Hello les gens !
Je vous offre ce chapitre avec un jour d'avance parce que je suis gentille et que je risque de ne pas avoir le temps demain matin !
Bonne lecture !
Pepper nous attendait en bas de l'avion.
Nous avions profité de la baignoire et encore une fois du jacuzzi avant de descendre manger. Le repas avait été succulent, chiffonnade de saumon et pointes d'asperges en entrée, tartare de thon rouge et riz aux petits légumes ensuite, moelleux au chocolat et glace vanille en dessert. Inutile de préciser que je m'étais beaucoup amusé en mangeant ma glace, le souvenir d'une balade dans Central Park suivie de quelques jeux vanillés réchauffant mon bas-ventre.
Et mon adorable mari avait rougi furieusement sous mon regard suggestif et mes jeux de langues aguicheurs.
Nous nous étions ensuite douchés –et pas que, évidemment– puis le chauffeur nous avait emmenés à l'aéroport.
-Bonjour Tony, bonjour Steve ! Comment allez-vous ? nous demanda mon associée avec un grand sourire.
-Très bien Peps, merci ! répondis-je joyeusement. Pourquoi es-tu là ?
Un sourire mutin se dessina sur ses lèvres avant qu'elle ne m'éclaire :
-Je sais que tu as expressément exigé de passer ta lune de miel sur ton île privée, mais ton mari m'a demandé s'il était possible de vous emmener à Paris. Je vous laisse donc le choix, il faut simplement prévenir le pilote.
Je me tournai vers Steve avec un regard mi-surpris, mi-amusé, et haussai un sourcil interrogateur :
-Tu ne m'as pas dit que tu voulais allez à Paris !
Un petit air coupable se peignit sur ses traits, et il rougit adorablement :
-Je pensais te faire la surprise en vol, mais Pepper souhaitait te donner le choix avant que tu ne montes dans l'avion.
Je jetai un coup d'œil amusé à mon associée et amie, qui me fit un clin d'œil, puis je pris la main te mon mari et plongeai mon regard dans le sien :
-Ton bonheur est tout ce qui m'importe. Si tu veux aller à Paris, allons à Paris. Je me fous de l'endroit où je vais du moment que je suis avec toi.
-Je t'aime tellement, Tony, fut tout ce que Steve arriva à répondre, un sourire tendre accroché aux lèvres –il en oublia même de me reprendre sur mon langage, c'est dire !
Je serrai sa main plus fort, avant de confirmer à Pepper que nous allions passer notre lune de miel dans la capitale française, ville de l'amour, du bon vin et de la mode –même si ce dernier point était le cadet de mes soucis, les deux premiers étant ceux qui m'intéressaient le plus.
Pepper nous fit un grand sourire, avant de monter dans la cabine de pilotage prévenir le commandant de bord de notre destination. Elle redescendit et nous informa que les bagages prévus pour Paris étaient déjà chargés –les valises que nous avions trouvées à l'hôtel étant constitués de maillots de bain et de shorts de plage, ils n'étaient pas idéals pour se balader dans la capitale française.
Comme d'habitude, mon associée gérait sa race.
Elle nous souhaita une très bonne lune de miel, après quoi nous montâmes dans l'avion. Je m'installai sur mon large fauteuil en cuir préféré, mais mon mari fronça légèrement les sourcils, avant de s'asseoir sur celui qui me faisait face.
-Un problème, Steve ?
Il fit non de la tête, et s'apprêtait sûrement à me répondre lorsque l'une des deux hôtesses de l'appareil se présenta à nous :
-Bonjour monsieur Stark, me salua-t-elle avec un sourire. Bonjour monsieur, ajouta-t-elle en se tournant vers Steve.
Ouais, Pepper n'avait pas dû briefer mon personnel de bord. C'était donc à moi d'informer cette jeune femme que ses tentatives de charme n'allaient pas fonctionner sur les deux hommes présents :
-Bonjour Gladys. Je me doute que Pepper ne vous a pas mise au courant, donc laissez-moi rectifier : c'est monsieur Stark-Rogers maintenant, et voici donc mon époux, achevai-je en désignant Steve.
Elle rougit brusquement, et s'excusa platement, avant de nous demander d'attacher nos ceintures pour le décollage.
Je m'amusais comme un petit fou.
Et à voir le regard rieur de mon mari, je n'étais pas le seul.
Une fois l'avion stabilisé à son altitude de croisière, Gladys nous apporta une coupe de champagne à chacun, ainsi que deux serviettes chaudes.
-Le repas sera servi à vingt heures, si cela vous convient, messieurs.
-C'est parfait, merci, répondis-je.
Elle nous salua et se retira dans la cabine prévue pour le personnel de bord, alors que j'interrogeais mon mari :
-Paris ?
Un sourire se dessina sur ses lèvres :
-J'ai toujours rêvé de voir la Tour Eiffel. Lorsque je réfléchissais à ma demande en mariage –qui serait arrivée plus tard que la tienne je pense, je ne voulais pas prendre le risque de te brusquer–, je m'imaginais mettre un genou en terre à son sommet.
Je coulai un regard tendre vers Steve, qui rougit légèrement avant de continuer :
-Et puis, le Louvre, Notre-Dame de Paris, Versailles… Je ne suis pas revenu en Europe depuis la guerre, et je me suis dit que ce serait l'occasion, même si je me doute que tu connais déjà bien Paris.
Je fis non de la tête :
-Je n'y suis venu que quelques fois, et jamais pour du tourisme, alors je n'ai pas visité grand-chose –à part des chambres d'hôtel et des salles de réception.
Je détachai ma ceinture et me levai pour m'installer sur les genoux de mon amant, avant d'achever :
-Ce sera donc une découverte pour nous deux.
Steve m'entoura de ses bras, et je l'embrassai tendrement.
Nous mangeâmes à vingt heures, comme annoncé par l'hôtesse. C'était délicieux, du foie gras en entrée, de la poularde rôtie et des patates sautées pour le plat, et des profiteroles en dessert.
Une fois les assiettes débarrassées et Gladys repartie dans sa cabine, je pris la main de mon mari pour le mettre debout, avant de lui murmurer à l'oreille sur un ton des plus lubriques :
-Et maintenant, j'aimerais qu'on profite des quelques heures de vol qu'il nous reste pour entrer au Mile High Club.
-Au quoi ?
Je reculai juste assez pour plonger mes yeux dans son regard interrogatif –oh, il n'avait vraiment aucune idée de ce que c'était ? le nom parlait tout seul pourtant– et haussai un sourcil d'un air suggestif :
-Le Mile High Club est constitué des gens qui ont saisi l'opportunité d'une partie de jambes en l'air dans un avion.
Steve rougit furieusement, mais se mordit la lèvre et empoigna mes fesses pour coller mon bassin au mien. Je sentais son érection frotter contre la mienne à travers le tissu de nos pantalons, et laissai échapper un gémissement.
-Et comment veux-tu faire ça ? murmura mon amant d'un ton parfaitement luxurieux, avant de poser ses lèvres dans mon cou pour maltraiter la peau sensible de ma gorge.
Nouveau gémissement de ma part, alors que j'ondulai des hanches, avant de lui répondre d'un ton suggestif :
-La porte du fond mène à une chambre pourvue d'un lit…
Steve gémit contre ma peau, puis passa les mains sous mes cuisses pour me soulever jusqu'à la porte, qu'il ouvrit sans me lâcher. Pendant ce temps, je dévorais son cou, y apposant ma marque, jouant avec la chair tendre.
Mon mari me fit tomber sur le lit et s'allongea sur moi, avant de prendre possession de mes lèvres et de ravager ma bouche de sa langue délicieusement chocolatée par les profiteroles du dessert.
-Je suis surpris que tu ne fasses pas déjà partie de ce club, Tony.
Il effleura la bosse sous mon pantalon et je gémis, avant de lui répondre d'une voix rendue rauque par le plaisir, tandis qu'il caressait langoureusement mon membre à travers le tissu :
-C'est la… aaaannnhh… première fois que… aannhh… je fais ça ici… aaaaahh !
Il venait de donner un coup de hanche lascif, sa langue dessinant des arabesques dans mon cou, sur ma gorge, dans le creux de mes omoplates.
-Je suis ravi que tu aies gardé ça pour moi, murmura mon mari d'un ton des plus bandants, alors que je me cambrais sous ses caresses.
La suite promettait d'être parfaite.
Nous atterrîmes à Paris pour le petit déjeuner, sous un soleil radieux.
Une voiture avec chauffeur nous attendait sur le tarmac, pour nous emmener jusqu'à l'hôtel que Pepper avait sélectionné, Le Royal Monceau.
Nous fûmes accueillis par un maître d'hôtel en queue de pie et nœud papillon noir, qui nous guida jusqu'à la suite royale :
-Le petit déjeuner vous sera servi dans le petit salon d'ici une dizaine de minutes, messieurs. Je vous souhaite un agréable séjour.
Evidemment qu'il parlait anglais, et parfaitement en plus, ce qui me permettait de le comprendre –je ne pipais pas un mot de la langue de Molière. Italien, oui, français, non.
J'explorai la suite, Steve sur mes talons : le petit salon dans lequel nous étions arrivés, meublé de deux canapés de style Louis XIV, une immense chambre avec un lit gigantesque, un canapé et deux fauteuils, une salle de bains comprenant une baignoire en forme d'œuf et deux vasques, et un cabinet de travail pourvu de d'un bureau, d'une grande table et d'une demi-douzaine de chaises.
Le temps de défaire nos valises dans la commode de la chambre, le petit déjeuner était arrivé : deux baguettes fraîches, une ribambelle de confitures, des croissants au beurre, du lait et du café.
Nous venions de finir de manger lorsqu'un mail de Pepper fit sonner mon téléphone. Je l'ouvris et le lus à haute voix :
-Steve, Tony, j'espère que vous êtes bien arrivés à Paris et que l'hôtel est à votre goût. Voici votre programme de la journée : repos jusqu'à dix heures (profitez du spa de l'hôtel), puis montée en haut de la Tour Eiffel (un chauffeur passera vous prendre à dix heures et quart), repas au Fouquet's, après-midi au musée du Louvre, retour à dix-huit heures à l'hôtel, dîner à vingt heures. Je suis en train de travailler sur le programme du reste de la semaine, vous aurez de mes nouvelles demain matin. Profitez bien, Pepper.
-Wouha ! s'exclama mon mari. Elle ne fait pas les choses à moitié !
-Jamais, lui répondis-je avec un clin d'œil. Bon, et si nous descendions voir à quoi ressemble ce spa ? Je suis curieux.
Mon mari hocha la tête, et se leva pour se rendre dans la chambre. Je le suivis, et nous enfilâmes nos maillots de bain sous des peignoirs de l'hôtel, avant de prendre le chemin du spa –qui était plus, d'après la description que nous avions trouvée dans la chambre, un centre aquatique détente et bien-être.
-Bonjour, messieurs, nous accueillit l'hôtesse lorsque nous arrivâmes en bas. Souhaitez-vous simplement profiter des bassins ou voulez-vous réserver un soin ?
Je jetai un coup d'œil à Steve, qui haussa les épaules, avant de répondre :
-Simplement les bassins, nous verrons pour les soins plus tard.
-Vous avez tout le temps messieurs, nous sommes ouverts jusqu'à minuit.
Elle nous tendit deux serviettes de bain et nous souhaita une bonne baignade, après quoi je pris la main de mon mari pour l'entraîner vers la piscine principale. Il y avait également la trilogie des bains romains –brûlant, tiède, glacial–, un sauna et un hammam, un bassin musical et trois jacuzzis.
Le tout était désert.
Nous posâmes nos serviettes et peignoirs sur deux transats, puis je rentrai dans l'eau de la grande piscine, suivi de près par Steve.
De très près, d'ailleurs, puisqu'il se colla à moi et entoura mon torse de ses bras. Ses lèvres se posèrent dans ma nuque et il déposa des baisers sur ma peau humide. Je sentais son érection grandir contre mes fesses –heureusement que nous portions de larges shorts de bain– et retins un gémissement, alors que le désir enflait au creux de mon ventre.
-Steve, on ne peut pas faire ça ici, protestai-je.
Je le sentis sourire dans mon cou, avant qu'il ne me réponde :
-Quel dommage…
Choqué, je me retournai d'un coup, pour découvrir un sourire mutin sur le visage de mon mari :
-Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait à Steven Grant Stark-Rogers ?
Un rire franc me répondit, puis mon amant caressa ma joue du bout des doigts, son regard plongé dans le mien :
-Il faut croire que tu déteins sur moi, j'ai envie de toi tout le temps depuis qu'on est mariés, mon cœur.
Je l'embrassai tendrement, entourant sa nuque de mes bras, alors qu'il me serrait contre lui de toutes ses forces. Après la nuit que nous avions passée, j'avais juste envie de douceur –le trajet en taxi avait été horriblement douloureux, et j'avais eu besoin de tout un tas de coussin très mous pour m'asseoir confortablement pendant le petit déjeuner.
Steve me proposa de faire la trilogie des bains romains, et je le suivis, même si je détestais au plus haut point le bain glacé qui clôturait l'ensemble.
Par chance, les bassins étaient dans des sortes de grottes en forme de L, aussi je m'installai le plus loin possible de l'entrée et attirai mon mari contre moi, me lovant contre son dos avec tendresse.
Et une idée derrière la tête…
Je posai mes lèvres dans son cou, et mes doigts se faufilèrent sous l'élastique de son maillot pour caresser le haut de ses cuisses, lui arrachant un gémissement des plus lubriques.
-Ca, c'est pour m'avoir allumé tout à l'heure, murmurai-je contre sa peau.
Il ondula du bassin, et je m'autorisai un sourire victorieux, avant d'aller effleurer son membre durci du bout de mes doigts. Il tenta de retenir un gémissement alors que j'empoignais son érection pour lui imposer quelques va-et-vient.
-Ce ne serait pas correct de te libérer ici, soufflai-je à l'oreille de mon mari. Alors je te garde pour plus tard…
Je sortis mes mains de son maillot, et il se retourna brusquement vers moi, me jetant un regard noir alors qu'il mordait sa lèvre pour tenter de se calmer.
Je lui adressai un sourire mutin, et murmurai d'un ton faussement innocent :
-Il faut passer au bain tiède.
Effleurant son torse, je me dirigeai vers la sortie du bassin pour me rendre dans le bain suivant, parfaitement conscient de l'état de mon amant. Il me suivit et colla son érection contre mes fesses dès que nous fûmes à l'abri des regards dans l'eau.
-Tu ne perds rien pour attendre, siffla-t-il à mon oreille.
Je souris malicieusement et passai les mains dans son dos pour empoigner ses fesses, avant de lui répondre :
-C'est toi qui as commencé, tu te rappelles ?
Pour toute réponse, il mordit la peau de mon cou dans le but d'étouffer un gémissement, et me donna un coup de hanches lascif. Je laissai échapper un soupir de désir, et je sentis mon mari sourire doucement contre ma peau, avant qu'il ne me réponde de son ton tout à fait suggestif :
-Je n'ai pas souvenir que ça t'aie déplu…
J'allais répondre quelque chose d'encore plus lubrique, mais quelqu'un entra dans le bassin, et Steve se décolla de moi en une demie seconde, rougissant jusqu'aux oreilles –aaaah, Captain Pureté était de retour !
Mmm, dommage, j'avais des idées pour la suite…
Il était de toutes manières temps d'aller faire un tour express dans le bain froid, aussi y entraînai-je mon mari. Nous n'y restâmes qu'une minute –c'était vraiment, vraiment glacial– avant que je ne propose un tour dans l'un des jacuzzis, proposition qui fut acceptée dans la seconde par Steve.
Il n'aimait pas le froid, et je ne pouvais que le comprendre, c'est pourquoi nous ne quittâmes le jacuzzi que pour remonter dans la chambre, peu avant dix heures.
La vue depuis le sommet de la Tour Eiffel était magique !
Il fallait que je demande à Pepper de nous organiser une visite de nuit pour comparer –et puis je voulais contempler la Ville Lumière dans l'état qui lui avait valu son surnom. D'ici, nous voyions tout : l'Arc de Triomphe, Notre-Dame au loin, la Tour Montparnasse –ma Tour était mieux, mais je devais avouer que le colosse noir qui défiait la gravité parisienne avait une certaine allure–, le Sacré-Cœur, le dôme doré des Invalides, le quartier de la Défense…
Je tenais la main de mon mari et sautillai comme un gosse surexcité, alors qu'il tentait de me calmer pour que j'arrête d'effrayer les gens autour de nous. Je finis par m'apaiser, après avoir nommé tous les bâtiments de Paris que je connaissais.
Nous mangeâmes vraiment, vraiment bien au Fouquet's –ravioles de homard aux pêches, aiguillettes de magret de canard et bigarade au cassis, puis un millefeuille pour le dessert– puis le chauffeur nous conduisit devant le Palais du Louvre.
-Je te propose de visiter les collections égyptienne, grecque et romaine cet après-midi, suggérai-je à mon mari. Je pense que nous reviendrons au moins deux fois pour pouvoir faire un maximum de choses –je demanderai à Pepper de prévoir ça.
-Parfait, me répondit celui-ci.
Nous déambulâmes tout l'après-midi, jusqu'à la fermeture, et rentrâmes à l'hôtel pour nous rafraîchir avant le dîner.
Une fois de retour dans notre chambre après avoir encore très bien mangé –un carpaccio de filet de bœuf, tortellini carbonara avec sa joue de porc et ses truffes, épaule et carré d'agneau de lait en deux façons, puis un tiramisu absolument fantastique–, je me rendis dans le bureau pour consulter mes mails de boulot, laissant Steve seul pendant un petit quart d'heure.
Lorsque je retournai dans la chambre, un serveur finissait d'installer une fondue au chocolat sur la table basse, et disposait des assiettes de fruits coupés en morceaux autour : fraises, mangue, banane.
Il se retira alors que je posai un regard interrogatif sur mon mari.
Steve fit alors quelque chose de complètement inattendu : il plongea le bout de son index dans le bol, le porta à ses lèvres sans me lâcher du regard et entreprit de lécher lascivement le chocolat, avant de sucer son doigt de manière très suggestive.
Je ne pus m'empêcher de soupirer en imaginant tout autre chose entre ses lèvres charnues, et un sourire mutin se dessina sur son visage :
-Je me suis dis que ce serait une bonne idée quand j'ai vue qu'ils proposaient des fondues au chocolat dans le service d'étage. Qu'est ce que tu en dis ?
Vu la tête qu'il avait, j'étais bon pour ne pas être capable de m'asseoir demain. Alors, autant en profiter et le faire languir un peu, m'amuser à le chauffer de la même manière qu'il le faisait.
Je m'installai sur le canapé, l'air nonchalant, et m'emparai d'une fraise, avant de la tremper dans le chocolat fondu pour la porter à mes lèvres. Je croquai dedans en plongeant mon regard dans celui de mon amant, et ce fut à son tour de laisser échapper un soupir.
-C'est une bonne idée, finis-je par répondre à sa question. A condition que je puisse te verser du chocolat sur le corps…
Il gémit de la plus belle manière qui soit et se jeta sur moi pour ravager ma bouche de sa langue. Dis donc, il ne lui en avait pas fallu beaucoup !
Glissant mes mains sous sa chemise, j'entrepris de caresser son ventre, son torse, ses hanches, pour venir me faufiler entre son caleçon et sa peau, dans le but de m'emparer de ses fesses parfaites et de le coller contre moi.
Je gémis dans sa bouche lorsque nos érections frottèrent l'une contre l'autre à travers le tissu, mais ne perdis pas une seconde et défis la braguette de mon mari pour glisser mes doigts sur la bosse qui s'était formée dans son caleçon.
Il grogna de plaisir et donna un coup de hanches lascif pour m'inciter à continuer, mais je voulais le prendre.
Je le repoussai prestement pour qu'il se retrouve assis, et défis sa chemise, que j'envoyai voler à l'autre bout de la pièce, avant de m'attaquer à son pantalon. Joueur, je lui laissai son caleçon, mais attachai ses mains avec sa ceinture.
Ou plutôt, essayai.
Car il résista, et ce fut lui qui réussit à immobiliser mes poignets. Il me bascula sur le dos et plaça mes mains au-dessus de ma tête, alors qu'il se juchait sur moi, à cheval sur mon bassin, et ondulait délicieusement des hanches. Il défit un à un les boutons de ma chemise, marquant de sa bouche la peau sensible de ma gorge, puis ouvrit mon vêtement en grand et se redressa, caressant mon torse du bout des doigts.
Je gémissais en continu, excité par ses gestes et par l'anticipation de ce qui allait arriver. Il ne tarda pas à s'emparer d'une cuillère, qu'il trempa dans le bol de chocolat, avant de laisser couler le cacao onctueux sur mon ventre.
Je me cambrai sous la chaleur exquise, fermant les yeux pour profiter au maximum de toutes les sensations. Une langue experte joua un instant dans mon nombril, avant de remonter en léchant le chocolat, pendant que je continuais de gémir et de me tortiller sous les assauts de mon mari.
Sa bouche s'empara de la mienne, et me laissa goûter le délicieux chocolat qu'il avait récupéré sur ma peau.
-Tu aimes ça, Tony ? me demanda-t-il en donnant un coup de hanches.
Je ne pus que gémir, perdu dans les affres du plaisir, alors qu'il se redressait et entreprenait de défaire la braguette de mon pantalon. Il me l'enleva, ainsi que mon caleçon, avant de surélever mon bassin à l'aide d'un gros coussin.
Doucement, il souffla sur mon membre dressé, m'arrachant un long gémissement empli de désir, puis je sentis un liquide chaud couler le long de ma virilité, et ouvris les yeux sur mon mari, un sourire mutin accroché aux lèvres, le regard empli de désir, en train de verser du chocolat sur mon érection.
De la même manière que quelques instants auparavant, il vint lécher le cacao, et je grognai en me cambrant lorsqu'il prit mon membre en bouche, lui imposant de délicieux va-et-vient.
-Steve… je veux… aaaannnhh… je veux te prendre…
Un large sourire victorieux se dessina sur les lèvres de mon amant, qui retira le coussin de sous mes fesses et défit la ceinture pour libérer mes poignets. Je tentai de me redresser, mais il plaqua mes épaules contre le canapé :
-Tu ne bouges pas, murmura-t-il sur un ton impérieux. Donne-moi tes doigts, ajouta-t-il en se baissant vers moi.
Plus excité que je ne l'avais sans doute jamais été, je tendis ma main vers son visage, et il commença à lécher, mordiller, sucer mes doigts, son regard empli de luxure plongé dans le mien.
N'y tenant plus, je retirai ma main et, de l'autre, l'attirai à moi pour l'embrasser.
Mes doigts humides se dirigèrent vers son intimité, et j'en massai un instant l'entrée avant d'y glisser un doigt, faisant gémir mon mari dans ma bouche. Un deuxième s'introduisit en lui, et je débutai de lents mouvements de ciseaux, effleurant la tache de plaisir au fond de lui, alors qu'il gémissait délicieusement contre mes lèvres.
Beaucoup trop échauffé pour ajouter un troisième doigt –je n'en avais pas la patience, dans l'état dans lequel j'étais–, je retirai les deux premiers, et il se souleva de lui-même pour venir s'empaler sur mon membre, nous faisant grogner de plaisir tous les deux.
Ce fut Steve qui mena la danse, s'enfonçant en rythme sur mon membre, alors que je caressais le sien, mes yeux plongés dans ses prunelles brûlantes.
Nous atteignîmes la jouissance en même temps, et il s'écroula sur moi, haletant, alors que je tentais tant bien que mal de reprendre ma respiration.
-Très, très bonne idée, la fondue au chocolat, murmurai-je à Steve.
Il m'adressa un sourire tendre, qui se mua rapidement en quelque chose de plus lubrique, alors qu'il donnait un coup de hanches contre moi.
-Il en reste, tu en veux ? me demanda-t-il d'une voix des plus suggestives.
Je me cambrai, avant de lui répondre sur le même ton :
-Seulement si je peux la déguster sur ta peau…
Il laissa échapper un grognement des plus bandants et s'empara de mes lèvres pour ravager ma bouche de sa langue.
J'adorais la lune de miel, j'adorais la fondue au chocolat, j'adorais mon mari.
C'était déjà l'heure de rentrer.
Nous avions passé une semaine absolument parfaite : Versailles, Notre-Dame, la Tour Eiffel de nuit, le Sacré-Cœur, les Invalides, le Louvre –plusieurs fois–, la haute gastronomie française, les vins absolument délicieux, le charme de la Ville Lumière…
Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et c'est pourtant le cœur léger et empli de bonheur que je montai dans mon jet, suivi par mon mari.
Je m'assis dans mon fauteuil, Steve en face de moi, et attendis que nous ayons atteint l'altitude de croisière pour aller m'installer sur les genoux de mon mari, qui me serra dans ses bras.
Ma vie était parfaite.
Je n'aurais qu'un mot à dire : FONDUUUUUUUE !
Pour ce qui est de la suite, j'ai encore un chapitre dans la première partie (j'ai été inspirée, que voulez-vous !) donc j'hésite à séparer cette fiction en deux pour poster la deuxième partie sous un autre titre, vous en pensez quoi ? Dites-moi !
Une petite review pour me donner votre avis ? :3
Des bisous !
Réponse aux guests :
julie91 : je suis ravie que ça te plaise toujours autant ! :D
Yue Stark-Rogers : chapeau pour avoir lu tout d'une traite, je suis ravie que ça t'ai plu ! A priori la masse de fluffy ne te dérange pas trop haha ;)
