Bonjouuuuuuur !
Aujourd'hui est un grand jour, aujourd'hui je vois le soleil pour la première fois depuis dix jours !
Et en plus, je vous donne un long chapitre, c'est pas merveilleux ? D'ailleurs, à tout(e)s celles et ceux qui passent le Bac, courage, je suis passée par là aussi, je vous envoie plein d'ondes positives !
Bonne lecture!
Natasha rajusta mon nœud papillon :
-Arrête de bouger, Stark !
-Je veux bien, mais alors arrête de m'étrangler !
Elle leva les yeux au ciel et soupira de découragement, sans cesser de tirer sur mon nœud papillon en soie d'un beau bleu électrique –hé, un peu de délicatesse Romanoff ! Il faut dire que j'étais stressé comme jamais. Moi, Tony Stark, génie, milliardaire, (ex-)playboy, philanthrope, dirigeant une entreprise pesant plusieurs centaines de millions de dollars, je crevais d'angoisse.
Nous étions le seize septembre.
Le jour de mon mariage.
J'avais le droit d'être stressé quand même, non ?!
Et puis, je n'avais pas vu mon futur mari depuis midi la veille, lorsque Rhodey, Bruce et Natasha étaient venus me chercher pour mon enterrement de vie de garçon, pendant que Sam, Clint et Thor partaient avec Steve. Je n'avais même pas eu le droit de le retrouver pour la nuit –un véritable scandale !
Natasha nous l'avait tout de suite annoncé :
-Faites-vous un bisou les amoureux, c'est la dernière fois que vous vous voyez avant la cérémonie !
J'avais tenté de protester avec véhémence –Steve avait été un peu plus calme– mais la Veuve Noire avait été intraitable. Les enterrements de vie de garçon étaient déjà organisés, hors de question de chambouler le programme de Pepper. L'homme de ma vie avait fini par me raisonner –en déposant des tas de baisers sur mon visage– me disant que nous nous reverrions très vite.
J'avais grommelé quelques insultes à l'adresse de mes kidnappeurs, embrassé Steve le moins chastement du monde parce que je savais qu'il allait me manquer –et surtout pour les mettre tous le plus mal à l'aise possible– et avais suivi Natasha et Bruce, sans cesser de râler.
Certes, j'avais passé une chouette soirée. Nous étions d'abord allés chez le tailleur pour qu'il apporte la touche finale au magnifique costume noir que j'allais porter pour la cérémonie, puis avions mangé –Happy nous avait rejoints– dans un excellent restaurant de l'Upper East Side, avant de terminer la soirée dans la Tour Avengers à discuter de tout et de rien.
Natasha m'avait mis au lit à minuit pile –« Non Stark, pas de mais, vous avez une grosse journée demain, maintenant allez dormir ou je demande à Hulk de venir vous border, oui je suis sérieuse, descendez vous coucher immédiatement »–, et j'avais été content de retrouver ma peluche Captain America –aspergée du parfum de mon fiancé– parmi mes oreillers. J'avais offert le modèle Iron Man à Steve –en prévoyance des nuits que je passais à Malibu pour Stark Industries–, aussi je savais qu'il ne dormirait pas vraiment seul, lui non plus.
Bruce m'avait tiré sans ménagement du lit à huit heures –la cérémonie était à dix-sept– pour que je mange un solide petit déjeuner –ce n'était pas dans mes habitudes, mais je ne n'avais pas voulu que mon ami tourne vert alors je lui avais obéi. Puis il m'avait emmené vers la salle de boxe, où je m'étais entraîné avec Happy pendant deux bonnes heures, puis j'avais pris une douche.
Une masseuse était ensuite venue pour me détendre, toute émoustillée à l'idée de se retrouver seule avec moi. J'avais souri intérieurement et commencé à parler de mon futur mari, ce qui avait eu pour effet de la calmer instantanément. Elle m'avait massé en silence, et j'avais passé un moment très agréable.
A midi, Pepper avait prévu un repas léger, du même traiteur qui s'occupait de la réception le soir même. Huîtres en entrée, suivies d'une escalope de dinde aux cèpes et aux morilles accompagnée d'une tombée d'épinards, et en dessert, une mousse de fruits. Et un café, évidemment, je ne pouvais pas vivre sans café moi.
A seize heures, une limousine avec chauffeur était venue me prendre, ainsi que mes quatre acolytes –Natasha, Pepper, Happy et Bruce–, pour nous emmener sur le lieu de la cérémonie : le toit d'un hôtel réputé qui jouissait d'une vue imprenable sur Central Park.
Je n'avais pas vu à quoi ressemblait la décoration, puisque Pepper avait décrété qu'elle s'occupait de tout –avec ma carte bleue– et que, une fois que Steve et moi avions choisi les couleurs et les fleurs, nous devions avoir la surprise le jour J.
J'admirais Pepper. Cela faisait à peine six mois et demi –enfin sept mois et demi d'après ce qu'elle avait dit à Steve le jour où il m'avait fait part de ses sentiments pour moi– que nous étions séparés, et elle s'était portée volontaire pour organiser mon mariage avec l'homme pour lequel je l'avais quittée.
Elle passa à cet instant la tête par la porte de la pièce dans laquelle Natasha essayait toujours de m'étrangler avec mon nœud papillon.
-Tout va bien ici ? Tony, tu es magnifique ! s'exclama-t-elle en entrant.
-Je dois dire que tu n'es pas mal non plus, Pepper, répondis-je, admiratif.
Elle portait une robe corail longue, avec un col ouvert qui laissait voir ses épaules. Ses cheveux étaient relevés en chignon, dévoilant son cou gracile.
-Laissez-moi faire, Natasha, dit-elle en s'approchant de moi.
Avec la sûreté que lui confère l'habitude, Pepper ajusta mon nœud papillon, rectifia la position du mouchoir argent qui dépassait de ma poche de poitrine et gomma un pli sur ma veste. Elle se recula et me détailla d'un air satisfait :
-Voilà, tu es parfait.
Je lui adressai un sourire serein et respirai profondément. Elle était avant tout ma meilleure amie –enfin, l'était vraiment devenue après notre séparation–, et j'étais heureux qu'elle soit là aujourd'hui.
-Steve est parfait aussi, fit-elle avec un sourire espiègle.
Mon cœur s'emballa à la mention du nom de mon futur mari, et un immense sourire se dessina sur mon visage.
Pepper me tendit une montre argentée, toute simple et pourtant très élégante, et je la regardai d'un air interrogateur. Elle s'expliqua :
-Tu as déjà du bleu et du neuf, dit-elle en désignant mon nœud papillon. Voici du vieux et de l'emprunté. Elle appartenait à mon grand-père.
Ému, je la remerciai, et pris la montre pour la mettre à mon poignet. Le bracelet cuir était finement ouvragé, elle était magnifique.
-J'ai prêté un mouchoir de poche à Steve, qui était aussi à mon grand-père.
-Pepper, tu es parfaite, conclus-je en la serrant dans mes bras.
Elle répondit à mon étreinte de bon cœur, puis se détacha :
-Attention à mon chignon, Tony, dit-elle avec un regard faussement réprobateur.
Je lui souris et allais répliquer, mais je fus pris de court par Natasha, surexcitée :
-C'est l'heure !
Je me tournai vers elle et hochai la tête, toute mon anxiété de retour, et Pepper me posa une main rassurante sur l'épaule :
-Tout va bien se passer.
J'acquiesçai, tendu comme un arc, et elle prit mon bras avec un sourire doux, tandis que Natasha se dépêchait –malgré ses talons de douze– de rejoindre l'ascenseur qui menait sur le toit.
J'entendis une première fois la marche nuptiale, ce qui signifiait que Steve s'avançait dans l'allée en compagnie de Natasha, qui avait décrété que ce n'était pas parce qu'elle n'était pas de sa famille de sang qu'elle n'avait pas le droit de le mener à l'autel, et la discussion avait été close. Pepper et moi montâmes dans l'ascenseur, qui nous conduisit au sommet de l'immeuble.
Wouha, elle avait fait les choses en grand !
Trois rangs de quatre chaises chacun, de part et d'autre de l'allée, décorées de camélias blancs, accueillaient les invités –onze, sans compter les témoins, car nous avions voulu quelque chose d'intime. Un tapis écarlate, au centre, courant jusqu'à une arche de roses rouges et blanches mêlées, sous laquelle le pasteur attendait, avec à sa gauche l'homme qui allait devenir mon mari d'ici quelques minutes. Au loin, les arbres de Central Park bruissaient dans le vent.
Mon cœur fit un bon dans ma poitrine alors que je détaillai Steve. Vêtu d'un costume noir, il avait un mouchoir de poche du même bleu que mon nœud papillon. Il en portait un également, gris perle, assortie à mon mouchoir. Dieu qu'il était beau. Et dire que j'allais épouser cet homme absolument parfait –j'avais accepté depuis quelque temps le fait que je me transformais en groupie dès que je pensais à lui.
Il plongea ses yeux dans les miens, et le sourire le plus parfait du monde se dessina sur son visage, reflet de celui qui se dessinait sur mes lèvres alors que je le dévorais du regard.
Pepper et moi commençâmes à avancer, très –trop– lentement, au son de la marche nuptiale qui retentissait pour la seconde fois. Et elle devait me retenir pour ne pas que je courre vers l'homme de ma vie. Bon sang, elle avait une sacré poigne !
Elle me laissa à côté de l'autel, déposa un baiser sur ma joue, et rejoignit sa place, entre un Clint qui semblait tout de même ému et un Thor qui affichait un sourire franc et heureux.
Je me tournai vers Steve, à la fois débordant de bonheur et anxieux jusqu'à la moelle –j'avais le droit, merde. Il me sourit, de son sourire tendre et amoureux que j'aimais tant, et je me détendis doucement, plongeant mes yeux dans ses prunelles d'un azur parfait.
Le pasteur prit la parole d'une voix grave :
-Nous sommes réunis aujourd'hui pour célébrer l'union d'Anthony Edward Stark et de Steven Grant Rogers.
Il récita son habituel discours sur le mariage, l'entraide au sein du couple, les valeurs de la famille, mais je ne l'écoutais qu'à moitié, tout concentré que j'étais à dévorer mon futur mari du regard –ses yeux aussi bleus que la mer un jour d'été, ses lèvres que je mourais d'envie d'embrasser, son cou que je voulais marquer de ma bouche…
Et puis ce fut le moment que j'attendais.
-Steven Grant Rogers, voulez-vous prendre pour époux Anthony Edward Stark, ici présent ?
-Oui, je le veux, répondit celui-ci en serrant mes mains plus fort.
-Anthony Edward Stark, voulez-vous prendre pour époux Steven Grant Rogers, ici présent ?
Je pris une grande inspiration, puis plongeai mes yeux dans les prunelles humides de Steve :
-Oui, je le veux.
-Nous allons procéder à l'échange des alliances.
Mon cœur rata un battement, tandis que Bruce me tendait un écrin de velours gris perle contenant l'anneau d'or que j'allais passer au doigt de mon mari. Je le remerciai d'un murmure, saisis la bague et me tournai face à Steve.
-Veuillez répéter après moi. Moi, Steven Grant Rogers…
-Moi, Steven Grant Rogers.
-Te prends, Anthony Edward Stark, pour époux légitime.
-Te prends, Anthony Edward Stark, pour époux légitime, répéta l'homme de ma vie avec tout l'amour qu'il avait pour moi.
Il glissa l'alliance à mon doigt, et un frisson me parcourut tout le corps. Je lui appartenais, j'étais sien, pour toujours.
Le pasteur se tourna ensuite vers moi :
-Moi, Anthony Edward Stark…
-Moi, fis-je d'un ton fébrile, Anthony Edward Stark.
-Te prends, Steven Grant Rogers, pour époux légitime.
-Te prends, Steven Grant Rogers, répétai-je en mettant toute la tendresse du monde dans son nom, pour époux légitime, achevai-je en passant l'anneau à son annulaire.
-Je vous déclare à présent unis par les liens sacrés du mariage, jusqu'à ce que la mort vous sépare. Vous pouvez embrasser votre mari, ajouta-t-il pour Steve.
Celui-ci ne se fit pas prier, et m'embrassa avec force en enroulant ses bras autour de ma taille pour me serrer contre lui. Je passai mes mains derrière son cou, et m'accrochai à ses cheveux.
J'entendis à peine le tonnerre d'applaudissements et les hourras des invités, trop concentré sur les lèvres de celui qui était désormais mon mari –mon mari !
Nous nous séparâmes bien trop vite à mon goût –je l'aurais bien déshabillé sur le champ–, pour nous tourner vers les invités, qui s'étaient levés et continuaient de nous applaudir. Je pouvais voir les larmes dans les yeux de Pepper et de Jane, le sourire franc de Thor, et celui, plus espiègle, de Clint.
Tenant mon mari –bon sang, ce mot me faisait tellement d'effet– d'une main, je levai l'autre pour adresser à l'assemblée mon traditionnel V de la victoire, avec un sourire éclatant –tout moi quoi.
Le défilé des invités commença alors, chacun voulant nous présenter ses félicitations. Pepper s'avança la première, et nous souhaita tout le bonheur du monde. Je notais avec joie que toute tristesse avait disparu de son regard –je devais apprendre un peu plus tard qu'elle sortait désormais avec Happy, et j'étais heureux qu'elle ait trouvé, elle aussi, le bonheur. Elle le méritait vraiment.
Natasha nous prit dans ses bras sans un mot, les larmes aux yeux, suivie par Clint qui nous asséna deux bonnes claques dans le dos à chacun, un sourire hilare accroché au visage. Bruce nous serra la main, ému, puis Thor nous broya les doigts avec une force démentielle et un sourire ravi.
Jane Foster, que nous commencions à bien connaître, se contenta de nous embrasser sur la joue, après quoi un Nick Fury sans son cache-œil mais avec des lunettes de soleil sombres nous improvisa un petit discours, fort heureusement interrompu par l'agent Hill dans un grand sourire.
Phil Coulson nous félicita, les larmes aux yeux, et répéta trois fois à Steve que c'était un honneur d'avoir été invité. L'agent 13 –Sharon– que mon mari –mon délicieux, sexy et parfait mari– continuait à appeler « voisine » d'un ton à la fois réprobateur et affectueux, nous souhaita plein de bonheur –je notai toutefois qu'elle regardait Steve de manière légèrement insistante–, suivie de Happy qui me serra l'épaule, ému au point d'en perdre ses mots. Sam et Rhodey furent les derniers à venir nous féliciter, les yeux brillants.
Pepper demanda ensuite à tout le monde de bien vouloir descendre pour rejoindre les limousines qui devaient nous emmener sur le lieu de la réception. Bien entendu, je ne savais pas où c'était, pas plus que Steve –l'organisatrice de génie qui s'avérait être ma meilleure amie y avait veillé, et je la soupçonnais fortement d'avoir menacé l'ensemble des invités d'une mort lente et douloureuse s'ils ouvraient la bouche pour qu'ils gardent le secret jusqu'au bout.
Ladite organisatrice fit bien entendu descendre les invités d'abord, en leur remettant un petit panier en osier sombre –qui contenait quelque chose de blanc– décoré de rubans rouges et blancs à chacun.
-Steve, j'espère que tu ne tiens pas trop à rester bien coiffé…
Mon mari –graou– fronça les sourcils, ne comprenant pas. Il était vraiment adorable avec cette moue interrogatrice.
-Je pense qu'une douche de riz nous attend en bas de l'immeuble.
Il sourit, leva les yeux au ciel, et, prenant mon visage en coupe entre ses mains, m'embrassa le plus tendrement du monde.
-C'est seulement la deuxième fois que j'embrasse mon mari, me murmura-t-il en détachant ses lèvres des miennes. Je t'avoue que la douche de riz, comme tu dis, est le cadet de mes soucis en ce moment.
C'est fou ce que le mot « mari » prononcé par Steve en me désignant pouvait être un appel à la luxure. Je l'attirai à moi pour porter le score à trois, après quoi nous fûmes sauvagement interrompus par une rousse surexcitée :
-Ouh ouh, les mariés, c'est à vous !
Natasha venait d'apparaître derrière les portes de l'ascenseur. Prenant fermement mon mari –j'adorais ce mot, décidément– par la main, je l'entraînai à ma suite. Nous descendîmes au rez-de-chaussée, où, comme je l'avais deviné, les invités nous avaient fait une haie d'honneur jusqu'à la voiture –pour pouvoir nous arroser de riz plus facilement, les traîtres.
Nous courûmes jusqu'à la voiture en riant à l'unisson avec nos amis, mais ils étaient féroces, et lançaient beaucoup trop de riz pour que nous ayons la moindre chance d'en sortir indemnes.
Une fois dans la limousine, j'entrepris de débarrasser mon mari –j'avais encore du mal à réaliser– des grains de riz qu'il avait dans les cheveux, mais il ne l'entendait pas de cette oreille et me prit le visage à deux mains pour m'embrasser à pleine bouche. Je répondis au baiser et enroulai mes bras autour de son torse pour l'attirer encore plus contre moi.
Je l'aurais bien déshabillé sur le champ, s'il n'y avait pas eu le chauffeur devant nous –dans une voiture, oui, carrément même, avec un inconnu au volant, certainement pas. Steve était uniquement à moi, et je ne partageais pas. J'étais le seul à l'avoir vu jouir, et je tenais à rester l'unique homme –l'unique personne, d'ailleurs– sur Terre à avoir ce privilège.
La voiture s'arrêta en bas d'un hôtel que je connaissais bien, pour y avoir passé de nombreuses nuits lorsque j'habitais à Malibu et ne venais à New York que pour les conseils d'administration de Stark Industries –avant la rénovation du petit immeuble de l'Upper East Side et la construction de la première Tour Stark. Natasha nous attendait en haut de la volée de marches du perron, avec un grand sourire.
-Encore félicitations, tous les deux, dit-elle en nous accueillant avec un grand sourire. La réception ne commence que dans une heure, aussi Pepper a prévu de quoi vous occuper. Vous avez un quart d'heure de jacuzzi, suivi d'un massage en couple. Le chauffeur nous récupèrera dans quarante-cinq minutes pour nous y emmener, alors on se dépêche !
Elle nous guida jusqu'à un vestiaire, où nos affaires de bain nous attendaient. Des cintres étaient prévus pour accrocher nos costumes –Pepper avait vraiment tout prévu, comme d'habitude.
Partager un jacuzzi avec Steve était une activité que j'adorais –nous passions régulièrement du temps dans celui de notre appartement. Mais je dois avouer que, depuis qu'il m'avait dit « oui », je le trouvais encore plus désirable, et la bague à son doigt me faisait perdre la tête. Seule la certitude que quinze minutes ne suffiraient jamais pour tout ce que je voulais lui faire me retint, et je me contentai de profiter de l'instant, lové dans ses bras.
Le massage qui suivit fut des plus agréables, et la main de mon mari –me lasserai-je jamais de ce mot ?– dans la mienne le rendait encore plus appréciable.
Nous rejoignîmes ensuite le lieu de la réception : le Loeb Boathouse de Central Park, privatisé pour l'occasion. La décoration rappelait celle de la cérémonie : des bouquets de camélias rouges et blancs étaient disposés devant l'entrée, au milieu des haies de buis.
Pepper nous attendait devant la porte, et nous devança dans la salle pour annoncer notre arrivée aux invités :
-Mesdames et messieurs, veuillez accueillir MM. Steve et Tony Stark-Rogers !
Un tonnerre d'applaudissements retentit, alors que nous entrions dans la pièce décorée dans les mêmes couleurs que le reste : du rouge et du blanc, partout où le regard se posait. La baie vitrée qui occupait un mur entier de la salle du restaurant avait été ouverte sur le plan d'eau, laissant entrer une douce brise de fin d'été.
Un maître d'hôtel en queue de pie et nœud papillon nous guida jusqu'à notre table, qui se trouvait au milieu de la baie vitrée, et nous montra nos places, situées de manière à ce que nous ayons la vue sur la salle –et surtout pour que tous les invités puissent nous voir. Les chaises étaient tendues d'un tissu blanc, et une rose rouge ornait le ruban qui retenait le tissu.
Je reculai la chaise de mon mari –j'avais envie de le prendre sur le champ– pour qu'il puisse s'asseoir, et m'installai à mon tour, à sa droite. Les invités qui partageaient notre table nous rejoignirent : il y avait Pepper, juste à ma droite, puis Bruce et Natasha à gauche de Steve. Thor, Jane, Fury, Hill et Coulson partageaient la deuxième table, située à notre gauche, et la troisième –à droite de la nôtre– était occupée par Sam, Rhodey, Clint, Sharon et Happy.
Le menu était raffiné et délicieux –Pepper avait vraiment très bon goût ! Note pour plus tard : écrire une carte de remerciements de cinq –non, au moins vingt– pages à Pepper.
En entrée, trois foies gras aux épices du monde et leur chutneys d'oignon et de figue sur pain de seigle.
Ensuite, haut de cuisse de faisan et sa sauce au vin blanc et aux herbes, écrasée de pommes de terre à la crème et pointes d'asperges au beurre blanc.
Enfin, filet de rouget et sa crème au beurre, riz blanc et fleurs de carotte.
C'était vraiment délicieux. Pepper avait su choisir l'endroit parfait, le menu idéal, enfin bref, elle avait géré comme une chef !
-Merci pour tout, Pepper, lui glissai-je alors que les serveurs débarrassaient les assiettes du poisson.
-Attends, ce n'est pas fini ! me répondit-elle avec un clin d'œil.
Le maître d'hôtel nous demanda, à Steve et moi, de nous lever pour le gâteau des mariés, et nous le suivîmes au centre de la pièce qui se transformerait un peu plus tard en piste de danse.
La pièce montée était énorme ! Cinq étages de crème fouettée et de fraises, toute de rouge et blanc, comme toute la décoration. Et au sommet, une petite sculpture en pâte d'amande nous représentait, Steve et moi, main dans la main, en costume, lui bleu nuit, moi gris perle. Le Chef demanda à ses aides de faire tourner le gâteau, et, sous les rires des invités, nous découvrîmes l'autre face de la sculpture : Iron Man et Captain America.
Comme le veut la tradition, nous coupâmes ensemble la première part –il tenait le couteau, je lui tenais la main–, puis je lui donnai une bouchée et il en fit autant avec moi.
Laissant le soin aux aides de couper le reste du gâteau, nous rejoignîmes nos places, sous les applaudissements des invités. Bientôt, chacun eut devant lui une part de la pièce montée, assortie d'une boule de glace et d'une fleur en chocolat noir, et put à son tour goûter le gâteau des mariés.
Cette journée était vraiment parfaite –enfin, à part la partie où Natasha essayait de m'étrangler avec mon nœud papillon. J'avais épousé l'homme de ma vie, et je nageais dans le bonheur le plus absolu qui soit –je ne supportais plus de m'entendre penser, mais j'étais heureux, alors tant pis. Ah, il était loin le playboy qui couchait à droite à gauche, jamais réellement satisfait, jamais vraiment heureux… Steve avait décidément comblé tous les vides qui restaient dans ma vie.
Il m'avait rendu entier.
Après avoir mangé tout le gâteau –sauf la partie supérieure avec la sculpture en pâte d'amande, que le Chef avait mise de côté pour nous le lendemain, dans l'avion qui nous conduirait vers notre lune de miel–, les invités nous appelèrent à la première danse, et j'entraînai Steve sur la piste.
Malgré les cours de valse que nous avait fait prendre Pepper –nous avions été ridicules, même si Steve avait pris le coup un peu plus vite que moi–, nous avions toujours un peu de mal à danser correctement, c'est pourquoi je me contentai de poser une main sur son épaule alors que la deuxième se glissait entre ses doigts, et de poser la tête dans son cou. Il enserra ma taille, posa sa joue sur le sommet de mon crâne, et nous nous mîmes à valser lentement, au son de la musique, sous les applaudissements et les hourras de nos amis.
Amis qui ne tardèrent pas à nous rejoindre sur la piste, d'abord Pepper et Happy, puis Rhodey et Hill, Natasha avec Bruce –ils avaient officialisé leur relation peu de temps auparavant, et j'étais heureux pour mon Science Bro–, Sharon au bras de Sam, et enfin Thor avec Jane.
A la fin de la première danse, Natasha kidnappa mon mari, et Pepper me rejoignit avec un sourire :
-Elle a le droit, rit-elle en voyant mon regard noir, c'est son amie ! Allez, viens-là, j'ai l'intention de profiter de ça pour danser avec toi. Après tout, tu l'as dit toi-même, je suis un peu comme ta famille.
Je ronchonnai pour la forme et entraînai ma meilleure amie au son de la musique, sous le regard attentif de Happy qui dansait avec Sharon. Bon, en réalité, c'était plutôt Pepper qui menait la danse, mais chut.
-Merci encore pour tout ce que tu as fait pour nous, Pepper, lui glissai-je. Depuis le premier jour.
Elle me gratifia d'un sourire rayonnant et répondit :
-Je suis heureuse de te voir heureux, Tony.
-J'espère que tu l'es aussi. Tu le mérites, Peps.
Elle me sourit tendrement :
-Je le suis, vraiment. Happy est quelqu'un de fantastique.
-Happy ? demandai-je en haussant un sourcil.
-Oui, répondit-elle dans un petit rire. Nous sortons ensemble depuis quelques semaines maintenant, tu ne savais pas ?
Je fis non de la tête, mais lui murmurai :
-Il saura te rendre heureuse, je le sais.
-Et Steve te rendra heureux aussi, Tony. Je te souhaite –je vous souhaite– tout le bonheur du monde, sincèrement.
Un sourire ému se dessina sur mes lèvres, et je hochai la tête, incapable de lui répondre sans me rendre ridicule. Elle posa sa tête sur mon épaule et nous dansâmes doucement jusqu'à la fin de la musique.
-Puis-je vous emprunter mon époux ?
Nous nous retournâmes vers Steve, qui nous avait rejoints, et Pepper me donna à lui avec un grand sourire :
-Il est tout à vous.
-Merci, Pepper.
Je déposai un baiser sur sa joue avant de me laisser entraîner par mon mari.
Je me coulai dans ses bras, ivre de bonheur.
Nous dansâmes toute la nuit en buvant du champagne –et pas que, ils avaient un très large choix de cocktails ici– avec nos invités, heureux, partageant ce bonheur tout simple d'être enfin unis l'un à l'autre pour la vie.
Ca y est, le mariage est passé ! J'espère que ce chapitre vous a plu, c'est le quatrième que j'ai écrit (non, je n'écris absolument pas dans l'ordre, je sais, mais c'est comme ça). Le suivant marquera la fin de la première partie, mais rassurez-vous, la deuxième partie est déjà écrite (huit chapitres + un épilogue), ne me reste plus qu'à la relire encore une dizaine de fois pour la rendre parfaite !
Une petite review pour me donner votre avis ? :3
