visage calme de mon ami m'angoissait encore plus que les quintes de toux de Steve, alors que je le fusillai du regard. Il enfila rapidement une paire de gants en latex et entreprit de retirer la sonde d'intubation de la gorge de mon amant, qui cessa de tousser presque instantanément :
-C'est très bien, parce que ça veut dire qu'il essaye de respirer tout seul, qu'il reprend le contrôle de son corps. Il ne devrait pas tarder à se réveiller, m'expliqua Bruce calmement.
Je me remis à respirer normalement, observant le visage de Steve, rassuré par le soulèvement maintenant régulier de sa poitrine et par le son de sa respiration. Bruce installa un tube fin sous ses narines –pour vérifier sa saturation d'oxygène, m'indiqua-t-il doucement– et le brancha à un autre écran, qui ressemblait vaguement à celui de l'électrocardiogramme.
-Je te laisse avec lui, j'ai besoin d'un café. N'essaye pas de le stimuler, il se réveillera quand il sera prêt.
J'acquiesçai, toujours attentif à la respiration de mon amant, alors que Bruce interpellait mon majordome :
-JARVIS ?
-Oui docteur ?
-Préviens-moi quand Steve se réveillera, je reviendrai l'examiner.
-Bien docteur.
Je n'aimais pas trop que JARVIS obéisse à quelqu'un d'autre qu'à moi, mais dans ce cas précis, ça ne me posait pas de problème. Bruce était mon ami et le médecin de l'équipe, il avait besoin de connaître l'état de son patient.
Et puis, il avait aidé à sauver la vie de l'homme que j'aimais. Il pouvait bien donner des ordres à JARVIS de temps en temps.
Bruce sortit de la pièce, nous laissant seuls. Je tentai d'accorder ma respiration à celle de Steve pour me calmer, soucieux de ne pas faire trop de bruit. Je ne le lâchai qu'un instant, pour aller éteindre les lumières de la pièce, ne laissant que les écrans allumés. Ils diffusaient une douce lueur bleutée, apaisante.
Une vingtaine de minutes plus tard, mon amant ouvrit les yeux.
-Steve ? appelai-je dans un murmure.
-T… Tony ?
Sa voix était faible et rauque, et la mienne mouillée de larmes de joie lorsque je lui répondis, serrant sa main dans les miennes :
-Tu es vivant…
Il me sourit faiblement mais tendrement, et répliqua :
-Tu ne pensais tout de même pas que j'allais te laisser tout seul ! Tu aurais fait beaucoup trop de bêtises.
J'eus un petit rire, nerveux et soulagé à la fois, avant de me pencher et d'embrasser l'homme de ma vie –oui, je pouvais le dire, j'en étais certain maintenant. La vague de soulagement qui m'envahit lorsque je posai mes lèvres sur les siennes me fit vaciller, et je pris conscience à cet instant que je n'aurais pas pu vivre sans lui. Il m'était aussi essentiel que l'oxygène que je respirais.
Bruce revint à cet instant, averti par JARVIS. Il vérifia les écrans, puis prit son stéthoscope et se tourna vers Steve :
-Je vais te faire quelques examens, et on va commencer par écouter tes poumons. Les côtes cassées ne les ont pas perforés, mais il se peut qu'il y ait un hématome.
Après une série de test pour vérifier que ses poumons étaient intacts, Steve passa encore des radios –ses côtes s'étaient réparées, et il n'avait plus d'hémorragie interne, dieu soit loué–, puis Bruce m'autorisa à le ramener à notre étage, à condition qu'il se repose. J'acquiesçai vaguement, mais mon ami me posa sur moi un regard dur, du genre d'une mère qui protège son enfant.
-Très bien, il va se reposer, capitulai-je.
-Je vais demander à JARVIS de vous surveiller, et je t'assure que je monterai directement si jamais tu menaces le repos de Steve. Ou plutôt, le Hulk montera. Je ne plaisante pas.
Je grimaçai.
-Tu devrais dormir aussi, Tony. Je sais que la nuit a été longue –ou plutôt courte, tout dépend du point de vue–, donc profite-en pour recharger tes batteries.
-D'accord, râlai-je pour la forme. Nous allons dormir tous les deux, et JARVIS n'aura pas besoin de t'appeler, et tu n'auras pas besoin de monter puisque nous serons sages et que je laisserai Steve se reposer.
-Parfait.
Je montai Steve dans notre chambre, l'allongeai sur le lit avec délicatesse et me blottis contre lui dans un soupir de contentement alors qu'il refermait les bras sur moi et glissai ses doigts dans mes cheveux.
-Steve ?
-Oui ?
-Je t'interdis de me refaire un coup pareil.
Il resserra sa prise autour de moi et embrassa mon front, avec tout l'amour et toute la tendresse du monde, avant de me répondre d'une voix posée :
-Prendre la base d'HYDRA était le plus important. Si je dois mourir pour mener à bien une mission, je le ferai.
Je me redressai et explosai :
-Non ! Ta vie vaut plus qu'une mission, que toutes les missions d'ailleurs. La prochaine fois que tu te mets dans le pétrin comme ça, je te jure que, plan ou pas plan, ordres ou pas ordres, je viens te chercher immédiatement. Et si tu t'avises encore une fois de…
Ma voix se brisa.
-Tony…
Il releva mon visage pour plonger ses yeux dans les miens, et j'y puisai la force de continuer, refoulant mes larmes :
-Si tu t'avises encore une fois de mourir, je te jure que l'enfer te semblera une promenade de santé à côté de ce que je te ferai subir.
J'avais parlé d'une voix dure, mais je m'en foutais. Je voulais qu'il sache, qu'il comprenne que je ne voulais pas le perdre –que je ne pouvais pas le perdre.
Mon ton s'adoucit lorsque je repris la parole :
-Je ne peux pas vivre sans toi, d'accord ? Alors ne meurs pas. Jamais.
Un sourire tendre se dessina sur ses lèvres :
-J'en ai autant pour toi, tu sais.
Puis il m'embrassa, et ce fut le paradis.
Sur le coup des huit heures du matin, JARVIS nous réveilla :
-Le docteur Banner souhaite entrer dans vos appartements afin d'ausculter le Capitaine Rogers, monsieur.
Je ronchonnais, émergeant d'un sommeil sans rêves, et, sans ouvrir les yeux, me blottis un peu plus contre mon amant. Qui était parfaitement réveillé à cause de l'intervention de JARVIS, et qui l'autorisa à laisser rentrer Bruce.
-Bonjour, c'est le docteur, fit notre médecin d'un ton léger en entrant.
-Bonjour, c'est le patient, répondit Steve sur le même ton.
Je grognai. Vraiment ? C'était n'importe quoi. Le monde devenait fou.
Bruce me demanda de m'écarter de mon amant, ce que je fis en grommelant, très attentif cependant à ne pas lui faire mal.
Le médecin prit les constantes de mon Capsicle préféré, le fit tousser, respirer fort, par le nez et par la bouche, bouger les bras, le torse et le cou, puis décréta qu'il allait bien.
-Je repasse dans deux heures.
-Quoi ?
-Oui Tony, c'est la procédure courante dans les hôpitaux. Les patients sont même auscultés toutes les heures, mais était donné les capacités hors normes de Steve, je réduirai mes visites de moitié.
J'allais protester vivement, mais mon ami leva la main pour me faire taire :
-Il a eu droit à une chirurgie abdominale suite à une hémorragie sévère. Je prendrai toutes les précautions qui s'imposent pour le garder en vie, et je doute que tu aies quelque chose à dire contre ça. Je me trompe ?
-Non, bougonnai-je, faisant rire Steve.
-Bien. A tout à l'heure !
Il sortit de la chambre, et je demandai immédiatement à JARVIS de la verrouiller pour tout le monde, sauf pour Bruce, avant de me lover dans les bras de mon amant.
Qui ne se fit pas prier pour me serrer dans ses bras.
Je levai le visage vers lui, quémandant un baiser, et il posa ses lèvres sur les miennes, amoureusement. Je ne cherchai pas à approfondir le baiser, j'avais trop besoin de sa douceur tendre après tout ce qui s'était passé. Je voulais simplement sentir Steve contre moi, respirer son odeur, sentir les battements de son cœur.
Les deux chirurgiens étaient revenus, et Bruce avait fait redescendre Steve à l'étage médical pour les examens. Il avait de nouveau passé une IRM, qui indiquait la même chose que la précédente : plus d'hémorragie interne.
-Capitaine Rogers, je suis le docteur Jeffrey Daniels, et voici le docteur Mark Hoffner. Nous sommes chirurgiens traumatologues et nous vous avons opéré la nuit dernière, avec l'aide du docteur Banner.
Steve hocha la tête pour les saluer.
Nous nous tenions à ses côtés, Bruce, Clint, Natasha et moi, et bien que ça me tuait de garder mes distances, je le faisais. J'aurais tout le temps nécessaire plus tard pour me coller à lui et ne plus le lâcher.
-Suite à votre mission, vous avez été grièvement blessé. Deux côtes fracturées, qui heureusement n'ont causé aucun dommage à vos poumons, ainsi qu'une hémorragie du foie et de l'artère iliaque, sans parler de vos multiples blessures par balles. Vous avez perdu beaucoup de sang par une multitude de plaies sur votre abdomen, votre dos et vos jambes, mais le docteur Banner a pu soigner certaines de vos blessures en urgence pour limiter les pertes sanguines externes.
Je me concentrai pour suivre du mieux que je pouvais, mais il utilisait trop de mots que je ne connaissais pas –je ne m'étais pour ainsi dire jamais intéressé à la médecine, lui préférant de loin la mécanique.
-Nous avons réussi à stopper vos hémorragies internes au cours d'une opération qui a duré quatre heures.
Quatre putains d'heures à ne pas savoir s'il allait s'en sortir.
Quatre putains d'heures à espérer de toutes mes forces qu'il survive.
Quatre putains d'heures à supplier un Dieu en lequel je ne croyais pas de laisser mon amant s'en tirer.
Quatre putains d'heures à attendre une bonne nouvelle qui n'arrivait pas.
Quatre putains d'heures à lutter pour ne pas sombrer dans le désespoir.
Les quatre pires heures de ma vie.
-Durant cette opération, avons également terminé d'extraire les balles qui se trouvaient dans votre corps : certaines dans le torse et l'abdomen, davantage dans les jambes.
Le deuxième chirurgien prit la parole à son tour :
-D'après le docteur Banner qui vous a ausculté plusieurs fois depuis votre réveil, il semble que vous alliez bien. Néanmoins, nous vous recommandons de reprendre toute activité physique en douceur pour ne pas brusquer davantage que nécessaire votre organisme. Je connais les capacités du sérum, pour les avoir vues à l'œuvre au cours de l'opération, mais vous avez perdu beaucoup de sang et subi un traumatisme important. Ménagez-vous au moins quelques jours.
Ils se retirèrent, escortés par Bruce, et je fondis sur les lèvres de Steve, qui entoura mon torse de ses bras puissants pour me rendre mon baiser.
-Oh, bon sang, mais trouvez-vous une chambre ! s'exclama Natasha.
-Ça tombe bien en fait, répliquai-je d'un ton ironique sans me détacher de mon amant, puisque nous sommes actuellement dans une chambre. A vous de sortir si vous ne voulez pas voir ce genre de choses…
Elle leva les yeux au ciel et sortit en grommelant en russe –sûrement des insultes d'ailleurs–, suivie de Clint, hilare –ouais, à voir comment Legolas rigolait, ça ne pouvait être que des noms d'oiseaux.
Je me penchai vers mon amant et semai de légers baisers sur son visage, avant de lui demander :
-Tu crois que tu as le droit de revenir dans notre chambre maintenant ? J'aimerais dormir un peu, j'ai eu une nuit assez courte. Je ne dors pas bien quand tu n'es pas là.
Un sourire d'une tendresse infinie étira les lèvres de Steve, qui me répondit d'une voix douce :
-Allons-y.
Nous remontâmes à notre étage, collés l'un à l'autre comme des adolescents en chaleur. Peu m'importait. J'avais failli le perdre, il était hors de question que je le lâche avant un bon bout de temps.
Il se glissa sous les draps et m'ouvrit ses bras, dans lesquels je me lovai avec bonheur, avant de lui voler un baiser.
-Je t'aime, Steve.
Je ne le lui disais pas souvent, seulement aux moments importants, parce que je ne prenais pas ça à la légère. Et nous étions en train de vivre un de ces moments importants. Il avait échappé de peu à la mort.
-Je t'aime aussi, Tony.
Il resserra sa prise autour de moi et je me laissai glisser dans le sommeil, bercé par sa respiration paisible.
J'ouvris les yeux alors que le soleil se couchait sur New York.
En tournant le regard vers Steve, je m'aperçus qu'il dormait toujours, ses mèches blondes lui tombant sur le visage, la bouche légèrement entrouverte, l'air paisible, respirant régulièrement, un bras passé sous sa tête et l'autre posé négligemment dans le bas de mon dos.
Qu'il était beau.
Qu'il était fragile, aussi.
Et que je l'aimais, surtout.
Avoir failli le perdre m'avait fait prendre conscience de bien des choses : il n'était pas invulnérable, et je ne pouvais pas vivre sans lui. Que deviendrais-je s'il me quittait ? Je régresserais sûrement vers l'alcoolique irresponsable et capricieux que j'étais avant.
Toujours observant son visage dans la lueur orangée du couchant, je pensai au moment où je m'étais rendu compte –où j'avais enfin accepté– que j'avais des sentiments pour lui.
Après la bataille de New York, j'avais essuyé un sévère TSPT –Trouble de Stress Post-Traumatique– qui avait duré des mois, jusqu'à ce que j'aille provoquer un terroriste de la manière la plus stupide qui soit pour venger Happy –en même temps, avec une trentaine d'heures de sommeil par mois au compteur, difficile de prendre des décisions logiques. Quelque chose de bon en était sorti : j'avais enfin accepté de me faire opérer pour ne plus avoir à vivre avec mon réacteur ARK et le shrapnel dans ma poitrine.
Mais je faisais toujours des cauchemars.
Steve m'avait appelé, juste après les fêtes, pour me demander si j'allais bien. Il avait suivi les évènements dus au Mandarin de près et s'inquiétait –mon cœur avait loupé un battement au son de sa voix. J'étais donc venu passer quelques jours à la Tour Avengers pour retrouver mes collègues –Pepper était en voyage d'affaires pour Stark Industries–, et ces quelques jours qui s'étaient transformés en quelques mois.
J'avais eu une sensation bizarre dans le ventre en revoyant Captain America. J'avais mis ça sur le compte de la faim, soif, descente de l'avion, peu importe.
Bien entendu, étant donné que j'étais de retour à New York, Steve m'avait demandé d'assister aux réunions du nouveau SHIELD –les Avengers, plus Fury, Hill, Coulson et quelques autres. Une boule s'était formée dans ma gorge devant son regard d'un bleu intense, et j'avais hoché la tête avant de fuir dans mon atelier.
Cette nuit là, j'avais fait un cauchemar, encore, mais le souvenir du regard océan du leader de l'équipe m'avait apaisé rapidement, et je m'étais rendormi aussi sec, plus serein que je ne l'avais été depuis des mois.
J'avais commencé à douter.
Nous nous étions installés avec Pepper dans le petit immeuble de l'Upper East Side, ce qui me permettait de m'éclipser discrètement dans mon atelier ou dans les rues de New York lorsque je n'arrivais pas à dormir.
A cause de Steve.
J'avais beau me répéter que j'aimais Pepper, et que le Capsicle n'était qu'un collègue, vaguement ami, c'était lui que j'imaginais lorsque je me réveillais d'un cauchemar au milieu de mon atelier après trois jours sans dormir. Et me rappeler ses yeux bleus, me couvant d'un regard empli d'émotions que je n'arrivais pas à nommer après la bataille de New York, me calmait bien mieux que d'appeler la femme qui partageait ma vie.
Un soir, un énième soir de torture, une énième nuit sans arriver à trouver le sommeil, j'avais fini par accepter –après une bouteille entière d'un scotch pur malt de la meilleure qualité– ce que je refusais d'admettre depuis des mois : le fait que j'entretenais peut-être pour le Capitaine Rogers des sentiments dépassant légèrement l'amitié franche et virile.
Steve bougea à cet instant, me sortant de mes pensées. Je déposai un baiser au coin de ses lèvres, et il sourit avant de m'enlacer contre lui, sans ouvrir les paupières pour autant :
-Bonjour mon cœur. Bien dormi ?
-Très bien. Mon grand blessé a récupéré ?
Il ouvrit les yeux et darda sur moi un regard tendre :
-Je vais bien. Je pense que je vais pouvoir reprendre du service.
-Oh, et qu'est ce que tu vas commencer par faire alors ? Aller botter les fesses d'HYDRA une bonne fois pour toutes ?
Il fit non de la tête avec un petit rire :
-Qu'est-ce que tu dirais d'un bain ? me demanda-t-il avec un sourire libidineux sur le visage.
-Mmm, oui, je ne suis pas contre, répondis-je d'un air faussement innocent.
Il me sourit en se mordant la lèvre, avant de se lever et de m'entraîner vers la baignoire pour allumer l'eau.
Je proposai de rajouter du savon pour faire un bain moussant –j'adorais créer des montagnes de mousse, un vrai gosse mais tant pis–, et Steve acquiesça avec un sourire joueur.
Le bain fut bientôt prêt, et je me glissai dans l'eau avec délices. Elle était à la température parfaite ! Mon amant me rejoignit, et je ne pus m'empêcher de l'asticoter un peu :
-Fais gaffe, Capsicle, c'est très chaud, un glaçon comme toi a toutes les chances de fondre !
Il eut un petit rire :
-Je vais te montrer si je suis un glaçon…
Je me mordis la lèvre tant son ton était lubrique.
Il se plongea dans l'eau jusqu'aux épaules, avant de se caler, dos à moi, contre mon torse. Je l'entourai de mes bras et commençai à semer des baisers sur son épaule. Il pencha la tête et je souris contre sa nuque. Il était vraiment adorable lorsqu'il quémandait.
Je m'appliquai à jouer avec la peau sensible, aspirant, léchant, mordillant son épaule, son cou, l'arête de sa mâchoire, lui arrachant des gémissements. Mes doigts vinrent caresser doucement son torse, son ventre, ses bras. Il n'avait plus aucune cicatrice, le sérum était vraiment extraordinaire.
Etrangement, je n'avais aucune envie d'une partie de jambes en l'air pour le moment, alors que la baignoire était l'un de mes spots préférés, avec le canapé de mon atelier et le mur –n'importe quel mur d'ailleurs. Je voulais juste profiter de Steve, tranquillement, oublier les Avengers, oublier HYDRA, oublier les missions et les batailles, les blessures et les armes.
Profiter de mon homme.
Tout simplement.
Nous fîmes des montagnes avec la mousse, puis des chapeaux et des barbes, et Steve eut même droit à une robe de bulles –je me débattis tellement lorsqu'il voulut me rendre la pareille que la moitié de l'eau se retrouva hors de la baignoire. Il capitula donc, avant de remplir de nouveau le bassin.
Sans mousse cette fois.
Dommage, je me demandais de quoi il aurait l'air avec une coupe afro digne des Jackson Five.
Nous finîmes par sortir du bain au bout de deux heures à profiter simplement de l'autre, comme nous avions si peu l'occasion de faire. Un moment tout ce qu'il y avait d'innocent et de tendre. Je me fis la réflexion que les instants comme ceux-là étaient rares, et qu'il faudrait les provoquer plus régulièrement.
-Tony ?
-Mmm ?
-On devrait prendre des bains comme ça plus souvent.
-Je suis d'accord, Capsicle ! Enfin pas trop souvent quand même, j'ai vraiment peur que tu ne fondes entre mes doigts, ajoutai-je avec un sourire moqueur.
Il lâcha brusquement sa serviette et se colla à moi, empoignant fermement mes fesses pour frotter son bassin contre le mien –mm, il était déjà bien réveillé–, avant de répliquer :
-Je suis sûr que tu vas fondre en premier…
Je me mordis la lèvre lorsque ses doigts caressèrent délicatement mon dos, mes côtes, mes fesses, alors que sa langue dessinait des arabesques dans ma gorge, le creux de mes omoplates, la naissance de mes épaules.
Je réussis à articuler, entre deux gémissements :
-D'accord, tu as gagné, j'arrête les blagues sur toi ayant quoi que ce soit en commun avec un glaçon, promis.
Je le sentis sourire dans mon cou, alors que le désir enflait doucement dans le creux de mon ventre.
-Je préfère ça, dit-il avant de m'entraîner vers notre lit avec fougue. Et maintenant, si nous passions aux choses sérieuses ?
Je gémis et frottai mon bassin au sien –j'étais bien réveillé aussi, maintenant–, en enroulant mes bras autour de lui pour l'attirer encore plus près de moi. Je le voulais de tout mon être.
-Je suis d'accord…
Nous fîmes l'amour doucement, très tendrement, comme une promesse d'avenir.
Et voilàààààà :D
J'espère que ça vous a plus haha :3 Et que du coup votre haine envers moi à cause du dernier chapitre s'est un peu atténuée ;)
Une petite review pour me donner votre avis ? :D
